"Je soulèverais cette misère et la broierait de mes propres mains." EVENT/ (Libre, Ryuku).

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Soleon
Soleon
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Message par Soleon le Sam 18 Fév - 19:14

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Goutte après goutte, le lion sentait la rage s'envenimer dans un flot de pensées contradictoire. Il était neuf heures, quatorze minutes, à sa montre. Il lui restait encore une dizaine de minutes avant de prendre une décision.  Face à son miroir, dans la salle d'eau de son bureau il contemplait son état. Ses yeux portaient une teinte sombre, dénué de vice, la colère broyait ses membres. Équipé d'un simple pull à manche longue, ainsi que d'un gilet par balles lourd. Son treillis ceinturé par une sangle de cuir portant un holster dans lequel reposait un calibre de 11mm.

Il n'arrivait pas à bouger, ni à prendre une nouvelle décision. Cinq heures plutôt, il avait fait le choix le plus irréfléchie de sa vie. Lui qui avait passé ses dernières années à gérer cette prison d'une main souple et fière. Soleon était un nom qu'il avait porté dans le cœur et l'esprit d'énormément de gens. Opposants, politiciens, généraux beaucoup connaissaient cet homme au passé militaire aussi épais qu'une encyclopédie Larousse. Son visage balafré était devenu un symbole pour tous les prisonniers. La prison avait essuyé plusieurs évasions, plusieurs émeutes et à chaque fois il avait réussi à reprendre les choses en mains. Victime de sa propre politique, il n'avait jamais viré ni faiblis. Les prisonniers avaient le droit de vivre, racheter leurs crimes ainsi que les vies qu'ils avaient détruites n'était pas une option. Le seul salut que le lion pouvait leur donner résidait entre ces murs. Leur donner l'opportunité de se reconstruire, de s'organiser en communauté. Reprendre goût aux règles et formalités d'une vie commune. Qu'ils soient prisonniers dans cette cage de béton armé, ou bien dans celle de la vie. Le patron n'avait jamais envisagé le concept de liberté autrement que par le travail et la lutte.

Un long soupir parvint à franchir ses lèvres, alors qu'il se passait une dernière fois de l'eau sur son visage. Une fois rincé correctement, il se sécha les mains pour enfiler des gants coqué. Il se massait la nuque en lorgnant sur son bureau, il avait détruit et incendié tous les documents liés aux fichiers de ses anciens pensionnaires. Ainsi que ceux des gardiens et de sa secrétaire. Le micro lui permettant de passer des annonces était éteint, lui rappelant l'ordre qu'il avait donné quelques heures plutôt:

"Vous n'êtes pas libre mes petits, au contraire je vous ai tous trahis. Puissiez-vous le réaliser avant que la fin n'arrive."

Il poussa la porte de son bureau, puis s'assura que son arme soit bien chargé, et la sécurité enclenché. Deux gardes, armés de fusils d'assaut équipés des pieds à la tête l'attendaient. Leurs regards trahissaient l'inquiétude qui les habitait. Le patron apposa ses mains sur leurs épaules respectives, tapotant ses dernières avec fermeté:

"Merci, pour m'avoir laissé le temps de régler les derniers détails. Messieurs, allons bottez le cul de l'anarchie et rappeler au monde ce que veut dire le Cercle.

-C'est un honneur monsieur!

-On est vraiment les deux seuls célibs de cette putain d'unité?

-Et oui. Croyez moi, j'en étais le premier surprit. J'en espérais plus.

-J'aurais dus épouser vôtre secrétaire patron.

-Je vous l'aurais fortement déconseillé."

Ils se surprirent à rire tous les trois, bien qu'ils partageaient le même avis sur cette conversation insipide. Ils étaient à bout, s'était battu toutes la nuit, avait, libéré plus d'une centaine de tordus en tout genre pour éviter que la prison ne se transforme en frigo géant pour démons multidimensionnels. Escorté par les gardiens, dans l'ordre et la discipline, Soleon avait personnellement participé à cette opération. Résultat, aucun mouvements de foule ou d'émeutes, plus déstabilisé et surprit par cette nouvelle. Les prisonniers avaient même remercié chacun à leur façon le patron. Malheureusement, la ville n'était pas un terrain de jeux dans lequel ils allaient pouvoir se détendre, au contraire certains regrettaient déjà le gris de leurs cellules. D'autres n'avaient pas eu le temps, ne réalisant pas qu'à peine vingt minutes dehors leur destin était déjà scellé entre les mâchoires d'une abomination affamées. Un quart d'heure après avoir quitté la prison...

Soleon avait rejoint une partie des forces du Cercle encore en vie. Les bâtiments étaient à feux et à sang, les soldats encore en vie sécurisaient du mieux qu'ils  pouvaient le périmètre. Contrôles, barrages et établissement de postes de sécurité se multipliaient autours de l'ancien QG des forces de l'ordre. Une fois arrivée sur place, Soleon reçus un bref rapport de la situation. La panique était totale, les volontaires se faisaient discret, le taux de désertion ne cessait de croître et aucun représentant, si ce n'est Soleon ne répondait présent. La débandade totale, le lion noir fut reçu dans un premier temps en héros, beaucoup d'espoir se fondaient en lui. Malheureusement ce qui restait de l'état-major était beaucoup trop faibles pour qu'ils puissent s'organiser convenablement. Réfugié dans une bâtisse située à trente mètres des bâtiments du Cercle, ils prirent la décision de se séparer. Confiant la supervision des installations et de la réorganisation des forces présentes aux quelques généraux sur place, les ordres de Soleon furent les suivants:

"Armez les volontaires au plus vite, organisez trois escouades chargées de récupérer des vivres. Cadrez les effectifs, de manière à ce qu'il n'y ait jamais plus de civils que de soldats confirmés dans chaque escouade. Stockés les civils volontaires dans ce bâtiment et confiez leurs des missions de gardiennage, si le manque de soldats confirmés se fait sentir. Envoyez le reste des escouades en éclairage. Et dressez un rapport sur les environs. On se retrouve dans trois jours ici même. Je vais partir en reconnaissance et j'essayerais de vous ramener le plus de volontaires possible. N'usez de la force que si nécessaire, il faut à tout prix éviter les débordements. Pour ce qui est de l'armée française...interdiction d'engager le moindre combat. Soumettez-vous à la moindre rencontre et prévalez leurs ordres par rapport au miens. Nous ne sommes plus en état de proclamer nôtre indépendance. Je garderais le contacte avec vous par radio."

Soleon détestait parler, mais cette fois la situation était trop critique pour les remords. Sa voix en avait secoué plus d'un, ils exécutèrent ses ordres sans protester, ni débattre. Bien qu'une partie de leur subconscient se demandait encore pourquoi ils agissaient aussi mécaniquement aux propose de l'hybride. Soleon était partit avec toujours les deux même soldats, sa gorge le démangeait, l'obligeant à se faire comprendre essentiellement à l'aide des mains. Ils arpentaient les rue de manière professionnel, longeant les murs en progressant d'une carcasse de véhicule à un réverbères, le canon de leurs armes balayaient leurs champ de vision au moins deux fois avant qu'il ne s'engage dans un tournant. Déployé de manière triangulaire, Soleon ouvrait la marche, avec les deux autres équipiers, disposé chacun d'un côté de la rue.

Ils croisèrent quelques rescapés qui jusque là étaient restés cachés sous un tas de décombres. Il était neuf heure et demi passé du matin, mais les effets du carnage paralysaient encore une grande partie de la population. Lorsque Soleon les informa de la position des forces du Cercle, il fut surprit par la réaction des trois survivants:

"Merci, mais on va passer pour le recrutement. On a entendu les ordres des hélicoptères. Je pense qu'on ferait mieux de rejoindre au plus vite la forêt. Il parait qu'ils ont installés un campement là-bas. "

Le lion noir proposa de les escorter, mais ces derniers refusèrent, prétextant qu'ils risquaient d'être un poids pour eux. Maintenant que la zone semblait plus calme, ils allaient simplement traverser les ruines et se réfugier de nouveau. Brièvement piqué par cette réaction, le patron continua son investigation, ils repérèrent un camion blindé du Cercle renversé le long d'une épicerie, ainsi qu'un groupe d'individus vraisemblablement énervé. Là où les choses s'envenimèrent, furent lorsque Soleon remarqua les armes que certains civils portaient. Elles étaient clairement censées appartenir à des soldats des sections spéciales. Le trio resserra la formation en approchant armes aux poings vers le groupe de manifestants:

"Regardez là-bas, ils viennent les aider!

-Tirs mec! Y'en a marre de ces bâtards, à mort le Cercle! L'avventura aux avventuriens!

-Putains de traîtres! Vous nous avez donnés aux monstres!

-Trois fois qu'on prend pour vos conneries de lois! A bat le Cercle, c'est la révolution!"

En effet, trois soldats du Cercle gisaient au sol, vraisemblablement morts, le lion noir vue rouge. Sans échanger le moindre mot avec ses soldats, il indiqua simplement un mur partiellement écroulé. Portant autre fois une maison qui n’était plus que ruines incandescentes. Le trio venait de s’y jeter pour fuir les balles des rebelles, ils ne tardèrent pas à répondre. L'échange de coup de feux s’éternisait, la plus part des rescapés prirent la fuite en voyant leurs congénères s'écrouler. Visant essentiellement ceux qui étaient armés, le combat fut rude mais la casse put être évitée. Les trois hommes parvinrent à venir à bout de la menace, Le calibre de Soleon n'était pas fait pour les combats de longue rangée. Soleon se contentait de donner les positions, ainsi que des ordres à ses équipiers. Suggérant sans regret de viser les points vitaux des civils armés. Une fois partit, la zone retomba dans le silence. L'escouade quitta son mur, puis progressa en direction du camion blindé. Déplorant les corps des soldats, ces derniers avaient dû chercher à apaiser pacifiquement la foule en colère et avait dû se faire déborder.

Ils fouillèrent les cadavres des civils qu'ils venaient d'abattre, sans rien trouver trahissant une appartenance aux anciens mouvements rebelles. Pas de tatouages spécifiques, ni même d'objets suspects. Le patron communiqua la situation à l'état-major par radio:

"Combien?!

-Ho merde, me dites pas qu'ils ont tous pétés un câble?

-Très bien, je continue de progresser avec mes hommes. Je vais essayer de régler ça. Mettez autant d'escouade que possible sur ce coup. Il faut isoler ces mouvements, je me charge de leurs localisations.

-Alors patron, la situation est encore plus merdique que prévu?

-Je ne sais pas, le Cercle était trop laxiste, résultat la ville sombre. Les anciens rebelles refont surface et divise les citoyens en les montant contre nous. Restons prudent, évitons de progresser dans les rues et passons plutôt par les ruines. Charles, vous dresserez une liste des bâtiments occupés par les rebelles.

-Bien monsieur.

-Et pour le recrutement?

-On ferra comme on peut avec ce qu'on a. Mais je crains bien que cela soit compromis."
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Message par Ryuku le Dim 19 Fév - 18:17

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Je ne sais plus quoi penser. J’avance sans vraiment savoir où je vais totalement perdu dans mes pensées. Je ne remarque pas les gens qui agonisent ou qui me demandent de l’aide. Je suis totalement dans mon monde en train de revivre ce qui c’est passé cette nuit. Cette nuit la ville a été attaqué par une horde de démons. J’ai voulu prendre un peu de bon temps en combattant ces derniers et me faire un peu d’exercice. Je ne refuse jamais un bon combat. J’ai donc attaqué un démon qui passait par là et il m’a paré sans mal avant de m’envoyer au tapis. Je pensai qu’il allait m’attaquer mais il a juste continué sa route comme si j’étais totalement insignifiant. Je ne lui ai pas laissé le temps de filer et je me suis à nouveau mis en travers de ma route mais c’est à ce moment là que j’ai entendu une voix qui m’a dit très clairement que les démons ne me voulaient aucun mal, car je suis comme eux.

Je me demande alors ce que voulait dire cette voix. Est-ce des Darkness eux aussi ? Non ils n’ont plus rien d’humain et leur force est colossale. Il n’y a qu’à voir ce qu’ils ont fait à la ville. La majeure partie de cette dernière est en ruine. D’après ce que je sais des gens ont entendu une voix désincarnée les mettre en garde. En montant le pouvoir de mon ouïe j’ai pu entendre ça, mais aucun signe de la voix pour moi si ce n’est celle qui m’a clairement dit qu’il ne voulait pas s’en prendre à moi. Depuis la levée du jour des hélicoptères survolent la ville. Si j’en crois les rumeurs il semblerait que l’armée Française est en forêt avec nombre de rescapée et qu’elle compte bien imposer son autorité sur la ville qui était indépendante jusque là.

La situation actuelle est une aubaine pour un démon de la nuit comme moi et je ne me prive pas de me nourrir de la désolation, de la peur et du désespoir de tout un chacun. Mais je ne sais pas pour autant ce que je dois faire. Est-ce que je dois attendre que les démons reviennent et leur prêter main forte ? Est-ce que je dois m’allier aux habitants qui réuniront sûrement toutes les bonnes volontés pour affronter à la fois les démons et l’armée Française. Je dois avouer que je suis plus tenté par la seconde opportunité. Non pas que j’ai quelque chose contre les démons mais la force avec laquelle je me suis fait envoyé au sol était incroyable ce qui me fait penser que ce seront des adversaires de taille et j’adore ça les combats difficiles.

Sans que je m’en rende compte j’assiste à une scène en spectateur. Un homme qui ressemble à un militaire escorté par deux hommes armées sont en train de se faire tirer dessus par des humains. Apparemment si j’en crois les propos le militaire et ses gardes sont des membres du cercle. Ils ne tardent d’ailleurs pas riposter et abattent un certain nombre des attaquants pendant que les autres prennent la fuite. Il y a encore des morts qui était là avant mon arrivé apparemment les petites mains s’en prenait aux membres du cercle. Ainsi donc le cercle est totalement tombé et tout le monde ou presque est maintenant contre eux. Dans une telle situation c’est totalement inutile tout comme la personne qui arrive derrière moi armée d’un couteau et qui essaiera dans quelques secondes de me le planter dans le dos.

Lorsque son coup de couteau arrive à ma hauteur je me désintègre afin de devenir intangible et de fondre des les ombres et je le traverse pour arriver derrière lui. Une fois fait j’augmente ma force et je lui enfonce mon point dans la cage thoracique afin de lui arracher le cœur. Je laisse ce dernier tomber au sol et je prends un chiffon pour m’essuyer la main. Je laisse ensuite ce dernier tomber sur ma victime. Ca lui apprendra à tenter de m’attaquer par derrière. Je continue alors ma route sans me soucier des membres du cercle qui j’en suis sûr n’ont rien raté de ce qui vient de se passer. Après tout je n’en ai que faire. Je viens de prendre ma décision je vais me rendre en forêt pour en savoir un peu plus. Je pense que je resterai caché dans les ombres car je ne veux pas avoir à faire à l’armée surtout que je risque d’être associé aux démons. Et je n’ai surtout aucune envie de répondre à leurs questions. Je ne suis pas un pion.

Je poursuis donc ma route dans le calme et sans me presser profitant encore un peu de la désolation pour m’offrir un festin digne de ce nom.

Jayura
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Message par Jayura le Lun 20 Fév - 15:47

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Qui aurait cru que l’Avventura, ce havre de paix entre humains et créatures, allait une fois encore devoir faire face au chaos ? Ce soir-là, et comme pour pas mal d’autres soirs, Jayura flânait dans les rues de la ville silencieuse, sa route éclairée par les quelques lampadaires qui se trouvaient sur le bord de la chaussée. C’était le moment où l’artiste trouvait pas mal de son inspiration : nombreux sont ses tableaux qui représentent un moment volé entre deux amants en pleine nuit, un paysage seulement illuminé par les rayons de la lune. Mais ce soir de janvier avait quelques chose de différent. Elle le ressentait dans l’air, comme des vibrations ou des mauvaises ondes, quelque chose clochait, mais quoi ? Toute la ville ne tarderait pas à le savoir.
Sortant des ombres, des hordes de démons pleins de griffes et de crocs s’en prirent aux habitants trop effrayés pour se défendre. Ce serait mentir de dire que l’élémentaire n’était pas effrayée par ce qu’elle voyait. Elle était paralysée de peur alors, qu’un peu plus loin dans la rue, des démons déchiquetèrent des corps sans se préoccuper de savoir si c’était une femme ou une enfant. La vue de tout ce sang l’aurait sûrement fait vomir. Jayura prenait conscience de ce qu’il se produisait ce soir là quand un des démons s’approchaient d’elle, le regard emplit de cruauté tandis que de ses griffes coulaient des filets de sang de ses anciennes victimes. Il était hors de question que la demoiselle finisse en hachis parmentier ou en steak hachés. Ni une ni deux, l’élémentaire fit péter une canalisation d’eau sous la route pour transpercer le démon d’une puissante pression d’eau.
A peine l’eau retombait-elle sur le sol que la demoiselle s’empressait de fuir vers ce qu’elle qualifiait comme était sa deuxième maison : le lac. Tout ce qu’elle espérait à ce moment là, c’est qu’aucun monstre ne s’attaquait à cet endroit. Par chance il n’y avait aucun démon, juste des habitants qui se chamailleraient toute la nuit pour savoir à qui appartiendrait l’eau potable. Mais ces derniers comprirent rapidement que l’élémentaire ne laisserait personne prendre le contrôle du lac.

Le lendemain matin, tout ce qu’elle espérait c’était que ce qui s’était déroulé dans la nuit ne soit qu’un mauvais rêve. Qu’elle se réveillerait tranquillement dans son lit, qu’elle irait au lac contempler les reflets du soleil sur l’eau. Malheureusement, le chaos c’était bel et bien installé en ville. Bien qu’elle aurait voulu rester au lac pour s’assurer que personne ne ferait de conneries avec l’eau potable, Jayura s’était résignée à se rendre en ville pour s’inquiéter des dégâts, si le Cercle avait besoin d’aide d’une quelconque façon.
La demoiselle longeait les murs, regardait plusieurs fois avant de se rendre à une nouvelle planque de fortune un peu plus loin. Tantôt sous une voiture, tantôt derrière une poubelle. Mais le spectacle qui s’offrait aux habitants étaient désolant : des cadavres dispersés un peu partout dans les rues, des immeubles écroulés, des nuages de fumées de grisâtre s’échappant de voitures calcinées.
Alors que l’élémentaire allait s’engager dans une nouvelle rue, des coups de feu retentirent. Elle se plaqua contre un mur et attendit longuement que ce qui ressemblait à des échanges de tirs cesse. Ce moment semblait lui paraître une éternité mais lorsque ça arrêtait enfin, elle passa simplement la tête pour voir ce qui se passait dans la rue.
Des hommes vêtus de treillis étaient accroupis et fouillaient des hommes morts au sol. Peut-être ceux sur qui ils tiraient. L’élémentaire restait quelques minutes dissimulée derrière le mur mais son regard fut attiré vers une autre direction où il semblait y avoir du mouvement. Un homme vêtu de noir venait d’arracher le coeur d’un autre homme qui s’écroulait au sol. La jeune femme ravala sa salive. Il ne fallait sûrement pas se frotter à ce type, ni aux hommes armés d’ailleurs. Intérieurement, elle se demandait bien à qui elle pouvait faire confiance désormais : entre les trois premiers hommes qui flinguaient des civils et ce qui semblait être un habitant qui arrachait le coeur d’un autre...

