Départ [libre]

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Octavia Renard
Octavia Renard
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Message par Octavia Renard le Jeu 12 Jan - 19:05

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Le temps importe peu. Ni la pluie ni le soleil ne pourraient apporter des chances supplémentaires à la recherche d'Octavia. Après des heures de transport en commun, transpirante et fatiguée, elle arrive enfin devant le centre commercial d'Avventura. Premier pas dans cette ville inconnue, elle ne prend pas le temps de visiter les alentours. Elle n'a qu'un objectif: trouver une place de caissière.

Sac à dos sur une épaule à cause d'une bretelle cassée, veste accrochée sur la anse, moyenne valise verte pomme avec une roue manquante entre ses jambes, Octavia est assise en équilibre dessus les yeux rivés sur l'entrée de l'immense bâtiment. Elle soupire en marmonnant.

"5 heures de voyages pour un centre commercial désert..."

Certes, les quelques heures passées sur les routes ne sont pas énormes, mais Ô est en panne de monnaie courante... et ce parcours était le dernier qu'elle pouvait se payer. Elle aurait voulu que le travail lui saute dans les mains dès son arrivée et que les magasins soient ouverts afin de lui redonner espoir. Cependant, 6h15 du matin, tout est fermé. Oui, elle s'en doutait, mais Madame veut tout de suite se présenter pour des emplois de caissière. Être la première, ne pas être dépassée par d'autres désespérés, c'était son objectif.
Tapant des pieds par son raisonnement stupide de venir dès l'aube et sa faim de bonnes viennoiseries alors que son dernier sous est passé pour un ticket de bus, la demoiselle perd l'équilibre et tombe en arrière de son siège-valise. Les lunettes valsent et un verre se brise. Octavia grogne d'agacement et se relève péniblement. Frottant frénétiquement son jean délavé et descendant son t-shirt qui s'avère être le haut d'un pyjama, Ô inspire et expire les yeux fermés afin de se calmer.

"Génial... mes lunettes. Fait chier."

Octavia se penche sans pliant ses jambes pour attraper ses lunettes cassées. Elle regarde autour d'elle pour voir si des gens sont dans les parages. Personne en vue. Heureusement, elle n'est pas d'humeur à supporter leur aura.
Retirant le verre brisé, Octavia le met dans sa poche. La tension redescendant, elle ressent le froid de l'hiver. Elle retire sa veste grise de son sac à dos et l'enfile. Les joues rouges, le nez qui coule, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle gelait sur place à regarder ce centre commercial fermé sans son manteau.

"J'ai faim, j'ai froid... il ne manquerait plus que la populace se réveille."

Le ventre grognant, Octavia décide de vider son sac à dos afin de voir s'il lui reste de merveilleux sablé. Pull rouge de Noël par terre, brosse à dent par terre, dentifrice par terre, soutif par terre, livre entre les cuisses, boîte de... biscuit ! Elle ouvre rapidement en déchirant l'emballage.

"OUIIIIIIIIIIIII!"

Ô hurle de joie sans le remarquer. Il y a un dernier biscuit émietté dans le paquet. Ô Bonheur Ô Joie pour son estomac. Elle lève le paquet au dessus de sa bouche et laisse tomber les miettes dans sa bouche dont le 1/5 tombe sur sa veste. Tout en mâchant, elle passe un de ses doigts dans chaque recoin pour ne rien gâcher. Son dernier repas avant d'avoir trouver de l'argent ou une bonne âme charitable.
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Ven 13 Jan - 1:41

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Une fois de plus, je me trouvais illégalement dans le centre-ville de l'Avventura. Illégalement ? Oui, il paraît que je suis un homme recherché comme étant un Rebelle dangereux. Me promener tranquillement comme je le faisais dans les rues de la ville qui m'avait vu naître pouvait me causer quelques petits soucis si des policiers venaient à tomber sur moi. Si tant est qu'ils me reconnaissent, bien sur. La ville avait été si faussement calme ces derniers temps que la vigilance des hommes de la loi avaient baissé, et mes visites en villes avaient suivi l'exact opposé. C'était donc avec un t-shirt blanc, un sweat noir par dessus et un jean de la même couleur que je parcourais la ville frappée par le froid de l'hiver. A vrai dire, le sweat n'était qu'un élément surajouté. Ma nature lycanthrope me protégeait de la morsure du froid.

6h du matin, les rues étaient encore sombres et l'horizon commençait à peine à s'éclaircir. De son côté, la ville française, elle, dormait toujours. Le bruit de mes pas était le seul son que je pouvais percevoir alors que je déambulais dans la rue comme un fantôme. J'appréciais cette quiétude et ne m'en lassais nullement. Mais dans quelques minutes, l'Avventura allait se réveiller, et les rues allaient commencer à se remplir. La multitude des odeurs des habitants viendraient me submerger, certains m'intoxicant avec leur parfum, d'autres avec leur manque d'hygiène flagrant. Le bruit de leur pas sur le béton, les centaines de discussions qui s'entameraient, les disputes de bon matin viendraient rompre le calme qui régnait. Poussant un soupir exaspéré d'avance, je continuai ma marche silencieuse pensant être la seule âme à vaincre le froid. Mais il s'avérait que je me trompais..

Alors que je me redirigeais vers la maison de ma tante, la douce odeur du pain et des viennoiseries commencèrent à remplir l'air de leur odeur succulente. J'avais passé la nuit chez ma tante et était parti au petit matin afin de profiter de ma ballade tranquillement. J'en avais profité pour emprunter de l'argent à cette dernière afin de rapporter un pain et des croissants pour le petit déjeuner. La ville de son côté commençait à doucement s'animer, deux ou trois travailleurs matinaux venant prendre leur petit déjeuner, ou leur café sur la route du travail. De mon côté, je m'apprêtais à passer du côté du centre commercial qui à cette heure-ci était absolument désert d'habitude, lorsque j'entendis un hurlement. Prêtant l'oreille vers la source du bruit, je me rendis rapidement compte qu'elle se trouvait sur le chemin que je m'apprêtais à emprunter. Se faisant, je flairai l'odeur d'une humaine à quelques pas de là, et décidai d'aller voir ce que la demoiselle faisait devant le centre commercial de si bonne heure. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je tombai sur une jeune femme un peu mince, la tête renversée sous une boîte de biscuit avec une frénésie presque euphorique. Sans pouvoir m'en empêcher, un sourire vint étirer mes lèvres. A première vue il pouvait paraître moqueur, mais ce n'était nullement mon intention. Détaillant un peu plus l'humaine je remarquai qu'elle portait un sac et une valisette verte pomme sur laquelle était assise, et je supposai donc sans grande difficulté qu'elle venait d'arriver en ville. Mais alors, pourquoi se tenait-elle devant le supermarché ? Sans réfléchir plus longtemps, je m'avançai vers la demoiselle avec mon sourire un brin taquin, et percevant sans mal les bruits de son estomac je souris un peu plus et lui tendis les croissants que je venais d'acheter.

-Votre estomac risque de réveiller toute la ville à cette allure. Et j'aimerais bien profiter de cette quiétude un peu plus longtemps.

