Réouverture des bains [Ryuku]

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Lorelaï
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Message par Lorelaï le Ven 18 Nov - 16:16

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Voilà quelques mois que la jeune femme avait emménagé avec son fils dans cette ville si particulière. Lorelaï avait alors découvert pas mal de chose sur ce qui se passait ici et devant l'ambiance plus que tendue de la ville, elle avait hésité à y rester. Elle ne s'attendait pas à de tels tensions même si le Cercle semblait avoir repris les choses en main.

La jeune femme avait donc pris son poste aux sources chaudes en tant que gérante, devant rendre des comptes à la ville sur les services qu'elle proposait. Ce lieu semblait avoir été quelque peu délaissé et la jeune femme comptait bien mettre les boucher double pour garder son poste. Elle avait donc restaurer et remis au propre le bâtiment, lui redonnant un coup de jeune. La louve y avait mis beaucoup d'huile de coude et le résultat l'avait récompensé.

Désormais le bâtiment en bois sentait bon la cire et la parquet semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Il n'y avait plus de toile d'araignée ici ou là, cachée dans les recoins des pièces et chaque casier avait sa serviette propre qui dégageait un délicat parfum de linge propre aux notes fleuris. Les bains avaient aussi eu le droit au passage de la nouvelle gérante et était désormais nettoyé de toute trace de mousse ou de taches, même dans les bassins qui avaient été vidé et lavé pour l'occasion. Les parterres avaient aussi été désherbé et nettoyé des feuilles tombantes, redonnant à la végétation environnante une allure décente qui ne faisait plus forêt broussailleuse.

Il avait fallu une semaine pour obtenir cela et les sources pouvait enfin rouvrir ! Lorelaï avait un sourire satisfait, regardant le travail accomplis alors que son fils venait en courant, se fourrant dans ses jambes pour lui montrer un dessin qu'il venait de faire. La mère se pencha, passant une main dans ses cheveux, prenant de l'autre, l’œuvre qu'il lui tendait en souriant.

"Et bien mon trésor, il est magnifique, j'irais le mettre derrière le comptoir. Maintenant tu veux bien faire tes devoirs, Maman va ouvrir les bains. Si tu as un soucis, tu viens me voir d'accord ?"

L'enfant hocha la tête puis s'éclipsa, allant surement rejoindre la maison qui servait de logement pour eux deux tandis que la brunette se relevait en souriant, regardant le dessin basique qui les représentait tous deux devant leur nouvelle maison qui se trouvait être les sources chaudes. Puis elle se dirigea vers l'entrée et alla déverrouiller la porte, réajustant un kimono qui lui avait été fourni bien que ce ne soit pas réellement une coutume en France. La jeune Russe l'avait attachée comme elle pouvait, n'y connaissant pas grand chose au Japon et à ses traditions. Elle avait un peu de mal avec ce vêtement ample et le trouvait bien plus gênant qu'autre chose mais elle essayait malgré tout de s'en accommoder, voulant faire au mieux bonne impression.

Elle rejoignit son poste derrière le comptoir en bois, activant les caméras de surveillance au passage avant de s'occuper de mettre le règlement au mur derrière elle avec les tarifs ainsi que le dessin de son fil, comme elle l'avait promis. Puis vint alors l'attente qu'elle combla en rangeant un peu, revenant régulièrement à son comptoir malgré la petite sonnette qui l'ornait au cas où. Peu à peu, Lorelaï commença à s'ennuyer et entreprit alors de s'occuper de cette tenue qui la gênait plus qu'autre chose. Elle défit donc la ceinture, libérant les deux pans du kimonos, dévoilant le débardeur blanc et commença à réajuster la tenue, surveillant les caméras pour éviter de se faire surprendre par un client.

Cependant c'est toujours au mauvais moment que les clients arrivent et une fois n'est pas coutumes, le dicton se révéla vrai, un homme apparaissant devant l'une des caméras. C'est donc en achevant rapidement de renouer son vêtement à sa taille qu'elle accueillit son premier client, lui offrant un sourira aimable quoiqu'un peu nerveux. Elle resserra rapidement la ceinture avec un geste peu sûre, bien contente que le comptoir cache le massacre au nouveau venu puis lui fit un signe de tête en prenant la parole.

"Bonsoir Monsieur. Que puis-je faire pour vous ?"

Sa voix était douce et calme malgré le stress. Il faut dire que c'était son premier métier où elle voulait faire bonne figure donc elle avait envie de bien faire malgré son manque d'expérience. Envisageant de la jouer sûr, elle lui laissa le temps de regarder les lieux, patiente, repoussant une de ses longues mèches chocolat en détaillant rapidement l'inconnu. Déjà il était pâle. Mais pas pâle comme un humain normal, lui c'était pâle presque grisâtre, agonisant. C'était peut être le seul défaut de son physique plutôt quelconque. Il avait un regard assez joli quoique trop peu expressif à son goût mais bon après tout il n'était qu'un client et non son rendez-vous donc elle remonta son regard sur le sien, attendant qu'il vienne lui dire ce qu'il désirait.