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Message par Rémio le Ven 24 Fév - 22:38

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Comment toute cette folie avait bien pu débuter ? Rémio voyait avec effrois d'autres soldats du Cercle, ses frères d'arme, tomber les uns après les autres sous les coups de mystérieux envahisseurs venu tuer de sang froid tout les humains et autres créatures qui avaient le malheur de croiser leur route. Quelques heures plus tôt dans la journée, une escouade du Cercle avait été envoyée pour faire face à la nouvelle menace. A ce moment là, aucun des membres de cette escouade n'était au courant que tout ceci n'était qu'une vague opération suicide. Dans ce fameux groupe envoyé au casse pipe, Rémio s'était porté volontaire pour en faire partie afin de protéger le maximum de civils possible. Cependant, les forces ennemies étaient trop fortes, trop rapides, trop puissantes... Ironiquement, le chef de l'escouade fut le premier à perdre la vie face aux créatures. Avec la force du désespoir, l'élémentaire de foudre se battais contre les créatures. Esquivant de justesse des coups rapides et mortels, l'ancien elfe continuait de voir ses frères d'armes mourir, jusqu'à finir par être le seul encore debout.

Le soldat du Cercle qui avait eu tellement de mal à surmonter sa phobie du sang, se voyait à présent recouvert du sang de ses propres camarades ainsi que du sien. Les vêtements du soldat étaient en lambeaux, déchirés au niveau du torse et du ventre, laissant apparaitre des blessures qui semblaient profondes. Armé de ses gants catalyseurs, pour lutter contre les créatures, l'élémentaire fatiguait à vu d’œil. Il n'avait pas la chance de posséder la force ou la vitesse d'un lycan ou d'un vampire. Il avait comme seul atout sa foudre qui épuisait un peu plus ses forces à chaque utilisation. Fuir, c'était sa seule option s'il voulait continuer à vivre pour pouvoir chercher de l'aide et revenir en force par la suite. Animé par la force du désespoir, l'ancien être sylvestre se mit à courir avec les forces qui lui restaient, en espérant parvenir à semer ses poursuivants. Par une chance inespéré, les créatures cessèrent vite de le poursuivre, peut êtres avaient elles des desseins plus importants à régler ou peut être considéraient elles l'élémentaire comme un être insignifiant qui ne valait même pas la peine d'être tué. Avec rage, Rémio serra les dents et continua sa course effrénée. Ses pas le menèrent bien vite vers un groupe d'individus encore en vie. Des civils armés gisaient au sol et Rémio reconnut distinctement le gardien de la prison du Cercle accompagné d'un groupe de soldats ainsi que d'une femme qui devait être une civile à en juger par son absence d'uniforme et son regard perdu. Il y avait également un mystérieux homme en noir avec un cadavre à côté de lui. Étais ce lui qui venait de le tuer ? Quoi qu'il en soit, Rémio avait d'autres soucis plus importants à régler à l'heure actuelle.

Vous... Vous êtes le gardien de la prison, c'est bien ça ?

Demanda t'il d'une voix tremblotante et hésitante. Face à cette masse de muscle qui se dressait devant lui, le frêle Rémio n'en paraissait qu'encore plus fragile à ce moment précis. Ce dernier luttait depuis tout à l'heure pour rester sur ses deux jambes. Seul l'adrénaline lui permettait encore de tenir le coup pour se battre. Si l'élémentaire trouvait de quoi se recharger en électricité, cela lui permettrait d'avoir un regain d'énergie mais ce n'est pas ça qui allait permettre de guérir ses blessures pour autant. Quel imbécile il faisait... S'il avait enlever ses gants il aurait pu passer en mode élémentaire et ainsi être insensible aux blessures mais sous cette forme il n'arrivait pas à se contrôler et aurait pu devenir un danger pour ses propres compagnons. Finalement ses jambes finirent par céder et le soldat se retrouva genoux à terre à quelques mètres du geôlier.

JE SUIS DÉSOLÉ. ILS SONT TOUS MORTS, JE N'AI RIEN PU FAIRE !!!

Cria t'il. L’élémentaire en avait presque les larmes aux yeux tant il maudissait sa propre faiblesse. Il avait été incapable de protéger ses semblables. Il connaissait personnellement la plupart des soldats tombés au front, il avait même développé une forte amitié avec certains d'entre eux. Tout ceci n'était pas juste, ils ne méritaient pas de mourir ainsi...

Qu'est ce qu'on peut bien faire maintenant ?

Demanda t'il au colosse tout en balayant du regard les autres participants de cette guerre sanglante et cruelle qui venait d'éclater. Combien étaient morts à présent ? Rémio n'osait même pas imaginer le nombre d'amis ou de connaissances qui avaient pu mourir à cause de ces foutues créatures sorties d'on ne sait où.

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Soleon
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Message par Soleon le Sam 25 Fév - 15:22

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"Bordel, il vient de lui traverser le torse à mains nue! J'ai rien eu le temps de...

-Économise ta salive, c'est la guerre Carl.

-Putain, je t'ai déjà dit cent fois d'arrêter de...

-Concentrez-vous!"

Soleon balayait le champ de bataille du regard, de gauche à droite de haut en bas, contrôlant les possibles angles morts. Ils étaient beaucoup trop exposés à son goût, même avec le couvert du camion blindé. Ce dernier étant renversé, la moindre balle perdue pouvait facilement atteindre le réservoir vue la position latérale. Arme en main, il avait suffisamment étudié du regard le tueur pour conclure le danger qu'il représente. Seul détail que ses partenaires ne semblaient pas avoir remarqué fut le couteau que tenait la victime. En d’autres circonstances, l'inculper et le contraindre à se rendre aux forces de l'ordre par la force, n’auraient été que procédure. Mais comme l'avait souligné Bastien, c'était la guerre. De plus, ils n'étaient pas en position de faire la moral à qui que ce soit, surtout après avoir abattu des civils de sang-froid.

Mais laisser un tel danger partir maintenant sans s'assurer de ses intentions, serait inconsidéré. Il donna des ordres muets à ses deux soldats, leur faisant comprendre ses intentions. Charles braqua son arme en direction de la créature non identifiée, tandis que Bastien allait donner son dos à l'un des murs opposé au dos du darkness qui s'était jusque-là contenté de poursuivre son chemin. Visant le dos de ce dernier, le soldat pensait garder l'avantage, mesurant ses pas avec précautions.

Au même moment, alors que Soleon s'avançait en direction de l'assassin en rangeant son 11mm. Un homme surgissait des ruines, paniqué, l'ancien elfe haletait en se traînant jusqu'au patron. Le regard de l'ancien directeur refusait de perdre de vue la première cible plus d'une seconde, il avait eu affaire à beaucoup trop de situation dans le même genre. Pour se laisser distraire si facilement par le premier importun venu. Il laissa Charles se charger de l'individu:

"Halte, restez où vous êtes! On est en train d'opérer."

Charles hésitait, il aurait bien put abattre le coureur, mais sous l'épaisse couche d'hémoglobine séchée, il put identifier un uniforme appartenant aux unités de combats. Le rescapé était en état de choc, au bord des larmes, il ne put contenir un cri de désespoir que le patron avait bien entendu. Son regard atteignait peut être celui du darkness, si ce fut le cas, il le soutiendrait un long moment avant de lui faire un signe du pouce. Latéral, ce dernier lui indiquerait qu'il pouvait circuler librement. La situation n'était plus à l'interpellation musclée, ni à la prise de risque inutile, un agent avait survécut. Et il devait posséder des informations sur la nature des derniers ordres qu'on aurait pu donner aux troupes en fonction:

"Qu'est ce qu'on peut bien faire maintenant ?

-Reprenez-vous, c'est loin d'être terminé. On a une recrudescence rebelle, je sais que c'est beaucoup, mais vous reprenez immédiatement du service.

-Patron, il tient à peine debout, on devrait peut-être l'escorter jusqu'au...

-Silence."

Non seulement Soleon ne voulait pas laisser d'informations filtrer trop facilement, mais il ne pouvait laisser un fuyard poursuivre sa route en ville. Il ne lui en voulait pas et ne lui tenait aucune rancœur personnel, en revanche son geste pouvait donner une mauvaise image. Si d'autres citoyens énervés venaient à le trouver puis écouter son histoire, ils pourraient déformer son propos. De plus mentionner la présence d'un QG, sans mentionner les bâtiments du Cercle s'avérait être une information qu'il voulait garder à l’abri des oreilles indiscrètes. L'effet de sa voix perdait peu à peu en intensité, ses cordes vocales avaient bien trop vibré ce matin-là. Ils laissèrent Bastien revenir sur ses pas sans lâcher l'assassin des yeux, ni baisser son arme avant que Soleon ne lui fasse signe. Le lion noir encouragea le groupe à avancer en direction des ruines menant vers le centre-ville, proposant l'une des armes que les civils avaient dérobées à Rémio, divisant les trois autres aux soldats, ainsi qu'à lui-même. Refusant de laisser traîner ce genre de chose à la portée de n'importe qui:

"Bon avant de partir, maintenant que j'y pense on a pas fouillé le camion, Bastien, Charles, vous vous y collez. Vous, suivez-moi."

Il tapa faiblement l'épaule de Rémio pour le sortir de ses pensées, l’emmenant à l'avant du véhicule blindé. Il s'alluma un cigare, puis commença à l'interroger, dos contre la carcasse du tas de ferraille, en lui en proposant un. Une fois accepté ou refusé, le lion noir alluma les herbes hachées enroulé dans une feuille de tabac. Crapotant quelques instants en excluant le reste des soucis qu'ils avaient en ce moment de son esprit. Il alla droit au but:

"Vous venez de quelle unité, on vous a envoyé où et faire quoi?  Pas de larmes, pas de mouvement d'humeur. Restons le plus pro possible. L'avenir s'annonce réellement difficile petit, donc économisons du temps. Les rebelles n'ont pas tous été annihilés et nous en payons le prix après cette attaque. Le Cercle n'a pratiquement plus d'allié. Ah, comment vous appelez-vous? Ou quel matricule comme vous préférez."

Pendant ce temps-là, Charles et Bastien continuaient d'essayer d'ouvrir le coffre du blindé. Cherchant les clefs sur les cadavres des militaires dans un premier temps, ils durent se résoudre à aller les chercher dans le poste de pilotage. Se disputant machinalement, comme ils avaient l'habitude de le faire depuis cinq ans de service. Les deux agents ne purent entendre un bruit sourd émaner de l'autre côté de la carrosserie. Etant renversé sur le flanc gauche, l'escalade était de mise pour les deux agents, qui négociaient encore sur qui devait faire la courte à qui.
Ryuku
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Message par Ryuku le Sam 25 Fév - 16:11

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Je profite de l’ombre d’un bâtiment en ruine pour me rendre derrière mon agresseur par le pouvoir des ombres, je le tue en lui enfonçant ma main dans sa cage thoracique usant d’une force surnaturelle. Une fois mort et mes mains essuyé j’ignore complètement les personnes présentent sur la place et je continue mon chemin. Je continue mon chemin vers la forêt, je dois savoir ce qui se passe. Quelque chose me dit que tout ça n’est que le début. C’est alors que les trois soldats s’avancent vers moi et l’un d’eux se place dans mon dos. Je m’arrête alors toujours aussi impassible. Celui qui semble être le chef s’avance alors vers moi. Je ne réagis pas plus que cela mais je sais que s’il tente quoi que ce soit je vais devoir accentuer ma vitesse pour éviter les balles et les tuer tous les trois.

C’est alors qu’une quatrième personne arrive en haletant, il semble blesser. Je vois le chef du groupé armée lui jeter un bref regard avant de reporter son attention sur moi. Je ne bouge toujours pas mais je reste prêt à réagir. Je croise alors le regard du soldat qui le soutient un moment avant de me faire signe que je peux y aller. Impassible, un air neutre sur le visage je m’apprête à reprendre ma route quand le nouveau venu prend alors la parole. Il explique qu’ils sont tous mort et qu’il n’a rien pu faire. J’en déduis à son uniforme qu’il parle de son unité. Mais autre chose m’a interpellé c’est qu’il a dit que le meneur du groupe armé est le gardien de la prison. SI je ne me trompe pas, c’est un membre du cercle. Ce sont mes ennemis mais d’un autre côté dans la situation actuelle il n’y a plus de rebelles ni de cercle. Nous sommes tous dans la même bateau ou presque.

Ils s’éloignent emmenant le blessé vers le camion et entame alors une discussion. Je me dirige alors vers eux. Je dois en savoir plus et ils auront peut-être des informations à me donner. Après tout si je peux éviter de m’exposer inutilement à l’armée autant en profiter.
J’arrive à leur niveau toujours un visage impassible et c’est d’une voix calme et monocorde que je m’adresse à eux :

« Baissez vos armes, je ne voudrai pas avoir à me défendre. Vous, vous êtes leur supérieur, pouvez-vous me dire ce qu’il se passe exactement ? »

Je pose alors mon regard sur le gardien de prison tout en restant sur mes gardes. La prudence est de mise quand je ne suis pas à mon avantage. Même si je n’aurai aucun mal à accentuer mes pouvoirs avec tout les maux qui résident ici je ne connais pas les éventuelles capacités spéciales des ces individus. Le gardien de prison demande alors à ses hommes de fouiller le camion peut-être la recherche de ressources avant de demander à l’autre homme de se présenter. Il a parlé du cercle donc mes soupçons sont fondé ils sont bien membre ce qu’on appelait avant le cercle.

Je reste patient et je le laisse finir d’interroger son acolyte. Dans ce que j’appelle ma vie d’avant on m’a appris les bonnes manières et je ne suis pas spécialement pressé en même temps. Mais je sens que quelque chose se prépare et je ne sais toujours pas comment je vais réagir. Bon d’après ce que j’ai compris en ce qui me concerne je ne risque absolument rien. Mais je veux savoir de quoi il en retourne exactement afin de pouvoir décider si je vais combattre ses adversaires tellement puissants et donc si intéressants.

Les deux hommes qui me pointaient de leurs armes un peu plus tôt sont en train de se disputer pour décider qui va faire la courte échelle à l’autre afin de monter dans la cabine du camion. Ce ne sont que de simple subordonnée et je ne serai pas étonné qu’il se soit fait tué s’il n’était pas accompagné du militaire. Lui semble garder son sang froid et quelque chose me dit qu’il est quelqu’un de fort. Dans d’autres circonstances j’aurai été content de l’affronter mais là il est plus une source d’information qu’un adversaire immédiat.

Un hélicoptère passe à nouveau au dessus de la ville pour dire aux gens blessés de se diriger vers la forêt et une fois de plus il annonce que l’armée française prend les choses en main et que le cercle n’existe plus. Je me demande comment va réagir cet homme qui visiblement est un membre de cette association. Je remarque alors une cinquième présence. Une jeune femme non loin qui visiblement nous à observé depuis tout à l’heure. Je décide donc de m’adresser directement à elle en élevant la voix sans pour autant détourner mon regard du militaire.

« Jeune femme, plutôt que de nous observer dans l’ombre, vient donc nous rejoindre. »

Je ne sais pas si d’autres personnes l’avaient remarqué mais après tout avec tous mes sens en éveil je ne pouvais pas ne pas la repérer. Après tout mes compétences comprennent l’observation de la situation, tel sont mes capacités des combattant et de samouraï.

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Message par Bran Marok le Lun 27 Fév - 5:34

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"Nous reviendrons" avait-elle dit..

Cette voix qui avait suivi l'envahissement de notre ville par une horde de créatures qui sortaient comme qui dirait tout droit de l'enfer. En cette nuit funeste de janvier, des démons avaient déferlé sur notre chère ville, la teintant de leur odeur nauséabonde mélangée à celle ferreuse du sang. Seulement quelques minutes après l’apparition des premiers démons, l’odeur de la mort m’avait prit aux narines avec une telle force que j’en fus secoué de frissons. Et ce n’était pas peu dire. J’étais alors chez ma tante, et je lui avais ordonné de rester dans l’appartement alors que je m’aventurais dehors pour comprendre ce qui se passait. Et au sol, des corps mutilés et sans vie m’accueillirent comme une exposition macabre. Des démons se baladant dans les rues, fauchant tous les êtres humanoïdes qu’ils rencontraient. Certains, plus chanceux que d’autres, étaient des créatures de la nuit et parvenaient à se défendre mieux que les simples humains civils, qui eux tombaient comme des mouches. Mais ce n’était pas gagné d’avance, j’avais vu un couple de vampire se faire déchiqueter par des démons, et en quelques secondes il n’en restait plus grand chose. C’est alors qu’un démon me répara, et fonça sur moi. Montrant les dents, je grognai d’une manière purement bestiale avant de me jeter sur lui à mon tour, les yeux brillant de la lueur dorée prédatrice de mon loup. Après plusieurs secondes d’un rude combat, je pus me débarrasser de la monstruosité et je m’empressai de remonter dans l’appartement. Mes linges déchirés et maculés de sang ainsi que mes multiples blessures en voie de guérison alertèrent immédiatement ma tante sur la gravité de la situation et nous nous dépêchâmes de quitter notre lieu de résidence. Afin de mieux nous protéger, j’abandonnai mes vêtements afin de revêtir ma forme animale. Choquée et apeurée pendant quelques secondes, ma tante se reprit bien vite et me suivit à travers la ville.

Plus d’une heure plus tard, j’avais accompagné la seule famille qui me restait dans la forêt sous la protection de l’armée française. Cela ne me plaisait pas que l’armée fasse irruption dans notre ville pour en prendre le contrôle, et je sentais que je serais loin d’être le seul à partager cette opinion. Ce qui signifiait que la ville allait faire face à un nouveau conflit d’une étendue majeure. L’armée française, cette horde démon, les habitants de l’Avventura ainsi que les vestiges du Cercle et des Rebelles restant…Ça allait être un sacré bordel par ici. Les démons avaient détruit les bâtiments du Cercle et bon nombre de leurs représentants et membres. L’armée française s’était pointée pour imposer sa dictature. Et les démons eux s’étaient pointés pour propager le chaos. Je voyais mal comment cette histoire pourrait bien se terminer. Reprenant forme humaine, je regardai longuement ma tante avec un air grave, ce qu’elle me rendit bien volontiers.

