La curiosité est un vilain défaut [PV Aline]

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Bran Marok
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Message par Bran Marok le Lun 28 Mar - 18:03

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Le Lac. Cette immense étendue d'eau à la limite de l'Avventura en avait assez pour surprendre plus d'un. Après avoir passé la journée à courir dans les bois, j'avais foulé le sol de la montage et traversé celle-ci avant de me retrouver ici, sur des roches devant une étendue d'eau dont je ne voyais pas la fin. La nuit avait commencé à recouvrir de son obscurité paisible le ciel qui nous surplombait, alors que j'étais assis face au lac de l'Avventura. Il n'y avait absolument personne ici, pas une seule âme qui vive. Enfin exceptée les petits animaux qui grouillaient sous les roches et le sable qui m'entouraient. J'en avais profité pour me déshabiller, cacher mes vêtements et prendre un bain dans l'eau fraîche de la nuit. Après cela, j'avais laissé ma chaleur corporelle naturelle le loisir de me sécher, étant donner que vivre dans une forêt ne permettait pas vraiment de se fournir en matériel de bain. En matériel de quoi que ce soit en fait. Bien que depuis quelques temps j'avais le manoir d'Araël à ma disposition, ce qui me dépannait bien soit dit en passant. Lorsque j'eus entièrement séché, j'enfilai mes sous-vêtements et mon pantalon, m'apprêtant à partir. Mais alors que je n'avais qu'une jambe dans mon pantalon, une odeur familière me parvint. L'odeur d'une vampire que j'avais déjà rencontré par le passé : Aline.

Que faisait-elle ici ? Je fronçai les sourcils. Lors de notre première rencontre, nous n'étions pas partis sur de bonnes bases, cependant on avait fini par trouver un chemin vers l'entente et j'appréciais bien la petite vampire. Ensuite j'avais appris qu'elle avait rejoint les Rebelles, tout comme l'avait fait Aéris, dans des conditions un peu douteuses. Mais même alors, je n'avais jamais eu l'occasion de les approcher. Tout était allé trop vite. Et ensuite l'assaut sur la grotte, et je n'avais plus entendu parler d'elle ni de sa camarade qui avaient vraisemblablement été arrêtées. Alors qu'est-ce qu'elle faisait là ? Elle avait réussi à s'échapper ? Intrigué, je terminai d'enfiler mon pantalon et décidai de suivre la piste de l'odeur que j'avais flairé, m'aventurant sur les roches avec facilité. Néanmoins, quelque chose hérissait les poils de mon loup. Je finis par apercevoir la silhouette de la blondinette et me dirigeai droit vers elle. J'avais toujours eu cette capacité de me déplacer en silence, tout comme le faisait les prédateurs lors d'une chasse. Elle semblait m'avoir repéré aussi cependant, car bien avant que je n'arrive à son niveau, elle tourna la tête dans ma direction. D'un autre côté, c'était une vampire. Je souris à son intention néanmoins, heureux de la voir, et l'apostrophai.

-Salut Aline, ça faisait un bail hein ?

Me rapprochant encore, je flairai son odeur pour mieux m'en imprégner. La première fois que je l'avais croisé, elle vivait plus dans la forêt, à l'abord de la ville, et son odeur se rapprochait donc plus de celle-ci plutôt que de la civilisation. Ce qui n'était plus du tout le cas à présent. Ce qui somme toute était tout à fait normal. Cependant, certaines pensées ne pouvaient s'écarter de mon esprit. J'en fis néanmoins abstraction pour le moment, profitant de ces petites retrouvailles, si l'on pouvait dire.

-Alors qu'est-ce qui t'emmène ici, Princesse des temps modernes ? fis-je avec un petite sourire moqueur, en rapport avec sa vie pré-vampirique.

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Message par Invité le Mer 30 Mar - 15:19

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Les évènements s’étaient enchainés les uns après les autres, si vite qu’Aline avait du mal à démêler ses pensées. Sa vie avait brusquement basculée en l’espace de seulement quelques mois, alors qu’elle était restée monotone et routinière durant les dix dernières années. Mais cela ne déplaisait pas pour autant à la demoiselle. Aline appréciait sa nouvelle existence. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait utile. Bon d’accord, ce n’était pas le job de ses rêves de poursuivre des criminels en fuite, mais cela avait quelque chose d’intéressant, il fallait le reconnaître. Aline se contentait de réunir des informations qu’elle jugerait utiles sur des personnes déjà ciblée par quelqu’un d’autre, et elle les envoyait à sa direction. Pour le moment, elle n’avait pas trouvé grand-chose, pour ne pas dire rien qui aurait eu un quelconque impact sur les avancées des enquêtes. Cela faisait à peine quelques jours qu’elle occupait cette fonction, et la jeune fille n’en démordait pas. Elle avait enfin quelque chose à  faire de son temps, et se donnait toute les peines du monde pour faire de son mieux.

