Exploration [Bran]

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Lorelaï
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Message par Lorelaï le Jeu 1 Déc - 21:25

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La nuit avait étendu ses bras froids et sombres sur la ville et ses alentours, plongeant tout dans un voile de ténèbres à la fois inquiétante et rassurantes. A l'écart des lumière de la ville se trouvait les sources chaudes, située dans les montagnes sans pour autant être trop haute ni trop loin de la ville. Malgré tout la forêt était si proche que la famille qui y vivait se sentait à l'écart, en sécurité dans ce cocon de verdure qui les entourait.

Lorelaï avait couché son fils et était restée debout, regardant la nuit prendre forme. Le brouillard s'était levé, épais mais elle était située assez haut sur la montagne pour être au-dessus du manteau gris et pouvait donc voir le ciel étoilé et clair ainsi que la lune. Au fond d'elle s'éveillaient ses instincts. Elle avait envie de profiter de cette nuit pour sortir. Quittant son fauteuil, elle s'étira et sortit, retirant ses vêtements et les posant sur la véranda qu'elle ferma à clef, la cachant sous l'un des pots de fleurs avant de se diriger vers la forêt, la lune éclairant sa peau claire en un halo fantomatique.

C'était si plaisant de pouvoir sortir en forêt. Depuis le jour où elle avait quitté la meute, elle n'avait pas osé quitté les villes de peur d'être pisté. Ce soir, elle retrouvait donc ce qui lui avait tant manqué depuis des années. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors que l'animal en elle s'agitait. Enfin elle pouvait se laisser aller et être enfin elle. Souriant à cette idée, elle leva son visage vers la lune et son corps muta, s'allongeant, se musclant et se recouvrant d'une épaisse fourrure brune. Une louve d'une taille plus que correcte se tenait là où était Lorelaï un peu plus tôt. Ses prunelles bleues étaient tournées vers la lune et un long hurlement s'échappa de cette gorge retrouvée, profond comme pour annoncer un renouveau.

Puis la lycanne s'élança en une course tranquille, laissant ses sens reprendre leurs marques dans ce corps animal, s'imprégnant des lieux, descendant la montagne, explorant la forêt. Il y avait là tant d'odeurs, de signes de vie, de bruits qu'elle ne vit pas le temps avançait. Elle entreprit une chasse qui se révéla fructueuse, s'éloignant de plus en plus loin dans l'épaisse marrée verte et feuillus. Un lapin tomba sous ses crocs et elle le dévora avec un plaisir purement bestial au milieu des bois avant de continuer son exploration.

L'automne était là mais pourtant la forêt regorgeait encore de vie. Les feuilles ocres formaient un tapis au sol sans pour autant être toutes tombées. Les sapins s'élevaient cachant le ciel de leurs épines, emplissant les lieux d'une odeur de résine que la louve aimait particulièrement. Cela lui rappelait sa contrée natale. Le brouillard quant à lui donnait une impression de pause dans le temps. C'était l'une des particularité de cet élément naturel. Aux yeux de la louve le brouillard semblait arrêter le temps, enveloppant tout comme pour s'en imprégner. Étrangement elle aimait ce voile brumeux, secret et errait dedans lui donnait une allure surnaturelle, couvrant sa fourrure de gouttelette.

Mais bientôt l'atmosphère changea et une odeur de chagrin la caressa peu à peu accompagné du parfum de la mort et de la cendre. Le sol était noir, rongé par un mal qu'elle n'identifiait pas. Elle ne se sentait pas à sa place mais sa curiosité la poussait en avant. Elle humait l'air, ses oreilles remuant pour identifier les sons alentours, attentive. Quel était donc cet endroit, son histoire ? Pourquoi percevait-elle tant d'ondes sombres ici ? Était-ce son esprit ? Elle en doutait mais n'osait pour autant exclure cette possibilité quand soudain un léger craquement se fit.

Instinctivement la tête de la louve se tourna en direction du bruit, ses yeux luisant dans la nuit, ne voyant rien à plus de 10 mètres à cause du brouillard. Elle huma l'air immobile, figée sans rien captée et poursuivit son exploration, prudente, prenant soin de faire le moins de bruit possible. Pourtant elle avait cette impression étrange d'être suivie. Cependant elle ne parvenait pas à saisir une odeur particulière et se demandait de plus en plus si ce n'était pas l'ambiance du lieu qui lui jouait des tours. Mais en bonne lycanne, elle envisagea de piéger le potentiel traqueur qui la suivait. Elle s'élança alors, accélérant de plus en plus, l'air humide lui fouettant la truffe avec les branchages quand elle passait des fourrés, oreilles couchées en arrière pour capter si elle était suivie et alors qu'elle était a pleine vitesse, elle fit volte face en pilant puis s'élança en sens contraire, prête à voir si elle avait raison ou non.
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Sam 3 Déc - 23:56

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Selon la plus part des légendes, c'était à la nuit tombée que les créatures les plus terrifiantes sortaient le bout de leur nez. Excepté les vampires, cette légende n'était pas vraiment exacte. Mais peu importait, car la nuit était à présent tombée sur l'Avventura, et avec elle un manteau de brouillard avait recouvert la forêt et les montagnes autour de la ville. La visibilité était réduite à quelques mètres devant soit, mais cela ne dérangeait guère le loup que j'étais. Sous ma forme animale, ma fourrure blanche passait tout à fait inaperçue dans cet épais nuage rampant sur les environs. Mes sens aiguisés captaient les moindres odeurs, les moindres bruits, les plus petits signes de vie. Seuls mes yeux d'un doré brillant pouvaient trahir ma présence. Ce n'était cependant pas suffisant pour entraver ma chasse qui se déroulait à merveille. Un vieux cerf, ralentis par la maladie et ce brouillard qui ne devait pas aider sa vision décroissante, s'était fait distancé par le reste de son groupe. Il s'était arrêté, un peu perdu. De mon côté je me tenais hors de son champ de vision et sous le vent. Me déplaçant sans bruit près du sol, comme une ombre dans ce brouillard, je me rapprochais implacablement de ma proie. Et lorsque je fus assez proche, je fondis sur lui en un instant. Il eut à peine le temps de pousser un cri de surprise que mes mâchoires se refermaient sur son cou pour le lui briser. Une mort rapide, quasi-indolore. Et je me nourris pendant que les fines effluves du sang emplissait l'air.

C'était une journée comme les autres depuis que la police m'avait poussé à faire de la forêt ma maison une fois de plus. Comment ? En mettant de jolis posters de moi partout en ville avec l'équivalent de "Wanteed" en guise de description. J'étais décris comme un dangereux Rebelle qu'il fallait arrêter à tout prix. De ce fait, j'évitais de trop souvent traîner en ville pour avoir le moins de désagrément possible. Je passais donc mes journées à profiter de l'air saint de la forêt, de l'eau fraîche des rivières, de la nourriture que fournissait la nature. De temps à autres je venais faire un tour en ville, ou alors je surprenais quelques randonneurs. Je vivais de plaisir simples, et pourtant je tentais de continuer un semblant d'éducation grâce à la participation de ma tante notamment. J'étais un très bon élève avant d'avoir du quitter l'école, et ma mère avait toujours voulu que je sois un homme éduqué. Mais tant que j'étais chassé de la ville, je ne pouvais pas terminer d'accomplir ceci. Alors à la place, je chassais. Mais alors que je terminais mon repas du jour, un long hurlement résonna entre les arbres.

Je relevai la tête et la tournai vers la source du bruit, mes oreilles pointant dans le même sens. C'était un hurlement de loup. Non...de lycan si je ne m'abusais. Pour une raison que j'ignorais -c'était surement biologique-, bien que le hurlement des loups étaient attrayant, celui des lycans me paraissaient plus profonds et encore plus attrayant. Je restai à écouter le chant de mon congénère, et lorsqu'il fut terminé je me dirigeai vers l'origine du bruit à toute allure laissant la fin de mon repas sur place. Je tentai de me localiser à travers ce brouillard, et malgré ma connaissance quasi-parfaite de ces bois cela ne fut pas chose aisée pour moi. J'arrivai sur une montagne qui bordait ce coin de forêt, et si je ne m'abusais, cet endroit se trouvait non loin des sources chaudes. Après plusieurs dizaines de minutes, je retrouvai enfin la trace de la louve -car c'était une femelle-. Et après quelques secondes supplémentaires, je pus déterminai où celle-ci se dirigeait. Et ainsi commença la traque. Je suivis sa trace minutieusement, trouvai les maigres restes du lapin qu'elle avait chassé. Sa trace se faisait de plus en plus fraîche, signe que je me rapprochais. Mais celle-ci pénétra alors dans la forêt corrompue et j'eus une seconde d'hésitation avant d'y pénétrer à mon tour.

Je n'aimais pas spécialement ce lieu rempli de tristesse, de colère et de désolation. La terre portait l'odeur des malheurs qui s'y étaient déroulés. Les horreurs qui lui avaient valu le nom de Forêt Corrompue semblaient à jamais infiltrés dans ces lieux. Je suivais la louve sous le vent, à distance de manière à ce que je puisse la voir en ayant le temps de me cacher si jamais elle se retournait dans ma direction. J'avais pris quelques mesures de précaution supplémentaire afin qu'elle ne puisse déceler mon odeur, comme me frotter avec des excréments d'animaux et autres substances qui masqueraient mon odeur musquée tant qu'elle ne serait pas trop près. Elle était un peu moins imposante que moi, mais ne semblait pas pour autant plus fragile. Elle avançait avec une légère hésitation qui me faisait dire qu'elle n'avait pas l'habitude de venir dans ce coin reculé de la forêt. Pour ma part j'avançais avec la patience et le silence d'un chasseur, me demandant combien de temps allait s'écouler avant qu'elle ne remarque ma présence. Mais le brouillard et la période de l'année jouèrent en ma défaveur, et une feuille d'automne craqua légèrement sous mes coussinets. C'était un bruit très léger, mais dans ce silence absolu et avec les sens qui étaient les nôtres, cela sembla résonner dans la nuit comme une détonation. Je jurai mentalement en retroussant les babines, sans bruit cependant, et je m'accroupis en détournant la tête pour profiter du camouflage que m'offrait le brouillard avec ma blanche fourrure. Elle huma l'air alors que je me figeai, mais ne parvint pas à détecter ma présence.

Elle recommença à avancer prudemment, et je continuai à la suivre. Et elle ne tarda pas à se mettre à courir. Je savais que c'était un piège, classique, mais je n'allais pas non plus prendre le risque de la perdre. Je la poursuivis donc, me fiant plus à mon odorat qu'à ma vue. Et au bout de quelques secondes, les effluves de la louve se rapprochèrent soudainement de moi. J'eus à peine le temps d'esquisser un mouvement sur le côté, mais la demoiselle en fourrure me percuta sur le flanc. Je me relevai immédiatement et fis face à la fourrure brune qui était en face de moi. Je grognai quelques secondes, en montrant les dents pour lui signifier que ce n'était pas cool qu'elle m'ait percuté ainsi. Puis j'abandonnai cet air menaçant pour prendre une posture neutre, ni agressive ni soumise. Je me léchai les babines et fis le tour de la louve pour l'observer de plus près. Je repris ensuite mes distances. Et une fois que je fus à peu près sûr que la louve ne m'attaquerais pas, je repris forme humaine. Comme à mon habitude, j'arborais ce sourire de semi-défi qui m'avait valu tant de baston au cours de ma vie, et m'adressai à la louve.

-Désolé de vous avoir suivi, j'étais intrigué. Ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu un des nôtres chanter si librement et avec tant d'émotions. Je m'appelle Bran.

Penchant la tête légèrement sur le côté en ce qui rappelait le mouvement des loups, je haussai un sourcil à l'intention de la louve. Puis levant les mains en l'air, je repris.

-Je viens en paix, promis. Ça sera cependant plus facile de discuter sous forme humaine.

Je recommençai à tourner autour de la louve, lui donnant presque dos, cependant pas totalement. Donner le dos à un prédateur pouvait parfois avoir l'impact d'une provocation, d'un manque de respect. Pour ma part, ma posture de profil me permettait de garder un oeil sur elle, et de lui signifier que je n'étais tout à fait pas un danger pour elle. Mais en était-elle un pour moi ? C'était la question à un million d'euros. J'espérais ne pas m'être trompé en reprenant forme humaine. Cependant je repris une nouvelle fois la parole d'un air décontracté, entamant une conversation au hasard en regardant autour de nous.

-Il semblerait que ce soit la première fois que tu viens ici, dans la Forêt Corrompue, je me trompe ?

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Message par Lorelaï le Dim 11 Déc - 18:46

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Le vent lui fouettait le visage et l'adrénaline courait dans ses veines alors qu'elle venait de faire demi-tour, accélérant le pas afin que l'ombre qui la suivait ne puisse pas l'esquiver en la sentant venir. Sa foulée frappaient le sol d'un bruit mat accompagné par le craquement des rares feuilles issues des arbres alentours et enfin le brouillard s'ouvrit sur son poursuivant qui n'était autre qu'un fantôme blanc qu'elle heurta pourtant, chassant de son esprit l'idée qu'il ne fut qu'une entité spectrale.

Elle ne le mordit pas et retomba sur ses pattes en découvrant ses dents peu ravie d'être ainsi suivie, répondant à son geste par une posture méfiante et quelque peu menaçante. Son regard était tranchant et glacial, ses pupilles n'étant que deux points noirs dans le glacier de ses prunelles alors qu'elle lui faisait face sans céder une parcelle d'amabilité, son loup étant moins enclin à la tolérance que sa part humaine.