-Il faut que tu quittes la ville…commençai-je avant qu’elle ne m’interrompe.

-Il en est hors de question ! C’est MA ville, MA vie, je ne la laisserai pas en pâturage ni à des satanées démons, ni à cette foutue armée française, dit-elle d’un air féroce.

Pendant un instant j’eus envie de lui répliquer qu’elle ne pouvait pas rester, que les risques étaient trop grands. J’ouvris ma bouche. Mais à la vue de son expression déterminée et farouche, je la refermai. Que pouvais-je lui dire ? Je ressentais exactement la même chose qu’elle. Ma ville…Mon territoire. Un grondement instinctif et sauvage m’échappa. C’était une violation de notre territoire, et ils allaient le payer. Sans avoir à parler, la sœur de ma défunte mère compris à mon expression que je pensais comme elle. Et elle acquiesça. Cependant j’étais inquiet pour elle. Elle n’était qu’une humaine, et je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle était fragile, malgré la solidité à toute épreuve dont elle avait toujours fait preuve au cours de ma vie. Avec un pincement au cœur, je la regardai quelques secondes de plus avant de me retourner en direction de la ville.

-Fais attention à toi, et ne t’avise pas de mourir…

« Tu es la seule famille qu’il me reste » étaient les mots qui n’avaient pas pu franchir mes lèvres, mais j’étais certain qu’elles les avaient perçus. Je me retransformai à nouveau et parti pour le centre de la ville.

~~

A l’aube, alors que les démons étaient partis aussi soudainement qu’ils étaient arrivés, je me retrouvais nu au milieu des rues de l’Avventura, recouvert de sang. Rentrant par effraction dans plusieurs appartements, je me dégotai finalement un jean que j’enfilai avant de sortir à nouveau. Si jamais je devais arpenter les rues de la ville, je préférais ne pas le faire nu comme un asticot. Je recherchais par la même occasion des survivants que je pourrais éventuellement guider vers la forêt, ou du moins leur indiquer le chemin. Ce n’était pas digne du grand Rebelle que j’étais me diriez vous ? Que je devais en profiter pour mettre la ville à feu et à sang, et cracher comme tant d’autres sur le Cercle qui était tombé face aux assauts de la horde ? Non, ce n’était pas mon truc. Je n’aimais en effet pas les principes que le Cercle avait tenté d’imposer, mais je n’étais pas simplement un meurtrier qui s’amusait à tuer des innocents. Et surtout en ces temps durs, j’avais l’intime conviction que nous devions unir nos forces contre l’armée française et les démons, au lieu de nous entre-tuer. Malheureusement, sur ma route je croisai plusieurs cadavres « frais », venant d’être tués par balles. Un meurtre que les démons n’avaient pu commettre.

Assez peu rassuré, je continuai d’arpenter les villes à la recherche de traces de vie lorsque le vent m’apporta une multitude d’odeurs, dont une ne m’était pas inconnue. Il y avait des personnes vivantes par là-bas. C’est donc sans hésitation que je me rendis de ce côté et découvris une scène pour le moins inattendue. J’avais devant moi ce qui semblait être des soldats du Cercle – ou de ce qu’il en restait. L’un d’eux, qui semblait très clairement être le chef, était un hybride. Un hybride félin, après à savoir lequel, je n’arrivais pas à dire avec précision. Il y avait deux autres humains du côté du Cercle, et un autre que j’identifiai comme un élémentaire. Au loin il y avait cette odeur qui appartenait au darkness que j’avais reconnu sans difficulté : Ryuku. D’ailleurs, celle-ci me rappelait un peu trop les odeurs des démons à mon goût, et je me demandai si il n’y avait pas là un lien entre les démons et les darkness que nous connaissions. Etait-ce eux qui avaient ouvert un portail du monde de ces monstruosités. Au loin, qui se cachait afin d’assister le plus discrètement possible à la scène, une autre élémentaire se tenait timidement à l’écart. Elle avait beau être discrète, je percevais les effluves de sa peur et les battements erratiques de son cœur à des mètres à la ronde. Au sol, plusieurs cadavres d’humains qui semblaient avoir été tués il y a peu par balles. Au pied de Ryuku un homme gisait avec son cœur hors de sa poitrine. Je pus deviner sans réel effort que la main ensanglantée du japonais n’y était pas étranger au fait. Un violent grondement surgit des entrailles de mon être afin d’éclore au grand jour. La situation et le spectacle qui s’offrait à moi me révoltait.

-On devrait faire front face aux problèmes, et pas se déchirer comme de vulgaires chiens…

Mes yeux avaient certainement viré au doré en prononçant ces mots qui n’avaient pas particulièrement de destinataire. Je regardai le groupe hétéroclyte que nous formions. Il semblait que Ryuku ait déjà eu une altercation avec les anciennes forces de l’ordre, et au moment où j’arrivais, il avait exhorté la femme à nous rejoindre. A mon tour je lui fis un signe de tête afin de l’inciter à nous approcher. Je n’étais pas sur qu’il était à présent plus rapide pour répondre Les deux humains du Cercle fouillaient un véhicule tandis que l’élémentaire mâle semblait au bord de la rupture nerveuse. Mais nous n’avions pas le temps de dormir sur nous même. J’avais aussi perçus quelques brides de la conversation de l’hybride et de ce qui semblait être un officier moins gradé. Mais il fallait mettre certaines choses au clair.

-Ceux qui profitent de la situation pour commettre leurs idioties et attaquer les soldats ne sont pas des Rebelles, dis-je. Juste des âmes égarées qui prennent avantage du chaos. Mais si j’ai bien compris, on a déjà dû gérer une horde de démon, et maintenant l’armée française c’est ça ? Et si on n’est pas foutu de rester unis, et qu’on se tire des balles, ils prendront le contrôle de notre ville.

Je n'avais pas pris la peine de me présenter, ou d'introduire mon entrée avec plus de palabres inutiles. Cela pouvait paraître assez impoli, mais état d'urgence obligeait. Qu'allait-il se passer pour la suite ? C'était à nous de le décider, mais ça ne semblait pas être évident non plus. Puis je me rapprochai de Ryuku, et étant assez proche, je lui posai une question que seul lui pouvait entendre. Il était un combattant dangereux et à prendre au sérieux, et bien que j'aurais pu le saluer plus longuement, je coupai directement dans le vif du sujet. Sans cérémonies aucunes.

-Ces démons…ils ne sont pas étrangers à votre condition de darkness je me trompe ? Sais-tu des éléments que l’on ’ignore…?

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Message par Jayura le Lun 27 Fév - 10:12

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L’élémentaire ne cessait de détailler les membres du Cercle présents en jetant de brefs coups d’oeil furtifs à celui qui semblait être un darkness. Il ne lui inspirait pas du tout confiance et il valait mieux qu’elle reste sur ses gardes. Il lui rappelait beaucoup les démons qui venaient d’attaquer leur ville. Mais peut-être se trompait-elle. Un sourire amusé étirait légèrement ses lèvres lorsqu’elle porta son attention sur les deux membres du Cercle qui se chamaillait bêtement à qui ferait la courte échelle à qui. De véritables enfants.. Comme si le chaos qui régnait autour d’eux n’existait pas ou n’avait aucune importance à leurs yeux.

Mais soudain, son attention fut reporté vers un nouvel individu qui fit son arrivée. Il semblait également faire partie du Cercle, vu sa façon de s’adresser à ce qui semblait être un chef ainsi qu’à sa tenue presque identique aux autres.. La vue du sang aurait sûrement terrifiée la demoiselle au paravent mais avec tout ce qu’elle avait vu cette nuit-là, sûrement que plus rien ne l'effraierais dès à présent.
Toujours dissimulée derrière le mur, elle détaillait l’homme qui semblait visiblement à bout de force, épuisé. Mais quelque chose en cet homme lui inspirait confiance et émanait de lui comme une aura familière. La demoiselle, depuis son appel, ressentait les élémentaires autour d’elle et probablement devait-il en être un. De le voir dans cette position délicate la touchait même si, au fond, elle le jugeait comme était faible. Etait-il vraiment digne d’être un élémentaire ?

Une fois de plus, un nouveau venu s’approcha. C’était une bonne nouvelle en soi, il y avait un grand nombre de survivants pleins de bonnes attentions. L’homme qui venait de s’approcher lui inspirait plus de sympathie que pour le darkness, ainsi qu’une aura de confiance. Mais comme dit plus haut, peut-être se trompait-elle.
Mais alors qu’elle aurait voulu s’approcher du petit groupe, la voix monocorde du darkness s’éleva à son attention, visiblement elle n’était pas si bien cachée que ça et il l’avait découverte. Une grimace étira ses lèvres alors que son regard se posait sur le darkness avant de le diriger vers le dernier arrivé qui lui fit un petit signe de tête pour l’inviter à s’approcher.

Après une longue inspiration, l’élémentaire se décidait enfin à s’approcher du groupe en tentant de calmer les battements de son coeur qui manquerait presque d’exploser sa poitrine. Son regard rougeoyant passait d’une personne à l’autre. Elle en avait suffisamment vu depuis sa cachette pour savoir à peu près qui pouvait être digne de confiance ou non. Mais il était évident pour la demoiselle qu’elle devait plutôt se diriger et se joindre aux soldats du Cercle, Jayura étant plutôt partisante de leur groupe.

Tant que personne ne détruit la nature, tout va bien... murmurait-elle plutôt pour elle-même que pour les autres.

L’élémentaire se sentait investit d’une mission depuis son arrivée à l’Avventura et il était hors de question qu’elle échoue une fois encore. A ses yeux, rien n’est plus important que ce qu’elle protège et elle n’hésiterais sûrement pas une seconde pour laisser les autres périr si une forêt ou un lac était en danger. Un jour, probablement, elle comprendrait l’importance qu’à la vie des êtres vivants et qu’elle devrait également sans soucier.

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Message par Rémio le Mer 1 Mar - 23:04

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Rémio était comme déconnecté, encore sous le choc de ce qui venait de se passer. Il n'opposa aucune résistance à suivre le colosse à qui il avait adressé la parole. L'élémentaire n'arrivait toujours pas à se rendre vraiment compte de ce qui se passait, tout s'était déroulé à une telle vitesse... Étais ce la fin de la ville, la fin de l'humanité ou même la fin du monde ? Le Cercle avait déjà du par le passé affronter de puissants ennemis, mais c'était sans commune mesure avec ce qui se produisait actuellement. Une force capable non seulement de détruire le Cercle mais aussi les quelques Rebelles restants. Essayant tant bien que mal de lutter contre la peur qui le rongeait, Rémio fit un bref non de la tête quand Soleon lui proposa un cigare. Cet homme semblait tellement calme et posé... Comment faisait il pour garder son sang froid alors que la ville tombait en ruine ? L'élémentaire ne connaissait pas beaucoup cet homme, mais il admirait son sang froid et sa détermination.

Après un bref silence, où Rémio fit de son mieux pour rassembler ses pensées. Il se décidait enfin à parler, en faisant de son mieux pour ne pas bégayer et avoir le discours le plus intelligible possible.

Je suis un simple soldat du Cercle, je m'étais porté volontaire pour faire partie d'une escouade visant à faire une reconnaissance des lieux ou les créatures étaient apparus et les abattre si besoin. L'ironie du sort a fait que ce sont elles qui nous ont massacrés... Je suis le seul à avoir survécu.

Rémio arrêta alors subitement de regarder Soleon pour s'attarder d'avantage sur l'environnement autour du lieu. Il avait déjà repéré tout à l'heure les différents protagonistes des lieux mais il ne s'était pas tellement attardé sur eux. Sans vraiment qu'il sache pourquoi, son regard fut irrésistiblement attiré par la jeune femme qui les épiaient elle aussi. Son regard se plongea un instant dans le sien et il crut y reconnaitre quelque chose d'étrangement familier. Comme une sensation de déjà vu. Décidant finalement de couper court à cet échange de regard qui finissait par devenir embarrassant. Rémio regardait alors un autre étranger au torse nu qui venait d'arriver parmi eux.

Ce dernier n'avait pas tord en insistant sur le fait de rester unis pour parvenir à s'en sortir. Face à toutes ces personnes résolues à se battre et à survivre, l'élémentaire de foudre se sentait bien pathétique et ne savait même plus quoi dire ou quoi faire.

Je veux faire tout mon possible pour vous aider. Si on y arrive pas, les autres soldats du Cercle seront morts pour rien et je refuse d'accepter ça.

Déclara l'élémentaire, avec une nouvelle détermination quand bien même ces blessures continuaient à le faire souffrir. Heureusement, aucune de ces blessures n'avaient touché un point vital. Il aurait bien besoin de se recharger en énergie quand une opportunité se présenterai. Dans le coin ça ne manquait pas de lampadaires ou autres appareils électriques en tout genre pouvant lui permettre de regagner des forces. Pour l'instant, il préférait s'abstenir de tout mouvement brusque que Soleon et les autres pourraient considéré comme suspect. Il y avait une tension palpable qui s'installait et quand bien même les autres individus ici présents avaient pu voir son uniforme, ils pouvaient très bien avoir la gâchette facile et faire feu à tout moment pour une raison x ou y.  Rémio se méfiait tout particulièrement de l'homme vêtu de noir qui semblait rester à l'écart par rapport aux autres, de tous ceux réunis c'était celui qui semblait être le plus louche et le moins digne de confiance.

Je ne sais pas où ces créatures ont bien pu aller et ce qu'elles projettent de faire maintenant. On ne sait même pas quels sont leurs objectifs.

Renchérit l'élémentaire, attendant alors les directives de Soleon pour savoir à quoi s'en tenir et quelle stratégie adopter pour tenter de sauver le peu qu'il restait de cette ville.

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Message par Soleon le Sam 11 Mar - 13:12

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Le temps que Soleon et Rémio s'entendent, l'ombre de Ryuku approchait aux abords du camion. Sans réellement prendre en considération ce que le darkness venait de demander. Charles, qui était resté en bas du camion, garda son fusil braqué sur le visage de l'assassin. Soleon lorgnait sur la situation d'un oeil mauvais, ce demandant pourquoi l'homme était revenu, tout en portant sa main à son cigare. Il encouragea Rémio à aller se mettre en position, le remerciant d'un bref geste de la tête, en le pressant par des accoues sur l'épaule. Que ce dernier comprenne l'ordre ou non, le patron se contenta d'expirer un épais nuage qu'il concentra au-dessus de son champ de vision. Le soleil n'atteindrait pas son zénith avant une petite heure et demie. D'ici là, peut-être qu'ils pouvaient tous faire en sorte de s'entendre calmement. L'assassin semblait sûr de lui, mais ça n'en démotivait pas le lion noir pour autant. Retirant de ses canines le cigare, pour l'épousseter à ses bottes, il voulut s'adresser au nouvel arrivant, avant que l'assassin n'appel quelqu'un. Cette fois, ce fut Bastien, qui du haut de son camion, clef du véhicule dans la poche, et fusil à l'épaule, visait la jeune femme qui approchait.

Puisque il était impossible de lire l'ambiance complètement irréel de la situation par les moyens classique, Soleon intima calmement à ses hommes de baisser leurs armes. Ils ne pouvaient plus se contenter de viser le moindre inconnu en le menaçant. Malgré la présence de l'assassin, Soleon ne perdait pas de vue que ce dernier s'était défendu, n'entraînant pas forcément des intentions meurtrières immédiates. Il n'aurait donc aucune raison de déclencher un conflit actuellement. Ils avaient tous passés une sale soirée, eu un réveil difficile, du moins, pour ceux ayant eu le luxe de s'endormir. Et désiraient sûrement comprendre mieux la situation, donc autant discuter, quel que soit les hommes mis en cause. Il fallait effectivement pouvoir établir un plan concret de la situation de la ville. Ils laissèrent Charles et Bastien s'occuper des portes arrière du fourgon, trafiquant les clefs du véhicule sans plus de succès. Un autre énergumène se pointa, prononçant des paroles plus ou moins censées réveillant l’instinct de Soleon.

Comment pouvait-il affirmer que les rebelles n'y étaient pour rien, voir même qualifier un groupuscule de rebelles, ou non rebelle aussi simplement? Son visage lui disait quelque chose, la morphologie de ses yeux, ainsi que ce comportement trahissait l'attitude des lycans. Soleon continuait d'observer le groupe d'inconnus qui se pointaient désormais devant lui. Un assassin, une jeune femme, un soldat traumatisé et un loup en rogne, le recrutement allait en effet devoir attendre. Rémio était perdu, l'assassin semblait vouloir en apprendre autant que lui, le loup avait dans l'idée de passer à l'action sans forcément prendre de plan en compte. Les yeux du lion se fermèrent cinq brèves secondes. Avant que Bran n'ait le temps d'interroger Ryuku, un grondement sourd émana du blindé auquel Soleon faisait dos. Les deux soldats qui tentaient vainement d'ouvrir les portes arrière, furent soudainement projetés par un puissant choc. Sans pouvoir dire quelle était la nature exacte de ce dernier, un nouveau grondement plus intimidant remua la carcasse du blindé.

Prenant son arme en main, Soleon prit du recul, en bondissant du côté de ses équipiers. Les deux hommes peinaient à reprendre contenance, se redressant péniblement en se frottant le crâne. Les portes du blindées commencèrent à se tordre, comme froissé par une pression divine. Concassant les gongs jusqu'au serrure, réduisant les épaisses parois blindées à l'état d'une vulgaire boulette de papier. Cette dernière fila en direction des habitations lui faisant face, abattant les restes du mur qui dégagea un épais nuage de poussière:

"Charles, Bastien, bougez immédiatement!"

Mais avant que ces derniers ne puissent pleinement se dresser sur leurs jambes et mettre en joue le responsable de ce chaos. Ses derniers se virent pris de convulsions, vomissant repas et hémoglobine, en un laps de temps record. Loin de se laisser déstabiliser, Soleon savait ce qu'il avait à faire. Malheureusement, la présence des civils ne lui permettaient pas de pouvoir annihiler les capacités de chacun. Si ces derniers venaient à mourir plus tard, car incapable d'user de leurs pouvoirs ou transformation par sa faute, le lion noir, ne pourrait que s'en vouloir. Voyant ses équipiers se faire torturer sous ses yeux, il ne lui fallut pas plus d'une brève seconde de souffle pour prendre position de manière diagonale, revolver en main par rapport à l'arrière du fourgon:

"Relâchez mes hommes immédiatement, en sortant les mains en l'air!"