Plusieurs noms figurant sur la liste avaient attiré son attention. Elle en avait rencontré quelques-uns, Bran notamment, dont elle appréciait le caractère. Aline avait eu beau chercher, le nom de Faust n’était pas mentionné dans la liste. Et pourtant, elle aurait bien aimé. Elle lui aurait fait payer tout ce qu’elle avait enduré par sa faute et l’aurait livré aux autorités avec un plaisir malsain. La demoiselle en était donc parvenue à la conclusion qu’il était mort pendant l’assaut. Elle espérait juste qu’il eut connu une mort atroce, c’était la moindre des choses après tout ce qu’il avait fait. Et puis, il y avait toute une autre série de noms qu’elle ne connaissait pas et qui l’intéressaient beaucoup moins.

Ainsi, elle concentra son attention sur Bran. Elle ne l’avait ni revu ni eu de contact avec lui depuis ce fameux soir où ils s’étaient bastonnés. Elle l’appréciait tout de même et sa condition de fugitif l’intriguait. Elle aurait bien aimé mettre la main sur lui et lui demander des réponses, mais il semblait déjouer toute tentative d’espionnage. La jeune demoiselle avait d’abord concentré ses recherches sur Internet. Tous les réseaux sociaux connus ou même ceux dont elle ignorait le nom jusqu’alors avaient été parcouru pendant des heures. Bien sûr, elle n’avait rien trouvé. En même temps, faut être débile pour s’afficher sur les médias sociaux alors qu’on est en cavale ! Elle avait ensuite téléphoné à tous les hôpitaux présents aux alentours, dans le cas où il serait blessé. Elle s’était même déplacée dans certains cas, et s’était souvent faite rembarrer par les secrétaires. Et elle n’avait rien trouvé de plus. Rien. Le néant. A croire qu’il n’avait vraiment pas envie qu’on le retrouve. Et plus, elle cherchait, plus il semblait lui échapper.

Aline ouvrit les rideaux de sa chambre, à l’instant même où le soleil disparaissait à l’horizon. Encore un jour de plus qui s’achevait, et toujours rien. Irritée de son incapacité, Aline enfila ses chaussures et claqua la porte derrière elle, laissant tout son travail en plan. Elle marcha longtemps, jusqu’à se retrouver devant un immense lac qu’elle ne connaissait pas encore. Elle s’assit dans le sable et se mit à le faire filer entre ses doigts. Et c’est là, où elle sentit une présence qu’elle aurait bien aimé sentir avant. Et vraisemblablement, il l’avait repéré également car son odeur se rapprocha. Elle était heureuse de le revoir, et pas seulement parce qu’elle recherchait sa trace depuis des jours. Elle tourna la tête vers Bran et lui rendit un sourire lumineux.

« Ravie de te revoir aussi, Bran. » lui répondit-elle, en l’invitant de la main à s’assoir à ses côtés.

Elle rit pour cacher sa gêne, d’un rire dont elle espérait qu’il ne sonnerait pas trop faux. Elle ne pouvait décemment pas lui dire qu’elle l’espionnait pour le livrer au Cercle ! Il le prendrait sûrement très mal. Faisant appel à ses talents de comédienne oubliés, Aline enroula une mèche autour de son doigt et répondit :

« L’envie de prendre l’air certainement. C’est plutôt agréable ici, pour une promenade nocturne. Et toi alors ? Qu’est-ce que tu deviens ? »

C’était le moment inespéré pour glaner le plus d’informations possible. Du moins tant qu’il ne se doutait de rien.
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Message par Bran Marok le Mer 30 Mar - 22:04

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La blondinette qui répondait au nom d'Aline était assise sur le sable en face du lac, jouant négligemment avec les grains de ce dernier. Elle semblait perdue dans ses pensées, de telle sorte que je me demandai si une fois de plus je n'interrompais pas une de ses réminiscences nostalgiques de son passé en tant qu'humaine. Ou même de vampire, étant donné qu'elle avait plus d'un siècle à son actif, ce qui lui laissait largement le temps d'accumuler des souvenirs. Cependant avant que je n'ai pu décider quoi que ce soit d'autres, la vampirette se retourna vers moi et ja la saluai avec le sourire. Visiblement heureuse de me voir, elle me renvoya un grand sourire sincère que son apparente jeunesse rendait enfantin, et me salua à son tour. Suite à cela, elle m'invita à m'asseoir près d'elle, dans le sable. Cette idée ne m'enchantait guère, pas plus qu'elle ne ravissait mon loup. Le sable était mou, et si jamais j'avais à me relever précipitamment ou même pour me déplacer, le sable ralentirait mes mouvements. Mais d'un autre côté, ce serait la même chose pour éventuel assaillant. Mais il n'y avait que nous ici, personne d'autre. Et même si le sable pourrait dissimuler le bruit que ferait un éventuel arrivant, le vent était en ma faveur. Après une brève hésitation, je souris et finis par m'asseoir aux côtés de la vampirette.