La jeune femme pouvait lui proposer deux bains : soit celui des hommes, soit un bain privé si ce dernier voulait être seul. Suivant son choix elle lui ferait signe d'aller à droite pour accéder au bain des hommes ou sinon elle le conduirait elle-même dans le bain privé qui possédait ses propres cabines individuelles. Au cas échéant le client pouvait aussi voir les tarifs affichés sur le murs en bois derrière l'hôtesse qui lui faisait face, l'observant de son regard bleu acier.
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Message par Ryuku le Ven 18 Nov - 18:58

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Réouverture des bains


Un silence de mort règne dans ma salle de classe aujourd’hui. Je pense que j’ai réussi à me faire comprendre en leur imposant le premier devoir de l’année. Avant ça il ne me prenait pas au sérieux en leur disant que j’avais un programme strict et que toute interruption de mon cours entrainerai des chapitres qu’il ne verrait pas mais qui serait malgré tout présent lors des tests. Après s’être tous rammasé lors de ce premier devoirs ils ont compris que je ne suis pas un professeur qui fait des affirmation qu’il ne tient pas. Au moins maintenant j’ai le calme pendant mes cours et les seules questions que me posent certains élèves sont des questions pertinentes auquelles je réponds bien évidemment. Le cour s’achève ainsi que la semaine. J’aime bien enseigné mais je suis bien content de ne pas devoir le faire en plus le week-end. Je vais pouvoir enfin reprendre mes recherches. Mais avant tout je dois me relaxer et pour ça quoi de mieux qu’un bain dans un source chaude ?

Je faisai ça régullièrement dans mon pays mais ici la seule que j’ai trouvé était fermé et dans un état déplorable. Mais d’après ce que j’ai pu lire dans le journal quelqu’un a repris l’entreprise et de fait à tout remis en ordre et surtout à ré-ouvert. Me prélasser dans une source chaude avec une bonne bouteille de saké. Je range donc mes affaires et je me rends chez moi, ou plutôt à l’auberge où je loge actuellement. Il est vraiment temps que j’investisse dans une maison. En venant je pensai qu’il me serait facile de trouver une troupe de rebelle et que je pourrai loger dans la base mais il m’est vite apparu que ce ne serait pas aussi simple que ça de les débusquer et de les rejoindres. Ce loup que j’ai affronté récemment, Bran il me semble, je pense que lui pourrai me renseigner. Il va falloir que je le retrouve.

Une fois mes affaires poser dans mon logement je me dirige vers les sources chaudes de la ville, j’arrive rapidement devant la batisse qui a on dirait pris un coup de neuf. C’est bon signe. J’entre sans cérémonie dans ce qui semble être l’accueil. Peu de temps s’écoule alors avant qu’une jeune femme ne vienne derrière le comptoir et me salue. Sans lui accorder un regard je répond d’un ton monocorde et contiunue d’examiner attentivement les lieux.


« Bonsoir »

Je vois les prix sur une affiche et il est donc possible de prendre un bain dans un zone privé et de fait ne pas être dérangé. C’est intéressant mais l’un des avantages des bains c’est justement de surprendre des conversations et cela pourrait me lancer sur une nouvelle piste dans mes recherches. Je n’ai qu’à améliorer un peu mon sens de l’ouïe et je serai en mesure d’entendre tout ce qui ce dit même les choses les plus intimes. Pourtant il n’y a personne dans les bains pour le moment donc même en zone public j’aurai un peu de temps pour moi. Je décide de m’avancer vers le comptoir et j’analyse alors la jeune femme. Elle porte un kimono mais le porte mal, et de fait ses mouvements sont entravé par ce dernier. Normalement je n’en aurai que faire mais là il s’agit quand même d’un vêtement de mon pays je ne peux pas laisser passer ça.


« Excusez-moi, mais le kimono que vous portez vous ne devriez pas le mettre ainsi. Ce genre de vêtement permette des mouvements amples, or la manière dont vous le portez ne fait que vous entraver. »

Je n’en dit pas beaucoup plus et j’enchaine tout de suite sur ce que je veux :


« Je vais prendre place dans une source public et j’aimerai également un bouteille de saké s’il vous plait. »

Comme toujours je met les formes et m’exprime avec politesse bien que mon ton soit toujours aussi dénué d’intonnation. Tout comme mon regard ou mon visage qui ne traduisent absolument aucune expression.


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Message par Lorelaï le Mer 23 Nov - 19:57

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Elle regardait ce premier et bien étrange client qui s'avançait vers elle en silence. Il observait la pièce en bois avant de poser son regard sur elle et elle se figea un peu plus, se contentant de sourire aimablement, voulant faire bonne figure en tant qu'hôte. Cependant ce regard inexpressif ne l'aidait pas trop dans cette tâche et la suite n'allait pas être plus aisé.

« Excusez-moi, mais le kimono que vous portez vous ne devriez pas le mettre ainsi. Ce genre de vêtement permette des mouvements amples, or la manière dont vous le portez ne fait que vous entraver. »

La phrase tombe comme un couperet, clair et sans merci. La louve marqua un temps d'arrêt, son cerveau resta sans réaction face à ce verdict sans appel. Elle se contentait de le regardait, la bouche légèrement entrouverte sous le coups de la surprise. Puis lentement un sourire se dessina sur ces lèvres alors qu'elle lui demande ce qu'il désire et ce dernier enchaine, style de rien, lui donnant sa réponse et son souhait.

La jeune femme quitta son comptoir en lui montrant l'entrée des bains pour homme. Elle saisit une petite clef et la lui tendit, lui expliquant qu'il pourrait accéder à un casier où mettre ses affaires avant de prendre une serviette pour rejoindre les bains. Elle ajouta qu'il pouvait utiliser les produits mis à disposition des clients afin de se laver étant donné qu'il semblait être venu les mains vides.