J'attendis quelques secondes, le temps que l'effet de surprise se dissipe si surprise il y avait eu. Certaines personnes réagissaient bizarrement à l'apparition d'étrangers, surtout lorsque ceux-ci leur proposait de la nourriture. Mais pour une raison que j'ignorais, le jeune demoiselle attendrissait le loup qui était en moi. Elle semblait un peu en détresse, même si je trouvais cette situation assez drôle.

-Je vous rassure, ces croissants ne sont pas empoisonnés. Je m'appelle Bran....

Baissant les yeux au même moment, mon regard tomba sur le soutien étalé par terre parmi d'autres effets personnels de la demoiselle, et je m'interrompis momentanément. Je me baissai pour le ramasser et le présenter à l'humaine, tout en éclatant de rire.

-Et vous m'avez l'air un peu à l'ouest. Si vous attendez l'ouverture du centre commercial pour faire vos courses, vous avez encore pour au moins une demi-heure d'attente, dis-je avec un sourcil levé.

Maintenant que j'étais plus près, je pouvais sans mal remarquer les traces des miettes de biscuits sur les recoins de sa bouche et parsemés sur ses vêtements. Son haut qui d'ailleurs ressemblait étrangement à un haut de pyjama...Avait-elle si faim qu'elle n'avait pas pris le temps de se changer entièrement avant de venir devant ce centre commercial ? Amusé, je regardai la curieuse jeune fille sans cacher le moins du monde ma curiosité et mon étonnement.

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Octavia Renard
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Message par Octavia Renard le Ven 13 Jan - 20:38

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Le maigre déjeuné d'Octavia n'a en aucun cas calmé son estomac. Au contraire, son appétit déjà présent avant les miettes est devenu bien plus grand. Le biscuit n'a qu'empiré son envie de se goinfrer. Octavia n'a pas pris de vrai repas depuis 1 jour. Un exploit pour la demoiselle qui adore manger et qui consacre toujours deux bonnes heures pour préparer, servir et mâcher chaque aliments de ses assiettes.

Bien trop concentré sur sa faim débordante, Octavia n'a pas remarqué la venue d'un être dans son cercle vital. Par contre, elle a senti la présence de viennoiserie non loin mais elle a pensé que c'est son esprit qui lui joue de diaboliques tours alors qu'elle est entrain de fixé le paquet de biscuit vide.

Un cornet de croissant pendu devant son nez, Octavia lève les yeux et aperçoit vaguement, parmi des particules d'auras, un jeune homme d'une musculature remarquable en longeant du regard seulement son cou et le début de ses épaules. Depuis plusieurs années, Octavia n'avait plus fait face aux auras d'humains mais encore plus longtemps celles des "créatures" qui l'influencent bien plus que les humains normaux. Ô ne comprend toujours pas la raison pour laquelle l'aura des créatures est plus forte, plus compacte que celle des humains.

Alors que Bran, ainsi qu'il se présente, lui tend les croissants avec un sourire plutôt ironique, Octavia se sent aveuglée par les particules qui pivotent dans tous les sens. Malheur d'avoir brisé ses lunettes. La soudaine hilarité de cet homme envahit Octavia alors qu'il tend son sous-vêtement sous son nez. Elle devrait sentir de la gêne, car c'est quand-même son soutif, mais ce fluide que dégage Bran se lie à celui d'Ô. D'abord, un large sourire se dessine sur son visage, puis ensuite un doux rire s'échappe.

En à peine 2 secondes, Octavia reprend le contrôle de son aura, donc de ses émotions, et fait quelques pas discrets en arrière. Elle ressort son verre brisé de sa poche, puis ses lunettes de l'autre avant de répondre à l'inconnu Bran. Autant rester ridicule du début à la fin, Octavia préfère se sécuriser en mettant ses lunettes. Le contact des auras avoisinant ne l'a pas du tout manqué. Elle les remet sur son nez tout en disant d'une voix neutre.

"Bonjour monsieur Bran."

Octavia attrape le soutif que Bran tient en main et le range dans son sac à dos avec le reste qui se trouve par terre. Puis, elle ajoute à la salutation quelque mots.

"Merci pour l'information. Je vais attendre l'ouverture sur ce banc."

Ô pointe du doigt le banc à une dizaine de mètre d'eux. Une manière de tenter de prendre de la distance avec l'aura de Bran qu'elle peut encore voir à cause du verre cassé. Alors qu'elle s'apprête à prendre ses distances, un vent souffle et l'odeur des croissant vient à ses narines. A la seconde près, son ventre grogne bruyamment. Gênée, elle roussit et ajoute.

"Ah, désolée pour le bruit. Je m'en vais sur ce banc afin que vous puissiez profiter du calme avant la tempête du réveil de la ville."


Octavia, les mains posées sur son ventre, fait un signe de tête et se presse à marcher en direction du banc pour s'éloigner du jeune homme.
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Message par Bran Marok le Dim 15 Jan - 2:05

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La demoiselle que je venais d'aborder n'avait même pas remarquer ma présence avant que le sachet de croissant soit sous son nez. Ce n'est qu'alors qu'elle leva les yeux vers moi, se rendant compte que quelqu'un était juste devant elle. Je ne comprenais pas comment certaines personnes pouvaient être si imprudentes, au point de laisser les gens rentrer dans leur espace vital sans qu'ils ne s'en rendent compte. Ce n'était pas pour dire que j'étais arrivé dans son dos à pas de loup ! Et puis, c'était quoi cet air avec lequel elle me regardait. Lorsqu'elle leva les yeux vers moi, elle passa au moins dix secondes à me regarder sans broncher, comme si elle avait une apparition, un fantôme, ou la lumière au bout du tunnel. Elle était vraiment étrange cette demoiselle, mais cela ne fit que renforcer mon envie de rire. Mais cela atteint des sommets lorsque je ramassai son soutif sur le sol. J'aurais difficilement pu réfréner l'éclat de rire qui était sorti. Et contre toute attente, alors que je m'attendais à ce qu'elle rougisse de gêne, ou tente de me frapper...Elle sourit. Et elle pouffa même. Cela eut le don de mettre fin à mes éclats de rire, et je levai -enfin baissai, puisqu'elle était plus petite que moi- un regard fort surpris sur la demoiselle.

Elle sembla elle même surprise de ce qu'elle venait de faire, tant et si bien qu'elle recula de quelques pas afin de mettre de la distance entre nous. Flairant l'air, je m'assurai que la demoiselle n'avait pas peur de moi -ce qui n'était pas le cas-, mais je ne fis tout de même pas mine de me rapprocher. Puis elle prit quelque chose dans l'une de ses poches, et sorti ce qui ressemblait à du verre brisé dans l'autre, et ce n'est que quelques secondes plus tard que je compris ce qui se passait. Des lunettes qu'elle venait de casser ? Si ça se trouvait, c'était la raison pour laquelle elle ne m'avait pas vu arriver. Tout comme ça devait être la raison pour laquelle elle m'avait regardé comme si j'étais une apparition. Dans ce cas, elle ne devait vraiment pas voir grand chose, la pauvre ! Prenant une voix neutre, elle me dit bonjour de manière très polie, m'appelant par la même occasion "Monsieur Bran". Une nouvelle fois je ne pus m'empêcher de rire, tandis qu'elle récupérait son soutien et ses effets au sol.