J'avais toujours été prudent, voir même méfiant, et avait tendance à toujours m'assurer que je pourrais me trouver dans une position où je pourrais me défendre. Quand ce n'était pas le cas, la nervosité du loup et du prédateur en moi me contaminait. C'était déjà le cas avant, mais être poursuivi par les forces de l'ordre n'avait rien arrangé à ma paranoïa. Ce qui me poussait à me méfier de toute personne, sans exception. J'étais constamment sur mes gardes. Et lorsque la vampire rit, pour l'avoir déjà entendu rire, je sentis une certaine tension dans celui-ci. Comme une fausse note. Je ne doutais pas de la joie qu'elle avait éprouvé en me voyant, mais quelque chose la gênait. Peut-être ne s'était-elle juste pas attendu à me voir...Peut-être. A ma question, elle entoura une de ses mèches blondes autour de son doigt fin, et me répondit avec légèreté. Elle avait raison, cet endroit était assez agréable pour une ballade nocturne. Mais les poils de mon cou s'étaient hérissés tout de même. J'acquiesçai donc et regardai au loin vers l'eau tout en réfléchissant à sa question, ne comprenant pas très bien pourquoi mon corps réagissait ainsi. Je décidai donc de répondre prudemment, à voix basse.

-Eh bien, je me cache. Depuis un moment maintenant, et surtout depuis la chute des Rebelles...

J'avais laissé traîner la phrase volontairement, mais mes sens étaient en alertes inconsciemment. Je guettais les réactions de la pas-si-jeune vampire qui se tenait à mes côtés. Nos regards ne se croisaient pas, nos yeux se promenant sur le paysage, et pourtant j'étais sur qu'elle prêtait autant attention à moi que l'inverse était vrai. Ma paranoïa me jouait-elle des tours ? Je pris une grande inspiration, puis la relâchai. Je détendis mes épaules et souris à la demoiselle avant de reporter mon regard vers l'horizon à nouveau.

-Tu faisais partis des Rebelles aussi non ? J'ai entendu que tu avais été plutôt amochée...Et puis tu as disparu. Je vous ai cherché, un bon nombre des membres impliqués dans la bataille, mais aucune trace. Que s'est-il passé ?

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Message par Invité le Ven 1 Avr - 19:28

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Autrefois, Aline savait parfaitement jouer la comédie. L’innocence même peinte sur le visage et les sourcils légèrement arqués, elle assurait d’une voix claire que, non, elle n’avait pas fait le mur cette nuit ni brisé le vase de l’entrée en voulant rentrer avant l’aube. Même si tout l’accusait, la demoiselle ne cédait jamais et poursuivait son mensonge jusqu’à ce que son interlocuteur baisse les bras. Elle avait appris à contrôler ce flux de sang qui lui montait aux joues, à refreiner les battements de son cœur affolé et à afficher sur son visage un sourire si niais qu’on n’aurait jamais pu la croire capable de fabriquer un mensonge pareil. Cependant, ces longues années de vie en solitaire lui avait fait perdre la main. Si elle s’était appliqué, plus jeune, à fabuler de sang-froid, la maîtrise de l’art de la duperie lui échappait à présent. La jeune fille sentait la tension monter de plus en plus, et essayait par tous les moyens de retrouver l’aisance qu’elle possédait autrefois pour les mensonges.

Aline s’appuya sur ses mains, derrière son dos, prenant une position faussement décontractée. Lentement, elle tenta de calmer les battements anormalement trop rapides de son cœur. Elle essayait une nouvelle fois de sourire, d’un sourire qui se voulait détendu. Au mieux elle parviendrait à en savoir plus sur lui et ses magouilles et sa direction serait heureuse, au pire elle serait démasquée et là elle ne donnait pas cher de sa peau. Il y a pire comme situation, non ? Enfin, pour le moment il ne semblait ne se douter de rien. Autant mettre à profil, ce laps de temps avant qu’Aline ne se trahisse. Car elle finirait forcément par se trahir. C’était quasi certain. La vérité fini toujours pas se savoir.

Si elle demande où Bran se cache-t-il, il la trouvera certainement trop curieuse. Mais si elle ne répond pas, il va aussi se demander ce qu’il lui prend. Dans un élan de courage, elle tourna un visage lisse vers lui et lui répondit d’une voix nette dont elle ne se serait pas crue capable :

« J’ai appris que tu étais activement recherché. Ça doit être difficile de vivre dans l’ombre, comme tu le fais. »

S’il était un peu neuneu, il déballerait toute son organisation et prononcerait une parole de trop. En revanche, Aline doutait fortement qu’il soit un abruti. Quand on parvenait à se cacher aussi longtemps, sans jamais se faire prendre, il fallait une sacrée intelligence. Peut-être le stress de son interlocuteur jouerait en la faveur de la demoiselle, si ce n’était pas le sien même qui causerait sa perte.
 