Elle le laissa ensuite entrer dans le vestiaire des hommes et attendit qu'il ait disparu pour maugréer en se rendant à la cuisine. Premier client et premier avis assez vexant ! La louve était fâchée d'elle-même. Elle défit une nouvelle fois sa tenue et essaya de l'ajuster en grommelant, ouvrant une page internet sur son téléphone pour s'y aider. Une fois à peu près satisfaite du résultat, elle s'activa à récupérer une bouteille de saké qu'elle posa sur un plateau avec une coupelle à saké pour boire. Elle prit le tout et se dirigea vers la porte de service et entra dans les bains pour homme.

C'était la première fois qu'elle faisait le service dans ce genre d'endroit mais elle aimait bien les bains même si la moiteur des lieux lui aurait mieux convenu sous sa forme lupine. En effet Lorelaï n'aimait pas sentir ses vêtements devenir humide. Elle s'avança vers le bord des bains et posa le plateau près de l'eau, s'accroupissant pour servir le saké dans la coupelle en demandant simplement à son client.

"Avez-vous besoin d'autre chose Monsieur ?"

La jeune femme gardait son regard détourné, ignorant si son client était ou non pudique. Après tout elle n'était pas là pour se rincer l'oeil et ce n'était pas non plus son intention mais en bonne hôtesse, elle se devait de satisfaire ses clients dans la limite du raisonnable, cela va de soi.

La jeune femme se redressa, attendant une réponse avant d'envisager de s'éclipser avant qu'il ne lance une nouvelle pique sur sa tenue. Elle avait l'impression de se retrouver devant un juge avec sa mine sévère et dénué de sentiments. Mais d'un autre côté elle s'en fichait un peu, personnellement parlant. Là où ça pouvait lui poser problème c'était par rapport à son travail. Elle ne voulait pas le perdre. Surtout après avoir fait autant d'effort pour l'avoir... ce serait un comble. Aussi se montrait-elle aimable, les mains posé devant elle en une posture sage, la tête un peu baissés, les yeux rivés sur le sol, immobile et disciplinée.
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Message par Ryuku le Jeu 24 Nov - 12:48

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Réouverture des bains


J’explique à la gérante qu’elle porte mal son kimono et je constate qu’elle interprète très mal ce que je dis. Je ressens son émotion et plutôt que de prendre mes mots pour un conseil amical elle semble un peu gênée. Je ne perds cependant pas un instant pour me nourrir de cette émotion qui n’est pas aussi délicieuse que la colère ou la peur mais malgré tout très agréable. En ce qui la concerne, elle se fige un instant sous la surprise de mes mots. Je ne perds pas de temps cependant et je lui dis exactement ce que j’attends. Elle s’éloigne alors de son comptoir saisi une clef qu’elle me tend avant de m’indiquer la direction à suivre.

Elle me fait alors savoir que j’y trouverai un casier pour y mettre mes objets de valeur et que j’y trouverai une serviette. Elle ajoute que je pourrai me servir des produits pour me laver. Je trouve cette chose étrange. Alors ainsi on vient dans les bains pour se laver dans cette région ? Ce n’est pas le cas chez moi, on y vient simplement pour se relaxer. Surtout qu’à notre époque il est inconcevable de ne pas avoir ce genre de commodité chez soi. Je retire donc mes vêtements et enroule la serviette autour de ma taille puis je me dirige vers les bains. Une fois sur place je retire la serviette sans même regarder s’il y a quelqu’un d’autre. La pudeur est une émotion que je ne connais pas et qui m’indiffère totalement.

La jeune femme revient alors vers moi, son kimono mis correctement cette fois. Elle a donc tenu compte de mes mots même si ils ne lui ont pas plu. Elle a une bouteille de saké à la main ainsi qu’une petite coupelle. Elle s’approche de moi et je ressens encore une fois cette gêne, elle évite de croiser mon regard ou même de me regarder. Sans doute veut-elle faire bonne figure et a peur de me vexer si elle me regarde. Après tout je suis nu dans le bain. Elle remplit ma coupelle et je lui dis alors toujours du même ton monocorde, répondant à son interrogation.

« Voulez-vous bien m’accompagner ? »

Pour donner plus d’explication je pousse-la coupelle vers elle et je me saisis de la bouteille et je bois directement depuis cette dernière. Je sens le liquide ardent couler le long de ma trachée et tout brûler sur son passage. C’est un réel plaisir, je dois dire qu’il est excellent. Je reprends alors la parole toujours du même ton :

« Très bon, je tiens à vous dire que vous avez fait un travail admirable avec ces bains. Ils étaient dans un état déplorable il y encore quelques semaines de ça, toutes mes félicitations. »

Mes mots sont totalement décalés avec mon ton qui ne trahit pas la moindre émotion. Pas la moindre, ce qui fait qu’on ne peut pas dissocier s’il s’agit d’un réel compliment ou d’ironie. Mais je suis habitué à ce que les gens me comprennent mal. Je ne sais pas pourquoi les gens pensent toujours qu’on fait preuve de sarcasme quand on leur fait un compliment. C’est drôle de voir à quel point ils n’ont pas confiance en eux. Après toutes leurs interprétations de mes propos me permet souvent de savoir à quel genre de personne j’ai à faire.