-Bran. Tu peux simplement m'appeler Bran. Monsieur Bran fait bien trop vieux et formel pour moi, dis-je en rigolant doucement.

Elle me remercia ensuite de l'information que je venais de lui donner, et j'acquiesçai en signe d'assentiment. Le ventre de la demoiselle grogna néanmoins une fois de plus, et elle rougit comme une tomate. Faisant un sourire sincère, je n'ajoutai rien tout de suite lorsque l'humaine s'excusa et s'éloigna en direction du banc, tenant son ventre à deux mains. Je ne comprenais pas bien pourquoi elle s'évertuait à refuser mes croissants, mais je n'allais pas la laisser partir si facilement. Elle était seule, et peu attentive au monde qui l'entourait. Je me serais rapidement senti coupable de l'abandonner à son sort pendant le temps qu'il lui restait à attendre. Tout pouvait lui arriver dans cette ville. Il était vrai que vu l'heure du matin, et que le soleil commençait à poindre à l'horizon, elle n'avait aucune chance de rencontrer des vampires. Mais cette ville était un nid de créatures dangereuses qui pouvaient, elles, marcher en plein jour. Sans compter les humains mal intentionnés qui pouvaient lui tomber dessus. Suivant mon instinct, je suivis la demoiselle et m'assied aussi sur le banc, lui offrant à nouveau un sourire sincère.

-Vous pourriez-vous mettre au bout de la rue que j'entendrais votre ventre supplier pour le nourrir. Certains d'entre nous ont les oreilles fines, fis-je avec un clin d'oeil quelque peu exagéré.

Pour lui montrer l'exemple, je piochai un croissant dans le sachet et commençai à le manger. Comme à son habitude, ces croissants étaient vraiment bon, et je ne me retins pas de pousser un gémissement de plaisir à l'intention de l'humaine.

-Ils sont vraiment délicieux. Vous devriez vraiment en prendre, fis-je avec un sourire gentil.

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Octavia Renard
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Message par Octavia Renard le Dim 15 Jan - 17:22

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Assise au bout du banc, Octavia suit du regard Bran approchant d'elle. Il se place à ses côtés et commence à déguster un croissant comme pour lui donner envie. Il ajoute à la faim d'Octavia de la curiosité. Les croissants seraient excellents. Bien qu'elle soit gourmande, elle aime déguster les plats, desserts et gourmandises des villes. Chaque boulangers, bouchers, artisans ont des spécialités et donc des saveurs différentes et exceptionnelles. Peut-être lui proposait-il des viennoiseries du boulangers du coin ? Préparé pendant la nuit et sorti du four avant le levé du soleil. Octavia peut imaginer à tout instant l'odeur des confections émanant d'une boulangerie au beau matin.

Je me permet de goûter à un de vos croissants. J'avoue mourir de faim ! Est-ce le croissant du boulanger de la ville ? dit-elle en lui jetant un regard rapide derrière son verre brisé.

Octavia n'a pas relevé le clin d'oeil de Bran, ainsi que la supposition qu'il serait une créature. L'humaine qu'elle est a bien vu et ressenti grâce à son aura qu'il n'est pas un humain. Par contre, elle ne saurait dire s'il est un vampire ou un lycan ou encore un hybride. Ô n'a pas eu l'impression que Bran avait un besoin de viandes, de sang, de tuer, d'herbe ou d'autres aliments spécifiques. C'est aussi la raison pour laquelle elle n'a pas fui face à lui malgré son approche sans gêne et direct.

J'ose ?

Une main en direction du sachet de croissant, Octavia plisse des yeux en regardant Bran dans les yeux afin de lui demander la permission de prendre un croissant. Le monsieur étant du côté de la lunette cassée, Octavia est gênée par quelques particules d'aura qu'elle peut encore voir et ressentir. C'est la raison pour laquelle elle fait une petite grimace en plissant un oeil afin d'essayer de fixer seulement les yeux de Bran.

Ses yeux noirs... Je m'y perdrai presque si cette poussière arrêtait de se balader autour de son crâne. Elle est persistante. Ce monsieur aurait-il une pensée ou une sentiment tenace en lui. Un jour, peut-être, pourrai-je voir, mais aussi lire ses auras... Non non ! C'est trop dangereux. Papa en est mort !

Perdue dans ses pensées, la faim d'Octavia vint à l'assaut. Gargouillement. Octavia laisse paraitre un sourire et pique un croissant dont elle dévore rapidement la première bouchée.

Mm vrai. Vous aviez raison. C'est délicieux. Merci.
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Sam 21 Jan - 0:35

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Alors que je me positionne aux côtés de l'humaine pour manger mes croissants, cette dernière regarde les viennoiseries avec envie et curiosité. Elle ne sembla pas le moins du monde surprise de ma persistance, et je n'arrivais que très difficilement à cerner la jeune demoiselle. Aucune réelle émotion ne filtrait du masque détachée de la jeune femme, et elle arborait cet air à la fois perdu mais déterminé et imperturbable que je ne comprenais pas. Un inconnu l'abordait dans un endroit désert et pas le moindre soupçon de peur ne frappait la demoiselle. Etait-elle tout à fait téméraire ? Ou alors son instinct lui avait-il soufflé que je n'étais pas une menace pour elle ? Tout du moins pas dans le cas présent. C'était une des nombreuses énigmes que représentait cette femme. Ce qui m'amusa encore un peu d'avantage. Elle finit néanmoins par accepter ma proposition de croissant, et me demanda alors si ils venaient du boulanger de la ville. Je souris alors avec amabilité.

-En effet. Cela vient bien de la boulangerie de la ville, qui n'est d'ailleurs pas très loin d'ici. C'est un excellent boulanger.

Elle avait par ailleurs complètement ignoré mon clin d'oeil -non qu'il s'était voulu charmeur- et mon allusion à mon appartenance au groupe des créatures surnaturelles. Ce qui me fit me demander si elle connaissait leur existence, ou si même elle avait suivi la dite allusion. Je me doutais bien qu'elle devait connaître l'existence des différentes races, au moins les plus connus, cela signifiait-il donc qu'elle n'avait pas compris ma petite blague ? Peu importait, en tout cas si elle l'avait compris elle n'avait montré aucun signe de surprise. Et si c'était le cas, cela voulait surement dire qu'elle le savait déjà. Ou alors qu'elle s'en moquait. Trop de conjectures traversaient mon cerveau sans obtenir de réponses claires, je me décidai donc d'arrêter un peu de réfléchir et de consacrer mon attention à la conversation que nous menions.

Je hochai la tête lorsqu'elle demanda la permission pour prendre un croissant. Et lorsqu'elle leva les yeux vers moi, elle les plissa et afficha une grimace, comme si me voir était une source de souffrance pour elle. Je fronçai les sourcils intrigués, mais ne fit aucun commentaire sur le coup, tentant de réfléchir à une raison plausible. Ok, la première fois j'avais cru que c'était à cause du fait qu'elle ne portait pas ses lunettes et qu'elle avait surement du plisser les yeux pour mieux me voir. A présent je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était pour une toute autre raison. Elle avait ses lunettes, bien que cassées, mais cela ne devait pas l'empêcher pour autant de me distinguer à cette distance. Et puis c'était quoi cette grimace ?