La conversation prenait une mauvaise tournure. C’est un test ? Que s’est-il passé… Le cerveau de la vampire carburait à mille à l’heure dans l’espoir de trouver un leurre potable. Surtout ne pas laisser filer trop de temps, sinon il se douterait qu’elle cherchait un mensonge à lui faire avaler.

« J’ai été arrêtée. »

Peut-être n’aurait-elle pas dû le dire. La vampire se mordit la langue tellement fort qu’elle sentit le goût du sang dans sa bouche. Oriente la conversation sur un autre sujet !

« Savais-tu qu’Aéris est morte ? »

Il l’aimait bien, non ? Avec un peu de chance, le choc de la nouvelle lui fera penser à autre chose. Ou alors, il n’en aura strictement rien à faire et sa tentative de détourner la conversation tombera à l’eau.  
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Message par Bran Marok le Dim 3 Avr - 5:40

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La tension était lentement montée entre la vampire et moi, et quelque part je me demandais ce qui causait cette tension. Tout comme j'avais pris ma grande respiration pour détendre mes épaules et tenter de faire disparaître cette tension, Aline s'était appuyée sur ses bras arrières afin d'avoir l'air détendue. Les battements de son coeur, qui avaient légèrement commencé à trottiner, ralentirent petit à petit pour retrouver un rythme normal. De mon côté je levai les yeux au ciel pour me perdre dans la contemplation du ciel étoilé et du petit bout de lune que l'on pouvait apercevoir. Mon esprit était cependant vide de toute pensée, attendant sagement la réponse de la vampirette qui prenait un peu de temps à répondre. Lorsqu'elle recommença à parler, je tournai la tête vers elle pour remarquer que son visage était vide de toute expression. Je fronçai les sourcils, mais ne fit cependant aucune réflexion. Peut-être ne savait-elle pas comment je réagirais, alors elle avait adopté un ton neutre. Elle était si convaincante que je ne pus flairer aucun signal émotionnel. Mais ces mots me déstabilisèrent tout de même. Elle avait appris que j'étais activement recherché ? Bon d'un autre côté ce n'était pas un secret d'état non plus, bien au contraire. Je soupirai donc.

-En effet, le Cercle et les forces de l'ordre ont mis une sacrée prime sur ma tête, fis-je avec un petit sourire. Mais je vis dans la forêt, par-ci par-là, en attendant... Je connais chaque recoin de l'Avventura quasiment par coeur, et je suis bien plus proche de la nature que la plus part des autres gens. Ce n'est pas si terrible au final.

J'avais toujours toute mon attention tournée vers elle, guettant le moindre signe qui justifierais mes poils qui se hérissaient dans ma nuque. Mais lorsque j'évoquai le dur combat qu'elle avait dû mener à la grotte, son coeur accéléra de nouveau. Des émotions trop rapides pour que je les captes fusèrent. Elle était un peu agitée, même si elle n'en laissait rien paraître à l'extérieur. Que s'était-il passé...? Je ne tardai pas à avoir la réponse. Capturée ? Mais alors comment se faisait-il qu'elle soit là ?! S'était-elle échappée de prison et était elle aussi devenue une fugitive ? Je ne pensais pas non. Alors quoi ? Mais avant que j'ai pu lui poser de plus amples questions, elle m'annonça une nouvelle qui me déstabilisa. Aéris était morte. Cette petite vampirette adorable que j'avais rencontré dans la forêt. Ses yeux changeaient de couleur en fonction de ses émotions, et elle débordait d'une énergie certaine. Elle était même montée sur mon dos lorsque j'avais été sous la forme de mon loup blanc. Ça avait été amusant, contre toute attente.

-Oh, merde...

Une vague de tristesse déferla sur moi, mon loup lui-même geignant sur lui même fasse au deuil auquel on devait faire face. Mais rapidement, cette tristesse se mua en une émotion bien plus coutumières chez ceux de notre espèce : la colère. Petit à petit, la rage monta, et mes mains qui étaient alors étendues sur le sable se refermèrent sur elles-mêmes.

-Et merde !!

Cette fois ce n'était plus de la tristesse qui se dégageait de ces paroles mais de la colère. Mes yeux virèrent au doré et je ponctuai mes paroles d'un coup de poing rageur dans le sable. Un grondement animal s'éleva de ma gorge et persista quelques secondes avant que je n'ai pu reprendre le contrôle sur ma colère qui avait fait ressortir le loup en moi.