Alors que Soleon terminez sa phrase, le blindé fut éventré, puis ouvert comme une boite surprise. Ou un carton cubique, bref, la masse métallique fut déballée, laissant apparaître en son centre un homme d'une taille similaire à celle de Soleon. Avoisinant les deux mètres de haut, il ne perdait rien en muscles. Des habits de détenus des sections spéciales l'habillaient du haut des épaules, au bas des chevilles. Tatoué de part et d'autres, il ne portait plus de menotte, se contentant d'afficher un regard intrigué, bien que légèrement blasé autours de lui. Lycan, darkness et élémentaires pouvaient sentir le danger que représentait cet individu. Son odeur était celle d'un humain, mais un arrière-goût démoniaque bien plus prononcé que celui de Ryuku pouvait tâtonner les sens les plus aiguisés. Bien bâtit le prisonnier, arborait en revanche, une longue et profonde plaie au niveau du buste. Pourtant, peu de sang semblait s'en être échappé, bien que cette dernière fût récente. La chaire étaient visible, les intestins, comme les "tendons" du buste aussi.

Soleon ne fit pas de sommation supplémentaire, cet homme s'appelait Jean Devaut, c'était un psyko, télékinésie, psychokinésie, hypnotisme et illusions étaient entre autre, une partie de ses capacités. Cet homme était né dans le même genre de laboratoire que Soleon. Sauf que cet homme lui n'était pas gérable, quoi qu'ils aient essayés sur lui, rien ne permettez de canaliser son pouvoir, ni de neutraliser ses pulsions. Il ne connait pas la chaleur d'une mère, ni l'approbation d'un père, d'ailleurs ça devait être la première fois qu'il voyait un ciel bleu. Raison pour laquelle Soleon put tirer, la balle percuta le buste de Devaut, le faisant reculer sur presque un mètre. Ce dernier porta son attention sur celui qui osait le défier, puis se mit à rire doucement en activant ses pouvoirs. La seule chose qu'il ne peut pas contrôler ni manipuler, ce sont les êtres vivants. Enfin... Devaut ne pouvait pas... la partie sombre en lui peut être! Charles et Bastien gisaient toujours au sol sans pouvoir riposter, alors que Soelon se voyait désarmé de son calibre, puis projeter sur trois mètres en arrière, après avoir encaissé un pneu projeté à quelques kilomètre à l'heure dans le ventre.

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Fuyez, battez-vous, mais n'imaginez même pas tuez cet ennemi en un seul post, bande de dépravés ;D

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Message par Ryuku le Sam 11 Mar - 15:09

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Alors que j’avance vers les soldats et que je leur intime de baisser leurs armes ils ne semblent pas vouloir coopérer, mais finalement leur chef avec insistance leur fait comprendre qu’ils doivent obéir. Il est imposant et j’adorerai le combattre, mais ce n’est pas le moment. J’intime à la personne qui nous espionne de loin de venir nous rejoindre et c’est çà ce moment qu’une odeur qui ne m’est pas inconnu se joins alors à nous. Bran, chef d’un clan de rebelle si j’en crois le jeune vampire chez qui je vivais. Oui je vivais car finalement maintenant tout est disparus et plus personne n’a réellement de demeure. Alors que le lycan arrive l’un des soldats pointe à nouveau son arme vers la jeune femme qui elle aussi nous rejoint. Le général, oui c’est comme ça que je l’imagine demande une nouvelle fois à ses hommes de baisser leurs armes.

Bran prends la parole pour exprimer qu’il ne s’agit pas d’une action des rebelles et il dénigre ceux qui profitent de la situation. Il reprend alors la parole pour nous intimer que nous devons rester unis et combattre ensemble car sans cela l’armée française prendra le contrôle de la ville. Notre ville est les mots qu’il prononce mais je ne sais pas si je suis vraiment chez moi ici. Toujours est-il que maintenant je comprends mieux comment il a pu rallier des gens à sa cause. Son discours est entrainant. De plus c’est un adversaire de qualité. Tandis que Bran m’interroge un bruit sourd s’échappe du camion. Il me demande si je sais quelque chose de plus qu’eux car les démons ressemble un peu à mon espèce bien qu’elle ne soit pas exactement la même. Avant que je ne puisse répondre au loup le blindé sur lequel était adossé le soldat remue encore un peu plus. Il se sait de son arme et recul un peu et se dirige vers ses hommes sans attendre. En ce qui me concerne d’un simple regard je fais comprendre au Lycan que j’ai bien des choses à dire mais que pour l’heure nous devons nous concentrer sur ce qui se passe là. Je me décale légèrement toujours aussi impassible mais je veux voir ce qu’il se passe.

Les hommes du général sont au sol, il semblerait qu’ils ont été jeté à terre quand le blindé à remuer violemment. Finalement le camion commence à se froisser comme du papier et la porte s’envole vers un mur qu’elle détruit. Le chef demande à ses hommes de se dégager et de partir immédiatement de la zone qu’ils occupent. Mais avant qu’ils ne puissent vraiment se relever ils retombent à genoux pris de convulsion et ils commencent à vomir normalement puis du sang. Je sens l’hésitation bien que brève du général qui se place alors en diagonale son arme pointé vers quelque chose, ou vers quelqu’un. J’augmente alors mon ouïe et mon sens de la vue pour comprendre ce qui se passe et c’est là alors que je le distingue. Un prisonnier si j’en crois ses vêtements. Un colosse de presque deux mètres sort alors du camion tandis que le général lui intime de relâcher ses hommes et de mettre les mains en l’air. Il termine d’éventrer ce qu’il reste du blindé et il apparait alors clairement un regard surpris qu’il pointe vers nous tous.

Je détail cet homme et je me rends compte que bien qu’il soit humain il a un quelque chose de démoniaque et surtout qu’il est dangereux. Voilà qui devient intéressant. Le général lui tire dessus et il recule alors d’un mètre avant de rire. Et sans un mouvement il désarme le soldat puis un pneu arrive à pleine vitesse et percute le général l’envoyant valsé à plus de trois mètres. Toujours impassible un regard ennuyeux sur le visage je regarde  le prisonnier et je dis alors d’un ton monocorde presque ennuyé.

« Voilà qui devient intéressant, petit loup, si tu me montrais un peu les progrès que tu as fait ? »

Je me décale alors pour laisser Bran se joindre à moi. Je ne sais pas s’il va accepter mais il n’est pas idiot et je pense qu’il sait que cet homme doit être abattu. Je n’ai pas l’avantage des ombres si on se bat ici mais je peux quand même accentuer ma vitesse, ma force et tout le reste. Et le chaos qui règne dans ce lieux me donne tellement de puissance que je pourrais maintenir tout cela un bon moment à partir du moment où j’ai le temps de m’en nourrir. Enfin un combat intéressant. Avant de commencer je dis une chose au prisonnier.

« Laisse-nous un moment » et sur ces mots j’accentue ma vitesse et ma force et je me saisi à ma vitesse maximum des deux hommes au sol et je les lances sur un matelas éventré relativement éloigné avant de reprendre la parole.

« Ils risquaient de nous gêner, vous deux, reculez»

Je m’adresse à la jeune femme et au dernier soldat qui est arrivé blessé. Ils ne seraient que des handicaps même si je ne connais pas leur capacité. Tout aussi rapidement je reprends ma place aux côtés de Bran et toujours d’un ton monocorde je lui dis

« A toi l’honneur »

Je suppose que cet homme peux faire bouger les objets par la pensée vu qu’un pneu a été lancé sur le général, et vu la manière dont le blindé a été éventré selon me conforte dans ma théorie. En laissant le loup agir en premier cela me permettra sans doute de trouver une faille dans la défense de l’homme. Tout le monde a un point faible, le tout c’est de le trouver. Je serai quand même plus à l’aise avec de l’ombre, mais derrière le prisonnier se trouve un bâtiment éventré avec des zones d’ombres donc si jamais ça tourne mal je pourrai les utiliser à mon avantage.

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Message par Bran Marok le Lun 13 Mar - 2:33

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Lorsque j'étais arrivé, j'avais pris la parole et les regards s'étaient tournés vers moi. A part Ryuku, seul l'hybride qui appartenait aux forces du Cercle eut un doute lorsqu'il m'aperçut. Peut-être que mon affirmation selon laquelle les rebelles n'étaient pas impliqués lui avaient mis la puce à l'oreille, ainsi que le fait que je sois un lycan, cependant aucun des êtres ne semblaient se rendre compte qu'ils étaient en présence d'un ancien Rebelle. Et pour raison, cette époque était à présent révolu. J'avais à la suite de cela pris la tête d'un gang qui visait à détruire le Cercle et ses idéaux. Mais la horde de démon s'en était chargée à ma place, ce qui était pour me déplaire fortement vu que ce n'était pas la manière dont j'imaginais que les choses se seraient passées. Mais qui pouvait imaginer que cette catastrophe se produirait, en même temps. Pour autant, même si mon visage disait quelque chose à l'hybride, il ne semblait pas savoir avec certitude qui j'étais.

De son côté, la jeune élémentaire s'était finalement rapprochée du groupe et s'était naturellement dirigée vers les soldats du Cercle, à l'opposé de Ryuku. Quelle confiance en ce dernier ! En même temps, vu le sang sur ses mains et son expression perpétuellement indéchiffrable n'inspirait pas grande confiance. Je ne pouvais blâmer la jeune innocente qui avait pour unique but de défendre la nature de se méfier du darkness. Mais lorsqu'elle passa non loin de moi pour se rapprocher du groupe de soldats du Cercle, je pus capter son odeur avec plus de précision. Et son odeur était celle de l'eau douce. Donc si je ne me trompais pas, c'était très certainement une élémentaire d'eau. Quant au soldat blessé et sous le choc, lorsque je les avais dépassé pour rejoindre le darkness j'avais pu capter quelque chose de léger. Comme si il y avait de l'orage dans l'air alors que le ciel était absolument dégagé. Si on était dans X-Men, j'aurais certainement dit qu'il avait les mêmes pouvoirs que Tornade. Mais les élémentaires ne pouvaient pas contrôler la météo, que je sache, et il était plus probable que ce dernier devait maîtriser une forme d'électricité. Mon odorat bien plus développés que la plus part des espèces était en effet capable d'identifier avec plus ou moins de précisions la nature de chacun. Après chaque élémentaire avaient différentes manières d'exprimer leur pouvoir. Et je ne savais pas ce dont était capable ces deux-là, mais c'était déjà une bonne idée d'avoir quelques informations. Avec le changement de mes iris, tout le monde avait suivi que j'étais un lycan sans l'ombre d'un doute.

Lorsque je m'étais approché pour parler à Ryuku, même si j'étais certain qu'il m'avait reconnu, son visage n'exprima absolument rien du tout. Pas de surprise, pas de joie, rien. Pas que je m'attendais à ce qu'il soit content de me revoir, nous n'étions pas exactement amis. Mais c'était sur que nous nous respections en tant que combattant. J'avais une fine cicatrice sur le torse qui était la marque de mon combat. Elle avait été faite à l'argent. Et bien qu'il n'était pas sorti indemne de ce combat non plus, il n'avait aucun stigmate de cette rencontre. Ce qui dérangeait grandement ma fierté. Mais là n'était pas le problème à présent. J'étais venu lui demander si il savait quelque chose de l'attaque des démons. Mais avant qu'il n'ait pu me répondre, un bruit suspect se fit entendre du côté du véhicule que deux soldats tentaient d'ouvrir. Le darkness eut juste le temps de me jeter un regard significatif que seul moi put voir avant de se décaler sur le côté, toujours impassible, pour observer ce qui se passait. Nous devrions parler après tout ça. De mon côté je me retournai à mon tour afin de faire face au véhicule, comme tout le monde. Les deux soldats humains qui tentaient de pénétrer le véhicule quelques secondes plus tôt se retrouvaient à présent au sol, projetés alors que je n'avais perçu aucun mouvement. Un second grondement se fit entendre, et cette fois-ci mes muscles se bandèrent imperceptiblement afin de se préparer à la menace que je sentais soudainement flotter dans l'air.

L'hybride sortit son arme qu'il pointa en direction du véhicule, et quelques secondes plus tard les évènements prirent une tournure assez pimentée. La carrosserie du véhicule se retrouva froissée puis projetée contre un mur plus loin, comme mue par la force du saint-esprit. Ou d'un être ayant des pouvoirs, ce qui semblait être la deuxième solution au vu de la situation. Les soldats qui tentaient de se relever vomirent tripes et sang, pris de convulsions. Je fronçai les sourcils, mais je ne bougeai pas pour autant. Ce qui ne fut pas le cas de leur chef hybride qui se rapprocha vivement d'eux. Il sembla hésiter quelques secondes en constatant leur état, puis finalement ne fit rien. Et je me demandai bien ce qu'il avait été sur le point de faire... Au milieu de la poussière et du nuage qui s'était formé là où s'était trouvé le véhicule, je pouvais percevoir une odeur, un coeur qui bat. Une odeur qui semblait être humaine, mais qui était chargée d'une puanteur démoniaque si forte qu'il était impossible de la rater. Elle couvrait presque l'odeur humaine de la personne à l'intérieur. Lorsque l'on put distinguer clairement l'homme qui se tenait au milieu de tout se spectacle, il fut alors clair dans mon esprit que l'humain s'était fait posséder par un des démons qui nous avaient attaqué la veille au soir. Il arborait une blessure ouverte au torse, où on pouvait apercevoir bien des choses peu ragoûtantes, et pourtant cette blessure ne semblait pas le gêner pour un sous.

-Eh bien, en voilà un monstre...dis-je en souriant et en haussant un sourcil.

Est-ce que la situation m'amusait ? Pas franchement, mais l'adrénaline était montée et l'excitation avec. Il allait sans dire que l'humain en face de nous n'était pas quelqu'un à prendre à la légère, et mon instinct de combattant me faisait déjà frissonner de plaisir à l'idée d'affronter quelqu'un de puissant. Le chef des soldats présents donna quelques ordres auxquels je n'avais prêté aucune réelle attention, mais lorsque je regardai ce dernier, je vis quelque chose dans ses prunelles. Connaissait-il la personne en face de nous ? En regardant plus attentivement, le pseudo-humain avait une tenue de prison. Ce raisonnement n'était donc pas illogique, non pas que chaque membre du Cercle connaissait chaque détenu. Peut-être avaient-ils une histoire commune ces deux-là. Et l'hybride ne perdit pas de temps et tira sur l'homme qui avoisinait les deux mètres. Et la balle ricocha sur ce dernier, qui se contenta de reculer un peu. Vraiment ? C'était quoi ce bordel ? Un télékinésiste...et il ne semblait pas être de piètre qualité. Pour riposte, il fit valdinguer l'hybride en lui envoyant un pneu en pleine poitrine. Les choses commençaient bien, dites-donc. Et comme je le pensais, malgré son air profondément ennuyé, le darkness était certainement au fond tout aussi excité que moi-même. Et ses paroles me le confirmèrent. Mes yeux s'enflammèrent et mon sourire de provocation refit surface, un vieux tic de mes nombreuses bagarres.

-Avec plaisir petit démon, montre moi ce que tu sais faire aussi.

Je me demandai brièvement si le darkness pourrait se battre dans ces conditions. Après tout, nous étions en plein jour et ce n'était pas le meilleur moment de la journée pour un darkness. Mais je me ravisai lorsque je le vis se déplacer à grande vitesse pour éloigner les deux soldats du champ de bataille. Et peut-être ainsi réduire l'effet du pouvoir de l'homme-démon si c'était bien ce qui rendait malade ces deux hommes. C'était peut-être un geste désintéressé qui visait seulement à ce qu'ils ne nous gênent pas, mais il pouvait aussi être vu comme un geste de bonté. Je souris brièvement, même si je me doutais que ce n'était pas la raison qui avait poussé le darkness à agir. Il ordonna ensuite aux élémentaires de reculer pour revenir vers moi. A moi l'honneur hein ? Je rigolai de bon coeur avant que toute cette folie ne recommence à nouveau. Cela me permit de me détendre un peu avant de reprendre un peu de sérieux et d'attaquer le méchant petit homme qui se dressait face à nous. Fuir ? Ça n'avait jamais été une possibilité.

-Eh bah alors petit démon, sans ombres on est plus prudent ? Plus fragile ?

Et sans attendre sa réponse, je passai à l'attaque. Je fonçai droit vers l'homme-démon aussi vite que je pus, laissant libre cours à mes sens pour me prévenir si quelque chose n'était pas normal. Je n'étais pas aussi rapide qu'un vampire, mais j'étais loin d'être aussi lent qu'un humain. Mon adversaire en face aurait du avoir du mal à réagir. Mais il n'était plus tout à fait humain n'est-ce pas ? Un sifflement, un mouvement, sur ma gauche. Je tournai la tête et vit arriver un autre pneu vers moi. Je sautai et l'esquivai sans le moindre soucis. Cependant notre adversaire, bien que dérangé mentalement, ne semblait pas être complètement stupide. Et alors que je sautais pour esquiver le premier projectile, j'entendis un autre sifflement sur la droite cette fois-ci, dans mon angle mort. Bien que j'eus entendu l'objet arriver, je ne pouvais ni le voir, ni l'esquiver dans les airs, et c'est alors que je pris une boule de métal sur le côté du dos. Ni une ni deux, je fis un vol plané pour me retrouver sur le côté gauche de notre nouvel adversaire. La douleur fut intense, mais brève. Je n'avais rien de casser, et ma capacité de guérison commençait déjà à réparer la douleur que je ressentais. L'homme de presque deux mètres éclata d'un rire sinistre, et lorsqu'il posa à nouveau le regard sur moi, une lueur de folie meurtrière illumina ses pupilles. Une nouvelle fois je souris, et poussai un grondement purement animal.

-Approche mon petit...

Il envoya alors une rafale de petits objets qui fonçaient sur moi à une vitesse impressionnante. Grâce à mes réflexes, j'esquivai chacun de ses projectiles tout en entamant une course en zigzag vers mon adversaire. J'évitais tout mouvement inutile, et mes esquives étaient fluides, laissant les objets passer à quelques centimètres de mon visage ou de mon corps. Il profitait des temps morts lors de mes esquives les plus conséquantes pour pouvoir me balancer ses petits joujous, et lorsque je me trouvais dans l'incapacité de les éviter je les contrais avec des coups, les éloignant de moi. Mais son pouvoir était vraiment gênant. Plus je me rapprochais de lui, plus la vitesse des objets augmentaient. Plusieurs fois je tentai de lui renvoyer ses objets à la figure, sans grand succès vu qu'il les écartait sans même faire un mouvement de la main. Mais alors que je me rapprochais tant bien que mal, ce dernier envoya une large feuille de métal que je ne pus esquiver. Mettant mes mains en opposition, je bloquai la feuille de métal qui me força à reculer sur plusieurs mètres sans que je ne puisses rien faire. Mais son pouvoir s'affaiblissait avec la distance, et plusieurs mètres plus loin je pus me débarrasser du bout de métal. Je profitai de l'accalmie pour reprendre un peu mon souffle. J'avais remarqué qu'il avait tout fait pour me garder à distance, et peut-être à la réflexion était-il plus à l'aise à mi et longue distance. Tout comme les élémentaires en général qui préféraient cela. D'ailleurs nous en avions deux ici présent, peut-être ceux-ci pouvaient-ils faire quelque chose contre le petit bonhomme démoniaque ?