Alors qu'il commençait à lui tournait autour, elle continuer à lui faire face, n'appréciant pas spécialement ce geste même si elle le vit se détendre ce qui la fit se taire enfin, son grondement mourant dans sa gorge sans qu'elle ne recouvre pour autant ses crocs. Elle fit même claquer sa mâchoire quand elle eut l'impression qu'il se rapprochait pour la sentir. Elle de son côté n'était pas assez confiante pour le sentir et elle préférait conserver sa posture de mise en garde sans pour autant se montrer agressive.

Après tout il était le premier loup qu'elle rencontrait depuis qu'elle avait quitté la meute donc elle avait du mal à se détendre, toujours inquiète de rencontrer un congénère qui pouvait connaitre les loups de Sibérie. Sa tête devait être mise à prix et elle était peu désireuse de se laisser avoir sous prétexte d'avoir été naïve. Mais alors qu'elle réfléchissait à quoi faire, il reprit forme humaine ce qui l'étonna. Cela la fit recouvrir ses crocs et elle se détendit un peu, considérant désormais son congénère comme moins dangereux que sous sa forme animal qu'il semblait bien maitriser soit dit en passant.

Il la regardait d'un air narquois, affichant une mine de défi qui devait lui être naturel vu ses propos courtois qui la fit redresser ses oreilles. Elle l'observait sans pour autant reprendre forme humaine ce qu'il fit remarquer, l'invitant ainsi à en faire de même. En guise de réponse elle s'avança un peu et huma l'air près de lui, tout en conservant une distance respectable, affichant clairement sa méfiance. Pourtant son comportement se montrait plus ouvert, plus enclin à l'échange même si ses oreilles et son museau frétillaient comme s'ils étaient aux aguets, prêt à parer à toute éventualité.

Lorelaï avait grandi à l'état sauvage et les Russes avaient pendant longtemps traquer sa meute. Elle connaissait les pièges et les traquenards. Il était donc logique qu'elle soit prudente, surtout face à un étranger, qui plus est un congénère potentiellement plus fort qu'elle. Mais d'un autre côté elle était curieuse et la suite de son monologue qu'il lui dédiait attisa cet intérêt. Elle s'éloigna de lui, lentement en l'observant et s’essaya à distance, semblant réfléchir à la démarche à suivre tout en continuant de l'observer.

Puis, après une minute de réflexion, elle se releva et disparut dans le brouillard, attendant de disparaitre au yeux de l'étranger pour reprendre forme derrière un tronc. La froid la saisit et elle regretta immédiatement l'épais pelage de sa louve même si elle était bien moins frileuse que les humains. Mais elle oublia bien vite ce constat, ne voulant pas être surprise si l'homme bougeait, prenant la parole, s'adressant au manteau brumeux autour d'elle.

"Oui c'est la première fois que je viens ici et oui, il est fort indiscret de suivre autrui sans s'être présenté. La prochaine fois je vous conseille de le faire."

Elle se tut, hésitant à donner son nom. Elle n'avait pas donné sa race à Ryuku alors pourquoi donnerait-elle son nom à ce loup indiscret aussi courtois soit-il ? Elle se le demandait, aussi n'en fit-elle rien, pour le moment. Elle préféra donc reprendre avec son accent russe.

"Quel est donc ce lieu... cette forêt... comment avez-vous dit ? Co...rom... Coromplue ?"

Elle plissait des yeux, revenant un peu sur ses pas sans pour autant vouloir en sortir. Elle ne voulait pas qu'il puisse la reconnaitre sous forme humaine. C'était surement idiot mais elle n'y pouvait rien, c'était là une vieille habitude qu'elle avait conservé de la Russie où pour survivre, il fallait se fier à personne d'autre qu'à soi.
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Lun 19 Déc - 19:54

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Depuis le début de notre face à face qui avait débuté d'une manière assez...frappante pour le moins qu'on puisse dire, je notais tout de même une amélioration notable dans le comportement de la louve aux yeux bleus. Elle était passé d'un grondement menaçant, à un avertissement silencieux mais tout aussi effilé que ses crocs, pour finir par une simple posture de mise en garde. Il avait fallu pour cela que je reprenne forme humaine, mais peu importait. Je m'étais volontairement rendu moins agressif, sachant très bien que si nous entamions un affrontement à l'instant j'étais celui qui avait le plus à perdre. Un homme -même un lycan- nu face à un lycan transformé, je n'aurais très certainement pas parié sur l'homme. Cependant la louve garda sa forme animale et ne sembla pas se départir de la méfiance qu'elle éprouvait à mon égard, même lorsque je lui fis remarquer qu'ils serait plus facile de discuter si nous avions tous les deux une bouche capable d'articuler des mots. Elle avança néanmoins pour pouvoir flairer mon odeur, tout en restant à l'affut du moindre geste. J'eus un faible sourire face à son comportement méfiant, puis attendis patiemment la suite des évènements. Cela ne servait rien que je continue si cette dernière ne prenait forme humaine.

Lorsque je mentionnai la Forêt Corrompue, cela sembla piquer la curiosité de la demoiselle louve en face de moi. Elle s'éloigna de quelques pas avant de s'asseoir, clairement hésitante. De mon côté je croisai les bras d'un air discrètement amusé tout en m'appuyant sur le tronc de l'arbre le plus proche. La forêt autour de nous était parfaitement calme, seuls les bruits de nos deux coeurs résonnaient comme un tambour au milieu de ce silence parfait. Peu de gens, et même peu d'animaux s'aventuraient par ici. Je pensais que même les humains pouvaient ressentir l'ambiance du lieu. A ma connaissance, seuls les darkness et quelques psychopathes pouvaient trouver leur bonheur en ce lieu. Mais j'étais toutefois d'accord pour admettre que la Forêt Corrompue éveillait un certain sentiment de curiosité. Et la demoiselle était partagé entre satisfaire cette curiosité ou bien garder ses distances par rapport au loup qui l'avait sournoisement suivi. Mais la curiosité remporta la manche et au bout d'une minute d'un parfait silence entre nous deux, la louve s'éloigna pour se perdre dans le brouillard. Pudique ? Je n'avais pas rencontré beaucoup de loups qui se cachaient avec leur congénère. Après un certain nombre de transformation, la nudité avait cessé d'être un complexe pour beaucoup d'entre nous. Peut-être était-ce une jeune louve, ou alors n'était-elle pas habituée à Changer devant d'autres.

Les bruits de sa transformation résonnèrent entre les arbres quelques secondes avant que je ne perçoive le son de sa voix. Pour ma part j'étais resté exactement à la même place, et même si j'étais curieux de savoir à quoi ressemblait mon interlocutrice, je respectais son intimité. Je compris cependant immédiatement la raison pour laquelle la louve n'avait jamais mis les pieds ou entendu parler de la Forêt Corrompue avant. Bien que son français soit sans faute, son accent -russe si je ne m'abusais- était plus que clairement audible. Ce qui me faisait dire qu'elle n'était pas en France depuis bien longtemps. Un hochement de tête et un sourire vinrent accompagner ses paroles, mais comme elle ne pouvait me voir aussi surement que l'inverse à cause du brouillard je lui répondis à mon tour.

-C'est bien noté, j'y penserai pour la prochaine fois.

A nouveau, un court silence prit place avant qu'elle ne reprenne la parole. Je notai dans un coin de ma tête qu'elle n'avait pas consenti à donner son prénom même si je m'étais présenté, et elle refusait de sortir du brouillard pour pouvoir me parler. Tout indiquait qu'elle voulait que j'en sache le moins à son sujet, et je me demandais bien pourquoi. Deux raisons me venaient à l'esprit : elle me connaissait et ne voulait pas que je sache que c'était elle, ou alors elle était connue -dangereuse criminelle ?- et ne voulait pas donner d'informations à son sujet. La seule chose que je savais était que c'était une femme louve d'origine russe, dont la louve au pelage brun avait les yeux d'un bleu perçant. Je n'étais pas assez proche d'elle pour obtenir aucune autre information, que ce soit par rapport à mes yeux, mon nez ou encore mes oreilles. Cependant je l'entendis s'approcher de quelques pas, toujours cachée dans le brouillard cependant. A mon tour je commençai à marchai de droite à gauche, en veillant à maintenir la distance entre elle et moi afin qu'elle ne se sente pas menacée ou autre.

-La Forêt Corrompue. Si je me rappelle bien, on lui a donné son nom lors des Trois Jours Sombres. Trois jours où d'innombrables actes de violences furent commis à travers la ville. Deux entités s'affrontaient : Une darkness, et une lightness. De chacun de ces deux côtés, toutes les races prirent position. Certains souhaitaient le chaos absolu, d'autres espéraient en une paix à toute épreuve. Des effusions de sang et des affrontements à travers toute la ville, et même ici où nous nous trouvons actuellement. Parmi ces arbres calcinés. Ceci est l'oeuvre de jours de désolation, et de la fureur de la darkness qui brûla cette forêt. Cette atmosphère est une image de la désolation qui a frappé la ville pendant ces trois jours.

Les Trois jours Sombres, à cette époque je n'étais qu'un loup adolescent, je n'avais pas prit part à ce conflit. Mais j'en avais entendu assez pour savoir ce qui s'était passé à peu près. La Forêt Corrompue, et bien d'autres endroits n'étaient que des cicatrices des évènements qui avaient touché cette ville. J'avais arboré un ton penseur afin de raconter cette petite histoire un brin sombre. Je m'arrêtai alors de faire les cent pas et me retournai vers la jeune demoiselle russe toujours cachée. Cette petite histoire m'avait donné une idée.

-Mais ce n'est pas le seul endroit à avoir vu des atrocités à cause des créatures surnaturelles, je me trompe ? C'est pour cela que vous êtes ici ? Et c'est pour cela que vous vous cachez ?

Ce n'était qu'une supposition, pire, une hypothèse. Mais cette méfiance et ce désir de rester invisible clamait haut et fort un sentiment qui ne m'était pas inconnu, et qui n'étaient pas inconnus aux gens qui avaient vu certaines difficultés. "Je ne peux faire confiance à personne". La Russie de ce que j'avais entendu n'était pas un pays d'enfant de coeur. Mais je pouvais me tromper du tout au tout. J'étais curieux de savoir ce que cette louve avait à raconter.

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Message par Lorelaï le Mer 4 Jan - 12:45

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Elle l'écoutait, méfiante comme bien souvent. Elle s'appuyait contre le tronc se tenant face à l'homme au delà du brouillard, lui faisant front malgré le manteau qui les séparait de tout contact quel qu'il soit. Elle tendait l'oreille, curieuse et pensive en entendant son histoire, se crispant en le sentant bouger, restant quant à elle, immobile, désireuse de lui donner le moins d'information sur sa propre position. Avait-il une bonne mémoire de l'espace ? Il semblait que oui car il conserva une distance respectable à son égard qui plut à la louve.

Elle ne supportait que difficilement le manque de respect ou de courtoisie et même si elle avait appris à afficher un masque d'amabilité, ce dernier avait des limites. C'est donc avec un certain plaisir qu'elle accueillit le comportement de son congénère qui malgré sa curiosité se retenait de venir chercher de lui-même des réponses. Cependant cela ne l'empêcha pas de la questionner à la fin de sa sombre histoire.

Lorelaï bougea un peu, changeant sa position, se redressant un peu sur le tronc calciné qui laissait de la suie sur sa peau humide. Ses cheveux se perlaient de gouttelettes ainsi que ses cils qui recouvraient en partie ses yeux à demi fermés, affichant un air pensif sur son visage. Ainsi donc l'Avventura avait connu de nombreux déboires dont ses trois jours sombres. Entre Ryûku et ce personnage au nom de Bran, elle en apprenait peu à peu sur cette ville qu'elle avait pensé sûre pour son fils et qui se révélait au final pas si enclin à la paix qu'elle ne l'avait cru au début.

Elle soupira et releva ses prunelles vers le lieu où devait se trouver son congénère qui avait enfin cessé les cents pas. Elle observait ce brouillard et réfléchissait à quoi dire. Lui parler de la Russie ? Pourquoi pas. Elle ouvrit la bouche et sa voix marqué de son accent reprit doucement dans le silence ambiant.

"La Russie n'a jamais été une terre de paix ou de respect. Là bas seuls les forts gagnent tandis que les faibles s'inclinent. Les créatures surnaturelles quelle qu'elles soient et quoi qu'elles désirent ne sont que des abominations bonne à mourir si on perce ce qu'elles sont. Je ne considère plus comme une atrocité le fait de survivre. J'ai grandi et vécu ainsi. Mais quand tu quittes ta meute tout change. Tu es seul et tu dois agir en conséquence. c'est aussi simple que ça."

Elle se tut un instant, le laissant assimiler ses propos. Des morceaux de son histoire sans plus de détails. Des lambeaux d'informations qu'elle lui donnait sans tout dire, sans tout conter aussi bien que lui. Pourtant il y avait sa voix, son émotion, son chagrin qui perçait dans le silence ainsi qu'un résignation profonde à cette vie. Elle reprit.

"Être seule n'est pas facile même si cela offre quelques avantages. Mais en Russie cela vous pousse à plus de prudence car on aurait tôt fait de chercher une âme sur laquelle se reposer les jours où la peine est trop forte.... Quand on commet une fois l'erreur, on ne l'a fait pas deux fois là-bas."

Elle eut un petit rire caustique, lourd avant de poursuivre en se redressant une nouvelle fois, plus vive.

"Bref la Russie n'est pas une patrie de tendre et je pensais qu'ici, la paix ne serait pas un moindre mal pour moi... Mais je constate que la paix n'est pas au rendez-vous ici et que les vieilles habitudes ont la vie rude. Au faites connaissez-vous les meutes de ma patrie ?"

Question anodine ? Pas tant que ça. Suivant sa réponse, elle envisageait d'en dire plus ou non. C'est comme ce temps d'hésitation quand elle avait parlé de chercher un lieu de paix pour elle, hésitant sur la suite avant de changer de sujet. Elle ne voulait parler de son fils, son trésor. La meute du nord voulait sa mort et la sienne et le préserver était sa priorité d'où son silence sur ce sujet. Mais qui sait, ce loup avait l'air aimable alors pourquoi pas...