-Ils paieront. Je leur ferai payer à tous pour ce qu'ils ont fait. Elle n'était qu'une enfant...pourquoi ne l'ont-ils pas juste enfermés ?! Comme toi ?! Et ils prétendent être "bons"...Mais ils connaîtront le poids de leurs erreurs le temps venu.

Je fermai les yeux afin de me calmer. J'en avais dit plus que je ne le devais. Mais j'en avais presque oublié un certain détail. Mes yeux toujours dorés, je les tournai vers la blondinette du nom d'Aline et m'adressai à elle tout en mettant à disposition chacun de mes sens.

-Qui l'a tué ? Et toi...Pourquoi n'es tu pas en prison ? Tu t'es échappée ?

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Message par Invité le Dim 3 Avr - 19:03

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Si elle avait voulu se mettre en difficulté, Aline y avait parfaitement réussi. En tentant l’annonce du décès de sa meilleure amie pour le déstabiliser, elle n’avait fait que le mettre d’autant en plus en colère et lui donner une bonne raison de se méfier d’elle. C’était à se demander si la vampire n’était pas légèrement maso sur les bords.

L’excès de rage de son interlocuteur fît tressaillir de peur la jeune fille. Elle ne put réprimer ce frisson glacial qui lui parcouru l’échine. La vue de ces yeux ambrés fit ressurgir des souvenirs effrayants dont elle avait pris soin jusqu’alors de ne plus évoquer. Elle avait déjà fait les frais d’un loup en colère, et n’avait pour ainsi dire aucune envie de recommencer. C’est à cet instant précis que la blondinette se rendit compte de sa situation fort peu avantageuse. Elle jouait dangereusement avec le feu depuis quelques minutes et cela commençait sérieusement à la terrifier. Il avait flairé l’embrouille et Aline en fut déstabilisée durant quelques secondes qui lui parurent une éternité. Allons du courage ! La vampire se mordit rageusement les lèvres, tentant de se dominer. Elle ne pouvait s’autoriser le droit de s’enfuir en courant comme une lâche. Elle prit une profonde inspiration, et demeura les paupières closes jusqu’à ce que la peur se tasse au fond d’elle. Avec un peu de chance, il prendrait l’expression de détresse qui se lisait aisément sur la figure enfantine de la demoiselle pour un sentiment de tristesse. Il lui en coûtait, c’était clair, de se servir de la mort de son amie pour parvenir à ses fins. Mais, Aline avait actuellement d’autres émotions à contrôler que celle d’un deuil douloureux. Elle n’avait fait que se mettre dans une position encore plus risquée. Et voilà qu’il se demandait pourquoi elle n’était pas en train de croupir en taule comme elle aurait dû de le faire.

Cependant, par un quelconque miracle, Aline parvint à se dominer. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, ils brillaient d’un drôle d’éclat. On avait déjà aperçut la même lueur, c’était lors d’un duel au pistolet. Elle releva le menton hautainement, haussa un sourcil arrogant et le toisa de son regard glacial. La jeune fille était sur ses gardes. Cette fois, elle avait parfaitement compris l’enjeu de cette rencontre.

« Un soldat du Cercle. Un lycan, comme toi. Je serais ravie que tu lui fasses la peau ! »

Ces derniers mots furent prononcés avec une rage sans égale. Elle cracha presque la dernière phrase, comme pour bien montrer tout le mépris que lui inspirait ce personnage. Si Bran le faisait passer de vie à trépas, il était certain qu’elle ne le pleurerait pas !

La question qui tomba démontra si bien la méfiance que Bran avait envers la vampire. C’était soupçonneux et Aline savait qu’elle n’avait pas le droit de se planter sur la réponse. La réponse qu’elle fournira décidera de la tournure prochaine des évènements. Réfléchit, réfléchit bien ! lui hurlait sa conscience. Mais Aline avait la désagréable impression que son esprit ne fonctionnait pas assez vite. Les pensées s’emmêlaient, s’embrouillaient jusqu’à ne devenir qu’une espèce de bouillie intellectuelle incompréhensible.  

« J’ai purgé ma peine. » déclara-t-elle.

Le timbre de sa voix était aussi froid que son visage. Celui-ci, d’ailleurs, était figé tel le visage d’une statue de glace. Seules ses prunelles incandescentes apportaient un signe de vie à cette jeune fille raidie.
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Message par Bran Marok le Lun 4 Avr - 15:55

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Je sentis l'énergie de Wolfy se déchaîner à l'intérieur de moi sous le coup de la colère. Aéris n'avait été qu'une enfant, même pour la vampire qu'elle était. Et en quelque sorte, j'avais sa mort sur la conscience, même si je savais que je n'en étais pas responsable. Mon loup, lui, réclamait le prix du sang. A tel point que ma soif de sang devait se faire sentir en ce moment. Mais alors que je tournai mon regard vers la vampirette blonde, elle perçut la rage animale qui couvait dans mon regard et l'odeur de sa peur éclata entre nous. Forte, impérieuse, alors que les battements de son coeur prirent de nouveau leur jambe à leur cou. Elle tressaillit, sa posture se crispant, ses jambes tremblèrent légèrement. Elle était sur le point de fuir sous le coup de la peur, et le prédateur en moi se délectait déjà de la chasse qui s'en suivrait. Mes muscles se tendirent d'anticipation sans que je me rende compte, mes instincts prenant le dessus pendant quelques instants. Mais tout comme Aline, je m'immobilisai, donnant une tape mentale sur le museau de Wolfy pour qu'il se calme. Aline était une amie. Tout du moins l'était-elle à notre dernière rencontre..