-Êtes-vous sure que ces lunettes vous vont ? Vous ne semblez pas vraiment à l'aise avec...Ou alors est-ce quelque chose sur mon visage qui vous fait grimacer de la sorte, terminai-je en feignant un air outragé et horrifié.

D'un autre côté elle semblait me fixer dans les yeux, comme pour s'empêcher de regarder autre part. J'aurais pu comprendre si j'avais une grosse poitrine, et qu'elle devait se concentrer pour regarder ailleurs. C'était le comportement typiquement masculin lorsqu'ils s'adressaient à une demoiselle aux capacités respiratoires augmentées. Mais je n'étais pas dans ce cas, et mon interlocutrice était une femme -bien qu'en soit, cela n'empêchait rien. De plus, ce comportement me mettait légèrement mal à l'aise. Les contacts oculaires de manière prolongée avaient pour nous, loups, une valeur de défi. Cependant mon loup reconnaissait que ce n'était pas le cas ici présent, et s'était rapidement calmé quant à ses ardeurs. Mais alors qu'elle semblait se perdre dans mes yeux, son ventre gronda une nouvelle fois, et elle sourit avant d'attaquer le croissant. Sans pouvoir me retenir, je rigolai une nouvelle fois.

-De rien, si vous voulez un autre vous pouvez vous servir. Désolé de ces questions indiscrètes, dis-je après une courte hésitation, mais vous vous appelez comment ? Et qu'est ce que vous faites si tôt et affamée devant le centre commercial ?

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Octavia Renard
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Message par Octavia Renard le Dim 29 Jan - 17:13

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Le croissant glisse lentement dans sa gorge, chaque morse est un délice qu'Octavia ne rate pas. Il sera peut-être l'unique qu'elle pourra se permettre de savourer avant de trouver un emploi. Elle est patiente. Il lui reste quand-même quelque sous pour se loger en attendant d'avoir une entrée d'argent.
Alors qu'elle mord à pleine dent la pâtisserie que Bran lui a généreusement donné, il prend à nouveau la parole en lui demandant qu'est ce qu'elle pouvait bien faire de si bonne heure dans les parages et surtout comment elle s'appelait. Rien n'était un secret pour Octavia, à part sa toute première question quand elle avait les yeux fixés sur lui, mais elle en avait complément oublié les mots depuis qu'elle avait le croissant en main.

Il est vrai qu'Octavia est un peu dissipée ce matin. Elle en oublie les politesses de présentation, puis elle dévisage un inconnu à cause de l'aura qui tourne autour de lui. Par éducation, elle aurait dû se comporter différemment... mais l'éducation est bien loin quand on est fatigué et affamé.

Excusez-moi de ne pas m'être présentée. Je suis Octavia Renard.

Dit-elle avec un large sourire, une main en avant pour partager une poignée de main avec l'inconnu.

Je viens d'arriver en ville et je cherche du travail. Je suis caissière.

Réponse directe et sans ambiguïté, Octavia ne passe pas par 4 chemins pour expliquer sa présence devant le centre commercial de l'Avventura à l'aube. Elle ajoute même une part de son CV. Peut-être que Bran connaît un poste vacant dans le coin, alors Octavia n'hésite pas à donner sa profession.
Terminant le croissant, Octavia frotte ses mains devant elle, ainsi que sa veste pour retirer les miettes éventuelles. Petite léchouille discrète des lèvres pour terminer les possibles restes autour de sa bouche, Octavia se lève d'un saut et s'étire. Étirement à gauche, bras en l'air, étirement à droite, bras en l'air.

Je suis prête pour attaquer cette journée. Merci encore pour votre croissant, Bran. Il était vraiment délicieux !

Octavia baisse les yeux sur elle et remarque son look délaissé. Se présenter pour un emploi à moitié en pyjama, sans sous-vêtement n'est clairement pas un avantage pour elle. Elle doit se changer.

Connaissez-vous des toilettes publiques dans les parages ?

Octavia commence à être agacée du verre brisé qui lui gâche la vue. Entre les particules, la fissure visible, elle est constamment embêtée. Elle passe frénétiquement la manche de sa veste sur le verre. Tentative de nettoyage ? très certainement... mais nettoyer ce qui est cassé est complétement inutile.
Alors qu'Ô insiste, la fissure s'élargit et le verre tombe.

Merde...

Octavia se baisse, retire les lunettes et tente de remettre le verre comme un puzzle. De ses doigts nus, elle se coupe à plusieurs reprises. Ses mains tremblantes de peur de devoir supporter les auras pour son premier jour en ville, Octavia marmonne son angoisse par des petits mots très peu convenable pour une jeune fille.
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Message par Bran Marok le Mar 7 Fév - 17:02

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Alors que la demoiselle prenait le croissant afin de le manger, de mon côté je m'étais vaguement perdu dans les nuages que l'on commençait à peine à voir en ce début de matinée. J'attendais patiemment les réponses à mes questions, et sans me départir de ma patience je recommençai à observer la jeune demoiselle. Elle qui semblait sortir de son lit ne portait pas de soutien -surement était-ce celui qui était tombé au sol quelques minutes plus tôt-, et j'étais curieux de savoir pourquoi elle était venue ici sans même prendre le temps d'avaler quelque chose. Manger, pour les loups, était quelque chose de vital pour pouvoir récupérer, et même reconstituer nos stocks d'énergie. Je m'imaginais mal commencer une journée le ventre vide. Mais qu'importe. La jeune femme s'excusa et se présenta dans le même temps sous le nom d'Octavia Renard. Un petit sourire étira mes lèvres à la mention de son nom de famille, mais je ne fis aucune remarque à ce propos. Je tendis ma main à mon tour pour serrer la sienne et mon sourire s'élargit.

-Enchanté, Octavia.

Elle reprit rapidement à la suite de cela, et il était aisé de deviner que c'était pour présenter sa candidature dans ce centre commercial en tant que caissière qu'elle était venue si tôt. C'est en effet le meilleur lieu pour, car je ne connaissais pas d'autres centres commerciaux à l'Avventura, et les petites boutiques avaient en général déjà leur personnel attitré et n'en changeait pas si facilement. J'acquiesçai alors de la tête sans n'ajouter rien de plus. Suite à cela, elle s'épousseta pour retirer les éventuelles miettes de croissant qu'il restait et me remercia après s'être étirée. Une nouvelle fois, je ne pus m'empêcher de rire. Je trouvais cette petite Renarde bien drôle en effet.

-De rien, la boulangerie n'est pas loin. Vous n'aurez aucun mal à la retrouver en empruntant la direction que j'ai prise pour arriver ici.