"Et vous, êtes-vous d'ici ? Vous semblez bien connaitre la ville non ?"

Une histoire pour une histoire. Lorelaï avait parlé d'elle et de la Russie et bien que son récit soit moins riche en détail, elle était plus encline à laisser du suspens pour plus tard si le loup désirait en apprendre un peu plus bien entendu. Après tout à quoi bon conter un récit si le spectateur ne s'y intéresse pas ?
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Mer 4 Jan - 18:29

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Lorsque j'eus finis mon récit, je me tournai vers la louve dont je ne connaissais pas le nom en attente d'une réaction. Depuis sa transformation, elle avait à peine bougé, et ces dernières minutes ne faisaient pas exception. J'entendis quelques petits bruissement, mais si elle avait bougé, elle ne s'était toutefois pas le moins du monde déplacée. Elle désirait visiblement restée à couvert derrière l'épais brouillard qui obscurcissait la forêt des arbres calcinés. Attendant patiemment que la demoiselle prenne la parole, je restai tout à fait immobile, profitant du calme environnant pour laisser mes sens vagabonder. Finalement, je perçus un soupir qui annonçait le début de quelque chose, et c'est avec une voix calme qu'elle rompit le silence. Des pièces d'un puzzle sombre, qui semblaient n'avoir aucun lien, aucune logique entre elles, mais lourdes de significations quand on savait lire entre les lignes. Sa voix lourde de chagrin, sa tristesse se faufilant jusqu'à mes narines. Elle avait du survivre dans un environnement hostile aux êtres surnaturelles, puis avait du quitter sa meute. Je fermai les yeux -même si elle ne pouvait voir ce geste- et soupirai en signe de soutien. Sa meute...un sentiment d'appartenance que je n'avais jamais eu, et que je ne pouvais entièrement comprendre. Ma seule meute avait été mes parents, et une meute de loups, jamais une meute de lycans. Même si j'avais toujours espéré en trouver une, ou en fonder une.

Elle laissa le silence peser encore quelques secondes, mais je me tins bien de le briser car je sentais qu'elle n'avait pas fini. Et la suite fut aussi triste que le début. Et justifiait amplement le fait qu'elle ne me faisait aucunement confiance pour son apparence ou son nom. Je connaissais son odeur, et si je la croisais je la reconnaitrais à coup sur. Mais jusqu'alors, je ne saurais rien de cette louve. Son rire dépourvu de joie me fit presque grimaçai de compassion. Elle avait voulu faire confiance, se reposer, elle en avait payé les pots cassés. Et maintenant elle était de nouveau en fuite. Elle avait atterri ici où elle espérait trouver la paix. Mais bien que cette ville soit bien plus avancée que les autres dans la reconnaissance des droits des créatures surnaturelles, certains conflits persistaient. Loin dans mes pensées, je fus surpris d'entendre ses diverses question. Les meutes de sa patrie ? De la Russie ?

-Non, aucunement. Je n'ai jamais mis les pieds en Russie. Et d'ailleurs, je n'ai même jamais été en contact avec une vraie meute de lycan...

Ma voix s'était faite pensive, empreinte d'une lointaine nostalgie que je pensais avoir surmonté depuis longtemps. Mais les loups étaient faits pour vivre en meute. Leann, pendant un instant, avait constitué ma meute alors que je n'avais plus rien. Mais elle était elle aussi partie, pour ce bâtard de Natsume. A ces souvenirs, une colère sourde mêlée de peine monta en moi. Mes yeux virèrent au doré pendant une seconde et je dus retenir tant bien que mal un grondement menaçant. Mais je ne voulais pas inquiéter la louve qui avait commencé à parler, alors je pris le temps de me calmer avant de répondre à ses autres questions.

-En effet, je suis né ici. Plus précisément dans la forêt, un peu à l'écart de la ville. Ma mère était humaine, et mon père était un lycan. J'ai tout hérité de mon père, sauf la couleur de la fourrure de mon loup. A ces mots quelques vives notes de tristesses filtrèrent à travers ma voix, mais je continuai, imperturbable. Mon père a quitté sa meute avant ma naissance pour vivre avec ma mère humaine. J'ai vainement tenté de les retrouver par la suite, mais jamais je n'ai pu. Quelques années plus tard, des chasseurs de lycans nous on retrouvé et tué mes parents. Des humains qui considéraient comme fléau tout être surnaturel. J'ai vécu pendant un certain temps avec une meute de loups blancs -de vrais loups-, et ensuite avec ma tante en ville. Je connais de ce fait cette ville par coeur, et encore mieux la forêt qui l'entoure.

Je passai sous silence le fait que j'avais tué les meurtriers de mes parents, tout comme je passai aussi sous silence le fait que j'avais fait parti des Rebelles et que c'était la raison pour laquelle je vivais à présent plus souvent dans la forêt qu'en ville, avec ma tante. Ces informations ne risquaient pas d'être utiles à ce moment précis de la conversation, et je craignais qu'au contraire ils se retournent contre moi. Mais je ne tenais pas non plus à cacher la vérité à la demoiselle.

-L'Avventura n'est pas de tout repos parfois, du fait qu'elle se veuille être l'Havre de Paix des espèces. Certains conflits d'idéaux persistent et affectent tout le monde, directement ou indirectement...Et c'est peu dire que certains évènements étranges font l'objet de discussions ici. Mais personne ne vous tuera en raison de votre simple nature.

Je ne savais pas si cela allait l'aider à prendre confiance, mais si j'avais appris une chose, c'était que l'Avventura était le parfait endroit refuge des espèces qui désiraient fuir un passé un peu trop violent dans des villes qui ne toléraient pas les non-humains. Contrairement à d'autres villes, personne ne fermeraient les yeux sur une chasse à l'homme quelle qu'elle soit. Et ceux qui la cherchaient risquaient fort de se retrouver dans les ennuis. Mais je pouvais bien comprendre que la prudence restait de mise.

-J'en déduis que si vous avez survécu si longtemps en Russie, et réussis à en réchapper, c'est que vous ne devez pas être faible, souris-je néanmoins. Mais n'aurait-il pas été plus facile si vous étiez restée au sein de votre meute ?

Je me doutais bien qu'il y avait une raison pour laquelle ça n'avait pas été le cas, mais je ne comprenais pas laquelle. Si des humains tuaient les créatures surnaturelles, n'aurait-il pas été plus judicieux de rester avec la meute pour les combattre ? C'est alors que sa question sur les meutes de sa patrie me revint. Peut-être fuyait-elle en fait sa meute...Je haussai un sourcil interrogatif, mais encore une fois personne n'était là pour le voir.

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Message par Lorelaï le Mer 4 Jan - 19:33

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Le jeune homme était perspicace et ouvert mais il l'écouta sans faire part de ce qu'il comprenait et assimilés dans les propos de sa congénère, la laissant s'ouvrir peu à peu. Puis elle le questionna encore et ce fut à son tour.

Il parla de lui et instinctivement Lorelaï se détendit, appréciant cette voix qui ne se montrait ni indifférente, ni hostile. Elle l'écoutait simplement, appuyée sur son tronc, laissant l'écorce calcinée marquer sa peau alors que l'histoire se poursuivait dans cette ambiance si particulière qu'offrait la forêt corrompue.

Il était donc loup de naissance, comme elle. Mais il avait grandi comme un humain avant que sa famille ne meurt et qu'il rejoigne une meute de loups. C'était curieux comme parcours et un sourire se dessina sur ses lèvres même si elle percevait sa tristesse. Perdre les siens n'était pas facile mais il avait encore une personne à laquelle il avait encore un lien : sa tante.

Cependant la suite la laissa un peu surprise. En effet il lui dit qu'un meurtre ne restait impuni et pourtant de la façon dont il en avait parlait pour ses parents, Lorelaï n'avait pas cet impression. Elle se redressa un peu, se disant qu'il disait peut être ça pour la rassurer. Elle se demandait pourquoi. Était-ce pour l'amadouer d'une manière ou d'une autre à moins qu'elle ne s'imaginait des choses ? Elle réfléchissait quand il la questionna une nouvelle fois sur sa vie et Lorelaï releva la tête, quittant ses pensées.

Elle hésitait. Franchir la barrière. S'ouvrir enfin. Essayer. Elle quitta son tronc et s'approcha du loup, ralentissant quand elle vit ses formes se dessiner dans la brume pour ne s'arrêter qu'une fois que son visage était lisible. Elle le regardait droit dans les yeux et lui fit un sourire aimable. Il avait les cheveux emplis de gouttelettes et son regard était jaune avec ce petit sourire moqueur comme si rien ne pouvait le toucher et comme s'il se foutait de tout. Cela l'amusa un peu alors qu'elle prenait la parole.

"Rester avec ma meute était impossible. Ils ont tué l'homme que j'ai aimé et aurait tué celui que je portais. Perdre les deux hommes de ma vie était hors de question."

Elle le regardait droit dans les yeux, ne cillant pas. Malgré son visage doux, son regard était triste comme à chaque fois qu'elle se remémorait le choix de son père. Elle avait perdu sa famille pour sauver celle qu'elle avait aujourd'hui. Une meute pour un fils et si elle devait faire à nouveau ce choix aujourd'hui, elle referait le même sans une hésitation. Elle eut un sourire.

"Avoir une meute est un fardeau et un cadeau. Il y a des règles, des principes. La meute de Sibérie est la plus grande mais aussi la plus sauvage qui soit. Mon père en était le chef et j'étais destinée à la conduire à sa mort si je me pliais aux traditions."


Elle ferma les yeux et se détourna du loup, croisant les bras comme pour se donner contenance, les rouvrant en fixant le brouillard, regrettant alors qu'ils ne puissent voir le ciel et ses étoiles pour pouvoir chanter et eut un petit rire.

"Mais je suis une fille indigne qui n'a jamais pu se plier aux règles et encore moins à celle qu'à voulu m'imposer mon père donc je l'ai transgressé et mon compagnon en a payé le prix fort. Ils ont lancé la traque et ce même jour j'ai quitté ma meute que je fuis depuis lors."

Elle eut posa alors son regard sur lui et poussa un soupir avant de reprendre doucement :

"Mais même si j'ai perdu beaucoup, je me dis que le plus important est d'avoir des gens qu'on aime et de prendre soin d'eux."

Elle se frotta les bras même si elle n'avait pas froid, désirant surement chasser ces vieux sentiments qui la hantaient encore et fit quelques pas en regardant ce paysage terne et triste avant de poser ses yeux sur le jeune homme.

"Voulez-vous poursuivre cette conversation sur un terrain moins humide et terne ? Ça nous évitera peut être de conter des histoire aussi tristes que les nôtre qu'en dites-vous ?"
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Mer 4 Jan - 21:18

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Pas une fois la louve m'interrompit lors de mon récit. Elle écouta sans broncher tout ce que j'avais à dire. Du moins, si elle l'avait fait, le brouillard en avait caché toute trace. Et la distance qui existait entre nous était quelque peu perturbante car j'ignorais tout de ses réactions. Ne sachant pas si je faisais de faux pas, ou au contraire. Mon nez était tout à fait inutile, car il était capable de sentir des émotions nettes telles que la peur, la tristesse, la colère, ou encore le désir. La joie, la méfiance, le mécontentement n'en faisait pas parti, sauf si elles devenaient assez fortes pour se muer en celles que j'avais cité au préalable. Son rythme cardiaque et son souffle restaient réguliers, de telle sorte que j'avais l'impression de parler seul. Sans mes yeux pour observer les réactions de son corps, je ne pouvais rien dire. Cependant, alors que je lui posai une nouvelle question afin d'en savoir un peu plus sur la raison qui l'avait poussé à quitter sa meute, elle se rapprocha. Je perçus d'abord un flottement de quelques secondes, puis des bruits de pas et son odeur se rapprocha. Finalement, le brouillard me laissa entrevoir la silhouette de la jeune femme avant qu'elle ne s'avance suffisamment pour que je puisse percevoir son visage. Et elle le mien. Elle était un peu plus petite que ce à quoi je m'attendais, mais elle ne semblait pas pour autant fragile. Comme à mon habitude, j'arborais ce sourire mi-moqueur mi-provocateur qui était tout naturel chez moi, et mon interlocutrice sourit à son tour. Son visage ovale était recouvert par des cheveux bruns, presque noirs, qui étaient parsemés des mêmes gouttelettes qui alourdissaient ma chevelure.

Elle semblait amusée par mon air, mais lorsqu'elle répondit à ma question ce fut avec sérieux. Et je ne pouvais la blâmer pour ça. Lorsque j'appris qu'elle avait un enfant, et que -si je ne me trompais pas- le père de ce dernier avait été traqué et tué par sa meute, mes yeux se plissèrent légèrement et j'acquiesçai en signe de compréhension. Un sourire triste vint alors étirer ses lèvres. J'écoutai presque religieusement le reste du récit, et la laissai parler. J'eus juste un petit sourire taquin lorsqu'elle évoqua la position de son père au sein de la meute. Alors comme ça, la louve que j'avais en face de moi était la fille de l'Alpha de la plus grande meute qui existe à ce jour. J'en vins à me demander une fraction de seconde quelle place occupait mon père dans la meute du Marok, et quelle place occupait cette meute dans les meutes existantes. Peut-être mon interlocutrice en aurait-elle entendu parler ? Peu importait pour l'instant. Je continuai d'écouter la louve attentivement. Et lorsqu'elle eut finie, je souris et acquiesçai de nouveau. Elle était certainement plus âgée que ce dont elle avait l'air. A première vu je lui aurait donné dans la vingtaine, mais elle était peut-être un peu plus âgée que cela. Excepté ce fait, et malgré nos différences d'histoires, je trouvais que son caractère ressemblait sensiblement au mien. Je pris donc la parole avec un sourire songeur.