-Tu n'es pas un adversaire facile, ma jolie ! Mais tu ne veux donc pas danser avec les loups ? continuai-je toujours avec mon sourire arrogant.

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Message par Jayura le Lun 13 Mar - 10:30

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Ces regards incessants et cette tension de plus en plus palpable commençaient à taper sur le système de la petite élémentaire qui ne laissait rien transparaître alors qu’un faible sourire en coins étirait ses lèvres. Après de longues minutes à écouter et épier les quelques personnes présentes, elle s’était faite un avis sur chacun d’entre eux et la seule personne qui ne lui inspirait pas confiance était le démon. Il pourrait très bien se rallier aux monstres qui avaient envahis leur ville pour prendre le pouvoir avec eux. Tous les soldats quant à eux, lui inspirèrent confiance d’autant que l’un d’entre eux semblait visiblement être comme elle. Néanmoins, au sujet de la dernière personne, qui semblait être un lycan, Jayura hésitait pas mal. Il semblait être ami ou proche du démon, peut-être n’était-il pas de confiance. Dans le doute, mieux valait ne pas s’en approcher.

La demoiselle s’approchait finalement du second élémentaire en plantant son regard rougeoyant sur ce dernier. Une fois postée à côté de lui, elle lui offrit un sourire bien plus amicale en déposant une main contre son épaule. Brièvement, elle détaillait une fois de plus sa tenue et découvrit un peu plus les blessures qui se trouvaient sur son corps.

Tu devrais t’asseoir quelque part pour récupérer un peu et te soigner. le conseilla-t-elle en prenant sa voix la plus douce au possible pour qu’il puisse avoir confiance en elle.

Mais soudain, un grondement sourd semblant venir du blindé se fit entendre de tous. La demoiselle fronça les sourcils en orientant son regard vers ce dernier. Les deux soldats semblaient s’être fait éjectés et peinaient à se redresser. Une fois encore, un grondement déchira la silence alors que les portes de l’engin se tordaient aussi facilement qu’une feuille de papier dans un insupportable bruit de métal. Que pouvait-il bien se passer ? Etait-ce le démon qui voulait nous en mettre pleins les yeux ou étais-ce de nouveau ces monstres qui allaient s’en prendre à nous ? Son attention se reporta vers les soldats au sol qui vomirent tout ce qu’ils pouvaient. La demoiselle détourna son regard vers le blindé en grimaçant et frissonnant de dégoût.

Un homme semblait sortir du camion qui ne semblait plus en être un tant il était tordu. C’était un homme plutôt massif, il devait bien faire une tête ou deux de plus que la demoiselle. Il semblait également être un prisonnier vu sa tenue rayée. Mais ce qui choquait le plus sur lui, c’était la plaie qui ouvrait son buste en deux en laissant la charmante vue sur ces entrailles. Décidément, ce serait la journée où elle devrait contenir le plus de hauts le coeur.
Le chef des soldats tira sur l’homme qui, visiblement, s’amusa de la situation. En tout cas, il restait debout alors qu’on venait de lui tirer quelques balles dans le corps, il devait donc être l’un de ses démons. Mais que voulait-il ? Jayura eut bien vite la réponse quand il envoya valser le chef soldat d’un coup de pneu. Une grimace étira de nouveau ses lèvres alors qu’elle se dirigea vers l’homme au sol sans lâcher le démon du regard. Il était hors de question d’attaquer.

La demoiselle s’accroupit au sol, près du chef des soldats. Elle du rassembler ses forces pour pousser le pneu qui se trouvait sur le corps de l’homme avant de poser la paume de sa main contre le front du blessé.

Eh ! Est-ce que ça va ? dit-elle en mordillant nerveusement sa lèvre inférieure.

L’élémentaire n’était pas une pro des soins même si elle savait faire deux-trois trucs. Son attention se reporta sur le démon qui s’adressait à elle et l’autre élémentaire. Une fois encore, ses sourcils se froncèrent. En plus de ça, il était visiblement désagréable et les prenaient pour de la merde.

Nous sommes autant capables de nous battre que vous, crétin. sifflait-elle à l’attention de l’homme.

Ses humeurs influaient de temps en temps et de différentes façons sur ses pouvoirs, sans qu’elle puisse vraiment le contrôler. Cette fois-ci, des nuages de pluie commençaient à recouvrir le ciel bleu pour le teinter de gris. Quelques gouttes commençaient à tomber au sol. Jayura refermait les yeux pour reprendre son calme et soufflait légèrement.

La demoiselle restait aux côtés du chef des soldats. Ses yeux se rouvrirent pour regarder la scène qui se déroulait sous ses yeux. Le lycan qui combattait tant bien que mal ce nouvel individu. Mais quelques questions lui vinrent en tête. Pourquoi ces démons avaient-ils décidés si brusquement d’envahir la ville ? Et s’ils étaient envoyés par Mère Nature, comme le sont les élémentaires ? La demoiselle commençait à se demander s’ils n’étaient pas là dans le même but qu’elle. Et si Mère Nature les avaient envoyés ici car le but des élémentaires n’avaient pas été accompli ? Il est vrai que la race humaine détruisait quotidiennement la nature à coup de pelles, de pioches pour créer des bâtiments, des véhicules polluant, rasant les forêts et autres sites naturels. Et si ces démons étaient là pour prendre la relève, pour détruire une bonne fois pour toute les destructeurs de l’environnement.. Peut-être devrait-elle également se joindre à eux pour les aider dans leur projet ?

Jayura regarda une à une chaque personne qui se trouvait là. Il était évident qu’elle ne pourrait pas discuter de ce qu’elle pensait désormais avec les autres. Peut-être ne la comprendrait-il pas.. Mais pour l’instant, la demoiselle restait à l’écarte de cette agitation et de ces combats.

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Message par Rémio le Sam 25 Mar - 18:16

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Rémio était tellement amoché que ça devait très compliqué pour lui de suivre la conversation, avec toutes ces personnes qui avaient fait leur apparition inopinément. L'ancien elfe faisait au mieux pour garder son sang froid, savoir que du sang de ses anciens camarades tombés au combat imprégnait encore ses vêtements en lambeaux ne l'aidait pas vraiment à garder la tête froide. Rémio avait accepté l'arme que Soleon lui avait proposé précédemment mais quand bien même sa formation de soldat lui avait enseigné le maniement des armes à feux, il préférait encore se fier à ses pouvoirs, quand bien même ces derniers étaient difficilement ontrolables quand l'élémentaire enlevait ses gants. Cette arme pourrait toujours servir si d'aventure Rémio était encore plus affaibli et aurait besoin d'un autre moyen de défense et d'attaque. La demoiselle qui avait précédemment attirer l'attention de l'élémentaire lui adressa la parole en lui conseillant de se reposer, ce à quoi ce dernier répondit:

Merci, mais c'est encore trop tôt pour me reposer... Il faut que je fasse de mon mieux pour les aider.

Pendant que Rémio faisait de son mieux pour rester debout, il vit alors les hommes du geôlier se convulser de douleur et vomir sans aucune explication. En regardant plus loin il aperçut alors distinctement la silhouette d'un homme imposant qui semblait être la cause de tout cela. Soleon tenta de l'attaquer mais fut bien vite neutraliser par un pneu lancé à toute allure sur lui. Avant que Rémio ait pu réagir, la femme qui venait de lui parler s'était déjà lancé à la rescousse de Soleon tandis que les deux autres hommes que le soldat du Cercle ne connaissait pas s'étaient lancé à l'assaut du prisonnier. Ces deux la semblaient suffisamment puissants pour pouvoir gérer la situation à eux seuls, mais mis à part Soleon, personne n'était pleinement conscient du danger que cette personne pouvait représenter. Bien que l'homme en noir lui avait intimé l'ordre de rester à l'écart, Rémio refusait de rester planté sans rien faire pendant que les autres risquaient leur vie. Alors qu'il s’apprêtait à prendre son arme, l'ancien elfe sentit des gouttes de pluie tomber sur ses cheveux et ses vêtements. Ses yeux s'écarquillèrent alors de surprise et l'élémentaire s'écria mentalement.

"Le ciel !"

Rémio se rappela alors de cette fameuse bataille qu'il avait mené avec Ewilan au cours de laquelle il avait réussi absorber l'énergie d'un éclair grâce aux conditions météos, allait il pouvoir renouveler cet exploit ? Il n'y avait qu'une façon de le savoir. D'un air déterminé Rémio s'avança dans le champs de bataille en restant à mi-distance des deux combattants pour éviter de les gêner et déclara.

Je vais tenter quelque chose. Restez éloigné de moi ça pourrait être dangereux pour vous dans le cas contraire.

Aussitôt l'avertissement prononcé, l'élémentaire tandis une main vers le ciel en concentrant ses pouvoirs afin que sa nature élémentaire puisse entrer en communion avec la nature qui l'entourait. Quelques secondes après avoir adopté cette posture, un éclair vint déchirer les cieux et s'écrasa avec  brutalité sur l'ancien elfe. Une fois le flash de lumière passé, Rémio réapparu sans avoir subis de dommages supplémentaires et débordait à présent d'énergie électrique. Ce regain d'énergie n'avait pas pour autant soigné ses blessures mais avait agit comme une sorte de produit dopant, boostant temporairement ses pouvoirs.

L'élémentaire de foudre tandis ses deux mains en direction de l'ennemi en se concentrant au maximum pour ne pas le louper. Rémio ne connaissait rien des capacités physiques de cet homme mais même le plus rapide des vampires n'était certainement pas capable de riposter à une attaque allant, littéralement parlant, à la vitesse de l'éclair. Il fallait juste espérer qu'il n'encaisse pas cette attaque car tant que Rémio portait ses gants, il était limité à une puissance de 150 volts, c'est à dire largement suffisant pour neutraliser un humain normal, mais peut être pas assez pour un monstre de cet acabit.

Sans plus se poser de question. Rémio fit jaillir des arcs électriques en utilisant ses gants à pleine puissance pour frapper de plein fouet le prisonnier. Il ne restait maintenant plus qu'à espérer que cela serait suffisant.

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Message par Soleon le Ven 14 Avr - 15:14

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Alors que Soleon peinait à reprendre ses esprits, la sensation procurée par le contact de la main de Jayura l'extirpa de ses pensées. Son sang ne fit qu'un tour, raidissant ses muscles, ainsi que son tempérament. Naturellement passif actif, ses sens lui commandaient de laisser la passivité de côté. Il était temps pour lui de sortir les crocs et de les planter. Il se redressa vivement, repoussant poliment la main de Jayura en lui accordant un bref signe de tête pour la remercier. Comme elle, le soldat n'avait pas l'intention de faire un état de santé. Ses muscles répondaient, ses yeux parvenaient à atteindre l'ex détenu, il ne lui restait plus qu'à tendre l'oreille pour évaluer les intentions du reste du groupe. Le lycan, ainsi que le darkness semblaient s'être lancés dans une danse avec l'échappé aux dons psychiques. Les deux autres se tenaient prêt, sur le qui vive, ils scrutaient une ouverture. L'attention de Devaut était reportée ailleurs, permettant au lion d'espérer pouvoir récupérer son arme. Une fois debout, il se contenta d'avancer en direction du murs qui fermaient le côté gauche de l'avenue.

Bran cherchait encore à forcer la défense psychique du criminel, ce dernier jouaient avec ses projectiles au grès de ses envies. Dire qu'il éprouvait du plaisir à combattre serait une exagération. Mais il aimait le défi que lui donnait cette petite créature. Il ne sentait aucun pouvoir particulier émaner de lui, pourtant, il ne sondait pas la moindre trace de détresse. Une véritable boule de graisse et de muscles conditionné au combat rapproché. Un rictus malsain déchira sa face creusée par l'ombre et le temps. Après avoir repoussé le lycan plusieurs mètres plus loin derrière une feuille de métal, ses doigts claquèrent vivement dans un rythme infernal:

-Tu n'es pas un adversaire facile, ma jolie ! Mais tu ne veux donc pas danser avec les loups ?

-Fais le beau.

Sa voix était aussi rocailleuse et cassée que celle d'un chanteur de blues ayant connu les champs de cotons. Bien que perturbant par le ton, le phénomène qui venait de se dérouler aux pieds de Bran l'était tout autant. De la plante des pieds jusqu'au haut des mollets, ses jambes étaient enfouie dans le goudron. Le lycan pouvait tenter de se transformer, ou bien de se débattre de toutes ses forces. Ce dernier ne ferait que s'enfoncer dans le sol. Laissant le reste du groupe dubitatif face à la réaction de Bran, lorsque ce dernier regardaient ses pieds sans faire le moindre pas. Comme cloué au sol, Soleon ne put s'empêcher de trouver sa étrange. Sans chercher plus loin, l'éclair qui frappa à quelques mètres de sa position en plein sur le rescapé du massacre de la nuit dernière. L'empêcha de réaliser l'illusion dans laquelle venait de se faire piéger Bran. Il marqua un temps d'arrêt en regardant Rémio concentrer de l'énergie, puis se rua sur son calibre.

Pendant ce temps, alors que Ryuku observait le combat, tout comme Jayura, ils purent tous les deux voir l'immense éclaire de Rémio fendre l'air pour aller s'écraser contre Devaut. L'ex prisonnier encaissa l'attaque de plein fouet, projeté plusieurs mètres plus loin sans pouvoir bouger le moindre le muscles pendant moins de deux secondes. Bran était toujours victime de son illusion, bien qu'il sentait une nette amélioration, cherchant encore la faille pour se défaire de l'emprise du goudron. Peut être parviendrait-il à croire ou a comprendre qu'il était en train de se faire piéger par une illusion. Mais ça, seul une ou plusieurs âmes bien intentionnées pouvaient l'aider à ce sujet.

Sans faire d'avantage de sommation, Soleon rétrécissait l'espace le espérant de leurs adversaire, puis vida son chargeur dans le corps de Devaut qui cherchait à peine à se redresser. Les balles fendaient son buste, laissant plusieurs lambeaux de chaire voler aux éclats. Incapable de se redresser par ses propres moyens sous l'impacte des balles, le psychique dut se faire violence. Son corps sembla se démembrer sur place, laissant plusieurs jets d'hémoglobine jaillir de ses plaies. Son corps sembla s'arracher du sol sur lequel il gisait pour se propulser plusieurs dizaines de mètres plus haut dans le ciel. De là, n'ayant plus de munition dans son chargeur, ni de réserve à sa ceinture, puisque cette dernière semblait être tombée lors de sa chute en pneu. Il recula vers les deux hommes au sol puis s'inquiéta de leur état.

Alors que la créature s'élevait dans les airs, le corps de Devaut convulsait en chutant une dizaine de mètres plus loin. Toujours à portée de vue du groupe de rescapés, ces derniers pouvaient noter un changement surnaturel chez leur adversaire. Ce dernier était deux fois plus imposants, mais aussi dix fois plus lent. Ses bras et son buste étaient disproportionné par rapport à la taille de sa tête et de ses jambes. Il était clair qu'il peinait à se maintenir debout, pourtant, personne ne pouvait nier que l'air était devenu beaucoup moins respirable. Pas d'odeur, ni de fumée, une simple sensation de danger omniprésent qui pesait sur leurs épaules respectives. Le haut de son corps continuait à gonfler, laissant finalement voler quelques mots au vent, Soleon s'empressait déjà de prendre l'un de ses soldats par les épaules:

"Repliez-vous, il va vraiment se faire sauter cet homme n'a pas de...

-Tic-tac, 3, Tic tac 2... Tic toc... 1!

Le corps de Devaut céda dans une explosion grotesque, mais dévastatrice. Le sol s'effondra sous leurs pieds, les restes du blindés s'envolèrent à gauche et à droite. Un souffle terrifiant qui emportait tout sur son passage. Une fois l'explosion terminée, Il ne restait plus que Devaut à genoux toujours à la même place, gémissant comme un vieillard rongé par les rhumatismes. Un cratère autours de lui qui s'étendaient sur un vaste périmètre. Et plusieurs tranchées, certaines plus profonde que d'autres. Soleon s'était retrouvé dans une étrange à ciel ouvert. Charles et l'un des membres du groupe était avec lui. Quant aux autres, ils y avaient plusieurs possibilités:

(HRP: Bonjour, désolé pour le temps de réponse... Alors, je vais vous dressez une petite liste exhaustive des possibilité que vous pouvez exploiter pour la suite de nôtre Rp. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à me Mp, mais pour l'instant, vous pouvez partir du principe que:

-1: Plusieurs d'entre-vous se retrouvent piégés dans des sous-terrains, sans pouvoir faire autrement que de suivre ces derniers, puisque vous ne pouvez plus simplement remontez à la surface pour une raison X ou Y. Tandis qu'un ou deux autres ont réussi à rester en haut sur la petit plateforme qu'a généré Devaut, pour le combattre, l'interroger ou l'achever!)

-2: Vous êtes tous séparés dans les sous terrains, les gravats ont fermées vos espoir de retour à la surface, personne n'a réussit à remonter à la surface. En revanche, ces derniers semblent habiter par des habitants hostiles, peu loquaces avec qui la brutalité n'est pas forcément la mauvaise solution.

-3: Devaut nous à tous piégé dans une illusion de grande amplitude et nous sommes ses jouets ...

J'espère que ça ne vous déplaira pas, en sâchant que j'ai déjà discuté par Mp de deux trois choses avec pratiquement chacun d'entre vous, alors n'hésitez pas à me Mp pour proposer ou améliorer les idées que je vous suggère ^^. Encore désolé pour le temps de réponse, mais la vie... c'est la vie... ..... désolé ><)
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Message par Ryuku le Sam 15 Avr - 18:27

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J’intime à la jeune femme et à l’homme blessé de ne pas nous gêner pendant que Bran et moi allons nous battre contre cet homme. Je demande d’ailleurs à Bran de passer le premier et je mets les deux soldats un peu plus loin pour qu’ils ne puissent pas nous gêner. La jeune femme mécontente de ma demande me fait savoir qu’elle et l’autre sont tout aussi capables de que le loup et moi de se battre. Je ne connais pas leur niveau mais je ne tiens pas tellement à ce qu’ils interviennent. Je veux voir si le lycan a fait des progrès. Pendant que j’examine le combat je vois le ciel se couvrir, trop vite pour que ce soit naturel. Cela est intéressant, je ne sais pas pourquoi ou plutôt qui fais en sorte que le soleil disparaisse mais c’est une aubaine pour moi. Je vais pouvoir me battre à fond dans ces nouvelles conditions.