Alors qu'elle remarque son état vestimentaire, elle me demande si je connais des toilettes publiques pour qu'elle puisse se changer. J'acquiesce et alors que je détaille une nouvelle fois sa tenue, je m'arrête une fraction de seconde sur le enflamment de son haut sur sa poitrine. Sans prendre le temps de partir dans quelconques pensées, je me détournai immédiatement et me mis en marche pour ces toilettes publiques. Si Octavia avait été une louve, elle aurait surement senti les brèves effluves de mes hormones s'agitant, cependant ce n'était pas le cas et j'espérais qu'elle n'avait rien remarqué. Mais alors que nous marchions, je perçus une légère odeur de colère et son coeur accéléra légèrement. Peut-être avait-elle remarqué...Mais quelques secondes plus tard, je compris que ce n'était pas le cas lorsque des bruits de verre tombé vinrent à nouveau briser le silence. Elle poussa un juron alors que je me retournais vers elle. Les verres de ses lunettes étaient à nouveau tombés. Elle s'était alors baissée pour les récupérer et pour pouvoir les assembler à nouveau, à ce que je comprenais. Mais ses mains tremblaient, et elle se coupa plusieurs fois. L'odeur de son sang et de sa peur vinrent chatouiller mes narines et réveiller des instincts primaires. Je me retins pour ne pas passer ma langue sur mes lèvres, et voyant la détresse de la demoiselle, je mis ces émotions de côté. A mon tour je me baissai alors qu'elle marmonnait toujours des jurons, tous plus jolis les uns que les autres, et je me saisis de ses mains afin d'arrêter son geste.

-Si vous persistez, vous allez continuer à vous couper et le verre ne sera toujours pas réparable, dis-je d'une voix douce, mais ferme. Vous voyez donc si mal que ça ?

Les problèmes de vue, les maladies et petits désagréments de la vie étaient des concepts étrangers à la vie de loup. Ainsi était notre organisme, éradiquant toute forme d'attaque contre lui.

-On aurait au pire pu prendre une paire de lunettes quelque part, mais elles n'auront pas votre correction, et cela ne pourrait faire qu'empirer les choses..

Cependant je connaissais un opticien non loin d'ici. Je n'avais plus d'argent, et je doutais qu'elle en ait, ce qui risquait de rendre les choses un peu compliquées. Mais l'air de détresse absolue de la jeune demoiselle me perturbais.

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Message par Octavia Renard le Ven 10 Fév - 18:41

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Avant de briser ses lunettes comme une gourde, Octavia avait pu ressentir un changement de l'aura de Bran, un peu gênant pour elle, mais excitant à cause des particules flottantes. C'est un peu près à ce moment là, qu'en suivant Bran vers les toilettes publiques, qu'elle avait commencé à essuyer les vitres "sales".
Les verres en miette sur le sol, l'impossibilité de désactiver sa particularité, devoir faire face aux gens, Octavia se sent dépassée, déprimée, angoissée et surtout désespérée. Bien que l'agacement est bien présent, il s'adoucit aux paroles de Bran et au contact de ses mains. Avec un petit sourire, elle lève la tête et le regarde droit dans les yeux.

- Si seulement je ne voyais rien. Mes yeux sont malheureusement en très, voir trop, bonne santé


En fixant les pupilles de Bran, Octavia arrive presque à faire abstraction de son aura tournoyante. Sans baisser son regard, Ô prends son sac, le pose au sol et l'ouvre à l'aveuglette. Comme auparavant, ses affaires personnelles se retrouvent par terre. Pull, paquet de biscuit vide, soutif, boîte à lunette disney, puis une seconde toute noire. Elle l'ouvre en gardant ses yeux sur lui, il n'y a rien dedans.

Dans la panique, Octavia abandonne sa concentration et jette la boîte par terre. Elle suspend son sac et le secoue dans l'espoir de trouver un objet bien particulier en regardant ce qui tombe. Rasoir, tampons, filet de sous-vêtement, une chemise blanche, un pantalon clean, et... des lunettes de soleil ! Malgré qu'on soit en hiver, Octavia devait les mettre afin que les auras des gens disparaissent de sa vue.

Les lunettes ayant sauté en avant, se trouvant maintenant au pied de Bran, Octavia n'ose pas tendre le bras à cause des particules qui l'entourent. Hésitante et gênée, elle prends la parole:

- Euh... pourriez-vous... reculer de quelque pas ?

Octavia devait paraître atypique, étrange et folle. Qu'est ce qu'une fille sans correction aurait besoin à tout prix de mettre une monture sur son nez ? Mais, comme actuellement, quand elle n'en avait pas, elle pouvait ressentir et être influencé de toutes les émotions, convictions que les gens avaient ancré en eux et ressentaient à la millième seconde près. Bran ne pouvait pas se rendre compte qu'à l'instant présent Octavia voyait son aura...
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Message par Bran Marok le Mar 21 Fév - 14:55

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Face au désespoir de la jeune demoiselle devant moi, je restai quelques secondes surpris, constatant l'augmentation rapide de son rythme cardiaque et la peur qui s'emparait d'elle. Mais lorsque je baissai et pris ses mains entre les miennes pour la rassurer, sa posture se détendit et bien que son coeur battait toujours un peu trop rapidement, il était un peu plus apaisé lui aussi. J'avais réagi instinctivement, car le contact était généralement un bon moyen d'apaiser les tumultes internes. Chez la plus part des animaux, le contact avec nos congénères avait de nombreux buts et servaient en général à rassurer l'individu qui en bénéficiait, lui apporter une sensation de réconfort et de sécurité. Octavia cela alors la tête et me sourit avant de répondre à ma question. Une réponse qui était bien étonnante. Je fronçai les sourcils, témoin de l'activité cérébrale que me faisait faire cette jeune demoiselle face à la détresse qu'elle avait témoigné quelques secondes plus tôt. Dans quelle mesure voyait-elle "trop" bien ? Avait-elle en quelque sorte la vision d'un aigle ? Pouvant voir chaque détail de l'environnement qui l'entourait, une vue perçante sans pareil. Cela expliquerait cette tendance qu'elle avait parfois à me fixer dans les yeux. Peut-être y voyait-elle quelque chose qu'elle était la seule à percevoir, ou alors que la noirceur profonde de mes yeux lui permettait de s'y perdre et d'occulter les détails de son environnement. Mais la grande question qui me turlupinait concernait l'utilité de ses lunettes. Si elle voyait parfaitement, alors pourquoi avait-elle besoin de lunette ? Qu'est-ce que cela changeait à sa vision ? Les lunettes étaient en général utiles pour voir mieux, et non moins bien...

-Alors dans quelle mesure ces lunettes t'aident-elles ? Qu'est ce que tu entends par "voir trop bien" ? demandai-je l'air curieux.

Dans bien des cas, les gens auraient cru qu'Octavia était folle. Même si tout le monde était au courant de l'existence des créatures surnaturelles, peu de gens savaient que les humains aussi pouvaient avoir des habilités particulières. Même certaines créatures de la nuit étaient sceptiques quant à l'existence de ces humains particuliers, enorgueillis par la certitude qu'ils étaient les seuls à être "spéciaux" et que les humains ne présentaient aucun intérêt. Je n'en avais pas rencontré des masses moi-même, mais j'était au courant de ce fait car ma mère, qui était humaine, était aussi une guérisseuse. Bien évidemment, elle n'avait que rarement eu besoin d'utiliser ses dons à la maison, car son mari et son enfant étant des lycanthropes, nous guérissions en général assez rapidement pour ne pas en avoir besoin. Je reportai alors mon attention sur la petite Renard et me demandai quel don cette dernière possédait.