-Je n'ai jamais été très à l'aise avec les ordres et les règles, moi non plus. A vrai dire je n'ai jamais eu de meutes de lycan, et bien que je connaisse les règles implicites de nos cousins sauvages les loups, mon père n'a pas eu le temps de parfaire mon éducation de lycan. Cependant, je fais ce que je crois juste. Je ne pense pas que cela fasse de nous pour autant des gens indignes. Mais en effet, le plus important est de protéger ceux à qui l'on tient. C'est ça le vrai travail d'un dominant, d'un Alpha. Protéger ceux qui nous sont chers...

Je pensai alors à ma tante, à Leann, et à toutes ses personnes que j'aurais voulu protéger. C'était déjà le cas pour ma tante, sans qu'elle le sache. Pour Leann cela avait été un peu plus compliqué, même si je l'avais aidé avec son caractère. J'aurais voulu protéger mes parents, mais j'avais été trop jeune, trop faible pour se faire. Plus jamais. Je revins à la conversation lorsque la louve proposa qu'on quitte cet endroit un peu lugubre, ce qui influençait certainement notre propension à parler de notre triste passé. Je rigolai de bon coeur, puis la regardai avec un sourire avant de prendre la marche afin de retourner vers la forêt. Où l'odeur des arbres était bien plus rassurante et accueillante, où il y avait de nouveau des traces de vies dans l'air. Où la désolation n'imprégnait pas le sol comme une blessure mal guérie.

-Vous avez très certainement raison, il est temps de laisser derrière nous ce coin lugubre.

Une fois que l'air fut meilleure et que nous avions quitté le gros du brouillard, j'ébrouai mes cheveux et passai mes mains à l'intérieur afin d'enlever une bonne quantité des gouttes qui s'y étaient perdues. Je ne risquais pas d'attraper de rhume, mais l'eau les aplatissait et je préférais les égoutter afin qu'ils reprennent leur forme naturelle en mèches. Je levai les yeux vers le ciel étoilé, vers la lune, et souris. Bien des légendes liaient les lycans à la lune, et même les simples loups, et bien qu'elle n'ait aucun effet réel sur nous j'appréciais particulièrement cet astre. Haut dans le ciel, sa présence résonnait comme un chant en moi. Sentant la louve se rapprocher de moi, je pris de nouveau la parole.

-Auriez-vous entendu parler de la meute Marok ? Je ne sais rien de ses origines exactes, ni rien de ses membres à part que mon père, et son père en faisait parti. Je ne cherche plus vraiment à la retrouver non plus, mais j'ai toujours voulu en savoir plus sur ce que ça fait d'être dans une meute. Mon père en est parti car ma mère était humaine, il a lui aussi été chassé, même si personne ne le traquait.

Je la regardai une fraction de seconde avant de détourner les yeux. Je me doutais bien que, même si elle avait apprécié sa meute, le fait qu'elle soit maintenant traquée elle et son fils par celle-ci ne devait pas l'en réjouir. Loin de là. Et je me demandai si toutes les meutes avaient le même fonctionnement. Si c'était le cas, je voulais un jour fonder ma meute bien différente de celles dont j'avais déjà entendu parler. Mais ça ne serait pas possible dans la situation actuelle.

-On avait dit qu'on arrêtait avec ces histoires tristes. Mes excuses, repris-je en souriant pensivement. Donc si j'ai bien compris, vous et votre fils êtes des lycans de naissance, tout comme moi. A vrai dire, à l'Avventura je n'en ai pas rencontré beaucoup qui soient nés lycans. La plus part étaient des mordus. Mais il y a aussi bien des espèces qu'on ne croise que très peu en dehors de cette ville.

En effet, la plus part des lycans que j'avais rencontrés l'étaient à la suite d'une morsure. Amarra, Leann, le soldat Varko par exemple. Mais c'était toutefois sympa de rencontrer une louve. Pendant un instant je fus tenté de demander un combat à la demoiselle, et je sentis mon loup s'agiter d'excitation face à cette expectative. Mais je la réfrénai de suite. Je calmai ma partie animale et croisai les bras.

-Vous pouvez me demander ce que vous voulez à propos de cette ville, je répondrai du mieux que je pourrai.

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Message par Lorelaï le Ven 6 Jan - 12:40

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Parler de son passée était à la fois un bienfait et un mal. Lorelaï ne s'était ouverte à personne sur cette partie de son histoire et ce soir elle le faisait. S'ouvrir était difficile même si les mots semblait venir sans soucis. Elle évitait de le regarder en lui contant tout cela, ne voulant pas percevoir de pitié, elle qui avait tant de fierté. Elle se souvenait si bien du jour de son départ. Elle avait hurler à son père de ne pas faire une telle folie mais il était déjà trop tard, le mal était fait, les loups étaient partis en chasse et quand la meute de Sibérie s'ébranle pour la Traque, la proie, rarement, en revenait vainqueur. Lorelaï n'avait alors pas hésité et avait fui, profitant de l'ouverture. Aurait-elle dû aller aider son homme ? Elle se disait que non, ils se serait tous condamnés ainsi face au nombre des loups. En agissant elle avait sauvé son fils mais abandonné son époux. Elle soupira sans s'admettre qu'elle s'en voulait de l'avoir laissé.

A Moscou, elle l'avait attendu sans qu'elle n'ait vent de sa présence, ni du résultat de la chasse. Elle avait trop peur, son ventre s'arrondissant, la rendant plus vulnérable alors elle s'était faite discrète au risque que jamais il ne les retrouve s'il avait survécu. Puis, peu à peu, le temps s'égraina, son fils prenant son temps comme le reste, elle finit par se dire que jamais elle ne le reverrait. Ses mains enserrèrent un peu plus ses épaules, son récit se terminant, elle chassa ses souvenirs et eut un sourire comme elle savait si bien les faire. Ce sourire qui veut dire que tout va bien malgré le chagrin. Elle écouta ce jeune loup qui semblait déjà bien mature. Avait-il dans ses âges ? Elle le pensait. Son regard sombre, sa chevelure de nuit pour un loup aussi blanc que neige. Il lui rappelait son époux un peu. Ce même côté moqueur comme si la vie était un jeu qui ne demandait qu'à être explorer.

Elle l'écouta et eut un léger rire face à son propos. Lui aussi aimait à outrepasser les règles si le jugeait bon ? Au fond s'il en fallait pour régir le monde, elles étaient aussi là pour être braver si le besoin le réclamait. Enfin c'est toujours ce que Lorelaï avait pensé. Les tradition de son clan étaient ancestrales et elle avait toujours pensé qu'il fallait avancer avec son temps d'où ce refus de céder face à son père. Et puis elle jugeait que le choix de son compagnon ne dépendait que d'elle et pas d'un clan. Elle ferma les yeux, amusé et pencha la tête en arrière, secouant sa chevelure qui arrivait à ses fesses, y chassant l'eau avant de répondre en reposant son regard sur le jeune loup :

"Les règles dépendant des clans et des chefs en place. Enfin la meute de Sibérie est stricte dans sa hiérarchie mais j'ignore ce qu'il en est des autres meutes."


La jeune louve proposa ensuite à son congénère de quitter ce sombre lieu et ce dernier se mit à rire et il prit le pas, suivit de sa compagne qui se mit à sa hauteur, leurs pieds froissant les feuilles au sol et la terre humide et noire pour finalement rejoindre le couvert des arbres nus mais vivants. L'odeur de l'humus et de la vie revint caresser ses narines pour le plus grand plaisir de la jeune femme, heureuse de sentir cet étrange poids la quitter. Son visage se détendit et elle chassa les derniers lambeaux de ses souvenirs, appréciant le simple fait de marcher avec un congénère. Il semblait fort et était bien dessiné et alors que la louve l'observait, elle afficha un sourire en se disant qu'il aurait fait fureur auprès des filles de la meute même si là-bas les mâles étaient rarement faibles, la vie au grand air les endurcissant rapidement.

Ils quittèrent enfin le gros du brouillard et Lorelaï essora ses cheveux, imitant le lycan à son côté, délaissant son observation de son congénère pour regarder le ciel, ressentant encore le profond désir de chanter pour l'astre. Elle aimait ses nuits où le ciel était clair, pur. Les rayons de la lune les éclairait mieux et elle pouvait désormais vraiment voir son congénère sans retenu. Elle-même ne se sentait nullement gênée d'être ainsi exposée, ayant vécue dans la nudité la plus grande partie de sa vie. Elle secoua une seconde fois ses cheveux et posa ses fesses sur un rocher, écoutant la question de Bran, lui répondant alors.

"Non notre meute est très sauvage et les rares choses que j'ai apprises vienne de mon compagnon. Il m'a certes parlée de quelques meutes dont une situé en France et avec qui il a voyagé un moment dans l'Europe mais j'ignore son nom. Il n'avait dit qu'elle était plus petite que la notre et bien moins stricte au niveau des règles mais je n'en sais pas plus et ne vous en faites pas, je comprends votre curiosité.

Après tout, il est dur de vivre seul, je trouve, et en savoir plus sur les meutes est naturelle je pense. Nous sommes liés aux loups, des animaux vagabonds et familiaux, nous avons un peu de leur instinct et même si j'ai quitté ma famille et ma vie, je pense que je fonderais à nouveau une meute si je puis dire. J'en ais envie."

Elle eut un rire léger et reposa son regard sur le jeune loup, amusée par ses propres propos, ajoutant.

"Après elle ne sera pas bien grande vu qu'actuellement elle ne compte que mon fils et moi mais qui sait, j'ai l'espoir d'elle le devienne car dieu sait que c'est bon d'avoir des gens sur qui compter."

Elle lui fit un sourire et leva les yeux au ciel, observant ce monde au delà de cette Terre, frémissant de plaisir avant d'écouter la suite de ses propos. Il lui fit part des mordus et des nés lycans. Lorelaï connaissait cette particularité, les mordus étant souvent mis en bas de l'échelle dans son ancienne meute, jugés plus faibles que les purs. Ainsi donc les purs sang étaient plus rares ici, Bran étant lui-même pas forcément un pur étant lié à une humaine. Ha si le père de Lore le savait, il lui aurait craché dessus, son géniteur méprisant les métissages avec des humains. Sa fille en revanche n'était pas de cet avis.

"J'ignorais que les purs étaient plus rares par ici. Après un loups reste un loup, je pense. L'important restant ses choix et ce qu'il est dans son coeur."

La jeune louve avait peu de préjugés pour qui que ce fut. Elle aimait à connaitre les gens pour qui ils étaient et non pas pour ce qu'ils étaient. On pouvait être un pur race et être le pire des salauds qui soit alors qu'un métissé pouvait être aussi droit et fiable qu'un roc. Alors pourquoi cracher sur une personne plutôt qu'une autre ? Elle observait son congénère sans se départir de son sourire aimable qui donnait l'impression qu'elle était inoffensive. Il faut dire que la jeune louve paraissait vraiment peu impressionnante par rapport à son loup qui avait une constitution beaucoup épaisse qu'elle, surtout quand il passait à l'action. Mais elle se sentait calme, la course l'ayant stoppée dans son désir de errer même si elle avait plutôt envie de chanter, sa joie de rencontrer un congénère l'y aidant.
Mais elle fit abstraction de son désir, regardant son jeune compagnon en lui répondant enfin :

"Merci de ta proposition. Je ne pense pas avoir d'autres questions sauf peut être sur les autres races que l'on peut croiser... Au fond j'ignore les autres êtres que l'on peut rencontrer ici hormis les vampires je crois qui sont eux-aussi très recherchés en Russie à cause des meurtres qu'ils commettent pour avoir du sang."

Bran Marok
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Message par Bran Marok le Sam 7 Jan - 20:04

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Lorsqu'elle parlait de son passé, sa voix et son odeur étaient chargées d'émotions. Son regard était fuyant, refusant de me regarder dans les yeux surement de peur d'y lire une quelconque émotion. De mon côté, je me contentai de l'écouter tout en acceptant ce qu'elle me disait. C'était un passé douloureux qu'elle avait là, et bien que mon passé ne fut pas tout rose non plus, je me surpris à accepter un peu plus tout en relativisant ce dernier. Lorsqu'elle eut fini son récit, elle me sourit et j'y lus la détermination dont elle faisait preuve pour son avenir. Et sans m'en rendre compte, je souris à mon tour avec ce qui semblait être un mélange de fierté et d'admiration. Elle avait quasiment tout perdu, il ne lui restait que son fils, et pourtant elle était là, forte et déterminée. Il n'y avait nul besoin de demander pour savoir, au vu de tout cela, qu'elle ferait tout pour son enfant, qui était la prunelle de ses yeux. Une nouvelle fois, un sourire nostalgique étira mes lèvres alors que je détournai la tête vers le ciel, repensant à l'amour que m'avait porté ma mère. Et alors que j'apprenais à la louve que j'étais moi aussi un brin rebelle dans l'âme -sans mauvais jeu de mot quant à mes affiliations- elle eut un rire léger. Souriant je tournai mon regard vers elle. Et je la regardai vraiment pour la première fois depuis notre rencontre alors que sa tête était penchée en arrière, les yeux fermés.  