Je ne m’occupe plus des autres et j’observe le combat du loup, attendant qu’il soit en difficulté pour prendre sa place. Tout à coup je vois le loup commencer à agir bizarrement. Comme s’il essayait de s’extirper de quelque chose qui n’existe pas. Une illusion ? Sans doute. Bien il est temps pour moi de prendre sa place. C’est alors que le soldat du cercle blessé nous dit à tous de faire attention et de ne pas l’approcher car il veut tenter quelque chose. Et c’est quelques secondes plus tard qu’un éclair tomber sur lui semblant le charger à bloc. Je suis entre lui et l’ennemi je me déplace donc rapidement de côté et je le vois lancer la foudre sur notre adversaire.

Il est donc élémentaire de foudre, voilà encore un adversaire intéressant, mais pour le moment nous sommes plus ou moins du même côté. Si Bran qui c’est fortement amélioré depuis notre dernière rencontre à eu du mal avec notre adversaire j’en aurai un peu moi aussi même si moi aussi j’ai fais beaucoup de progrès. Bien que le prisonnier soit frappé de plein fouet par la foudre j’espère intérieurement qu’il a survécu, je veux moi aussi pouvoir l’affronter. Pourquoi faut-il absolument que tout le monde se mêle de ce combat ? Je m’approche alors de Bran et lui tient l’épaule avant de lui dire à l’oreille.

« Alors mon petit loup, tu te laisse avoir par une simple illusion ? Je m’attendais à mieux, reprends toi voyons. »

Pendant ce temps le chef des soldats récupère son arme et vide son chargeur sur le prisonnier. C’est pas possible est-ce qu’ils vont arrêter d’interférer pour me laisser me battre ? Bon si ça continue comme ça je serai obligé de tous les tuer avant de pouvoir m’occuper moi-même de cet homme aux capacités intéressantes. J’épargnerai peut-être le loup pour pouvoir l’affronter une nouvelle fois. Notre adversaire alors étalé au sol perdant beaucoup de sang commence alors à s’élever dans les airs. Il commence alors à grossir et gagne en masse de seconde en seconde. Voilà qui devient encore plus intéressant.

J’entends alors le général dire à ses hommes de se replier car l’homme au pouvoir de télékinésie va se faire sauter. Et comme pour confirmer les dires du soldat le prisonnier commence à faire une sorte de décompte. Le ciel étant toujours voilé je saura échapper sans mal à la déflagration. C’est alors qu’il arrive à la fin de son décompte. Je saisi Bran sans le laisser protester et je nous rends alors tous les deux intangible un court instant, juste pour échapper à l’explosion. Je ne vois plus personne à part Bran et moi. Je ne sais pas où sont les autres. Je m’en fiche après tout. Je vois que notre adversaire n’est pas mort mais semble affaibli. Je dis alors à Bran :

« Reste là, c’est à mon tour de m’amuser maintenant. Et sache que je ne t’ai pas sauvé des flammes par bonté d’âme, mais parce qu’on doit encore s’affronter, un match nul ne me convient pas. »

Je m’avance alors vers l’homme qui est à genou et je profite du laps de temps de temps que je met à parcourir la distance qui me sépare de lui pour faire apparaitre mon sabre des ténèbres. Une fois devant lui je vois qu’il tourne ses yeux vers moi. Je m’adresse alors à lui, toujours avec le même ton monocorde et le visage ne trahissant aucune autre émotion que l’ennui :

« Ne me dit pas que c’est tout ce que tu peux faire, allez relève toi, te tuer si tu ne te défends pas n’aura aucun intérêt »

Je me met alors en garde tandis qu’il se relève non sans difficultés. Il jette alors vers moi débris de mur par la force de sa pensée. Je les esquives sans difficultés, il semble avoir perdu en vitesse. Ce combat devient ennuyeux. J’augmente alors ma force et ma vitesse et je parviens à lui donner des coups de sabres sans qu’il ne puisse réagir. J’évite volontairement les points vitaux. Je ne veux pas le tuer mais l’énerver pour qu’il redevienne un adversaire intéressant. Je ne doute pas que Bran ai compris ce que je veux faire.

Je me remets à une distance raisonnable de lui pour esquiver le moindre attaque et je lui dis encore une fois, toujours sur le même ton.

« Si tu ne fais pas mieux je vais devoir t’achever, je n’aime pas faire durer les combats trop facile. »

Je pointe alors le bout de mon sabre vers lui, et je m’élance à toute vitesse vers lui, je sens qu’il essai de retourner mon sabre contre moi mais je l’avais prévu et je le laisse se dématérialiser. J’ai pu observer son combat plus tôt donc je connais ses possibilités et je sais comment le contrer, j’arrive à sa hauteur et je lui donne un coup de poing en augmentant ma force à son paroxysme. Il s’effondre alors quelques mètres plus loin. Je m’approche de lui en faisant réapparaitre mon sabre et je dis une dernière fois :

« Bon si tu ne peux pas faire mieux je vais en finir. »
------------------------

(HRP : Je ne sais pas ce qu’on décidé les autres donc je dis simplement que Ryuku ne les vois pas et il profite de ça pour commencer un combat contre le prisonnier qui est trop facile. Je m’arrête là au cas où le MJ voudrait qu’il redevienne fort malgré les efforts qu’il a déjà fournis. Merci à Jayura pour le temps couvert.)

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Message par Bran Marok le Mer 19 Avr - 19:37

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Alors que ce satané psychique avait finalement réussi à me repousser derrière sa feuille de métal, mes oreilles perçurent d'une manière anormalement précise et forte une dizaine de claquement de doigts. Ses claquements résonnèrent dans mes oreilles encore plusieurs secondes alors que je prenais la parole pour narguer l'homme face à nous. Mais mes provocations ne semblèrent pas l'affecter plus que cela. Et il me répondit même, ouvrant pour la première fois sa bouche pour en faire sortir un son. Sa voix était quelque peu étonnante, mais je n'en avais cure, j'étais plutôt intrigué par le brin de sarcasme qui se cachait derrière ses quelques mots qui m'étaient adressés. Souriant malgré tout, sans me laisser déstabiliser, je fixai mon adversaire tout en fléchissant les jambes afin de repartir à l'assaut. Mais je me stoppai net et mon sourire provocateur s'envola bien vite lui aussi. Alors que j'étais sur le point de m'élancer, je fus incapable de faire le moindre mouvement vers mon adversaire. Comment...? Baissant les yeux vers mes pieds, je constatai avec une réelle stupeur que du goudron m'enveloppait jusqu'en haut des mollets.

Ce devait être une sacrée blague. Ok, ce petit chenapan était certes capable de faire mumuse avec des objets grâce à son esprit, ce n'était pas le premier télékinésiste que je rencontrais. Mais de là à modifier la structure du sol pour la faire s'enrouler autour de mes jambes ? C'était un pur délire. Et puis à quel moment avait-il réussi à réussir ce tour de magie sans même que je m'en rende compte ? Je tentai vainement de m'en sortir, mais rien à faire, j'étais paralysé et mes jambes refusaient de bouger. Un grondement puissant et animal s'échappa de ma gorge alors que je sentais la rage de m'être fait avoir grandir en moi. Comme un feu qui étendait ses chaleureuses tentacules dans mes veines. Mes yeux virèrent sans contest au doré alors que mon loup commençait à faire surface. Mais alors que j'étais sur le point de m'abandonner à la transformation pour me libérer de cette emprise handicapante, je vis un éclair descendre du ciel et s'écraser non loin de moi. Je n'avais pas remarqué que le ciel s'était obscurcit, cependant en tournant la tête vers mes camarades de fortune, je me rendis compte tout de suite que l'éclair n'avait pas frappé le sol mais bien un de ceux qui étaient présents. Et sans surprise, c'était le soldat rescapé, alias l'élémentaire de foudre, qui était à l'origine de tout ça. Et sans plus tarder, il lança son éclair sur le détenu qui fut frappé de plein fouet. Ce dernier décolla du sol et alla s'écraser plusieurs mètres plus loin. Je haussai un sourcil, surpris de l'efficacité de l'élémentaire. Ils avaient finalement décidé d'intervenir donc ? La moquerie de Ryuku les avait donc atteinte ? Cependant, maintenant que le pauvre bougre avait été électrocuté, il ne serait plus aussi marrant à combattre. Une petite moue déçue me passa sur le visage alors que je sentais l'emprise sur mes jambes s'affaiblir sans pour autant disparaître.

Mais alors que je ne m'y attend pas, je sens le démon s'approcher et poser la main sur mon épaule avant de se moquer discrètement de moi. Une illusion ? C'était donc ce qui me paralysait. La façon dont ses claquements de doigts avaient résonné à mes oreilles me revint en mémoire, et je compris alors. Un grondement m'échappa une nouvelle fois. De son côté, celui qui semblait être le chef des soldat, et qui sentait le félin à plein nez, récupéra son arme dont il vida le chargeur sur la carcasse de l'homme psychique toujours allongé au sol. Le sang de l'homme emplit l'air de son odeur ferreuse mêlée à une effluve bien plus désagréable. Et malgré toutes ces blessures, ce foutu psychique trouva le moyen de s'élever à nouveau dans les air, et l'air autour de nous sembla s'appesantir. C'était juste un pressentiment, mais ça ne sentait pas bon du tout ! Son illusion était toujours fonctionnelle, mais j'avais une idée pour m'en défaire. Je fermai rapidement les yeux et appelai l'image mentale de mon loup à l'intérieur de moi. Il avait certes emprisonné l'homme, mais le Loup et moi étions deux entités dans un seul corps. Deux esprits. Et le Loup déchira de ses crocs les fils de l'illusion qui me retenait prisonnier. Mais alors que je m'apprêtais à m'élancer de nouveau, l'hybride félin prévint ses hommes -et nous par la même occasion- que le psychique allait faire boum.

-Et merde...

Je pouvais certes gérer les objets qu'il m'envoyait à la figure avec mes réflexes et mon sens du combat. Je m'étais même libéré de son illusion, et il ne m'y reprendrait pas à deux fois maintenant que j'étais au taquet. Mais une explosion c'était un peu différent. Et après mon combat rapproché avec lui alors que tous les autres étaient restés plus ou moins à l'écart, j'étais celui qui était le plus proche de lui. Sans bien sur compter le darkness qui m'avait rejoint. Merde. Son décompte résonnait et je n'avais plus le temps de m'éloigner. J'avisai une feuille de métal non loin, la même qu'il avait utilisé pour me repousser, et avec je pourrai me protéger d'une grande partie de l'explosion. Mais alors que j'étais sur le point de me jeter sur la feuille de métal pour m'en servir comme d'une protection, le darkness m'attrapa une nouvelle fois, et je sentis littéralement les ténèbres m'aspirer. Les ténèbres m'aspirer ? C'était la technique du darkness ça. Pendant un moment je ne sentis plus rien, comme si mon corps n'existait plus, rien que le néant. Et après quelques instants dans cet espace, les ténèbres se retirèrent et je sentis mon corps reprendre forme. Le darkness venait certes de m'épargner bien des complications, mais mon loup qui n'était pas aussi rationnel que moi n'était pas de cet avis. Cette disparition, ce néant, était loin de l'avoir plus, et il enclencha son mécanisme de défense pensant que quelqu'un s'était attaqué à nous en nous faisant disparaître. Sa colère mêlée d'inquiétude et son désir protecteur m'envahirent, m'amenant aux portes de la transformation. Je grognai face à l'effort que je devais faire pour rester humain, et c'était bien la première fois. Après quelques secondes, je réussis à reprendre le contrôle des opérations et à rassurer mon entité antérieure.

-Un match nul ne me convient pas non plus, et ta dématérialisation est assez déroutante. Mais ne tarde pas trop à en finir sinon je perdrai patience, démon, terminai-je avec un sourire provocateur.

Et alors que le darkness part au combat, je profite pour inspecter un peu les environs. Des cratères, des effondrements du sol, des stigmates de l'explosion partout. Je ne voyais plus les autres. Et je ne les perçois plus vraiment avec mes sens. J'avais quelques impressions olfactives et auditives, mais ça ressemblait plus à des impressions qu'à de réels informations exploitables. Du côté de Ryuku, il n'avait aucun mal à défaire son adversaire qui était affaibli. Mais connaissant le démon, il ne serait clairement pas satisfait de ce piètre combat. Je ne l'aurais pas été non plus. Mais alors qu'il s'apprêtait à en finir avec le criminel -car je ne voyais pas trop ce qu'il pouvait être d'autre si l'hybride le connaissait aussi bien- je m'interposai en me postant à côté de Ryuku.

-Attends, j'ai quelques questions à poser à notre ami avant que tu ne l'achèves.

Je m'agenouillai devant l'individu et l'attrapai par le cou avant de le ramener vers moi. J'entendis ces claquements de doigts résonner une nouvelle fois, et je sentis mon corps s'immobiliser à nouveau. Une nouvelle illusion ? Tch, comme si il allait m'avoir une nouvelle fois. Faisant appel au loup qui déchira les fils de l'illusion en une seconde, mes yeux s'illuminèrent et je souris à mon adversaire.

-Tu m'as eu une fois, mais pas deux. Qui fait le beau maintenant ? J'ai quelques questions à te poser, dis-je d'un ton faussement calme et clairement menaçant. Je peux sans conteste dire que tu es un criminel, et que tu as été possédé par un des démons qui nous ont attaqué hier soir. Y en a-t-il d'autres dans ton cas ? Et pourquoi ces foutus démons nous ont attaqué ?

J'espérais secrètement qu'il y ait d'autres comme lui que nous pourrions affronter, même si je ne pensais pas qu'il y en aurait des masses. Ça avait été un combat plus qu'intéressant et peut-être pourrions-nous en apprendre un peu plus sur les intentions des démons qui avaient assiégé la ville. Je me demandais d'ailleurs où étaient les autres bougres qui nous accompagnaient. Après cette explosion, je n'avais pas trouvé de traces ni des deux élémentaires, ni de l'hybride et des deux soldats sous son commandement.

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Message par Jayura le Ven 21 Avr - 9:37

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C'était sans réelle surprise que les autres s'acharnaient contre le détenu. Du coin de l'oeil, Jayura aperçu l'autre élémentaire se prendre un éclair de plein fouet. Peut-être devait-il se charger en énergie s'il était un élémentaire de foudre, d'électricité, qu'en savons-nous. En tout cas, il était certain que d'avoir assombrit le ciel lui avait servit, tant mieux pour eux. Après s'être chargé d'énergie, l'élémentaire semblait envoyer un éclair sur le démon. La demoiselle se surprit à espérer qu'il ne soit rien arrivé au détenu. Après tout, s'il était vraiment venu ici pour faire reprendre les droits de la nature sur les êtres humains, il valait mieux qu'il reste en vie. D'autant qu'elle aurait aimé l'aider dans cette tâche. Dans ses réflexions, la demoiselle avait de temps en temps l'impression d'être à côté de la plaque mais avait aussi des moments où elle avait l'impression de détenir la vérité vraie. Il fallait laisser le temps à cette idée de mûrir convenablement dans sa tête, de peser le pour et le contre, délier le vrai du faux.

L'attention de la demoiselle se reporta vers le chef des soldats. Il s'approchait du détenu pour vider son chargeur sur lui. Le détenu s'écroulait au sol et la simple vue du sang lui arracha une grimace de dégoût. Il était toujours hors de question pour elle de se battre, peut-être le ferait-elle plus tard, si plus personne n'est apte à le faire. Ou bien se ralliera-t-elle au démon. En attendant, elle se recula jusqu'à la carcasse d'une voiture où elle pu y appuyer son dos, les bras croisés contre sa poitrine. Alors qu'un fin sourire étirait ses lèvres rosées, son attention se reporta vers le darkness et le lycan. Ce dernier, d'ailleurs, avait un comportement quelque peu étrange. Il était là, figé et semblait forcer sur lui-même pour se dégager de quelque chose. Mais rien ne le retenait. Un sourcil se releva doucement mais son regard rougeâtre fut reporté vers le détenu qui s'élevait à présent dans les airs. En était-ce fini de lui ? Mais étrangement, le haut de son corps semblait gonfler comme un ballon de baudruche. Jusqu'à devenir totalement disproportionné. Ses yeux s'écarquillèrent lorsque le chef des soldats leur hurla de s'écarter car il allait se faire exploser. Sans plus attendre, le détenu semblait déjà effectuer un compte à rebours. Ses sens et ses instincts se réveillant subitement, il ne lui fallut que quelques secondes pour faire exploser les canalisations d'eaux du sol autour d'elle, en jouant avec la pression de celle-ci. Le "1" résonnait dans sa tête et elle eut peur de ne pas être assez rapide pour se protéger. Mais par chance, avant que la déflagration ne l'atteigne, une dôme d'eau l'avait entourée et éjectée plus loin la voiture à laquelle elle c'était adossée au paravant. Son corps, quant à lui, avait prit sa vraie forme d'élémentaire. Sûrement la détresse et la peur d'y passer avait fait ce changement en un clin d'oeil. Son corps était maintenant totalement fait d'eau, laissant ses courbes et ses formes se dessiner par dégradés de couleurs, tout comme pour son visage, ses longs cheveux flottaient comme des vagues derrière elle. Comme mécanisme de défense, elle croisa les bras juste devant elle -même si ça ne changerait rien- et elle fermait les yeux pour ne pas voir cette déflagration la toucher.

Puis plus rien. Était-elle morte ? Doucement, Jayura rouvrit les yeux. Il lui fallut quelques secondes pour que ses yeux s'habituent à l'obscurité. Elle observa l'endroit où elle se trouvait : aucun rayon du soleil n'éclairait l'endroit. Mais elle se réjouit légèrement quand elle entendit le son des gouttes d'eau tombant dans une flaque résonner dans le sous-terrain. Car c'est là où elle semblait se trouver : dans un sous-terrain. Toujours sous sa forme d'élémentaire, elle détailla plus clairement le sous-terrain où elle semblait avoir étrangement apparu. Elle n'avait aucune visibilité de ce qu'il y avait devant ou derrière elle : il y avait des virages sur la droite et la gauche et les murs lui empêchait de distinguer ce qu'il y avait au-delà.