Une fois de plus, elle me fixait droit dans les yeux, semblant y prendre ancrage pour ne pas se laisser submerger par la détresse à nouveau. Elle se mit alors à fouiller dans son sac à l'aveugle, et bien que du coin de l'oeil je voyais certaines choses atypiques en sortir, je gardai mes yeux rivés dans ceux de mon interlocutrice. Si cela pouvait l'aider...Mais soudain elle recommença à paniquer, et quittant mes yeux, elle renversa son sac et tout ce qui s'y trouvait. Et le contenu de son sac était plus que représentatif de son sexe. Enfin des lunettes de soleil tombèrent à mes pieds et cela sembla mettre fin à sa crise de panique. Il n'était pas difficile de savoir pourquoi, même si les véritables raisons restaient mystérieuse. Mais au lieu de récupérer les lunettes pour pouvoir les porter, elle avait les yeux fixés sur ces dernières et de nouveau un soupçon de peur filtra à travers les pores de sa peau.

*Proie facile, chasse amusante...* dit distraitement Loup dans un coin de ma tête, s'agitant face à l'odeur de sang et de peur qui trahissait dans la nature une proie blessée et fuyante. Mais nous n'étions pas dans la nature, et nous n'étions pas en chasse. Cela faisait quelques jours que je ne m'étais pas transformé, depuis que j'étais chez ma tante. Loup qui était d'un naturel calme lorsque j'étais sous forme humaine me faisait savoir qu'il avait envie de sortir un peu et profiter pour chasser. Je restais rarement plus d'une journée sans me transformer, et ces quelques jours sans passer par ma forme quadrupède embêtait quelque peu ma partie animale. Mais je rassurai la boule de poil. *Pas maintenant. On ira chasser plus tard, promis*. Je sentis Loup acquiescer quelque part à la lisière de ma conscience. Vivre avec une entité animale en soi était parfois atypique, et peu de gens comprendraient même si on leur expliquait ces particularités. Mais Loup et moi étions étroitement liés, voir indissociable, et entretenions une relation plus que complice.

Revenant à l'instant présent, j'entendis à peine les paroles de la demoiselle en face de moi, et sans attendre une seconde de plus je me baissai afin de ramasser d'une main tous les effets personnels de la jeune femme. De l'autre, j'attrapai les lunettes et quand je me relevai, les lui tendis dans ma main.

-Vous devriez faire attention, dis-je avec un sourire sincère et taquin aux lèvres. Bientôt je connaîtrai tous vos petits secrets, terminai-je en fixant le soutien et les autres objets qui étaient tombés.

Après avoir tout ranger dans le sac, je conduisis la jeune demoiselle aux toilettes publiques comme promis, et lui intimai de se changer.

-Le centre commercial ouvre bientôt, j'espère que vous n'aurez pas trop de difficulté à vous changer. Je ferai le guet devant les toilettes en vous attendant.

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Message par Octavia Renard le Ven 24 Fév - 17:08

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Bran était d'une patience et d'une assurance révoltante avec Octavia. Il avait un self contrôle qu'elle pouvait ressentir à chaque instant. Quand elle s'était coupé les doigts, quand elle avait innocemment révélé ses sous-vêtements, quand elle répondait vaguement à ses questions, il restait toujours calme et souriant. Elle n'avait pas ressenti d'agacement. Elle savait, sans connaître la raison, que la vue de la détresse humaine et du sang pouvaient être un défi pour son être intérieur.

A l'instant même où les lunettes étaient tombés aux pieds de Bran, que l'angoisse sur le visage d'Ô put être visible, elle fut perturbée par une entité intérieure alors qu'elle n'avait pas de double personnalité, en tout cas, à sa connaissance. Mais le trouble fut passager. Elle secoua la tête sans réellement comprendre et prit rapidement les lunettes de soleil des mains de Bran et le suivit sans répondre à son interrogation sur ce "pourquoi trop bien". Elle entra dans les toilettes publiques après avoir inconsciemment fait un clin d'oeil à Bran et elle ferma derrière elle.

Octavia se fixa longuement devant le miroir poisseux de la petite boîte. Elle chuchota:

- Comment... je ne voyais presque plus son aura...

Bidouillant sa peau près de ses yeux, comme si elle cherchait quelque chose qui ne jouait plus, elle soupira et entama son changement de look.

Après 5 minutes, Octavia sortit des toilettes toute fraîche et prête à attaquer la journée. Un jeans à coupe droite, un t-shirt blanc comme neige en U, une jacket de garçon légèrement trop large, les lunettes de soleil au nez, elle inspira profondément et lança un large sourire à Bran qu'elle put enfin admirer de la tête au pied.

- Merci d'avoir surveillé l'entré. Cette petite fenêtre au dessus de la cuvette des toilettes, ce n'est pas malin. N'importe quel pervers peut admirer les gens dans leur intimité. Vous n'êtes pas un pervers, n'est ce pas ?

Dit-elle d'un air comique en le bousculant doucement d'un coup d'épaule. Son assurance revenait au galop maintenant qu'elle portait son pare-aura et surtout son appétit. Impossible de se présenter à des futurs patrons sans savourer un autre croissant de la boulangerie du coin. Ô pouvait se permettre une petite exception dans son budget, surtout si elle voulait être en forme pour sa première journée à l'Avventura.

- Bran, pourriez-vous m'amener à cette boulangerie dont les pâtisseries sont si succulentes ? Je vous en offre un ! Je prends de votre temps... je vous dois bien une petite gourmandise. Et n'allez pas penser comme un pervers !

Octavia lança, ou tenta, le mouvement en direction de... de rien, car elle se dirigeait dans une direction inconnue. Elle se tourna vers Bran et attendit qu'il s'avance.
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Message par Bran Marok le Ven 3 Mar - 5:32

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Par certains aspects, la petite Octavia me rappelait les louveteaux. Maladroite, innocente et un peu perdue sur les bords. Cette attitude était à bien des aspects drôles et attendrissantes. Cependant, d'autres aspects étaient loin de me rappeler ceux des chers petits êtres qui venaient de naître. Mais je ne citerai pas ses soutiens, et autres effets personnels qui sévissaient sur le sol. Ce serait bien trop mesquin, n'étiez-vous pas d'accord ? Mais alors que je lui tendais ses lunettes afin qu'elle puisse les récupérer et les porter -peu importait la raison-, elle sembla se perdre dans ses pensées pendant un instant de flottement. Puis s'en rendant compte, elle se débarrassa de ce qui semblait occuper son esprit en secouant la tête, puis pris les lunettes de mes mains. Ensuite, elle prit le chemin que je lui indiquais pour se rendre aux toilettes publiques comme si de rien était. Je ne savais pas si elle avait occulté ma question intentionnellement ou si elle avait juste oublié de répondre à cause de son moment d'égarement, cependant je n'insistai pas.