Elle semblait être une très jolie femme, aux légères courbes toutefois féminines. Ses cheveux descendaient jusqu'à ses fesses, mais dans le brouillard il était impossible de réellement distinguer leur couleur. Elle était réellement petite, et semblait encore plus légère que petite. Finalement, elle m'apprit que les meutes avaient des règles différentes suivant leur chef, et je fus heureux de l'apprendre. Cela voulait dire non seulement que chaque chef décidait des règles qui incombaient à la meute de respecter, mais aussi qu'il existait surement en ce monde des meutes plus laxistes que celles qu'avaient connu la louve, ou même mon père. Même si j'étais un loup de naissance et que j'enviais rien aux autres, je savais que certains auraient été "offusqués" de mon héritage d'humain. À ceux-là j'aurais certainement démontré que je ne leur étais en rien inférieur. Nous sortîmes finalement de ces bois lugubres, marchant d'un même pas, et nous séchâmes les cheveux. Sous la lumière de la lune et débarrassé de cet épais brouillard, je pouvais à présent confirmé mes dires quant à la beauté de la louve d'un regard appréciateur mais bref, et je pus enfin déceler la couleur de ses cheveux : châtains foncés aurais-je dit grâce à quelques mèches savamment éclairées, même si dans la nuit ils paraissaient presque aussi noirs que les miens. Son teint n'était pas aussi pâle que ce que j'aurais pu imaginer à cause de la rudesse du climat en Russie, mais cela n'était pas plus mal. La nudité ne semblait lui poser aucun soucis, comme à la plus part d'entre nous, et elle s'assit donc sur un rocher pour me répondre.

De mon côté je restai debout, mes jambes refusant de s'asseoir. J'avais souvent la bougeotte, et bien que la petite traque que je m'étais accordé pour retrouver la louve m'avait grandement calmé, mon loup avait toujours de l'énergie. Mais c'était bien plus gérable et je n'avais aucun mal à contrôler ces pulsions. Une pointe de déception m'atteignit lorsqu'elle m'apprit qu'elle ne connaissait pas la meute de mon père, mais fut très vite remplacée par un sourire joyeux lorsque j'entendis qu'elle comptait bien fonder une meute à nouveau. C'était un instinct naturel chez nous et je comptais bien fonder la mienne aussi. J'acquiesçai avec enthousiasme, entièrement d'accord dans le fait qu'il était bon de pouvoir compter sur les autres. Une meute, des frères et soeurs loyaux, sur qui on pouvait compter et qui comptaient sur nous en retour. Une famille.  Peut-être qu'un jour, la louve et moi verrions nos espoirs fonder une réalité. Et étant donné le territoire restreint, peut-être même ferions nous parti de la même meute. Regardant la demoiselle avec un regard pétillant, je sentis mon Loup remuer la queue. Nous ne nous connaissions pas encore, mais je savais que si un jour c'était le cas, je pourrais aisément compter sur cette petite louve. Et bien que son apparence svelte et son sourire aimable laissaient à penser qu'elle était inoffensive, je pouvais mettre ma main à couper qu'elle devait être une redoutable adversaire.

-Moi aussi, j'aimerais avoir ma meute. Des frères et des soeurs sur qui compter, avec qui chasser, chanter. J'espère que nous trouveront tous les deux ce que nous cherchons, finis-je avec mon habituel sourire taquin. Ou plutôt devrais-je dire tous les 3, si on compte votre fils.

Quelques instants plus tard, je ne pus que m'empêcher d'être d'accord lorsqu'elle énonça le fait que chaque loup était un loup, et valaient d'être traités pour ceux qu'ils étaient et non pas leur condition de naissance. Je me perdis quelques secondes dans la nature, ayant senti l'odeur d'un lapin à une centaine de mètre de là. Comme un petit jeu auquel je m'adonnais depuis le plus jeune âge, je tentais de repérer la position de mes proies avec précision en usant de mes sens. J'isolais tout le reste autour, et me concentrait sur les petits bruits que faisait le rongeur, son odeur pour savoir la direction et la distance approximative. Mes sens étaient très développés même par rapport à ceux de ma race, ce qui faisait surement de moi l'un des meilleurs traqueurs en ce bas monde. Mais cette fois-ci je n'avais aucune envie de chasser, alors j'abandonnai bien vite ce petit jeu pour me reconcentrer sur les paroles de la jeune louve. Et ce fut sans surprise que j'appris qu'elle ne connaissait que les vampires. J'avais rarement entendu parler des autres races en dehors de l'Avventura. Avec un petit sourire je haussai la tête.

-En effet, il y a les vampires, plus rapides que nous mais moins fort, qui ont besoin de sang pour survivre. Mais à part cela, y a aussi les hybrides. Pour la plus part à l'origine, ce sont des humains qui ont subit des modifications génétiques, et qui ont donc reçu dans leur patrimoine une part de gène animal. Ils sont capables de se transformer en cet animal en un clin d'oeil, et écopent même sous forme humaine de certaines de leurs caractéristiques. J'ai déjà vu par exemple des humains avec des oreilles de chats, ou alors des femmes-oiseaux. Je t'assure que la première fois c'est assez surprenant, dis-je en riant. Puis reprenant mon sérieux. Il y a aussi les élémentaires, des êtres capables d'exercer un certain contrôle sur les éléments de la nature : le feu, l'eau, les plantes, les éclairs...Il y en a de tout type. Et enfin, les lightness et les darkness dont je t'ai déjà parlé : des êtres autrefois humains qui ont été possédé, ramenés à la vie par des entités respectivement bienfaitrice, ou démoniaque. La plus part des lightness sont au service du "bien" et les darkness des fervents partisans du chaos. Même si on peut observer quelques exceptions, dis-je en pensant à Jilan et Natsume. Ils tirent leur pouvoir du jour pour les lightness, et de la nuit pour les darkness. Et j'en oubliais presque, les Oubliés...Des hybrides mi-vampire mi-lycan. Ils ont souvent, voir toujours, un côté dominant, mais allient certains avantages et inconvénients relatifs aux deux natures.

Quant aux lightness et darkness, ces derniers avaient des pouvoirs variables en fonction de chaque individu, même si les darkness avaient en commun de pouvoir se fondre dans les ombres. Je n'avais cependant pas rencontré assez de lightness pour en savoir plus à leur sujet, et les livres ne faisaient pas grands étalages des pouvoirs respectifs de ces deux races. Toutefois chose ironique, Jilan était le lightness qui avait été à la tête des Rebelles, et Natsume le Darkness à la solde du Cercle qui était responsable de la chute des Rebelles. Je fis une pause de quelques secondes pour lui laisser le temps d'assimiler ces informations. De mon côté je me remémorerai de ma rencontre avec Elspeth, ainsi qu'une autre Oubliée avec qui je n'avais pas eu vraiment le temps de faire connaissance. Un petit sourire en coin vint effleurer mes lèvres avant de reprendre un ton songeur.

-Ces derniers sont bien évidemment les plus rares. Les loups et les vampires ont tendance à ne pas vraiment s'entendre en règle général, même si je met cela plus sur le compte des légendes, ou alors d'un passé lointain. J'ai aussi entendu qu'auparavant il y avait des elfes à l'Avventura...mais je crains qu'ils n'aient tous disparus. Cela fait bien des années que je n'ai entendu parlé d'aucun elfe. Et rien ne laisse à penser qu'il en reste.

Je plongeai alors mon regard dans celui de la louve avec ce sourire qui m'avait valu tant de bagarre plus jeune, néanmoins adoucit.

-J'ai affronté la plus part de ces créatures, et bien que certaines soient problématiques, les loups n'ont rien à envier à personne.

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Message par Lorelaï le Dim 15 Jan - 14:32

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La louve était toujours assise sur son rocher, le nez en l'air, parlant sans réelle frontière de tout et de rien. Parler de son fils était déjà un miracle en soi, peu de gens ayant eu ce privilège tellement la jeune femme craignait pour la vie de son petit. Pourtant face à ce congénère qui ne connaissait ni sa meute, ni la Russie, elle se disait qu'elle pouvait s'y autoriser, souriant quand il lui fit part de son même désir de fonder une meute.

Une nouvelle vie dans cette ville se profilait et elle se rendait compte que oui, désormais elle était libre de profiter et de vivre sans se cacher et sans craindre de perdre celui qui la rendait si forte et si fière. Un bout de femme au regard azur qui reposait son regard sur ce loup qui semblait tout aussi droit et fier qu'elle l'était. Il avait vécu beaucoup et ça se lisait dans son regard, dans sa posture. Il était beau, c'était indéniable et il semblait avoir du caractère à revendre comme le laissait entendre son petit sourire moqueur. Sa chevelure de nuit luisait quand les rayons de la lune venait se poser sur elle, lui donnant un air surnaturel, mystique, la forêt amplifiant cette impression comme elle savait si bien le faire. Un être aux allures irréelles.

Pourtant il l'avait écouté et avait partagé ses sentiments et son histoire avec elle. Il avait fait le premier pas quand elle le regardait avec méfiance. Il semblait être aussi quelqu'un de plus ouvert et de moins secret que sa compagne d’un soir, répondant à cette dernière sans manière. Elle appréciait cela, sa curiosité étant enfin comblée grâce à ses propos et à ceux qu'elle avait reçu de Ryûku.

Elle replia ses jambes contre elle, posant sa tête sur ses genoux, enlaçant ses jambes alors que le jeune homme parlait, lui contant les races que l'on pouvait trouver ici. Des noms étranges mais qui collait avec ce qu'ils étaient.... un peu. Ligh, la lumière, Dark, les ténèbres... Mais les oubliés la firent réagir. Son visage se crispa un peu et son regard se durcit. Elle ne les aimait pas. Sa meute avait toujours eu en horreur les vampires et bien qu'elle les tolère, elle conservait en elle, un profond rejet pour l'engeance d'une telle union. Elle trouvait cela impropre et irréalisable comme si c’était contre nature. Elle ne pouvait imaginer un engeance issus d’un tel rapport sans viol. C’était étrange d’avoir ce résonnement mais c’était l’une des rares choses ancré en elle qui lui venait de sa meute.

Elle soupira en fermant les yeux, pensive. Il y avait tant de choses qu’elle ignorait au final. Des hybrides, des élémentaires et tant d’autres créatures qui attisaient sa curiosité et qu’elle voulait au moins rencontrer une fois dans sa vie. Le pourrait-elle ? Elle se le demandait. Bran en revanche avait déjà eu la possibilité de tous les rencontrer et les affronter. A ses paroles, la louve rouvrit les yeux, posant son regard sur ce combattant aguerri, souriant doucement.

« Et bien, en voilà un loup bagarreur. n’avez-vous pas pris assez de fessée enfant pour chercher autant à prouver votre valeur ? »

Le regard de la jeune femme se plissa de malice et elle relâcha ses jambes, les laissant retomber au bas du rocher, ses pieds frôlant le feuillage en un léger bruissement, ses mains retournant se poser sur la roche pour se donner un appui alors qu’elle quittait enfin son siège de fortune sans se départir de son sourire.

« Tu me sembles chercher le défi non ? »


Elle le regardait, se tenant debout, son regard se faisant joueur alors que son loup remuait doucement en elle. D’anciens sentiments remontaient avec ce désir soudain de jouer. Elle ne voulait pas se battre vraiment, non pas qu’elle craignait de perdre, la défaite étant pour elle une leçon si elle parvenait à rester en vie, c’est juste que ce n’était pas son but principal. Ses yeux affichaient clairement son idée, son envie mais Bran allait-il le voir ou même le comprendre, surtout si lui cherchait un combat réel. Après il ne semblait pas être loup à tuer pour le plaisir mais dans tous les cas, Lore se disait qu’elle n’aurait qu’à fuir si ce dernier perdait le contrôle.

Elle fit quelques pas vers lui puis leva les yeux au ciel, observant une nouvelle fois la lune, astre rond si rassurant dans ce monde noir. Puis elle descendit son regard sur son compagnon, désirant non plus parler mais agir, profiter de ce congénère et de sa présence qui lui redonnait l’envie de reprendre possession de cette louve si longtemps refoulée pour sa propre sécurité.
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Message par Bran Marok le Jeu 2 Fév - 5:33

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Pendant que je racontais mes petites histoires, la demoiselle louve était assise sur un rocher, les genoux repliés contre elle et sa tête posée dessus. Elle semblait tantôt m'observer, tantôt s'échapper dans ses pensées, tantôt écouter avec attention ce que je disais. Depuis le début de notre rencontre, elle semblait s'être un peu détendue sans pour autant dire qu'elle n'était entièrement plus méfiante. Je supposais que c'était tout à fait normal vu son passé, mais la méfiance avait atteint un seuil assez bas pour que la conversation soit réellement agréable. Cependant lorsque je parlai des Oubliés, l'atmosphère devint soudain un brin plus électrique. Sans même regarder en premier lieu, je sentis le durcissement dans le regard de la louve et sur ses traits. Une subtile odeur de colère amère vint chatouiller mes narines quelques secondes avant qu'elle ne s'estompe. Apparemment elle ne considérait pas l'union de ces deux races -vampires et lycans- comme acceptable ou souhaitable. Ce que je pouvais comprendre étant donné la haine que se vouaient initialement ces créatures. Cependant j'étais à présent ami avec une vampire, et j'avais connu des Oubliés. Et bien qu'au premier abord, cette union me paraisse aussi contre-nature que possible, ceux qui en résultaient n'étaient pas forcément des êtres abjectes. Me tournant vers la louve, je lui souris d'un air calme pour apaiser sa colère.

Elle ferma les yeux puis soupira. Elle semblait emmagasiner les nouvelles informations que je venais de lui transmettre sur les différentes créatures ici. Je n'étais pas surpris de voir qu'elle n'était pas au courant de toute la panoplie des créatures vivant ici. Peu de gens en dehors de l'Avventura le savaient. Et même ceux qui y vivaient n'était pas tous au courant de toutes les créatures vivant ici. Certains se faisaient discrets, très discrets quant à leur nature. Il y a quelques années, je n'étais pas au courant de l'existence réelle des darkness et de leur némésis. Mais j'avais vite appris. Je regardai la louve pendant qu'elle avait les yeux fermés et je me fis à la réflexion qu'elle était vraiment jolie, et maintenant qu'elle semblait plus détendue son visage ovale avait quelque chose de mignon. Je me demandai brièvement si son fils lui ressemblait, ou ressemblait plus à son père. Ce n'était qu'une simple curiosité, tout comme j'avais envie de savoir quel était le nom de cette jeune femme. Mais maintenant n'était peut-être pas le bon moment pour demander. A sa remarque cependant je ne pus m'empêcher de sourire. Ses lèvres étirées avec malices me provoquaient, et son regard s'était empreint d'une lueur de défi.