La vampire se mordit les lèvres en fermant les yeux, métaphore somatique de son besoin de contrôle, et l'odeur de son sang remplaça petit à petit celui de sa peur. L'un n'était pas bien meilleur que l'autre pour calmer l'excitation de mon loup, mais je réussis petit à petit à repousser le loup à la frontière du contrôle. D'où venait cette soudaine peur ? Avait-elle quelque chose à voir dans la mort d'Aéris ? J'en doutais. De ce que je savais, les deux vampires étaient devenues plutôt proche. Au fur et à mesure que les secondes passaient, sa peur diminuait néanmoins et les battements de son coeur reprenaient le rythme lent et caractéristique des vampires. Elle rouvrit les yeux, et une lueur de défi brilla au fond de ses iris alors que la colère finit de remplacer l'odeur de sa terreur d'il y a quelques instants. Un soldat, lycan, avait tué la vampirette. Pour une raison évidente, l'association des mots "soldat" et "lycan" engendrèrent un déclic et un visage net s'imposa dans mon esprit : Alexandre Varko. Je l'avais croisé il n'y avait pas si longtemps dans la grotte qui avait servi de repère aux Rebelles durant de longues années. Nous nous étions battus, j'avais pris le dessus, mais lui avait laissé la vie sauve en échange d'un lycan plus haut gradé dans la hiérarchie. Je regrettais à présent de ne pas l'avoir tué sur le champ, et un nouvel accès de colère me fit pousser un grondement sourd.

-Varko...

La colère de la petite était authentique, et je ne perçus aucun signe de mensonge dans ses paroles. Mais lorsque je lui posai la seconde question, relative à sa présence ici plutôt que dans l'une des cellules de la prison de l'Avventura, les battements de son coeur accélèrent à nouveau. Légèrement, mais j'était toutefois assez proche pour percevoir la nuance. Purgé sa peine ? Je n'avais jamais entendu qu'aucun Rebelle ne se soit fait relâchés après simplement avoir "purgé sa peine". Aline n'avait peut-être tué personne au nom des Rebelles, mais elle avait participé aux plans de ceux-ci. Et ils ne relâchaient pas les nôtres ainsi. Cela ne faisait même pas encore un an si je ne me trompais pas. Ce n'était pas un mensonge, mais elle ne me disait pas toute la vérité. Je fermai mes yeux dont les iris étaient toujours dorées, et soupirai avant de me lever du sable et de faire quelques pas en direction de l'eau. Je me retournai ensuite vers la vampire pour lui adressai la parole.

-Ça va peut-être te paraître stupide, mais le Cercle doit payer. Pour ce qu'il a fait, pour ceux qu'il a tué, pour les idéaux erronés qu'il véhicule. Et on ne compte pas leur laisser le temps de se reposer longtemps sur leurs lauriers. Mais soyons honnête, tu n'as pas fait que purger ta peine n'est-ce pas Aline ? Aucun Rebelle n'est sortie des prisons du Cercle vivant, sans s'être échappé, ou d'avoir prêté allégeance à leur cause...

Et petit à petit, les pièces se rassemblaient. Mes poils qui se hérissaient face à l'attitude étrange de la vampirette, ses demi-vérités, sa peur, cette tension...Une nouvelle flambée de colère stimula Wolfy qui se débattit pour échapper à mon contrôle une nouvelle fois. Mes crocs s'allongèrent, tout comme mes griffes, et je sentis la fourrure blanche du loup recouvrir mon échine jusqu'à la base de mes cheveux. Je montrai les dents à Aline, m'adressant à elle d'une voix de deux tons plus graves que d'habitude, grondant presque.

-Tu t'es alliée à eux ! Après ce qu'ils ont fait à AERIS ! TU NOUS AS TRAHI ?!