Lorsque nous arrivâmes à la cabine, elle y entra sans plus de cérémonies afin de pouvoir enfin se changer et revêtir des habits décents. Je ne l'avais jamais remarqué auparavant car je ne les utilisais jamais, mais ces toilettes publiques n'étaient vraiment pas pratique : une fenêtre en hauteur était négligemment placée là, permettant à un mal intentionné munie d'une chaise de pouvoir jeter un oeil à l'intérieur de cet endroit pas si intime que ça. Mais c'était aussi la raison de ma présence là. Mais alors que j'étais adossé à la cabine, attendant patiemment qu'Octavia ne termine de se changer -ou à vrai dire ne commence- je perçus nettement le murmure qui était sorti de ses lèvres. "Son aura" ? Qu'elle ne voyait plus ? De quelle aura parlait-elle ? La mienne ? C'est alors que notre discussion me revint en pleine figure. "Je vois un peu trop bien" avait-elle dit. Et jusqu'alors, j'avais pensé qu'elle parlait de son acuité visuelle. Alors que je n'y étais pas du tout. Elle pouvait percevoir les auras. Et j'étais certains que cette remarque n'était pas destinée à ce que je l'entende, mais l'ouïe des lycans et particulièrement la mienne était terriblement aiguisée. Rien qu'un murmure ou quelques centimètres de plastiques ne puissent arrêter.

Elle termina alors de se changer, et après quelques secondes elle ressortit de la cabine neuve comme un sou, avec tes vêtements propres et qui lui allaient comme un gant malgré le style un brin original. Ses lunettes de soleil étaient bien sur son nez, et elle semblait bien plus gaie que depuis le début de notre rencontre. Si je comprenais bien, elle voyait les auras, et les lunettes l'en empêchait par je ne savais quel procédé. Si je devais en croire son stress incommensurable et sa détresse lorsque ses précédentes lunettes avaient rendu l'âme, j'étais quasi sûr qu'elle ne contrôlait pas son don. Don qui, en l'occurence, pouvait vite virer au cauchemar à priori. Pour avoir déjà été submergé par mes sens, je savais qu'être submergé par ce qu'on percevait du monde pouvait être assez désagréable. A plus forte raison si c'était en permanence. Mais maintenant qu'elle portait ses lunettes, elle semblait être une toute autre personne. Après une grande inspiration, elle me lança un large sourire et une boutade à propos de cette même fenêtre dont j'avais parlé tout à l'heure, après m'avoir joyeusement bousculé.

-Ma foi non ! Je n'oserais jamais faire une chose pareil ! De plus, j'en ai vu bien assez pour l'instant non ? lançai-je taquin. Faudrait peut-être veiller à ce que quelques mystères demeurent, terminai-je avec un clin d'oeil tout aussi taquin et moqueur.

Les battements de son coeur étaient de nouveau tout à fait stable, et plus une seule once de peur ne s'échappait par les pores de sa peau. Cela me fit sourire, et d'un bon pas ne reprîmes la route, juste avant que la petite Renarde me demande si je pouvais la conduire à la boulangerie où j'avais pris les viennoiseries que nous avions mangé plus tôt. Elle sembla vouloir prendre les commandes des opérations, mais lorsqu'elle se rendit compte qu'elle ne connaissait pas le chemin, elle s'arrêta bien vite avant de se tourner vers moi. Dans l'expectative que je l'y emmène sans nul doute. Gloussant légèrement, je haussai un sourcil d'un air provocateur.

-Mademoiselle aurait-elle encore faim ? Depuis quand n'as-tu pas mangé Octavia ?

Puis sans attendre, je lui fis signe de me suivre et me dirigeai vers ma boulangerie préférée. A cette heure du matin, même si nous étions trop loin pour qu'un nez humain puisse la détecter, l'odeur des viennoiseries et du pain fraîche embaumait l'air d'une telle manière que j'aurais pu les retrouver les yeux fermés. Menant la demoiselle à l'endroit indiqué, je pris le temps de prendre quelques secondes de silences avant de revenir sur le sujet qui attisait ma curiosité.

-Désolé d'être si curieux, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre. Et je m'étais toujours demandé si nous avions des auras, et si oui quelles formes revêtaient-elles. Et si j'ai bien compris, c'est la raison pour laquelle ta vision est si bonne n'est-ce pas ?

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Message par Octavia Renard le Dim 5 Mar - 11:19

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- Allons-y ! je te suis. Mon estomac oubliera les repas que j'ai sauté dernièrement grâce à toi.

Octavia n'allait pas s'étaler sur le nombre de repas qu'elle avait dû omettre ses derniers jours afin de garder une bourse raisonnable pour se payer un hôtel. Son ventre pourrait pleurer rien qu'en y pensant. Obligé de subir les choix de sa maîtresse, il restait quand-même loyal et se faisait oublier de temps à autre.

Alors que les deux jeunes gens avaient pris la route direction, la boulangerie, Bran prit la parole. Le visage joyeux d'Octavia s'effaça à sa question, elle ralentit le pas et laissa son regard se perdre sur le sol. Sous les verres teintés, il était impossible de voir l’inquiétude et la tristesse soudaine à son regard qui perdit ses étincelles.

- Tu as entendu
, souffla t'elle et reprit. - Je me disais bien que tu n'étais pas un humain. Une ouïe fine, un double intérieur,... Tu es donc un petit loup.

Octavia termina sa déduction avec un large sourire en direction de Bran. Sa bonne humeur revint quand elle comprit la raison pour laquelle elle avait pu se détacher de son pouvoir un instant. C'était grâce à lui. En maîtrisant son loup alors qu'Ô sentait les caresses de son aura et son influence cela lui força de faire de même avec son pouvoir. Bran était peut-être la clef pour contenir et protéger sa propre personnalité, puis tenir à distance celle des autres. Il possédait la capacité de dompter sa nature. Il  était probablement en mesure d'apprendre à Octavia à gérer ce qui, jusqu'à maintenant, a toujours été un fardeau.

- Comment fais-tu pour surmonter ton instinct ? Tu communiques avec ton être, tu le diriges, tu le calmes, tu le contrôles. Comment ?


La curiosité d'Octavia était venue au galop. Elle avait besoin de connaître son secret. Par quel apprentissage était-il passé ? Elle s'avança vers Bran, se pointa devant lui, la tête levée afin de voir son visage.

Pour la première fois de sa vie depuis qu'elle avait presque tué son père, elle avait l'espoir de pouvoir réparer le mal qu'elle avait engendré avec son pouvoir. Elle avait détruit l'aura de son père. C'était devenu un légume, sans vie, malade. Sans s'en rendre compte, elle avait arraché tout ce qui faisait de son père un homme bon, un homme heureux, plein de vie et d'espoir. Elle avait laissé le désespoir quand la colère l'avait envahi à cause de l'influence de mère pourrie jusqu'à la moelle.

Un espoir...
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Message par Bran Marok le Lun 6 Mar - 4:42

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Sa manière d'éviter les questions était à la fois très amusante et très révélatrice quant aux réponses qui devaient s'y joindre. Et si je ne me trompais pas, les repas qu'elle avait raté n'étaient pas loin de ne plus pouvoir se compter sur les doigts de la main. Jetant un regard discret à la corpulence de la demoiselle, je ne pus que confirmer mon sentiment qu'elle ne mangeait pas toujours à sa faim. Bien sûr, je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle avait la peau sur les os, ce n'était pas le cas. Mais elle n'avait pas tellement plus non plus. Pour ma part, manger était quelque chose d'essentiel autant pour mon estomac que pour mon équilibre et celui de mon entourage. Si un homme affamé était irritable, je supposais sans mal que ce n'était pas la peine de vous faire un dessin quant à la condition d'un lycanthrope affamé. Marchant donc de bon pas vers la boulangerie, je continuai ma discussion avec Octavia, abordant le sujet qui avait tant éveillé ma curiosité. Mais je regrettai aussitôt lorsque la mine de la demoiselle se décomposa. Je ne voyais pas ses yeux, ni leur expression, et pourtant à la soudaine tension dans ses épaules et à son ralentissement, je compris qu'elle n'avait vraiment pas souhaité que je l'entende. Et que le sujet la dérangeait plus que je ne l'avais pensé.