Je ne sais pas si elle va accepter de m’accompagner pour boire un coup mais je pense qu’elle va d’abord peser le pour et le contre et surtout qu’elle va prendre en compte le fait qu’elle travail. Après peut-être n’aime-t-elle pas ma compagnie. Mais d’un autre côté elle ne croule pas encore sous les clients et de là où nous sommes nous entendons parfaitement la sonnette de la porte d’entrée. Même sans utiliser mes pouvoirs, donc ce n’est pas comme si elle faisait une désertion de poste, elle s’occupera juste bien de l’un de ses clients. Je me permets toutefois de lui poser une question personnelle après tout quoi de mieux pour briser la glace.

« Vous êtes nouvelle en ville ? Je n’ai pas encore eu le plaisir de vous croiser en ville. »

Encore une fois mon ton reste plat mais je pense que maintenant elle commence à s’y habituer. Tout du moins je me permets de l’espérer.


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Message par Lorelaï le Jeu 1 Déc - 19:53

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Les bains aux sources avaient été ouverts en s'inspirant des anciens bains français et japonais qui servaient avant de douches publics. Ce lieu avait donc conservé son utilisation initiale même si les douches ouvertes au publics avaient été mise en arrière plan par rapport au bain destiné à la détente après la douche. Après tout la majorité des personnes venant ici possédaient chez eux une salle de bain et pouvait donc l'utiliser. Pourtant il restait des habitués qui aimait se laver avec autrui, soit disant pour conserver un lien social.
Lorelaï, elle n'était pas pudique. La vie de meute en était peut être la cause car la promiscuité avait été son quotidien pendant la majorité de sa vie. Quant au reste, elle avait appris que son corps pouvait servir pour subvenir à ses besoins, parfois au détriment de sa conscience mais ça c'était une autre histoire.

Pour le moment elle réajustait sa tenue avant d'aller servir son client tout en évitant soigneusement de le regarder, signe de respect. Elle le servit et lui demanda s'il désirait autre chose, le regard baissé. Sa réponse, cependant, l'étonna suffisamment pour qu'elle relève ses prunelles de glace vers lui, affichant sa surprise.

Elle qui le pensait froid, le voilà qu'il lui demandait de rester pour lui tenir compagnie. Se sentait-il seul ici ? Pourtant venir à cette heure c'était prendre le risque d'être seul surtout quand l'on venait... seul. L'étonnement s'effaça bien vite de son visage tandis qu'elle pesait le pour et le contre, se demandant s'il était correct d'accepter alors qu'elle était en service. Pourtant refuser serait aussi déplacé vu qu'elle avait un rôle d'hôtesse.

"Avec plaisir."

Elle le regarda faire, poussant la coupelle vers elle et saisissant la bouteille pour boire à son goulot. Et bien l'on pouvait dire que cet homme cachait son jeu. Un vrai ours mais qui semblait néanmoins avoir besoin de compagnie. La jeune femme eut un sourire et se mit à genoux, lisant sa tenue en prenant soin de se poser sur une zone sèche pour éviter de tâcher son vêtement puis elle prit délicatement la coupelle et la tendit en direction de ce drôle de personnage la faisant tinter contre la bouteille en affichant un air aimable, buvant ensuite le liquide qui lui chauffa agréablement la gorge.

Elle posa la petite coupelle sur ses genoux, le tenant dans ses mains en se permettant désormais de regarder le visage de l'homme face à elle. Il était réellement étrange. Son odeur, son allure. Il n'avait pas grand chose d'humain mais il ne semblait pas être lycan. Elle se demandait ce qu'il était sans oser le demander. Après tout la ville était un lieu de respect, était-ce impoli de s'intéresser à la race d'autrui ? Car même si Lorelaï était une lycanne, elle ignorait pas mal de chose sur tout ce qui se passait en ville. Elle avait encore besoin de s'adapter et d'assimiler les particularités de la ville et de ce pays si étrange comparé à sa Russie.

Cependant ce fut son interlocuteur qui la sortit de ses interrogations silencieuses en lui lançant les premiers compliments du jour. Bon son ton était aussi distant qu'un médecin annonçant un cancer mais ça restait un compliment et la jeune femme le prit avec plaisir, son visage s'éclairant qu'un sourire doux. Après tout ce ton monocorde semblait être la marque de fabrique de cet homme alors autant l'accepter comme ça venait. Dans le pire des cas, elle lui ferait payer un autre jour, sous une autre forme même si c'était peu probable. Après tout la louve n'était pas assez tatillonne pour cela.

"Merci, je n'ai fait que mon travail mais c'est toujours agréable de savoir que l'on a accompli de bonnes choses. Néanmoins j'espère pouvoir encore améliorer ce lieu si j'en ai la possibilité et si la ville me l'y autorise."

Elle releva la coupelle à ses lèvres, les trempant dedans, savourant le breuvage doucement en observant son client si froid et détaché de tout. Pourtant cette fois c'est une question qui s'échappe de ses lèvres blême, faisant réagir la jeune femme qui repose son récipient sur ses genoux. Elle lui sourit, comprenant que malgré son accent russe assez marqué, il hésite à penser qu'elle n'est pas du coin. Cela signifie qu'elle parle relativement bien le français, ce qui fait donc office de compliment pour elle. Oui en effet Lore aimait voir le bon côté des choses. Elle eut un nouveau sourire qui semblait être facile à faire naître chez elle. Un sourire doux, aimable, plissant ses yeux bleu si intense et brillants qui cachaient bien le passée qu'elle avait eu alors qu'elle prenait la parole.