Je n'étais pas loin du point de non-rupture, et si je ne parvenais pas à me calmer je n'aurais bientôt plus la force de lutter contre le Changement. Mais je devais rester humain, au moins quelques instants encore, pour pouvoir écouter et répondre à la vampire. Sans crier gare, je fonçai sur la vampire en tentant de lui donner un coup de poing, un seul. Ça me démangeait de me laisser aller, de laisser la soif de sang du loup l'emporter. Mais quelque part c'était toujours Aline. Et je comprenais mieux pourquoi elle avait voulu en savoir plus sur ma vie. J'en avais dit assez pour qu'elle sache que je vivais dans la forêt, que je n'en avais pas fini avec le Cercle et que je n'étais pas tout seul. C'étaient des informations certes utiles pour elle mais pas toutefois vraiment gênantes pour moi. Elle ne savais pas combien nous étions, qui nous étions, et ce que nous prévoyions. Et si tout se passait bien, elle ne retrouverait jamais la trace des autres. Cependant faudrait-il peut-être que je la tue sur le champ ? Mais même si c'était la bonne chose à faire, mon âme vacilla d'incertitude. Je grondai à l'intention de la vampire, furieux.

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Message par Invité le Ven 8 Avr - 21:06

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Combien de temps avait-elle espéré tenir sans se trahir ? A présent, cette question semblait bien futile. C’était fini pour elle. Les voiles étaient levés, les masques étaient tombés. Aline resta pétrifiée un instant, perdant contact avec la réalité. L’odeur du danger lui piquait les narines, la faisait frissonner d’horreur et pourtant, elle n’en était pas moins grisante. Après tout ce qu’Aline avait vécu, elle ne pouvait que s’habituer au danger. Vivre à l’Avventura et être une trouillarde n’allaient pas ensemble. Et ça, Aline l’avait compris. Elle ne tenait plus autant à sa vie qu’il y a quelques temps. La jeune fille était devenue fataliste et préférait ne plus penser à ce qui se passerait demain. De toute façon, foutue pour foutue… Aline avait toujours été fascinée par ces personnages de roman qui prenait le malheur des autres et le leur comme un jeu. C’était exactement ce qu’il fallait faire : prendre la vie comme un jeu, se désintéresser des risques encourus. Et puis, que risquait-elle ? De mourir ? Après tout, quelle importance ? La jeune fille ne craignait plus la mort. Elle n’avait jamais cru en un quelconque enfer, ou un paradis. La mort ne représentait pour elle qu’un néant infini et rien d’autre. Et quand bien même, par n’importe quel hasard improbable et saugrenu, l’enfer pourrait exister, Aline savait déjà que sa place y était réservée. Alors, rejoindre le royaume des morts plus ou moins vite n’avait aucune importance.

La jeune vampire se leva elle aussi, suivant du regard la silhouette de Bran. Il lui en aura fallu du temps pour comprendre. Mais il avait fini par découvrir le pot aux roses. Les conséquences pour elle pourraient lui être fatales. S’il décidait, par exemple, de la faire taire. Et étrangement, malgré toutes ces pensées négatives, la jeune vampire esquissa l’ombre d’un sourire. Elle souriait face au malheur, ce que peu de gens parvenaient à faire.

Aline haussa les sourcils devant l’accusation, un air de défi peint sur le visage. Pour quelle raison aurait-elle soutenu les Rebelles ? Elle s’en fichait royalement, elle, des idéaux, des combats pour une cause, et tout ce qui s’y apparentait de près ou loin.  Elle voyait mal comment cela pourrait changer sa vie. Hormis la détruire, à l’exemple de celles de tant d’autres. Combien de personnes étaient mortes en se dévouant une cause, corps et âme ? Elle ne voulait croire qu’en sa propre cause, celle qui ne la trahirait jamais. Aline n’avait confiance qu’en elle-même, s’étant déjà faite avoir avec les Rebelles. Jouer la chair à canon, ça allait une fois mais pas deux !

« Tu croyais quoi ? Que j’allais continuer à servir une cause que je n’approuve pas ? A laquelle j’ai été enrôlée presque de force ? Je m’en contrefiche de vos idéaux de fanatiques ! Ça ne sert à rien, sauf à détruire des vies ! Tu crois qu’Aéris se serait faite tuée par le Cercle si les Rebelles ne l’avaient utilisé comme chair à canon ? Vous êtes aussi responsables de la mort de vos partisans que le Cercle lui-même ! »

Toute la haine qu’elle conservait en elle depuis bien trop longtemps refaisait surface. Aline était rouge de colère, les yeux étincelants de rage. C’était injuste qu’on l’accuse de la sorte ! D’un côté, elle avait fait ce qu’elle pouvait et ne comprenait pas pourquoi une telle fureur était dirigée vers elle. Enfin, elle n’avait jamais très bien compris pourquoi tout cela était tombé sur elle, elle qui n’avait rien demandé.

Elle tomba à la renverse lorsque Bran fonça sur elle, rattrapant son poing brandi juste avant qu’il ne s’écrase sur son nez. Elle le fixa droit dans les yeux, avec comme une impression de déjà-vu. Son regard cilla un instant, et se rempli de larmes une nouvelle fois. Elle qui n’avait jamais supporté les chialeuses, n’avait fait que verser des torrents de larmes depuis son arrivée ici.