Lorsqu'elle répondit cependant, se rendant compte que j'avais en effet perçu son murmure, elle en vint à une conclusion rapide et pour le moins surprenante. Il était vrai qu'un humain ordinaire n'aurait pas pu entendre ce qu'elle avait dit. Mais comment savait-elle que j'avais un "double intérieur" comme elle avait semblé appeler mon loup. Et d'après son intonation, elle semblait avoir remarqué depuis un moment que je n'étais pas humain, ce qui me faisait à nouveau me demander comment était-ce possible. En général, sauf quelques exceptions, les humains n'excellaient en rien dans la reconnaissance des autres races. Lycans, vampires -pour peu qu'il fasse nuit-, élémentaires ou autres, avaient tous une forme humaine qui leur permettait de passer inaperçus au sein de la communauté humaine. C'était ainsi que nous avions pu garder le secret de notre existence caché si longtemps. Bien que certains humains avaient un instinct aiguisé, je n'avais pas eu vent de capacités à pouvoir nous débusquer. Mais d'une certaine manière, même si elle ne semblait pas être certaine, elle avait l'air d'en être capable Octavia. Etait-ce par rapport à cette histoire d'aura ? Je me doutais que c'était la clé à cette question. Mais je redoutais de poser d'autres questions trop poussées, de peur que celles-ci minent le moral de mon interlocutrice à nouveau.

-En effet je suis bien un loup, et c'est bien la première fois que quelqu'un d'autre qu'un loup ou un vampire fasse des estimations aussi précise. Cette double-nature que vous avez senti, c'est bien la présence de mon loup.

Et ce ne fut pas sans surprise que je la vis se tourner vers moi avec un large sourire, alors que deux minutes plus tôt elle semblait bien loin. Elle changeait d'humeur aussi vite que de soutiens -si je pouvais me permettre l'allusion-, et bien que ça la rende vraiment difficile à cerner, cela ne mettait que plus de vie dans la conversation. Mais son sourire et sa soudaine bonne humeur revêtait une lueur plus subtile. De l'intérêt, de la curiosité. Elle me regardait avec une insistance et une intensité qui me convainc qu'elle allait certainement me poser une question dans les secondes qui arrivaient. Et cela n'y manqua pas. Et sa question avait le don de me surprendre, tout comme le reste de sa personnalité. Je ris alors sans retenue, autant à cause de la situation amusante et de la surprise.

Encore une fois, je n'avais jamais eu à répondre à ce genre de questions de la part d'autres entités que des lycans tout comme moi. Mais peut-être que le problème n'était-il pas si différent après tout. Tout comme certains nouveaux -ou pas- loups qui ne contrôlaient pas leur partie animale, elle ne semblait pas avoir de contrôle sur son don. Et c'était très certainement la raison pour laquelle elle me posait cette question. Après avoir arrêté de rire, je m'excusai vivement et lui demandai d'attendre quelques secondes, que je lui explique. Certes, j'avais déjà eu l'occasion d'expliquer la relation que j'entretenais avec mon loup à d'autres lycans, cependant ce n'était surement pas pareil que ce qu'elle vivait malgré les quelques similitudes. Ces derniers comprenaient mieux la partie animale sans que j'ai à leur expliquer celle-ci car c'était commun à notre race. Prenant quelques secondes, je décidai enfin de reprendre la parole tout en me dirigeant à nouveau vers la boulangerie.

-Eh bien, pour faire simple...je l'accepte entièrement. Bien trop souvent, ceux de ma race ont tendance à lutter contre leur partie animale. De mon côté, je ne lutte pas. Disons que j'ai appris à communier avec elle, on tire chacun le meilleur de nos deux parties. C'est peut-être légèrement différent dans ton cas, mais dans mon cas je l'ai accepté. Et même si théoriquement nous sommes deux "entités", une "double nature" comme tu le dis, à bien des égards nous ne formons qu'un. J'ai accepté ses besoins, et lui les miens...

M'arrêtant quelques secondes alors que l'odeur des viennoiseries devenait de plus en plus fortes, je regardai mon interlocutrice dans les yeux. C'était un peu plus compliqué que ce à quoi je m'étais attendu et je ne savais pas si mon message était passé. Mais je voyais qu'elle avait en effet besoin d'aide. Et je désirais bien l'aider.

-Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais il est plus facile de contrôler quelque chose que l'on a accepté. Quelque part, ce n'est qu'une extension de toi-même, fis-je avec une sourire doux. As-tu déjà réussi à contrôler ton don ?

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Message par Octavia Renard le Mar 7 Nov - 13:31

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Le fou rire du loup ne put qu'amoindrir l'enthousiasme d'Octavia. Le sourcil levé, les lèvres pincés, elle attendait que Monsieur reprenne son calme. Elle était très sérieuse dans sa question. Elle n'avait jamais été aussi intéressée par une connaissance, une histoire, une théorie. On pourra dire qu'à l'école, Ô était moyenne, car rien ne l'intéressait tout comme tous les élèves. L'influence de tous faisait qu'elle n'avait jamais pu trouver de centre d'intérêt.

Bran expliqua brièvement la manière dont il domptait son for-intérieur. Son explication semblait incomplète pour Octavia. Comment accepter son double pourrait aider à le contrôler ? L'acceptation et le contrôle ne sont pas forcément compatible. Accepter d'être malade ne permet pas la guérison. Octavia prenait sa capacité comme une maladie, un cancer qui lui pourrissait la vie. Les émotions l'envahissaient sans qu'elle ne puisse se battre contre, tout comme des cellules cancéreuses qui se propagent à travers les veines.

- J'ai rarement l'impression que c'est une extension de moi-même, comme tu le dis, car c'est vous tous, vos envies, la haine, le plaisir que vous ressentez qui déterminent mes actes. Vous m'envahissez comme un virus.

Octavia remonta ses lunettes sur le bout de son nez et fronça les sourcils. L'infime espoir de liberté se volatilisa. Elle souffla et se tourna pour se remettre en marche. Elle en oublia le but de ses mouvements. Pourquoi marchait-elle déjà ?

L'esprit embrouillé, elle ajouta:

- Ou allions-nous déjà ?  

Quelque seconde de réflexion...

- Ha oui ! Nous allions manger. Allons-y. Je te suis.

Il était préférable d'omettre volontairement la conversation qu'ils avaient commencé au préalable afin d'éviter de ressentir de la déception. Octavia était professionnelle pour zapper les questions et discussion. Attendant que Bran reprenne la marche, Octavia fixait le sol.

Chacun ses soucis...
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