"En effet, je suis arrivée il y a peu avec mon fils. Je viens de Russie. Cependant les conditions de vie là-bas sont dur et je voulais trouver un endroit où mon enfant puisse grandir en toute quiétude."

Elle marqua une pause et son sourire disparu. Elle se demandait s'il était sage de questionner cet homme. Après tout quoi de mieux que de parler avec un client pour se mettre au courant de ce qui se passait en ville ? Après tout elle était restée concentrée sur son désir de remettre ce lieu en état et elle n'avait même pas pris le temps d'en savoir plus sur la ville. Peut être était-ce le bon moment ?

"Enfin en toute quiétude, ça reste à voir, j'ai eu des échos comme quoi il y avait des conflits en ville ? Pour tout dire je n'ai pas eu trop le temps de m'y intéresser .... Est-ce vrai qu'il y a un conflit ici ? Je sais qu'en Russie l'état tente d'éradiquer les créatures non humaines de façon discrète mais je ne pensais pas qu'il y avait aussi de telles tensions en France..."


Elle l'écoutait lui répondre, intéressée, ravie de pouvoir glaner quelques informations puis envisagea de repartir sur une note plus joyeuse et lui demanda après un petit moment.

"Au faite, et vous ? Cela fait-il longtemps que vous êtes en France ? D'où venez-vous ?"
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Message par Ryuku le Ven 2 Déc - 13:34

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Réouverture des bains


Je propose à la jeune femme de partager la bouteille avec moi. Je sais qu’elle est en service mais je la soupçonne d’être la patronne donc je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas. Et puis après tout même si je suis du genre solitaire, il faut bien que je rencontre des gens. Je connais Bran maintenant dans cette ville, mais si nous nous revoyons nous risquons fort de nous entretuer. Quel magnifique combat, je n’ai pas pu l’emporter, lui non plus, mais c’est ce que je préfère, quand un combat est difficile. En tant qu’ancien renégat je n’avais pas souvent l’occasion d’affronter des adversaires valeureux. Maintenant toutefois que j’affronte des gens comme moi j’ai beaucoup plus de choix et d’exaltation lorsque je me bats.

La jeune femme accepte alors de boire en ma compagnie. Elle s’agenouille à côté de moi tout en restant dans une zone non humide. Elle se saisit alors de la coupelle et l’avance vers moi de sorte à trinquer. Je ne bouge pas jusqu’à ce que le contact entre les deux récipients soit fait. Je bois une nouvelle gorgé à la bouteille tandis que la jeune femme porte la coupelle à ses lèvres. Elle ne boit cependant qu’un peu. Normalement dans mon pays on vide son verre d’une traite mais j’ai déjà eu la preuve qu’elle n’est pas japonaise.

Je me rends compte que maintenant elle me dévisage, elle semble perplexe par rapport à moi. Sait-elle que je ne suis pas humain ? Si elle-même n’est pas humaine il est fort possible qu’elle se doute de quelque chose. D’un autre côté quelle idée de venir dans cette ville si nous ne sommes pas des créatures supranaturelle ? Les humains bien qu’il règne en maitre sur la ville sont des proies facile et venir dans une ville comme celle-là sans protection est une folie pure. Histoire de ne pas trop laisser un malaise s’installer je lui fait savoir qu’elle a fait du bon travail avec ces bains. Bien qu’il ne soit pas aussi parfait que ce que je pouvais trouver dans mon pays ils sont dans un état impeccable. Elle n’a pas chômé pour remettre cet endroit en ordre.

Son visage s’éclaire alors d’un sourire, elle comprend donc que bien que mon ton soit monocorde et mon visage totalement inexpressif je suis sincère. Ou bien elle fait simplement semblant. Mais après tout je n’ai que faire de ce qu’elle peut penser. Elle me répond alors qu’elle n’a fait que faire son travail, mais qu’elle apprécie le compliment. Elle me fait ensuite savoir qu’elle voudrait encore améliorer l’endroit si possible et si la ville la laisse faire. J’entreprends de poser une question :

« Que voulez-vous améliorer ? Des chambres d’hôtes comme pour les bains au japon ? »

Toutefois elle ne me répond pas tout de suite mais préfère répondre à ma seconde interrogation pour me dire qu’elle n’est effectivement pas du coin. Elle me précise qu’elle vient de Russie et qu’elle cherchait un endroit où son fils pourrait grandir en toute quiétude. Elle a donc un enfant ? C’est une chose que je ne peux concevoir, ce ne serait qu’un moyen de m’atteindre et de réveiller en moi des sentiments. Déjà le fait d’avoir vu cette femme sur la photo me trouble, alors si en plus j’avais un enfant je serai dans de sales draps. Les émotions sont mes pires ennemies. Elle arrête alors de sourire pour reprendre son discours disant qu’elle n’est pas sûre que ce soit la bonne ville pour ça. Elle me fait alors savoir qu’il y a des rumeurs qui circulent comme quoi il y a des conflits dans la ville. Elle ne croit pas si bien dire, si seulement elle savait que moi-même je cherche à rejoindre un groupe de rebelle afin de pouvoir tuer pour mon simple plaisir.

Elle me dit alors qu’en Russie, son pays d’origine au vu de son accent, les créatures comme moi sont traqué et qu’ils tentent de nous tuer tous. Ici ce n’est pas exactement ça mais ce n’est pas loin. Je décide alors de lui révéler ce que je sais ou plutôt ce que je pense.