Jayura ferma quelques secondes les yeux en prenant une profonde respiration. Il était certain qu'elle allait garder sa forme d'élémentaire, elle ne savait pas ce qui l'attendait plus loin. L'élémentaire avait plus de puissance lorsqu'elle était sous cette forme et elle ne lui prenait pas vraiment d'énergie de la garder, étant donné que c'était sa forme plus ou moins naturel. Ses yeux se rouvrirent alors qu'elle commençait à s'avancer droit devant elle en suivant le sous-terrain. Elle espérait que personne de malfaisant ne soit-là et qu'une des personnes qu'elle avait vu avant l'explosion y soit pour l'aider à sortir.

- Il y a quelqu'un ?! se décida-t-elle à hurler dans le sous-terrain.

Sa voix résonnait légèrement dans le sous-terrain. Mais un grognement provenant de quelques mètres devant elle lui glaça le sang. La demoiselle s'arrêta net, commençant à ressentir la peur s'insinuer en elle.

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Message par Rémio le Jeu 27 Avr - 17:11

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L'action s'était déroulée si rapidement que même Rémio n'avait pas eu le temps de tout analyser. Son attaque avait parfaitement atteint sa cible et semblait l'avoir neutralisée quelques secondes, temps qui fut suffisant pour le geôlier du Cercle pour se ruer vers l'ennemi en vidant son chargeur sur la créature psychique. Cependant, l'un des inconnus que Rémio venait de rencontrer semblait pris dans une sorte de piège invisible car il semblait tenter de se dépêtrer d'une forme d'illusion l'empêchant d'agir. Avec cet individu mis temporairement hors jeu, il ne restait que l'homme en noir pour attaquer au corps à corps, même si leur adversaire semblait s'être calmé après la décharge qu'il venait de prendre ainsi que les multiples balles encaissées mais il s'agissait surement du calme avant la tempête.

Comme une approbation implicite des pensées de Rémio, le psychique se releva et commença à léviter dans les airs en augmentant considérablement sa masse corporelle comme un gros ballon de baudruche sur le point d'exploser.  Commençant à prendre conscience de l’ampleur du danger, Rémio céda un instant à la panique et eu juste eu le temps de retirer ses gants pour passer en mode élémentaire et ainsi augmenter ses chances de survie. Il était déjà en sale état, si en plus de ça il devait encaisser une explosion il n'y survivrait certainement pas. A l'image de sa congénère, le soldat du Cercle passa en mode élémentaire juste avant l'explosion et fut ainsi projeté dans une masse de poussière et de terre. Pendant un instant ce fut le black out totale pour le jeune homme avant de rouvrir lentement les yeux et voir dans quel environnement il avait atterri.

A l'évidence il se trouvait à présent dans un sous terrain créé par l'explosion de tout à l'heure. Rémio regarda son corps pour s'apercevoir que ce dernier avait repris forme humaine tout naturellement ce qui rassura l'ancien elfe. Se rendant enfin compte de son action de tout à l'heure, il chercha ses gants sous les décombres mais sans rien trouver. Le simple fait de savoir qu'il ne pouvait plus compter sur ses gants catalyseurs renforça le sentiment de détresse du jeune homme qui devait vraiment faire de son mieux pour ne pas céder à la panique. Avançant péniblement dans l'obscurité, Rémio pouvait juste compter sur la lumière de son téléphone portable pour l'éclairer un tant sois peu, le seul avantage de sa condition d'élémentaire dans cette situation était que si le téléphone venait à manquer de batterie il pourrait toujours lui en redonner sans problème. Alors que l'élémentaire se pensait à présent seul au monde, il entendit distinctement une voix qui lui était familière. Ce "il y a quelqu'un ?" venait certainement de cette fille de tout à l'heure qui avait attiré l'attention du soldat.  Alors qu'il avançait vers l'endroit où il avait entendu cette voix, il finit par distinguer dans l'obscurité la silhouette féminine de Jayura.

Je suis là !

S'exclama t'il. Quand la demoiselle se retourna dans sa direction, c'est fut comme un électro-choc qui secoua temporairement le jeune homme avant de s'exclamer d'une voix fébrile.

Alors comme ça vous aussi...


En effet, il aurait fallu être aveugle, même dans une telle obscurité pour ne pas s'apercevoir que la silhouette de la jeune femme n'avait plus rien d'humaine. Le corps de sa congénère se présentait maintenant comme une masse aqueuse ayant gardé ses courbes féminines ainsi que le don de parole. Il n'y avait aucun doute possible, il s'agissait bien du mode élémentaire... Se rendant à nouveau compte de la non présence de ses gants, Rémio recula alors d'un mètre ou deux en éclairant toujours Jayura via la lumière de son portable. Sachant que sans ses gants il n'avait aucune réelle maitrise de ses pouvoirs et sachant que l'électricité et l'eau faisaient rarement bon ménage, il préférait garder ses distances avec son interlocutrice pour éviter que l'un d'eux soient blessés accidentellement.

Si les circonstances avaient été différentes j'aurais eu une tonne de questions à vous poser mais le plus urgent actuellement c'est de retrouver les autres.

Avoua Rémio à la jeune femme avant de chercher une éventuelle sortie. Si seulement ils pouvaient trouver une source de lumière où quelque chose du genre leur indiquant la sortie. Pour l'instant le seul élément extérieur qu'il pouvait noter était le clapotis des gouttes d'eau qui n'était pas pour rassurer l'élémentaire. Sans ses catalyseurs, ses pouvoirs pouvaient dégénérer à tout moment et il en avait bien conscience.

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Message par Soleon le Mar 2 Mai - 17:38

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Ils ne bougeaient plus, ses collègues étaient morts, ils pouvaient distinguer pas mal de chose, puisqu'une brèche fendait son toit de fortune. Sans pouvoir affirmer quoi que ce soit, il avait sentit le sol céder sous ses pieds, puis essuyé une glissade planée contre de multiples pans de bitume et de béton avant de s'affaler au bords d'un tunnel d'évacuation. Eaux usagés et autres formalités odorantes ne l'aidèrent pas à se redresser rapidement. La nausée ainsi que les chocs essuyés ne lui laissèrent que très peu de marge de manœuvre, émergeant dans une douleur sourde et floue. Ses mains essuyaient machinalement l'arrière de son crâne, alors qu'il peinait encore à se tenir sur ses deux jambes. Grommelant de multiples injures sans jamais réussir à en amener une convenablement. Encore une erreur, si il avait essayé de neutraliser l'ensemble des gens qui l'entourait au lieu de se fier à leurs capacités. Il ne se serait pas retrouvé à devoir porté deux nouvelles âmes au banc de son compétence. Peut être y en avait-il même plus que ça? Son arme de service n'était plus à sa ceinture, sa jambe gauche semblait avoir essuyé avec ses avants bras le gros de la chute. Il n'avait pas mille solution, il devait avancer et chercher à regagner la surface.

Pendant ce temps, à la surface, deux spécimens aux individualités bien trempés maintenaient Devaut à genoux. Ses pouvoirs avaient faiblis, son corps tremblait de moins en moins. Ses yeux ne se perdaient dans des fixations hasardeuses. La blessure ouverte dans son estomac n'avait pas disparue, même après la régénération de ce dernier. En revanche, il semblait beaucoup plus grisâtre, un brun plus sec aussi, au vue des traits creusés le long de son visage. Ses lèvres ne cherchaient même pas à remuer. Il n'entendait pas clairement leurs voix, elles étaient obstruée par un symphonie de haine et d'arrogance. Chaque veines encore potable de son être vibrait sous les notes de cette voix, chaque fibre de son être réagissait à la douleur de sa plaie. Devaut était défait, en revanche, son locataire lui était bel et bien vivant. Le Darkness comme Bran purent entendre la voix de leur prisonnier résonner à travers leurs crâne:

"Partout. Il est partout."

Ses yeux viraient secondes après seconde au blanc, alors que Ryuku pouvait toujours ressentir la présence ténébreuse du démon. Bran pouvait comprendre que les choses étaient loin d'être terminée en percevant un léger tremblement. Loin d'être aussi puissant qu'une secousse, ça ressemblait plus à un fourmillement qui s'étendait sous les pieds des deux combattants. N'ayant que quelques brèves secondes pour se consulter avant que l'ennemi ne surgisse. Bran et Ryuku faisaient désormais face à trois silhouettes pour l'instant inanimée. Toutes dotées d'un seul oeil rougeoyant, on percevait difficilement les bras ou jambes, du corps principale lorsqu'elles se tenaient droites. Uniformisé de manière optimale dans une robe abyssale Elles faisaient jaillir leurs griffes et plièrent leurs jambes taillées comme des lames, pour bondir sur les deux guerriers. Le ciel devint rouge, alors que la poussières balayait le champ de bataille. Avant que les deux combattants ne se fassent charger par les trois entités, il fallait savoir, qu'aucun d'eux n'avaient remarqué la disparition soudaine de Devaut du champ de vision. Ce qui rendrait les choses, sûrement plus rassurante. ((HRP: Faîtes bien attention aux détails.)).

Plus bas, alors que deux élémentaires se rencontraient dans un climat assez tendu, sous une pelletée de décombres en tout genre. Le clapotis de l'eau fut soudainement altéré par des bruits de pas. Comme si quelque chose remontait le courant, le flot n'étant rien de plus qu'un petit court, ça n'aurait rien d'une prouesse. En revanche la logique des choses, aurait forcée n'importe qui à s'en méfier. Quel que soit la réaction des deux élémentaires, à l'approche de ces pas, ils purent voir une minute plus tard émerge des ténèbres trois silhouettes plus ou moins familières. Les trois soldats du Cercle qu'ils avaient rencontrés plus tôt bravaient le couloir. Bien que désarmé, et défaits de leurs gilet par balles, ils semblaient se porter plutôt bien. Leurs yeux balayaient la petite pièce obscure, alors que leurs traversée y prenait fin:

"Il y a quelqu'un?!"

Déclara la voix du chef des soldats, alors que les deux autres commençaient déjà à prendre chaque côté des murs de la salle. N'importe qui pouvait comprendre que leur comportement était définitivement louche. Aucun d'entre eux n'inspirait un air confiant, au contraire, ils semblaient tous beaucoup trop impatient de trouver quelque chose pour être honnête.
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Message par Ryuku le Mer 3 Mai - 12:58

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Alors que je m’apprête à achever notre ami, Bran me demande d’attendre car il veut l’interroger. Je pense que c’est une totale perte de temps, je vois mal l’entité démoniaque lui répondre. Je me demande toutefois si son absence de combativité face à moi est du à ma condition de Darkness. Il est vrai que l’un des démons m’a clairement fait savoir qu’il ne voulait pas s’en prendre à moi. Et même quand j’ai tenté de l’attaquer il s’est contenté de m’envoyer au tapis sans me blesser pour autant. C’est vrai que c’est louche quand même et je ne sais toujours pas si je dois insister pour les combattre quand même ou non. Je soupire alors de lassitude et je réponds au lycan :

« Si tu y tiens mais tu n’auras qu’à l’achever toi-même, moi cela m’ennui »

Je m’éloigne de notre adversaire pour laisser le loup procéder à son interrogatoire et je pose le côté non coupant de mon sabre sur mon épaule attendant patiemment et observant mon ami-ennemi. Il demande au démon s’il est le seul à avoir pris possession d’un humain et surtout ce que veut son peuple. Quelque chose se produit alors, dans nos tête nous entendons alors une voix qui nous dit qu’il est partout. Pour moi cela n’a aucun sens et je ne sais pas si Bran a compris quelque chose. En regardant avec attention les yeux du prisonnier on remarque qu’il devienne de plus en plus blanc, voilà encore quelque chose. C’est alors qu’une sorte de léger tremblement, tellement léger que je ne suis pas sûr qu’on puisse appeler ça comme ça, se produit. Je regarde Bran et je me remets en position de combat, je pense que tout ceci n’est pas normal et je ne doute pas que le loup pense comme moi.

C’est alors que des formes se dessinent, des silhouettes qui semblent totalement inanimées. Ces nouvelles créatures n’ont qu’un seul œil rougeoyant et sortent alors leurs griffes de manière totalement synchronisé. Voilà qui redevient intéressant, si j’en étais capable je sourirais de pouvoir enfin combattre un peu. La poussière qui reste sur notre surface de combat en dense et on ne voit pas grand-chose mais cela tombe bien. J’ai appris de mes erreurs et je ne dois pas me fier à mes yeux fassent à ses créatures. Je perçois parfaitement leur présence sans mes yeux et je peux donc les combattre sans les regarder. Les formes plient alors leurs jambes prêtes à se jeter sur nous. Tout ce passe en instant alors, elle m’esquive et se lance sur le loup. Une fois encore elle montre qu’elles ne veulent pas me faire de mal. Mais moi je trouve que ce n’est pas drôle et je refuse que le lycan se fasse tuer. C’est moi qui aurais ce privilège. Je m’élance alors aux côtés du loup et j’attaque nos ennemis.

Ils ont finis pas comprendre que finalement je risquerai d’être une gêne et commence alors à m’attaquer également. Je n’ai pas besoin de mes pouvoirs pour le moment comme je les perçois je parviens plus ou moins à parer toutes leurs attaques mais à ce rythme-là le loup et moi on va se fatiguer et finir par se faire vaincre. On ne peut pas se permettre de perdre maintenant, il suffit de passer à la vitesse supérieure. Je m’adresse alors au loup :

« Bon à ce rythme-là on va perdre, que dirais tu de passer aux choses sérieuses ? »

Et sans attendre sa réponse j’entame alors rapidement ma transformation. Je cède la place à mon corps de Darkness. Ma puissance est alors décuplée et je suis plus rapide plus fort et surtout beaucoup plus dangereux. J’accentue d’ailleurs encore un peu ma vitesse et ma force et je rentre de nouveau dans le combat. Mon épée est dangereuse mais ce n’est rien comparé à mes griffes.

Toujours les yeux fermé je fonce et en percevant mes ennemis je les attaques sans m’arrêter. A pleine vitesse et ma force à fond je parviens à les malmener finalement. J’entends le loup non loin de moi qui est aussi aux prises avec les démons. Finalement après plusieurs minutes de combat je termine de tuer mon adversaire et je tombe alors au sol en reprenant ma forme humaine. Et c’est là que je remarque que je perds beaucoup de sang. Dans le feu de l’action je ne m’en étais pas rendu compte mais j’ai pris de sévère attaques et je n’ai pas pu toutes les parées. Je me relève péniblement appuyé sur mon katana. J’aspire alors toutes les ténèbres environnantes pour me redonner des forces. Il semblerait que le lycan est lui aussi fini son combat. Je m’adresse alors à lui toujours d’une voix monocorde mais un peu saccadé :

« Ça va ? Ne meurs surtout pas, c’est à moi que ta vie appartient »

C’est un peu ironique car même s’il est blessé il s’en remettra plus vite que moi, je n’ai pas son don de guérison. Finalement je finis par avoir de nouveau la force de marcher à force de me nourrir. Je reprends contenance et je remarque que le prisonnier a disparus. J’inspire intensément et je me concentre mais je ne sens plus de démons près de nous. On est en sécurité pour le moment. Je reprends alors une dernière fois la parole :

« Bon voilà qui était très intéressant, j’aime ce genre de combat. Mais maintenant il serait sage de retrouver les autres. Je veux en savoir plus sur tout cela. »

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Message par Bran Marok le Mer 3 Mai - 23:11

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Ryuku s'arrêta de mauvaise grâce avant d'achever notre ennemi commun, et c'est avec une grande bonté d'âme qu'il me laissa poser des questions au détenu. Je souris à l'attention du Darkness et face à son mécontentement évident. Cependant en échange de cet acte de grande générosité, il m'avait laissé la tâche d'achever cette loque humaine -et on ne pouvait pas dire mieux dans son cas. Son teint était devenu grisâtre, et ses yeux devenaient de plus en plus blanc. Les blessures qu'il portait n'avait pas toutes guéries et il était évident qu'il était à l'article de la mort. Ou tout du moins son enveloppe était sur le point de mourir, mais pour une raison que j'ignorais j'avais l'impression que l'entité qui l'agitait n'entrevoyait pas le même destin. Son corps était perdu, mais cette chose qui l'entretenait dégageait encore quelque chose de vivace. Mais peu importait, bien que ce serait une corvée d'achever ce criminel qui avait été un digne adversaire, avec un corps dans cet état il ne poserait pas grande difficulté. Mais alors que je lui posais mes quelques questions, une voix résonna en réponse dans ma tête, clamant qu"IL" était partout. Il était donc aussi télépathe. Mais plus important, qui était ce "Il" dont il parlait. Sûrement celui qui avait lâché l'enfer sur terre me diriez-vous, mais j'étais curieux de savoir qui c'était, et à quel point il était partout. Mais je doutais que j'obtiendrais quoi que ce soit d'autre de notre ami. Soupirant, je m'apprêtais à avancer vers lui pour donner le coup de grâce quand un léger fourmillement -trop léger pour que ce soit un véritable tremblement- s'agita sous nos pieds.

Sérieusement ? Et puis quoi encore ? Je savais que le détenu à mes pieds n'avaient plus énormément de pouvoir, mais mes poils se hérissèrent. Mon instinct me disait que les choses n'étaient pas terminées. Nos regards se croisèrent, et le démon se remit en position de combat. Je n'étais donc pas le seul dont le sang avait recommencé à s'agiter. Le ciel se teinta de rouge alors que trois formes indistinctes firent leur apparition devant nous. Des formes ténébreuses dont on percevait à peine les membres s'avançaient vers nous, avec un oeil unique et rouge qui brillaient presque d'une lueur surnaturelle à travers le nuage de poussière qui s'était levé sur le terrain d'affrontement. Comme une réponse à ce phénomène, ma bête s'agita, contente d'avoir de nouveaux adversaires sur lesquels elle pourrait faire ses crocs. Et de ce fait, mes yeux s'illuminèrent de leur vive couleur dorée. La première partie de l'affrontement l'avait laissé sur sa faim, et bien que j'espérais en finir rapidement sans avoir à me transformer, quelque chose me disait que la boule de poils blanche allait faire son apparition. La poussière gênait ma vision, et elle chatouillait mes narines gênant par la même occasion mon odorat, cependant je ne tremblai pas une seule seconde. A la place, c'était l'excitation qui enflamma mes artères.

Les trois créatures s'élancèrent vers nous, toutes griffes dehors. Mais alors que j'attendais de voir lequel de nous deux recueilleraient la troisième roue de la moto (chacun ses expressions), je constatai avec amusement qu'elles se dirigeaient toutes vers moi. Un sourire qui n'avait rien d'amical étira mes lèvres, alors que je sortais moi aussi les griffes et les crocs en écartant les bras pour les accueillir.