-En effet, j'aime bien les défis. Seras-tu celle qui me mettra cette raclée ? dis-je avec un air joueur aussi.

Elle s'était redressée sur son rocher, et avait sauté de son perchoir pour s'approcher de moi pendant ces quelques mots échangés. L'air s'était chargé d'une douce tension qui n'était pas sans me rappeler lorsque deux louveteaux se bagarraient pour jouer. Nous n'étions certes pas des louveteaux, mais notre but n'était certainement pas de nous faire du mal, et cela se sentait. Pendant une fraction de seconde, mes yeux étincelèrent de leur lueur dorée avant de recouvrer leur teinte sombre. Mon sourire était une fois de plus taquin et provocateur, mais sans la moindre trace de sadisme ou de méchanceté. Reculant une jambe pour me mettre en garde légère, je souris avant d'attaquer sans préavis. Fonçant sans prévenir sur la jeune femme, j'enchaînai quelques jabs rapides sans pour autant y mettre de la force. Puis j'enchaînai avec un balayage circulaire avant de reprendre mes distances.

-Alors chère louve, acceptez-vous cette danse ? Montrez-moi ce que vous avez dans le ventre..

La question était venue un peu tard, mais si j'avais bien décrypter le message de son corps, cela n'était guère important. L'environnement était parfait à mon sens, dans la forêt sous le clair de la lune, et nous pouvions donner cours à nos petits jeux car personne ne serait là pour nous arrêter ou interférer.

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Message par Lorelaï le Jeu 9 Fév - 17:11

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"Je ne suis pas louve à botter des fesses mais c'est si gentiment proposé... Je vais essayer de ne pas vous décevoir."

J'éclatai d'un rire franc et le voici qui s'amusait de la situation. Il avait compris. L'éclat dans ses yeux pendant un court instant était clair comme de l'eau de roche. Il s'approchait à son tour et son mouvement de garde me tendit instinctivement, mes cheveux glissant dans ce mouvement souple, je l'observait, sentant peu à peu de vieux réflexes poindre à leur tour alors que mon sourire montait un peu plus. J'attendais qu'il vienne, qu'il me teste.

Un éclat et voilà qu'il s'élançait, étirant son corps pour frapper. Un bruissement se fit, ma chevelure se balançant en arc de cercle alors que j'esquivais en arrière, repoussant son attaque du plat de la main, me servant de son élan pour le déstabiliser, essayant de la frapper à mon tour alors qu'il enchainait d'autres mouvements, vif et précis.

Nous étions tout deux bien entrainés et je sentait qu'il aurait l'avantage, alors j'eus une sourire amusé et mon regard lança un éclair alors que je m'élançais à mon tour. Je n'étais pas aussi douée que lui en combat sous forme humaine, aussi préférais-je muté, laissant notre jeu retourner à une forme plus primaire. J'étais redevenue cette louve châtain et je lui bondis dessus, gueule ouverte, attrapant son bras sans le serrer, bavant juste dessus pour l'embêter avant de me reculer, le poil hérissé, faussement en colère.

J'avais tellement grandi sous cette forme, vivant comme un animal que je la préférais à ma forme humaine. Cette enveloppe me paraissait faible, tout juste bonne à me cacher aux yeux du monde. Mais je n'étais pas louve à rester éternellement cachée. J'avais besoin de me retrouver, de chasser, de chanter, de courir, encore et encore, libre.

Je lui tournait autour comme on le faisait avec une proie, le testant à plusieurs reprises, feintant des attaques en poussant des grondements où se mêlaient des jappements qui signifiaient "Allez viens jouer, joue avec moi... Alleeeez.". Je tentais une nouvelle attaque alors qu'il semblait baisser sa garde, faisant mine de m'attaquer à ses jambes avant de dévier soudain de trajectoire, contrebalançant mon corps pour saisir à nouveau ce bras offert, bavant une nouvelle fois dessus alors que je croisais son regard, moqueuse, sachant qu'il pourrait répliquer sans trop de mal. Mais le plaisir était là, je ne forçais pas, ni ne serrait mes prises, ne voulant pas abîmer son enveloppe humaine. Retrouver ma forme animal et jouer ainsi me permettais de retravailler mes attaques, mon style. C'était une chose que j'appréciais et qui me manquais.

Heureusement ce soir j'avais enfin quelqu'un pour m'obliger à tout revoir, tout réapprendre et c'était agréable. Surtout quand la lune est la seule spectatrice de cet instant.
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Message par Bran Marok le Dim 19 Fév - 1:25

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Nous entamâmes notre petite danse, et ce fut sans réelle surprise que je me rendis compte que la louve se débrouillait à merveille. Evitant sans peine mes coups, elle tentait même de les retourner contre moi utilisant mon élan pour me déstabiliser. Cependant, alors que nous échangions des coups rapides, soudain elle se transforma. Sa transformation était encore plus rapide que la mienne, qui était déjà bien rapide même permis les lycanthrope. Celle de la louve en face de moi fut presque instantanée, telle celle des hybrides. Marquant un mouvement de recul instinctif sous le coup de la surprise, elle attrapa mon bras entre ses crocs sans pour autant serrer. Et après avoir bien bavé sur celui-ci, elle me lâcha et s'éloigna. Elle semblait bien plus à l'aise sous sa forme lupine et il était bien visible qu'elle était emballée par le combat. Sur cette forme, elle avait l'avantage sur ma forme humaine. Notre forme quadrupède était plus rapide, plus forte et résistante que notre forme humaine. Le seul avantage qu'apportait cette dernière était la manière de se mouvoir parfois plus adaptée à certaines situations.

Elle joua encore quelques secondes avec moi, m'incitant clairement à revêtir ma forme animale à mon tour, et sans attendre beaucoup plus longtemps, je me transformai à mon tour. En une seconde, j'étais redevenu ce grand loup blanc aux yeux dorés qui était la première forme qu'elle avait rencontré. Celle-ci était bien moins fragile et bien plus adaptée pour résister aux crocs et aux griffes d'une autre louve. Jouant à mon tour, je tournai autour de mon "adversaire", la langue pendante sur les côtés. Puis sans crier gare, j'attaquai une nouvelle fois en tentant de saisir sa patte avec mes crocs afin de la faire trébucher, sans toutefois appuyer. Puis je m'écartai une nouvelle fois, et fonçai sur elle sans ménagement pour tenter de la renverser. Dans l'esprit du combat, je cherchai à lui mordiller les épaules, les pattes, et le cou pendant que nous nous débattions au sol. Puis je m'écartai à nouveau, la queue battant l'air avec vigueur et montrant les crocs par pure provocation. Suite à cela, je poussai un grognement de provocation, me retournai et détalai comme une flèche en direction des arbres de la forêt, m'éloignant encore de la forêt corrompue.

Attrape moi si tu peux..

Courant à toute allure, je filai telle une flèche blanche à travers les arbres, zigzagant entre les poteaux d'écorce. Je connaissais cette forêt par coeur et c'était presque comme si je pouvais m'y aventurer les yeux fermés. Les sens du loup étaient en parfaite harmonie avec l'environnement, me permettant de percevoir chacun de ses détails. Je sentais les animaux détaler à mon approche, l'odeur des feuilles et de l'herbe sous mes coussinets, j'entendais les pas légers de la louve derrière moi fouler le sol, ne se laissant pas le moins du monde distancer, je voyais chaque mouvement et chaque détail de la nature m'environnant avec une prévision qui frôlait l'absurde sous la lueur de la lune. Profitant de disparaître derrière un buisson, je m'écartai de la trajectoire de la louve qui me suivait pour pouvoir lui sauter dessus par la suite et la surprendre. Ensuite je zigzaguai pour pouvoir lui foncer dessus, faisant bien attention à esquiver ses attaques aussi. Elle semblait avoir passer beaucoup de temps sous forme animale, et je pensais pouvoir dire sans prétention que peu de mes congénères en avaient passer plus que moi. Et pourtant, je n'aurais pas mis ma main à couper dans son cas. J'étais tout excité de me trouver face à elle, et ma queue battait joyeusement l'air, un air de défi peint sur mon visage de loup.

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Message par Lorelaï le Ven 3 Mar - 16:12

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Le jeu était lancé.
Depuis combien de temps n'avais-je pu profiter ainsi de la nature et d'un congénère ? Le ciel, la lune et cette forêt offerte, tout me semblait trop beau comme un rêve. C'était si agréable. J'étais bien, heureuse et je jouais retrouvant le louveteau que j'avais été.

Bran m'accompagnait dans notre danse, se défendant bien, me prouvant sans difficulté qu'il n'était pas un lycan qui se terrait sous sa forme humaine. Sa transformation me le prouva et nous enchainions les mouvements, poussant des jappements, nous débattant à coups de patte et de crocs sans pour autant chercher à faire mal à l'autre.

Puis alors que nous nous faisions à nouveau face, prêt à en découdre à nouveau, il me lança un regard de provocation et fila. Aussitôt je m'élançais à sa suite, peu encline à laisser filer ce pleutre. J'ouvrais la gueule, laissant l'air me rafraichir la bouche, soufflant fort pour lui signifier ma présence sur ses talons malgré que je connaissais moins bien la forêt que lui.

Cependant mon tempérament n'était pas celui du défaitiste et je m'appliquai à ne pas me laisser distancer malgré que le terrain me jouait par moment des tours, me faisant parfois trébucher, je parvenais à me rattraper, poussant à nouveau en vitesse pour remonter la distance qui se creuser quand je captais le son de ses pas cesser.

Mais il était trop tard pour que je freine et je franchis le buisson en élargissant le ravin entre mes deux mâchoires, prête à accueillir.... le vide ! Mince ! Tournant la tête je le vis me foncer dessus sans parvenir à l'éviter. Il me heurta et je me reçu sur le flanc en poussant un grondement signifiant simplement

"Traitre"

Je lui jetais un regard incendiaire et me remit sur ses pattes pour accueillir sa nouvelle attaque prête à lui rendre la pareille, donnant un coup de patte au sol, raclant l'humus et les feuilles, les envoyant à la tête du malandrin avant de venir heurter son arrière trains de tout mon poids puis vint lui mordiller le ventre en grondant comme pour le gronder puis je m'arrêtai, retroussant mes babines en un sourire moqueur, ma langue pendante, reprenant mon souffle.

Puis un bruit se fit, me faisant redresser la tête, couchant les oreilles, je cessai soudain de faire du bruit, intriguée et méfiante face à ce bruit inconnu. Je m'écartai lentement de Bran afin qu'il puisse se remettre debout puis j'humais l'air, captant alors une odeur plus qu'alléchante : un daim.

Mon regard glissa vers le loup, y cherchant alors son avis. Chasser avec un inconnu, en voilà une idée plaisante. Mais était-il ce genre de loup ? Je l'observai, passant ma langue sur mes babines, prête à m'élancer dans un jeu bien moins innocent.
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Message par Bran Marok le Lun 6 Mar - 2:29

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Comme je m'y attendais, elle ne perdit pas une seule seconde avant de se mettre à ma poursuite. Mais je n'étais pas homme - loup que dis-je - à me faire traquer longtemps, et bien que c'était fort amusant de tester la vitesse et la capacité de la louve à me poursuivre. Bien évidemment ce n'était pas une chasse, et se faisant elle ne faisait aucun effort pour être discrète. J'entendais son souffle aussi distinctement que le bruit de ses pas sur le sol, m'indiquant sans mal qu'elle me talonnait sans se laisser distancer. Malgré sa faible connaissance du terrain et de ses aspérités, elle parvenait tout de même à garder le cap. Et chaque fois qu'elle trébuchait, elle compensait son retard par une pointe de vitesse. Mais alors que la course poursuite allait bon train, je décidai de mettre à exécution mon petit plan. Profitant d'un instant d'inattention de la part de la louve qui me suivait et qui s'était faite légèrement distancée, je passai derrière un buisson et m'écartai du chemin de la louve. Se faisant, je me cachai et réduis ma respiration afin qu'elle ne s'aperçoive de rien avant qu'il ne soit trop tard.

Elle traversa les buissons et, comme prévu, elle sembla être vraiment surprise de ne pas me trouver derrière. Sans lui laisser le temps de se remettre de son étonnement, je fonçai sur elle et la renversai. Elle fit une jolie glissade sur le flanc en poussant un jappement indigné qui trahissait sans peine le fond des pensées de la demoiselle. Je poussai un jappement amusé, qui si j'avais été sous forme humaine aurait ressemblé à un rire à gorge déployé. On disait des renards qu'ils étaient futés, mais ils n'étaient pas les seuls. Il était vrai que je passais énormément de temps sous mes deux formes, ce qui m'avait conféré une harmonie quasi-parfaite entre mes deux entités humaines et animales. Cependant j'avais l'impression que celle en face de moi se débrouillait plus que bien dans sa forme animale. Elle se reprit sans une once d'hésitation, avec un regard brûlant posé sur moi. Toujours dans la provocation, je me léchai les babines avec ce qui aurait pu être un sourire sur un visage lupin. Et sans plus tarder je passai de nouveau à l'attaque. Mais c'était sans compter la réactivité de mon adversaire du soir, qui me jeta de l'humus et des herbes afin de m'aveugler. Alors que j'avais les yeux fermés, je la sentis passer derrière moi, mais n'eus pas le temps de réagir lorsqu'elle bouscula mon arrière train pour me renverser. Je couinai en me contorsionnant, ne voulant en aucun cas me laisser faire. Elle s'écarta quelques secondes pour reprendre son souffle et se moquer de moi. De mon côté, je me remis sur mes pattes et grognai légèrement pour lui signifier que je ne m'avouais pas vaincu.