« Eh bien en ville il y a eu une guerre entre les créatures surnaturelle qu’ils appelaient les rebelles et ceux du cercle qui prône l’égalité entre tous. Si mes informations sont justes, c’est le cercle qui l’a emporté, mais il existe encore des clans qui se rebellent, à raison. »

Je me permets de glisser dans ma phrase mon appartenance à l’idéal des clans rebelles. Je ne sais pas ce qu’elle en pense, et je m’en fiche. Si elle est contre moi elle mourra alors simplement, je n’aurai aucun scrupule à la tuer si elle tente quoi que ce soit. Mais après tout peut-être est-elle elle-même rebelle ? Et puis sa façon de m’expliquer qu’en Russie ils attaquent les créatures surnaturelle me pousse à penser qu’elle fait partie de ces dernières. Car si elle est partie à cause de ça c’est soit qu’elle les traques ou alors qu’elle fait partie des créatures et qu’elle est partie pour pouvoir élever son fils.

Un certain temps passe pendant lequel je sais qu’elle enregistre ce que je viens de lui révéler. Je ne sais pas ce qu’elle pense mais elle semble fascinée. Elle reprend alors en me demandant si moi je suis en France depuis longtemps et d’où je suis originaire. Je pourrai lui dire que je reviens d’entre les morts mais je pense que ce qui l’intéresse le plus c’est ma région où je suis né la première fois.

« Je suis japonais, je suis ici pour enseigner l’art noble de mon pays et sa langue a des étudiants idiots qui ont choisi ma matière pensant pouvoir obtenir de bonnes notes sans faire le moindre effort. Ils doivent maintenant regretter ce choix. »

Je marque une courte pause avant de reprendre toujours du même ton détaché et sans traduire la moindre émotion :

« Je suis arrivé il y a quelques semaines, mais je suis venu volontairement dans cette ville, car j’ai des ambitions personnelle à réaliser. »

Plus qu’une ambition c’est plutôt un mode de vie mais je ne peux pas tout lui révéler tant que je ne sais pas si elle partage mon point de vue. Maintenant que je la soupçonne de ne pas être humaine je vais ne profiter pour en savoir un peu plus avant de parler de moi.

« Et donc, de quelle race êtes-vous ? Si vous avez quitté la Russie à cause de la traque des créatures surnaturelle, il est évident que vous en fait partie, donc dites m’en plus. »

Il y a une possibilité pour que j’ai tort mais je décide de tenter le coup, après tout c’est un coup de bluff et ça marche parfois, voir même souvent. Quand les gens se sentent découvert ils avouent souvent.

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Message par Lorelaï le Ven 9 Déc - 14:57

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La conversation est lancée. Lorelaï est toujours un peu étonné du ton qu'il emploie mais comme cela semble être naturel chez lui, elle n'y fait pas cas. Elle est donc assise, son verre à saké sur les genoux qu'elle doit doucement malgré qu'elle sache que ça se boit cul sec, comme la vodka. Cependant elle a l'estomac vide et ne veut pas avoir la tête qui tourne ou un autre effet lié à l'alcool en plein service. Manquerait plus que ça pour faire mauvaise figure devant son client et il en était hors de question.

Ce dernier la questionna après qu'elle l'eut remercié en lui faisant aussi part de son désir d'améliorer les lieux. En effet pour la jeune femme, les sources avaient un sacré potentiel qu'il fallait mettre en avant et à voir l'homme la questionnait, éclaira les prunelles de la jeune femme de motivation.

"Ho oui des chambres seraient bien pour les touristes et pour promouvoir la ville dans le pays. Je pensais aussi ajouter un bain mixte pour les moins pudiques et pour permettre aux familles de venir mais en mettant en place les maillots de bain, décence oblige. Peut être que d'autres bains privatifs seraient bien et même une petite auberge familiale me tenterait. Je souhaiterais réchauffer ce lieu et en faire un endroit conviviale et proche de la nature.... Enfin après je m'emballe peut être un peu trop."

Elle eut un léger rire qui résonna dans le lieu en partie vite et elle se sentait un peu gênée d'exposer ainsi son désir d'améliorer l'endroit. Après elle ne voulait pas non plus le dénaturer et commençait à peine à y réfléchir. Mais la demoiselle souhaitait tellement se sentir chez elle avec son fils qu'elle était prête à tout ou presque.

Elle changea par la suite de sujet, l'homme la questionnant sur sa présence en ville, lui demandant si elle était nouvelle et la louve lui répondit poliment, l'informant de ses origines Russe et du climat tendu qu'il y avait là-bas. Elle le questionna ensuite à son tour, désireuse d'en savoir plus sur l' Avventura et ce dernier lui offrit une réponse tout à fait intéressante. Ainsi donc il y avait bel et bien des conflits en ville. Son regard se plissa quelque peu alors qu'elle assimilait les informations, calme. Il lui faudrait donc être prudente pour son fils. Le Cercle avait donc gagné la bataille mais elle ne comprenait pas pourquoi il y avait des rebelles. Quel était leur but ? La ville n'était-elle pas sûr pour les créatures qui la peuplaient ? Où était le problème alors ?

Le sujet dévia ensuite sur l'inconnu dont Lorelaï n'avait même pas le nom. Mais bon ce n'était pas une obligation de le connaitre d'un autre côté. Ils n'étaient qu'un hôte et son client pour l'un et l'autre... Cependant cela n'empêchait pas la belle de noter dans son discours son irrespect envers la jeunesse du pays. Elle se demanda s'il n'était pas ce vieux prof aigri qui frappait le crâne de ses élèves en les traitant d'idiot. Elle ne l'imaginait pas agir ainsi vu la flegme qui dégageait mais ne disait-on pas que les calmes étaient les personnes les plus vives qui existent une fois énervées ? Peut être faisait-il partie de cette catégorie....