-Venez mes mignons...

Je m'élançai alors dans la bataille, esquivant les coups de griffes de justesse pour la plus part, et m'en donnant à coeur joie. Ce combat n'avait rien de celui opposant un être humain à des démons, non. C'était un combat entre créatures. Et pour ma plus grandes joies, elles étaient fortes et rapides. Pas autant que les démons qui nous avaient attaqué la veille, mais bien assez pour que le combat reste palpitant. Mais à trois contre un, c'était légèrement inégale, et je ne tardai pas à finir par être débordé et des blessures superficielles fleurirent sur mon corps. Mécontent d'être resté en plan, Ryuku me vint en aide vint se mêler du combat à son tour. Cela rééquilibra les forces mais nous restions en difficulté malgré tout. C'est alors que le démon évoqua le fait que nous devions passer aux choses sérieuses à présent. Et il avait tout à fait raison, si nous ne voulions pas mourir ici. Sans laisser une seule seconde de plus passer, il revêtit sa véritable apparence de darkness amplifiant sans conteste l'odeur démoniaque flottant dans l'air. De mon côté, j'entamai la métamorphose laissant l'esprit de la bête s'emparer de moi. Une rage froide et une euphorie s'emparèrent de moi alors que mes yeux déjà doré se voilaient du regard du Loup. Même si je n'étais pas encore entièrement transformé, je me jetai dans la mêlée. Et en quelques secondes, j'achevai la transformation faisant place à un énorme loup blanc, plus rapide et plus fort que ma forme humaine. Mes réflexes et mes sens étaient aussi plus vifs sous cette forme, de telle sorte que je perçevais mieux mes ennemis et leurs attaques et parvenais bien mieux à esquiver. Et la bataille fit rage pendant de longues minutes. Si quelqu'un assistait à cette bataille de loin, certainement n'arriverait-elle pas réellement à savoir qui étaient les vrais démons. Ryuku et moi nous battions avec une telle férocité que nous n'avions rien à envier à nos adversaires. C'était un bal intense, une danse mortelle, et tellement grisante.

Lorsque Ryuku et moi eûmes finis de mettre en pièce nos adversaires, je repris forme humaine. Nous étions tous les deux blessés, mais ma transformation avait accéléré ma guérison et plus aucune de mes blessures ne saignaient. Il me faudrait encore plusieurs minutes avant qu'elles ne guérissent toutes totalement, mais ce n'était rien de grave. Mais ce combat m'avait laissé le souffle quelque peu court. De son côté, Ryuku fit appel à ses pouvoirs pour s'aider avec ses blessures, mais lui aussi avait été en difficulté. Il guérirait aussi, même si il lui faudrait un peu plus de temps pour se faire. Il m'adressa alors la parole avait la voie légèrement saccadée et ses paroles me firent sourire.

-Je vois que toi tu vas bien en tout cas, me moquai-je. Ç'aurait presque été romantique si cela n'impliquait pas ma mort. Mais ne t'en fait pas, je ne mourrai pas de si tôt, finis-je avec un sourire carnassier.

Il nous restait cependant un adversaire, le psychique. Tout du moins c'est ce que je croyais jusqu'à ce que je tourne la tête vers l'endroit où nous l'avions laissé pour nous occuper de ces viles créatures. Il n'y avait plus personne. J'inspirai mais ne sentis aucune odeur, ni n'entendis de bruit de respirations ou de battements de coeur autre que les nôtres. Nous étions complètements seuls sur un champ de bataille ravagés et couvert de sang appartement à une multitude de personnes - ou créatures. Je me dirigeai vers l'endroit où était le détenu, et je tentai de le pister grâce à mon odorat, mais sa trace avait complètement disparu, comme si il s'était évanoui dans la nature. Mon instinct me disait que, pour l'instant, le danger était éloigné et je m'y fiai. Le loup ayant eu son lot de sang à se mettre sous la dent, il était apaisé à présent même si je le sentais toujours prêt à reprendre du poil de la bête. Sans mauvais jeu de mots bien sur. Ryuku prit à nouveau la parole pour exprimer à quel point il avait aimé le combat mais qu'il fallait retrouver les autres. J'acquiesçai à ses deux arguments, déjà en train de sonder le terrain avec mes sens pour voir si je percevais leur présence. Je lui indiquai que je prenais une direction et que nous couvririons plus de terrain si on se séparait, ce qu'il devait déjà savoir. Fermant les yeux, je marchai lentement afin de percevoir toutes les informations qui auraient pu m'être utile. Et au bout de quelques minutes de recherches, je perçus un bruit, une respiration, puis un battement de coeur, ainsi qu'une odeur d'eau usagée.

-J'en ai retrouvai un ! interpellai-je Ryuku.

Mais alors que je continuais d'avancer en direction des informations que je recevais, et qui m'indiquait que nous nous dirigions vers un sorte de sous-terrain ou d'égouts, j'entendis des éclats de voix plus loin. A cause des odeurs nauséabondes, je ne parvenais pas à discerner qui était la première personne que j'avais découverte. Mais les battements de son coeur se faisaient plus nets et je me dirigeai vers le bruit.

-Hé oh ! Vous êtes où ?


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Message par Jayura le Mar 9 Mai - 9:55

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Le désespoir gagnait la jeune femme. Durant quelques secondes, rien. Aucunes réponses. Aucuns signes de vie. Comme si elle était totalement seule dans ce sous-terrain. Mais rapidement, une voix masculine s'éleva dans le tunnel et résonna plus loin encore. Une voix masculine qui lui disait vaguement quelque chose. C'était certainement l'une des personnes avec qui elle était avant l'explosion. Un faible sourire aurait étiré ses lèvres si elle en avait sous cette forme. La voix provenait de derrière elle, alors, lentement, elle se retourna. Son regard se planta sur l'élémentaire de foudre, qui tenait dans une main un téléphone portable servant de lampe torche.
A voir le visage du garçon, il semblait comme surpris. Jayura se serrait presque vexée, mais aux dires suivants du garçon, son étonnement provenant tout simplement de la découverte d'un autre être tel que lui.
Dans tout les cas, la demoiselle était heureuse de ne plus se retrouver seule, qui sait ce qui peut bien se trouver dans ses tunnels... L'élémentaire reçu comme une décharge électrique quand un détail quelque peu important lui revint à l'esprit : l'homme en face d'elle n'était pas moins qu'un élémentaire de foudre et elle, une élémentaire de l'eau, qui plus est sous forme aqueuse. Ni une ni deux, Jayura reprit sa forme humaine, l'eau qui composait son corps se scindant simplement en deux pour se dissiper après avoir laissé apparaître le corps de la jeune femme.

- Je suis d'accord avec vous. Une prochaine fois, peut-être, je répondrais à vos interrogations. dit-elle, un sourire se dessinant enfin sur son visage.

Les deux élémentaires se mirent en routes ensemble, à la recherche d'une sortie. La demoiselle gardait néanmoins ses distances avec l'élémentaire de foudre. Elle ne souhaitait pas être accidentellement blessée, grièvement ou non. L'électricité était incompatible avec elle, et même sous forme humaine, il pourrait lui être fatal.
Après de longues minutes de marches dans un silence pesant, des bruits de pas et un remuage d'eau résonna dans le sous-terrain. Les sens de la demoiselle s'alarmèrent et, en une fraction de secondes, elle reprit sa forme d'élémentaire. L'élémentaire s'écarta un peu plus de son congénère de foudre : elle était encore plus vulnérable sous cette forme là.

Une nouvelle voix masculine s'éleva. Était-ce encore l'une des personnes qui était avec eux avant l'explosion ? Le darkness ? Le lycan ? L'un des soldats ? Ou bien quelqu'un d'autres peut-être ? Son regard était rivé sur la provenance des bruits, son coeur battait la chamade. Mais ce fut un sentiment de soulagement qui la pris durant quelques secondes lorsqu'elle vit la silhouette des trois soldats se dessiner et approcher d'eux. Sûrement sauraient-ils comment sortir d'ici. Après tout, ce sont des soldats, ils doivent être entraînés à n'importe quelle situation. Ils seraient très certainement d'une grande aide. La demoiselle détourna le regard vers Rémio, préférant avoir également son avis pour faire quoi que ce soit.
(HRP : Je m'excuse d'avoir été longue à répondre et de faire cette réponse assez basique et fade.... J'ai un peu du mal en ce moment Sad)

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Message par Rémio le Mar 16 Mai - 10:25

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Rémio acquiesça à la réponse de l'élémentaire d'eau tout en continuant de marcher près d'elle tout en gardant une distance de sécurité. Le pouvoir de cette jeune femme lui rappelait tristement la femme qu'il avait jadis aimé, Ewilan, l'élémentaire d'eau avec qui il avait partagé tant et de tant de choses avant que le destin ne l'arrache à elle. Préférant éviter de repenser à cela, le soldat du Cercle balada son regard dans l'espoir d'enfin retrouver ses gants. Constatant avec désespoir qu'ils étaient introuvables, Rémio pria intérieurement pour que son pouvoir reste sous contrôle tant qu'il ne les auraient pas retrouvés. Toujours éclairé par la lumière de son portable, l'ancien elfe constatait que sa congénère oscillait de sa forme élémentaire à sa forme humaine très régulièrement. Étais ce la présence d'eau en abondance dans le coin qui faisait cela ? N'étant pas lui même un élémentaire d'eau, Rémio n'avait aucun moyen de le savoir mais lui même sentait ses sens d'élémentaire s'éveiller quand il était en présence massive d'électricité.

Pendant que les deux congénères continuaient leur marches, un bruit vient interrompre le clapotis paisible de l'eau et trois soldats du Cercle surgirent de l'obscurité pour venir à leur rencontre. D'abord heureux de retrouver des collègues, l'élémentaire de foudre se ravisa en les voyant. D'un air méfiant, il plaça son bras entre Jayura et le reste des soldats pour lui faire comprendre de ne pas aller vers eux. Ces soldats semblaient avoir quelque chose de...différent. Bien qu'à cette distance il ne pouvait pas encore clairement les discerner, il semblait y voir une sorte d'aura malsaine autour d'eux.

Nous sommes là !


Répondit il en s'approchant de manière prudente, serrant les poings d'avance. Une fois à seulement un mètre d'eux, il pu alors discerner que ces soldats ne portaient ni armes ni protections. Les avaient il perdu pendant l'explosion ? Non... Cela semblait presque surréaliste. Rémio avait bien perdu ses gants mais il avait fait exprès de s'en débarrasser, alors qu'il voyait très mal l'intérêt pour ces soldats de se débarrasser de tout ce qui les protégeaient juste avant l'explosion.

Pourquoi êtes vous désarmés et sans protections soldats ?

La voix de l'élémentaire était alors devenu plus grave, presque menaçante. Il leur faisait ainsi bien comprendre qu'il ne leurs faisaient pas confiance et était prêt à riposter au moindre geste suspect. Bien entendu, l'élémentaire préférait ne pas avoir recours à la violence mais comme tout soldat du Cercle, il avait été formé au combat et à la survie, il ne craignait donc plus de devoir se salir les mains si nécessaire.

Attendant leurs réponses, Rémio se mit à fixer sa congénère, la regardant sans s'en apercevoir avec un brin de nostalgie et de crainte. Il ne laisserait plus jamais un de ses semblables mourir, il la protégerait si besoin. Étais ce l'ironie du sort qui avait fait qu'il avait de nouveau en face de lui une élémentaire d'eau qui lui rappelait son passé ? Braquant de nouveau son regard sur les trois individus il chuchota à l'oreille de la jeune femme tout en prenant garde de ne pas la toucher pour éviter tout incident.

Fais attentions à ces trois là et prépare toi mentalement au combat, on ne sait pas ce qu'ils ont en tête.

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Message par Soleon le Jeu 25 Mai - 18:13

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Hrps:
HRP: Désolé pour le temps de réponse, mais sachez que je repense au scnéar énormément donc n'hésitez pas à me dire si je suis incohérent ou quoi que ce soit! ^^ En revanche là ce post va jazzer, donc préparez-vous à devoir écrire du sale et devoir agir surtout! Ne vous contentez pas d'attendre les autres et inventez ce que vous désirez je composerais avec ne vous en faites pas. C'est ce que j'essaye de vous permettre de faire depuis le début, mon seul but c'est qu'on puisse écrire une histoire de ouf en s'amusant alors lâchez-vous. Et ne voyez pas mes probables remarques comme quelque chose de négatif, au contraire j'essayerais simplement de nous canaliser et de faire en sorte que nos idées coïncides ^^ !)

Soleon s'aidait du mur, promenant sa main avec nonchalance pour traverser l’obscurité. Les deux émeraudes qui composait ses iris promenaient son regard de ses pieds au reste du chemin. L'odeur de canalisation ambiante ne le dérangeait plus, sa démarche trahissait clairement son traumatisme. Il revoyait ses précédentes escouades, ceux dont il avait disposé. Ceux qui l'avaient trahis, ceux qui avaient jurés de le servir jusqu'à la mort. Tous avaient finis au prêt de la faucheuse. Certain par sa main, d'autres par le plomb de l'ennemi. Qu'importait pour le moment, leurs visages ne cessaient de traverser son esprit. Marchant sur son âme d'une démarche funèbre et longue. Il dégaina un cigare après quelques minutes négative, puis se permit un petit écart. Le cercle, comme cette ville commençait sincèrement à l'épuiser. Combien d'années avait-il sacrifié en mission pour cette cause? Combien de frères avait-il du abattre? Combien d'ennemis? Rebelles, comme civils, combien avait-il du faire disparaître? Pour cette cause perdue entre les griffes d'un destin bien trop capricieux.

Son talki ne marchait plus, aucun moyen de rejoindre la surface avant quelques mètres. Son instinct lui hurlait de lâcher le lion qui sommeillait en lui. La situation était critique, les civils qu'il avait croisé quelques minutes plus tôt étaient sûrement tous morts emportés par l'explosion. Il n'aurait jamais dût leur faire confiance, il aurait dût activer sa bête et abattre Devaut dès que l'occasion s'était présentée. Le souvenir du pneu fauchant ses côtes étira un sourire coupable sur son visage, alors que ses doigts resserraient leurs prise sur le cigare. Il parvenait à entendre une voix, c'était triste et dénué de sens, mais le son de cette voix le conforta dans sa recherche. Des gens discutaient, il y avait d'autres survivants! Il accélérait, péniblement en jouant avec les ténèbres, s'orientant en fonction des brefs echos que lui rapportait le tunnel dans lequel il s'engouffrait.

Plus loin, les trois "militaires", se déployaient face aux deux élémentaires. Ni sourire, ni haine n'écumèrent à travers leurs visage. Tous semblaient simplement déterminé à rejoindre Rémio et Jayura dans une nouvelle danse. Lorsque l'élémentaire de foudre se présenta à un mètre d'eux, il eut comme retour la bonne impression. Ils n'étaient pas amicaux, ses trois créatures étaient des congénères des monstres que Bran et Ryuku venaient d'abattre. Et ils n'eurent pas peur de le faire sentir. Dès que Rémio eut finit de prévenir sa partenaire, le bras du militaire ayant pris l'apprence de Soleon se transforma en une lame noire et aiguisée. Suivit de prêt par ses congénères, ils se lancèrent à l'assaut des élémentaires qui étaient déjà sur leurs gardes. Au même instant, à peine dix mètres plus loin dans le dos des élémentaires, plusieurs silhouettes se détachaient des ombres en se rapprochant de la bataille. Pâle de peau et pratiquement intangible, ils n'étaient que les spectateurs du désastre qui se déchaînait sous leurs yeux.

Les silhouettes semblèrent se consulter avant de venir prêter main fortes aux élémentaires. C'était du cinq contre trois désormais, trois ombres à l'orbite rouges tentaient d'achever les élémentaires. Alors que trois vampires s'élançaient à leur secours. La bataille fut intense, et seulement les deux élémentaires ainsi qu'un seul des trois vampires survécurent:

"Soyez maudits, vous qui nous avez échoué. Que faîtes vous en ces lieux abandonnés ? Que voulez-vous? Si vous cherchez à combattre l'enfer lui même. Abandonnez et disparaissez, ils sont partout. Et ne partiront pas sas nos âmes."

A quelques mètres de là, Bran approchait de l'être vivant qu'il percevait, passant à travers de multiples décombres. Ryuku suivait sûrement le lycan, mais la distance qu'ils se laissaient, permit l'échange suivant. Soleon renversait les blocs de roches qui obstruait son chemin, signalant sa position à Bran instantanément. Les deux hommes eurent quelques secondes pour se jauger. Soleon sentait mal ce lycan, quelque chose lui semblait louche mais étrangement familier. Après ce bref moment de silence, le lion noir n'eut pas d'autres choix que de s'exprimer:

"Vous avez survécu? Quelle est vôtre situation, vous en avez retrouvé d'autres?

-Allons, allons, mon petit chat.

-Quoi?"

Alors qu'il s'adressait à Bran, Soleon fut soudainement pris en otage, ses mains vinrent serrer ses tempes. Alors qu'un son lourd et gras traversait ses tympans. Bran put avoir un mouvement de recul ou d'intérêt vis à vis de l'hybride qui se débattait soudainement devant lui après l'avoir interrogé. Mais, malgré ses sens aiguisés, Devaut venait d'apparaître entre eux dans un flash blanc. Entièrement régénéré, portant toujours sa plaie sur le ventre. Il regardait avec orgeuil le lycan:

-On a pas finis de jouer mon gros.

Alors que Soleon luttait après avoir finalement pu revoir le ciel, son esprit se faisait lacéré par la pression psychique de Devaut. Immobilisant Soleon qui en était presque rendue à s'accroupir pour tenir et survivre à la douleur. Devaut propulsa Bran à l'aide d'une vague psychique, laissant ce dernier retomber contre les débris environnants. Soleon dans un excès de lucidité agrippa à la gorge le monstre qu'était Devaut, puis tenta de lui torde le cou. Geste brave bien que vint, puisque aucun muscle ne bougeaient, ni ne se tordaient sous la pression du colosse. Repoussé à son tour contre les débris, Ryuku restait le dernier espoir d'initiative vis à vis de l'ennemi qui était de retour en grande forme:

"Nous vous vaincrons, vôtre espoir, vôtre vitalité... vous le gênez. Mourrez pauvres bêtes, le bétail ne devrait pas jouer avec l'un des bergers."

Plus bas, alors que le dernier vampire ainsi que les élementaires parlaient, tous purent sentir une secousse psychique traverser leurs corps. Deux otpions se livraient à eux. La première consistait à aller à l'opposer de cette vague. La seconde en revanche les poussaient à rejoindre le combat qu'allaient livrer les trois guerriers face à Devaut.
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