Mais soudain un son se fit entendre dans la nuit, et nous arrêtant tous les deux nous tournâmes la tête vers la source du bruit. Mais grâce à mon ouïe fine et ma connaissance du terrain, je sus sans même avoir à lever le museau que nous avions affaire à un daim. La louve qui me faisait face était méfiante, ne savant pas vraiment d'où provenait ce bruit. Mais lorsqu'elle renifla l'air, son expression changea du tout au tout. En effet, je pus flairer moi aussi l'odeur du daim et à ce petit signal mon ventre se mit à gargouiller. La louve tourna ensuite son regard vers moi, se léchant les babines. Elle semblait se demander si j'étais partant pour une partie de chasse. C'était mal me connaître si elle pensait que j'allais refuser ! Sans faire un bruit, je lui signifiai d'un mouvement de tête que j'étais prêt pour partir à la traque de ce pauvre animal. Et m'orientant par rapport au bruit que nous avions perçus, je me mis sur les traces de la proie que nous avions choisi. Je ne tardai pas à retrouver l'odeur que nous avions flairer tout à l'heure, et sans l'once d'une hésitation je me mis à trottiner à petites foulées, aussi silencieux qu'une ombre se déplaçant dans la nuit. La pauvre bête, insouciante, ne savait pas ce qui l'attendait, et elle ne bougeait que très peu. Pourtant, elle n'était ni malade ni blessée. Nous nous rapprochâmes inéluctablement de notre proie, réduisant la silence sans le moindre bruit. L'odeur se faisait plus forte, plus alléchante. Mais alors que nous n'étions plus qu'à quelques mètres, le vent tourna en notre défaveur, et le daim flaira notre odeur. Immédiatement il se releva en tournant la tête vers nous, mais sentant qu'il devait être en danger, il déguerpit aussitôt.

"Zut, autant pour la discrétion."

Mais peu importait, nous n'allions pas abandonner pour si peu. Coulant un regard plus que déterminé vers ma partenaire de chasse, je souris brièvement avec la langue dehors puis entamai l'hurlement mélodieux de la chasse. Et sans plus attendre, je m'élançai à la poursuite de notre proie. Nos sens aiguisés n'avaient aucun mal à suivre la piste du daim qui tentait de fuir, et si nous avions été des loups normaux peut-être aurait-elle réussi à nous échapper. Mais ce n'était pas le cas. Nous étions bien plus rapides et plus forts que nos cousins sauvages, et notre proie n'avait aucune chance. Au fur et à mesure que la chasse avançait, l'excitation me gagnait. Je me synchronisais avec la louve grâce à des contacts visuels, à de petits signaux qui répondaient à des schémas bien précis inscrits dans nos instincts de loup. Une danse gracieuse et mortelle, un ballet funeste. Et c'était bien plus grisant que de chasser seul. Cela m'avait manqué de chasser avec une partenaire. Nous choisîmes chacun un flanc du daim lorsque nous arrivâmes à sa hauteur, et nous commençâmes à le harceler, lui infligeant quelques morsures et quelques coups de griffes pour ma part pour le fatiguer. Elle tentait de se défendre en donnant des coups de pattes arrière, mais je parvins à esquiver avec agilité et je revenais sans cesse à l'attaque. Très rapidement, je sentis l'odeur du sang et de la peur de ma proie lorsqu'elle comprit qu'elle ne parviendrait certainement pas à nous échapper, ce qui ne fit que me donner plus de coeur à l'ouvrage. Bientôt, nous parvînmes à l'immobiliser et sans perdre une seconde nous l'achevâmes proprement et sans bavure.

Mon pelage maculé de rouge, je regardai ma partenaire de chasse amplement satisfait de notre travail d'équipe. Ma langue pendait et ma queue battait l'air, signes évidents de la joie que cette chasse m'avait apporté, et une nouvelle fois je levai mon museau et poussai un long hurlement. Un hurlement qui y mêlait une satisfaction primaire face à ce festin, mais aussi une joie plus profonde d'avoir pu chasser avec une autre, ce qui n'était pas arrivé depuis si longtemps.

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Message par Lorelaï le Jeu 13 Avr - 10:51

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[HRP : encore désolée pour le retard !]

Le jeu était plaisant mais il ne restait d'un moment d’insouciance entre deux congénères. Lorelaï ne faisait que peu d'efforts pour masquer ses foulées ou pour étaler sa force. A ses yeux elle n'y voyait pas l'intérêt. Prendre plaisir et s'amuser, voilà ce qu'elle voulait et ce pour quoi elle poursuivait son compagnon d'un soir. D'ailleurs ce dernier se révélait réellement agréable et joueur, la piégeant au détour d'un buisson.

Malgré son grognement de mécontentement et voyant son air moqueur, elle ne put s'empêcher de lui rendre la pareil, l'aveuglant momentanément en poussant des jappements amusés, le regard brillant de malice. Quand l'un avait l'avantage, l'autre le reprenait, c'était simple et drôle. Bran avait un très bon contrôle de son loup et Lorelaï le sentait bien. De son côté elle avait principalement grandi sous forme animale et avait donc aussi une symbiose presque parfaite entre ses deux part d'elle.

Mais leur jeu fut interrompu au profit d'une activité bien plus vivifiante et réelle qui leur parvint sous la forme d'un délicat fumet, celui d'un daim. La louve releva la tête, soudain affamée à l'idée d'avoir enfin la possibilité de partir en chasse surtout que Bran semblait lui aussi décidé à partir en traque.

Après un regard, ils hurlèrent en coeur et s'élancèrent dans la forêt. La louve reprenait de vieilles habitudes, ancré en elle depuis qu'elle était en âge de pister et de tuer. Sa foulée se fit plus silencieuse, plus allongée et son souffle plus profond. Il ne s'agissait plus d'un sprint ou d'un jeu. Désormais l'endurance serait la clef de la victoire et dans ce domaine la Russe était une championne.

Mais alors qu'ils arrivaient, le vent tourna en leur défaveur, pimentant le jeu car leur proie prit la fuite. Lorelaï regarda Bran et dévia sur la gauche, lui laissant le côté droit afin qu'ils puissent encerclés leur proie tout en la poussant là où ils voulaient qu'elle aille. Même sans mot, ils connaissaient le rituel de la traque et bientôt ils commencèrent à talonner la malheureuse bête, la harcelant à coup de crocs et de griffes.

Leurs pelage commença à se teinter de sang malgré les coups de sabot lancé en guise de défense. D'ailleurs Lore sentit un coup se faire près de sa tête, la manquant de peu mais cela ne l'arrêta pas et leur nombre supérieur finit par avoir le dessus et la proie tomba de fatigue, offrant aux deux lycans le plaisir de l'achever proprement en lui broyant la nuque.

La jeune louve s'ébroua, la queue droite, observant son congénère, satisfaite malgré la fatigue. Qu'y avait-il de mieux que le frisson de la chasse ? Elle reprenait son souffle, langue pendante et s'approcha du butin, ses crocs allant directement se repaître du festin sous l'épais pelage. Le sang avait attisé son côté animal et il était désormais temps de le satisfaire. Elle commença donc le repas en lançant un regard à son congénère, marquant un temps d'hésitation. Après tout avait-il l'habitude de manger de la viande cru ?

Elle releva un peu la tête, se passant la langue sur ses babines souillées, posant sur lui un regard interrogatif. Après tout, elle savait que nombre de lycan avaient adoptés les habitudes des humains et même si Bran semblait être un sauvage, peut être aimait-il la chaire cuite....

Elle attendit de voir son avis avant de reprendre le repas, s'adaptant à ses préférences. Après tout s'il souhaitait manger cuit, elle n'y voyait pas de soucis et le laisserait choisir sa part. La sienne, en revanche, elle la mangerait bel et bien à l'ancienne. Au fond elle adorait sentir le sang encore chaud sur son museau. C'était l'un de ses petits plaisirs qui pouvaient faire d'elle une sadique ou une perverse aux yeux des hommes.

Une fois son ventre rassasié, elle se redressa, léchant son museau et ses membres souillés de sang, ses oreilles à l'écoute malgré une posture détendue. Cette nuit était réellement un plaisir. C'était une de ses soirées dont on se souvient avec nostalgie et pour cela, elle en était reconnaissante à son congénère. C'est pourquoi elle se remit debout une fois propre et s'approcha de lui. Son regard était à la fois amusé et doux. Elle passa près de lui, se collant doucement à lui avant de frotter son museau contre son cou avant de lui lécher la truffe en guise de remerciement. C'était une façon à elle de lui dire qu'elle avait apprécié ce moment.

Mais comme pour ne pas qu'il soit gêné, elle lui fila un léger coup de patte sur la tête en poussant un couinement comme pour le provoquer à nouveau, sa queue battant l'air doucement. Ses gestes étaient moins vifs qu'au début de leur rencontre et la fatigue commençait à se faire sentir. Pourtant elle lui lança un regard amusé et s'écarta de lui avant de s'ébrouer puis s'étira tranquillement en baillant. Au fond que demander de plus qu'une soirée comme ça ? Elle eut alors une pensée pour son petit et se dit qu'il faudrait qu'elle l'entraine un jour à la chasse. Au fond il était encore un peu jeune mais c'était d'un autre côté le meilleur moyen qu'il apprenne à contrôler son loup.
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Jeu 11 Mai - 2:45

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Comment ne pas apprécier cette soirée. Elle avait été parfaite d'un bout à l'autre, et cela faisait si longtemps que je n'avais pas chassé en compagnie d'une de mes congénères. Mêler les chants de nos hurlements sous la lune, appelant la déesse de la lune à nous regarder et nous bénir de sa lumière. Le vent dans nos fourrures, cette harmonie sauvage pour la chasse, que demander de plus. Se tenant fièrement au-dessus de la carcasse de notre proie, nous échangeâmes un regard satisfait malgré la fatigue qu'avait fait descendre sur nous cette escapade nocturne. Je me léchai les babines et agitai lascivement la queue pour montrer mon contentement. C'était maintenant l'heure de passer au festin. La louve s'avança vers notre bulletin et alors qu'elle s'apprêtait à croquer dedans, elle s'arrêta net et se ravisa. Se redressant, elle me regarda d'un air interrogatif. Me demandait-elle la permission ? Ou alors pensait-elle que manger de la viande crue me dérangerait surement...Dans le cas présent, j'optais plus pour la deuxième option. Je penchai la tête sur le côté et lui souris à la manière des loups avant de m'avancer vers le gibier. Et avec tout le naturel du monde, je commençai à déchiqueter la proie à la recherche de parties intéressantes à manger.

J'avais toujours chasser sous forme animale (tout du moins pour me nourrir) et de ce fait, je n'avais jamais pensé qu'elle hésiterait quant à ma manière de me repaître de mes proies. Lorsqu'elle vit que cela ne me gênait point, elle s'adonna elle aussi au plaisir du repas que nous avions attrapé. Le festin se fit dans le silence tout relatif de la chair broyée entre nos crocs, et bientôt il ne resta plus grand chose du daim. M'asseyant alors sur mon derrière, repu, je bayai longuement alors que la fatigue post-prandiale m'envahissait. La louve vint alors sur mon flanc et se frotta à celui-ci en me donnant un coup de langue sur le museau. Couinant de plaisir, je frottai à mon tour ma tête contre son flanc en lui donnant plusieurs coups de langue. Moi aussi j'avais été heureux de partager ce moment avec elle. Mais alors que je ne m'y attendais pas, elle me donna un coup de patte sur la tête puis s'éloigna en baillant à son tour. Alors c'était comme ça, hein ? Reprenant un peu du poil de la bête, je sautai sur ma congénère pour lui faire une attaque surprise de coup de langue, ensuite je m'écartai et recommençai à courir. Mais cette fois-ci ce n'était pas vraiment pour un jeu de course poursuite.

Non loin de là, une étendue d'eau nous attendait bien sagement afin que nous puissions nous débarbouiller un peu. Non pas que le sang sur ma fourrure me dérangeait, mais cela me ferait du bien de me désaltérer et de profiter un peu du calme de l'eau. Arrivé près de l'eau, j'en bus quelque gorgée pour étancher ma soif, et suite à cela j'éclaboussai la louve qui se tenait près de moi. Mais j'étais fatigué, et bien que j'avais toujours envie de jouer, mes mouvements se faisaient moins vifs et vigoureux. Je vins alors me coller contre la louve et m'allongeai contre son flanc, tentant d'appeler par ce procédé à une trêve au moins temporaire. Reprenant alors forme humaine, je m'assis alors et levai la tête vers la nuit, avec un doux sourire sur les lèvres. Je n'avais pas passé de si bonne soirée depuis bien longtemps.

-Finalement je n'ai jamais su ton nom ? fis-je en tournant finalement la tête vers la louve avec un fin sourire.

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Message par Lorelaï le Jeu 6 Juil - 10:57

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C'était si agréable de retrouver ce contact simple et pourtant si essentiel pour elle. Cet esprit de meute, d'unité. Elle ressentait un profond plaisir de retrouver ce qui avait fait toute sa vie. Elle n'avait pas quitter son clan par envie et elle ressentait souvent un manque profond, une déchirure. Pourtant ce soir, elle se sentait bien et se disait qu'elle pourrait peut être surmonté cette absence douloureuse que seul son petit pouvait combler actuellement. Mais un enfant ne faisait pas tout. Il ne pouvait remplacer pleinement une meute ou même un compagnon.