Mais l'homme la questionne à son tour, lui demandant sa race. Le visage de la jeune femme ne montre aucune surprise et elle se contente d'afficher un sourire polie avant de répondre, secrète.

"Fuir un pays en conflit en guerre civil ne signifie pas que je sois une créature surnaturelle. Mon fils méritait mieux que ce que je pouvais lui offrir là-bas d'où mes efforts pour venir ici à l'Avventura. Je pense qu'il mérite de grandir dans une ville où l'égalité prime sur la violence."


Mon regard se pose sur le regard détaché de l'homme, tranquille. La femme gérait très bien le stress et si elle n'avait pas honte de ses origines, elle ne se sentait pas encore assez en sécurité ici pour dévoiler qui elle était réellement et puis elle ne connaissait pas assez cet inconnu pour lui dire tout. Après tout vivre en Russie lui avait appris la prudence et elle en faisait bonne mesure.

"Navré de vous avoir laissé entendre que j'étais différente."


Elle reprit un peu d'alcool, détournant ses prunelles azur, les fermant un peu en savourant la chaleur du liquide. Cette conversation était intéressante. Lorelaï ne regrettait pas d'avoir accepté la proposition de ce client particulier. Elle reposa son verre et reposa ses yeux sur lui.

"Et vous ? Êtes-vous l'un de ses dangereux rebelles ? Ou un homme rangé et sage ? En savez-vous plus sur les motivations de ses gangs ? Après tout le Cercle n'est-il pas là pour assurer l'égalité de tous ? Où est le soucis alors ?"

Ce point intriguait réellement la jeune femme et son regard s'était fait plus curieux, interrogatif. Après tout elle ne comprenait pas les raisons qui poussaient ses hommes et ses femmes à se rebeller contre l'institution mise en place. Qu'avait-il donc à y gagner ?
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Message par Ryuku le Ven 9 Déc - 16:19

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Réouverture des bains


Je demande à la jeune femme ce qu’elle souhaite ajouter pour améliorer les bains, et je précise que je pense à des chambres d’hôte comme c’est le cas dans les bains de mon pays d’origine. Je vois que ma question éveille quelque chose en elle et ses yeux brillent alors de mille feux. Elle me répond alors que oui des chambres d’hôtes lui plairaient beaucoup mais qu’elle souhaite également ajouter des bains mixtes avec port de maillot de bain obligatoire. Elle souhaite d’après ces dires également rajouter des bains privatifs et éventuellement ouvrir une auberge. Elle finit pas se reprendre et sort alors de ses rêveries et de ses projets. Je ne doute pas qu’elle veut et va réellement réaliser tout ça mais ça va lui prendre du temps et j’ai peur que son projet ne marche que trop bien, ce qui m’empêcherai de me relaxer tranquillement. D’un autre côté cela me permettrai d’entendre plus de conversation, mais peut-être que j’aurai déjà trouvé un gang d’ici à ce qu’elle réalise ses projets. Elle laisse échapper un léger rire qui résonne dans les bains vides.

Elle me demande maintenant ce que je fais en ville et je lui réponds toujours sur le même ton que je suis professeur et que j’enseigne ma langue maternelle. Mon physique ne laisse aucun doute quand à ma nationalité même si je parle parfaitement le français et sans le moindre accent. Je suis rigoureux quand j’apprends quelque chose et c’est bien pour ça que je n’aime pas l’attitude de mes élèves. Mais ils ont bien compris maintenant que je ne plaisante pas et que la rigueur est quelque chose qui me tient à cœur. Ils ne chahuteront plus pendant mes cours. Notre conversation suis son cour et elle me demande des informations sur la ville et je ne lui cache en rien l’existence des gangs bien que le cercle ait gagné la guerre civile, rien n’est joué pour autant. Finalement j’en viens à lui demande à quelle race elle appartient car je la soupçonne de ne pas être humaine.

Elle me répond toutefois qu’il n’est pas nécessaire d’être un être surnaturelle pour fuir un pays en pleine guerre civile et qu’elle l’a fait surtout pour son enfant. Je ne la crois qu’à moitié je ne sais pas pourquoi mais son aisance auprès d’un inconnu tel que moi me fait penser, peut-être à tort qu’elle n’est pas plus humaine que moi. Elle s’excuse de m’avoir laissé penser qu’elle était différente. Mais je ne sais pas si je dois la croire ou non. Vigilance constante est quelque chose que je n’oublierai jamais. Elle se ressert alors et bois une petite gorgé du saké, pour ma part je porte une nouvelle fois la bouteille à mes lèvres et laisse le liquide brulant réveiller chacun de mes muscles. C’est ce moment que choisi la jeune femme pour me demander alors si je fais partie des rebelles ou si je suis un sage garçon. Elle me demande également ce que je sais sur les motivations des gangs et elle me précise qu’elle pense que le cercle n’est là que pour assurer l’égalité. Toujours impassible je lui réponds alors :

« Une personne n’étant pas engagé dans la rébellion n’est pas nécessairement bonne. Pour ce qui est de leur motivation je n’en sais rien, mais je ne pense pas qu’on puisse associer le cercle à l’égalité. »

Je marque une courte pause avant de reprendre du même ton monocorde et totalement détaché de ce qui pourrait se passer ou de la gravité de la conversation :

« L’égalité n’est qu’une illusion, le monde à toujours été divisé entre les forts et les faibles, entre les pauvres et les riches. Le cercle ne fait qu’accentuer cette division en faisant passer ses actes pour de l’égalité. Pour moi ce ne sont que des calembredaines. »

Je marque encore une pause et je décide de me dévoiler au grand jour après tout si sa réaction ne me convient pas je n’aurai qu’à l’éliminer.