L'attaque de léchouilles que lui fit subir son congénère l'amusa et elle le repoussa à coup de patte avec douceur en poussant des grognement outrés puis elle se lança à sa poursuite, se mettant à sa hauteur et courant à son côté, gueule ouvert, laissant le vent courir sur sa langue avant d'avaler par inadvertance un insecte ce qui la fit tousser et mâchouiller alors que le pas devenait moins pressant, signifiant qu'ils arrivaient. De l'eau, elle le sentait et son instinct se confirma quand ils arrivèrent devant l'étendu.

La louve ne se fit pas prier et alla se rafraichir, histoire de passer le goût ignoble du volatil qu'elle venait de gober en voulant prendre l'air. Elle avala de grande gorgée, faisant claquer sa mâchoire dans le liquide, provoquant vaguelette et jets d'eau, arrosant autant son visage que les alentours. Bran lui répondit en l'arrosant et cela encouragea la louve à entrer en guerre. Ils commencèrent alors à jouer dans l'eau, se mouillant et se poussant pour s'arroser. Leurs gestes étaient moins brusque et moins vifs qu'avant et on sentait la fatigue poindre.

Puis le loup vint donner la reddition en sortant de l'eau, la louve cessant son jeu et sortant à son tour pour s'ébrouer. Elle sentit alors le contact de son congénère contre elle et se tourna pour lui lécher le museau alors qu'il se laisser tomber près d'elle. Elle en fit de même, nullement gênée par ce contact. Il reprit alors forme humaine et leva ses yeux vers le ciel. Lorelaï le regarda et bailla, levant son museau vers le firmament alors que la voix de l'humain venait caresser ses oreilles.

Oui c'est vrai, elle ne lui avait encore rien dit. Son nom qu'elle avait du mal à prononcer, craignant trop qu'on la retrouve et qu'elle perde tout ce qui lui restait... Elle posa ses yeux sur lui comme pour le jauger, définir s'il était un allié ou non. Cette soirée... Elle savait que c'était un moment plaisant, unique qu'on ne pouvait vivre qu'avec un autre lycan mais cela pouvait-elle la préserver des siens et du danger qu'ils représentaient ?

Elle frotta son museau et sa joue contre la cuisse de l'humain, ne faisant pas cas de sa forme de bipède, agissant comme elle l'aurait fait pour un congénère puis se redressa en changeant de forme, se retrouvant assise à son côté. Elle s'étira et leva les yeux au ciel, affichant un léger sourire alors qu'elle prenait la parole.

"Je te le donnerais bien si cela n'avait pas des répercussions sur ma sécurité et celle de mon fils. Mais comme ce n'est pas le cas, faudra que tu l'apprennes seul ou que je te connaisse mieux..."


Elle baissa les yeux sur lui et croisa son regard, son sourire s'agrandissant doucement sur son visage serein.

"Mais je vis aux sources chaudes avec mon petit si l'envie te prend de vouloir passer un peu de temps avec la civilisation. Mon fils serait en plus heureux de rencontrer un autre lycan, si tu le souhaites bien sûr."

Elle se laissa alors tomber en arrière, ses cheveux s'étalant sur le manteau de feuilles et d'herbe, son regard se perdant dans le ciel.

"Mais si tu as besoin, n'hésite pas à venir. Tu es le bienvenue. D'ailleurs où vis-tu si ce n'est pas indiscret ? Es-tu toujours un sauvageon ou as-tu une demeure en ville ?"


Elle tourna son visage vers lui pour le regarder, curieuse, attendant de voir ce qu'il lui répondrait. Après tout elle s'était bien gardé de lui dire son nom alors peut être que cela le vexerait qui sait. Mais au fond elle ne voulait pas prendre de risque avant de le connaitre. La prudence était de rigueur, surtout en ces temps troubles.



HRP:
Excuse moi pour ce retard odieux ><
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Message par Bran Marok le Sam 15 Juil - 5:48

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Amusée par mes léchouilles intempestives, la louve qui était en ma compagnie ce soir me repoussa paresseusement de ses pattes, feignant d'être outrée. Sans faire grand cas de son indignation que je savais toute aussi réelle que les histoires que mes parents me comptaient sur les dragons, je repartis en direction d'une source d'eau. Avec empressement, la gente demoiselle se mit à mon niveau et couru à mes côtés, langue bien pendue sur le côté. Quand je la vis toussoter et mâchouiller, je pus aisément comprendre ce qui s'était passé et je poussai un jappement amusé et moqueur. Alors comme ça on était insectivore ? Au fur et à mesure que nous nous rapprochions de notre destinations, mes foulées se firent plus petites, moins allongées. Sans avoir besoin de parler, la louve suivi le signal et ralentit la cadence. Ce qui était bien avec les loups, c'est qu'ils savaient extrêmement bien lire le langage corporel, et les mots étaient très souvent inutiles et superflus. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas senti aussi à l'aise, et cela ne m'étonnait guère car cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été avec une congénère. Leann...celle que j'étais venu à considérer comme ma soeur de meute, ma famille. Elle avait été la seconde des Rebelles, mais elle avait beaucoup appris à mes côtés, et nous avions beaucoup appris l'un de l'autre. Mais elle était partie...avec ce Natsume. Ce démon. Qui avait infiltré et trahi notre organisation. Elle me manquait, et une telle colère bouillait en moi à ces souvenirs. Mais je rejetai tous ces souvenirs pour le moment, profitant simplement du moment présent.

La louve dont le nom m'était toujours inconnu se désaltéra avec empressement, lapant l'eau à grand coups de langues. Il fallait avouer qu'après nos jeux, notre chasse et toute cette énergie dépensée, l'eau avait un goût absolument délicieux. Mais bientôt, le rafraichissement tourna à quelque chose de bien plus amusant. Une bataille d'eau. Mais il était très clair que cette soirée plutôt longue avait eu son retentissement sur nos capacités respectives, et cela se faisait ressentir sur nos façons de bouger. Et bien que j'appréciais au moins autant qu'un louveteau une bonne bataille d'eau, la fatigue commençait à l'emporter. Sonnant l'heure de la trêve, je m'éloignai un peu de l'eau afin de me rapprocher de ma congénère et je vins m'allonger près de son flan. Elle me donna un coup de museau dans le processus, et me laissa plaisamment m'installer à ses côtés. Alors que je reprenais forme humaine, la demoiselle bailla allègrement, tout en levant comme moi ses yeux vers la voûte céleste. A ma remarque sur le fait que je ne connaissais toujours pas son nom, la louve frotta son museau contre ma cuisse puis reprit forme humaine, s'asseyant contre moi. Le contact physique était naturel pour deux loups et ne nous dérangeait nullement. Continuant de regarder le ciel, mais apercevant le sourire de la demoiselle, j'écoutai attentivement ses paroles. Et ces dernières étirèrent mes lèvres d'un léger sourire aussi.

-Je ne suis pas sur de pouvoir tenir ma curiosité bien longtemps, alors je suppose que je devrai découvrir votre nom de moi-même. Et cela serait un honneur de rencontrer votre fils. Il faut dire que je n'ai jamais rencontré de jeunes lycans jusqu'à présent, et je pense que ça me ferait du bien aussi. Je passerai surement prendre un bain par la même occasion, fis-je avec un clin d'oeil qui se voulait complice avec mon éternel sourire provocateur.

Suite à cela, elle se laissa tomber à terre en regardant le ciel. Je lui jetai un coup d'oeil alors que ses cheveux s'étalaient autour de sa tête, et je ne pus empêcher un sourire un peu triste et sombre éclairer mon visage. Restant assis, regardant par dessus les arbres qui s'étendaient devant nous, je pris quelques secondes pour répondre.

-Eh beh, c'est une histoire bien compliquée que voilà, et je ne suis pas sur que je puisse vous raconter l'intégralité ce soir. Il faudrait...qu'on se connaisse mieux en effet. Mais pour répondre à la question, j'habitais chez ma tante en ville même si je passais le plus clair de mon temps en forêt. Mais j'ai rencontré quelques...désagréments, si on puit dire. Et c'était le moins qu'on puisse dire. Depuis je vis un peu à l'écart de la ville, et la forêt est ma maison. J'y ai vécu pendant plusieurs années auparavant, et je sais qu'elle m'accueillera aussi longtemps que j'en ai besoin. Je la connais comme ma poche...

Puis je tournai un sourire triste vers la demoiselle qui me regardait avec intérêt. Je ne savais pas ce qu'elle penserait de ma réponse, mais je me doutais qu'elle ne devait pas franchement être satisfaisante. Mais quelque part pouvais-je lui avouer que j'étais un criminel recherché ? Me laisserait-elle alors rencontrer son fils ? Elle me verrait certainement comme un danger, une mauvaise idée. Et peut-être n'avait-elle pas tord, même si je ne ferais jamais rien pour nuire à son fils ou à elle même, bien au contraire. J'étais prêt à les défendre si jamais j'en avais l'occasion. Mais peut-être ne le verrait-elle pas du même oeil. Et pouvais-je la blâmer pour cela ? Certainement pas. Soupirant brièvement, je repris la parole pour terminer.

-La situation en ville a été assez...tumultueuse pendant un certain moment. Même si elle semble beaucoup plus calme maintenant. Mais il y a des choses qui ne peuvent être changées facilement.

Comme les affiches de recherche à mon nom. Ou encore la politique débile du Cercle. Mais maintenant que j'y réfléchissais, faire la guerre au Cercle n'était peut-être plus aussi nécessaire que cela m'avait semblé à l'époque. Il fallait amener le Cercle a changé de visions. Et cela pouvait se faire soit en le démantelant, soit en l'infiltrant et en le changeant à la source. Mais ce dernier point semblait impossible. Que faire alors ? Je n'avais pas encore eu d'idées, et c'était l'une des raisons pour lesquelles je trainais sans but dans la forêt la plus part du temps, vivant au jour le jour.

-Néanmoins, j'aimerais grandement retourner vivre en ville et retourner chez ma tante. Si ce n'est pas indiscret, quel âge à votre fils ? Je comprends que ce soit une discussion assez délicate, donc je comprendrais si vous ne vouliez pas répondre...

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Message par Lorelaï le Mer 26 Juil - 9:52

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Les feuilles sous elle lui faisait un tapis moelleux et odorant. La forêt bruissait autour d'eux de son chant ancestral. Même ici, il y avait ces petites choses qui lui rappelait sa forêt natal. Mais ici c'était des feuillus, plus doux là où elle avait connu en général des épineux aux toisons épaisses qui engloutissaient les rayons du soleil. Sa forêt sombre, sauvage où les hommes n'allaient jamais, redoutant de croiser les montres des légendes.
Ici on connaissait les légendes et les forêts avaient été domptés en grande partie. Pourtant il restait cette essence douce volatil qui la faisait rêver et la détendait. Ce n'était pas l'endroit le plus sûr mais elle s'y était toujours senti à sa place et en sécurité. C'était son élément depuis toujours et elle devait avouer que ces années passées en ville avaient été une véritable torture. Au fond Avventura lui avait au moins rendu cela, un endroit où faire grandir son petit et où lui offrir des racines propre aux siens.

"Ne vous en fait pas, je le comprends et qui serais-je de vous reprocher votre silence alors que moi même, je ne vous donne pas mon nom. Peut être aurons-nous l'occasion et le temps d'en apprendre plus l'un sur l'autre qui sait."

Elle lui fis un sourire doux en tournant son visage vers lui. Lore n'était pas le genre à reprocher aux autres ses propres défauts et elle ne voyait aucun inconvénients de le revoir ou de le connaitre mieux. Au fond elle l'appréciait mais la confiance n'était pas une chose qu'elle offrait à la première rencontre, pas après tout ce qu'elle avait vécu.
Son sourire et son regard s'adoucirent quand il la questionna sur son fils et elle prit la parole, pleine d'amour pour son petit.

"Il se nomme Vladimir. C'est un enfant vif et joyeux. Il tient beaucoup de son père autant sur le physique que sur le mental. Vu comment vous semblez joueur, vous aurez un partenaire de jeu inépuisable si vous venez à passer aux sources."

C'est vrai que Vladimir, du haut de ses six ans, était un enfant comme les autres. Il aimait la bagarre et jouer et sa mère l'avait beaucoup préservé, surtout des hommes. Il savait aussi le danger d'être un lycan et faisait de son mieux pour réfréner ses instincts dès qu'il allait à l'école. La peur de causer un incident ou d'être mal vu pesait sur ce petit et Lorelaï savait qu'il préférait de loin être à la maison pour se retrouver et devenir ce louveteau bagarreur en quête d'amis sincères qui ne prendraient pas peur de ce qu'il est.

Elle se redressa et secoua doucement la tête pour y chasser les quelques feuilles prises dans sa chevelure avant d'y passer ses doigts tel un peigne de fortune, baissant le regard sur l'onde de l'étendu d'eau qui leur faisait face.

"C'est agréable de retrouver un congénère quand la solitude nous pèse. Il est parfois dur d'avancer seul quand on est armé que de courage et de volonté. Mais ce soir, c'était.... plaisant. Cela faisait des années que je n'avais pas pu profiter d'un tel moment. Sentir le vent, la forêt... tout."

Elle se tut, au fond aucuns mots ne pouvaient décrire ses sentiments si profonds qu'elle ressentait dans ces moment. Elle était juste heureuse et en paix, prête à reprendre sa vie comme si de rien n'était malgré cette nouvelle énergie. Son sourire restait posé sur ses lèvres et elle reporta son intérêt sur son congénère, cessant de démêler sa chevelure en posant sur lui un regard plus concret, intéressée par ses dires.

"En effet j'ai constaté des tensions en ville. Je pensais que l'Avventura préconisait la paix inter-espèce mais il semblerait qu'il y ait pas mal de rebelles contre ces idéaux c'est cela ?"
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