« Pour ma part je cherche à rejoindre les rebelles pour affronter les gens les plus puissants possible. J’aime le combat et seul je n’aurai pas le plaisir d’affronter autre chose que de misérable assassin. Mais si j’intègre un gang alors je serai reconnu et je pourrai affronter des gens dignes de mourir par ma lame. »

Malgré mes propos mon ton ne change pas et je reste toujours aussi impassible. Mes propos paraissent totalement décalés avec mon attitude flegmatique, c’est ce qui m’a souvent permis de tromper mes adversaires. Mais ce n’est pas simplement une technique c’est surtout que je n’éprouve plus rien depuis bien trop longtemps.

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Message par Lorelaï le Ven 30 Déc - 14:48

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La discussion part sur des sujets bien moins léger que ce qu'ils étaient au début. Désormais les gangs, les conflits et les tensions viennent aux lèvres du duo. L'un cherchant à deviner ce qu'est l'autre et vice versa. Lore, en louve prudente, s'esquive, préférant garder pour elle qui elle est. Après tout la Russie lui avait offert tant de difficultés qu'elle ne tenait pas à revivre, qu'elle agissait avec retenue.

Son interlocuteur, en revanche fut bien moins délicat, lui parlant avec ce qui semblait être une franchise déconcertante malgré son ton monocorde. La jeune femme posa un regard surpris sur lui, étonnée qu'il fasse si peu cas de prudence. Mais soit.

Un sourire naquit sur ses lèvres alors que son regard se perdait un peu dans la contemplation des bains alors qu'elle prenait la parole.

"Navrée que mon propos ait été mal formulé. En effet être bonne ou non n'entre pas en ligne de compte quand l'on agit avec ses convictions. Cependant de ce que je sais le Cercle n'a jamais désiré rabaisser une race au profit d'une autre alors même si l'égalité parfaite n'existe pas, le respect entre toutes les races, elle, me semble être une chose tout à fait valable et défendable."

Son regard se posa sur son client, calme et neutre. Lorelaï avait connu le rejet depuis sa naissance et même si elle était fière d'être qui elle était, elle avait dû se cacher pour permettre à son fils de vivre. C'est pourquoi elle vivait ici aujourd'hui et tenait à cette forme si fragile d'égalité. Ne plus avoir à connaitre le rejet était l'un de ses souhaits pour le simple désir que son enfant puisse grandir sans sentiment de colère vis-à-vis des autres races. S'épanouir dans l'équilibre et dans l'ouverture d'esprit, voilà un but honorable à ses yeux.

"Je ne suis pas d'accord avec vous. Comment le Cercle pourrait augmenter ses inégalités en agissant pour les combler ? Mettre les races sur un pieds d'égalité afin d'éviter les abus, est-ce si mal que ça ? Après tout, ne sommes-nous pas assez intelligent pour cesser les conflits dans le sang ? Pour évoluer avec un autre discours que celui des armes ?"

Elle regardait cet homme qui semblait finalement être un adepte des armes, surtout quand il fit part de la suite de son discours. En effet pour lui, le combat semblait être un passe-temps comme d'autres auraient joué aux cartes ou aux échecs. D'un côté elle pouvait le comprendre. Sa part animal avait toujours aimé ce genre de défi, ce combat animal pour sa survie. Mais aujourd'hui qu'elle était mère, elle se sentait investit d'un but plus grand, plus important que de chercher un adversaire.

Elle s'était redressée un peu comme pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas de ceux à faiblir ou à craindre de tels mots. Son regard s'était durci un peu, dévoilant en partie cette flamme qu'elle portait en elle. Son feu intérieur qui l'avait fait avancer et tenir contre vent et marée face à un pays qui la haïssait et face aux adversités. Elle posa son regard sur lui, calme comme à l'accoutumée.

"Se battre pour le plaisir est un choix comme un autre. Chercher plus fort que vous est un jeu bien dangereux surtout en ces temps où l'honneur au combat est une éthique oubliée. Mais si pour vous mourir au champs de bataille est la réussite d'une vie, qui suis-je pour vous juger."

Elle eut un sourire et acheva son verre avant de le reposer sur le plateau, se relevant alors en époussetant ses vêtements en ajoutant.

"Au fond je ne suis qu'une gérante de source chaude ainsi qu'une mère de famille. Mes priorités se situent sur un autre champs de bataille bien moins épique que le votre."

Elle eut un léger rire et l'observa encore un peu, se disant qu'il était temps de se retirer pour le laisser profiter des bains. Non pas que ces propos l'aient gênée mais elle ne voyait pas sur quoi rebondir après de tels aveux alors autant se retirer.

Elle s'inclina poliment, ajoutant simplement qu'elle restait à disposition s'il avait besoin et qu'il lui suffisait de la sonner, le bouton se trouvant au bord du bain, un peu plus loin.
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