« Tu ne peux pas m’en vouloir pour ça ! Je n’ai pas décidé de me retrouver mêlée à toute cette histoire ! » bredouilla-t-elle, des trémolos dans la voix.

Bien sûr, qu’elle détenait une part de responsabilité. Seulement, à ses yeux, cette part n’était pas vraiment grande : elle était même presque inexistante.
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Message par Bran Marok le Lun 11 Avr - 14:59

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L'aura menaçante qui se dégageait à présent de ma personne était telle qu'il était impossible que cela échappe à la blondinette. Et étonnamment, au lieu de sentir la peur que je m'étais préparer à flairer chez la demoiselle, une pointe d'excitation et d'adrénaline vint électriser son parfum sanguinaire. La vampirette avait changé depuis notre dernière rencontre ; elle était moins encline à succomber à la peur et la colère. Quoi que je n'étais pas si sure pour le dernier point. Alors que je découvrais toute la machination de l'histoire, un sourire se peint sur le visage d'Aline. Face à la colère animale qui rugissait hors de moi, elle souriait. Nous avions déjà combattu tous les deux, et il y avait de grandes chances pour que je prenne l'avantage dans l'affrontement à venir si il y en avait bien un. Et pourtant elle souriait. N'empêche, mon adversaire était une vampire, et si j'engageais un combat ça n'allait pas être de tout repos tout comme le prouvait aussi bien notre premier et dernier affrontement.

La colère de la vampirette s'intensifia alors qu'elle prenait la parole. Et je ne pus dire que ses mots aiguisés comme une lame de katana ne me déstabilisèrent pas. Je ne connaissais pas les circonstances précises de son enrôlement au sein des Rebelles, mais je savais qu'elle faisait partie de la vague des nouveaux arrivants au moment de l'enlèvement massif à l'université. Nous n'avions pas forcément été des seins avec ceux qui avaient été enlevés. J'avais moi même dû "motiver" une lycanne à rejoindre nos rangs. Le panel de choix était à vrai dire plutôt mince : c'était soit la mort (directe ou par empoisonnement), ou rejoindre notre camp. Je ne pouvais donc lui en vouloir d'avoir déserté. La seconde partie me blessa plus qu'elle ne me déstabilisa, car je devais avouer que Jilan n'avait rien eu d'un saint avec ses troupes. C'était un leader à la limite du tyran, et la plus part du temps il s'en moquait pas mal de ce qui arrivait aux membres de son organisation tant que celle-ci perdurait pour accomplir ses buts. Son leadership était contestable, et je l'aurais contesté moi-même si il n'y avait pas eu Leann entre nous deux. De plus, lors de notre première rencontre, je lui avais promis allégeance à lui et aux Rebelles. Il fallait dire que je n'avais pas eu beaucoup de choix non plus, avec une boule magique dans la poitrine capable de me tuer dans les minutes. Mais je n'étais pas Jilan, et je n'étais pas un fanatique. Je me battais pour ce que je pensais être juste. Aline avait raison je ne pouvais lui en vouloir pour ça. Mais bien que je n'avais plus en tête de l'attaquer immédiatement, je restais dans une colère proche de la limite.

-Tu marques peut-être un point, nous avons eu notre part de responsabilité dans nos morts. Mais je ne suis pas le Chef des Rebelles, je n'utilise pas les gens comme de la chair à canon. Si Aéris est morte, c'est parce que le Cercle a envahi notre repère. On a tous subi de lourdes pertes ce soir là ! grondai-je presque. Je n'ai rien d'un fanatique, mais je refuse que le Cercle se permette le droit de me dicter ma conduite, de me traiter comme un gentil toutou.

Ma voix commençait à devenir de plus en plus grave, je n'allais pas être capable de retenir la transformation encore longtemps. Il fallait que je termine cette conversation, autrement Aline aurait à faire à un loup enragé.

-Mais insinuerais tu que les idéaux du Cercle te vont, toi, une vampire ? Et donc, que feras tu, tu te nourriras de sang dans une pochette que tu garderas dans un frigo comme une petite vampire model ?! Est-ce ce que tu veux pour ta vie ? Ou n'as tu pas eu le choix, encore une fois...? Ne fais pas comme si ces merdeux du Cercle étaient des enfants de coeur !

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Message par Invité le Jeu 14 Avr - 17:38

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Aline avait appuyé là où ça faisait mal ; elle avait perçu les certitudes de son adversaire vaciller. Elle pouvait continuer à retourner le couteau dans la plaie, mais il fallait trouver des mots encore plus tranchants, blessants. La voix de la jeune fille avait pris une teinte de métal froid, et elle était bien décidée à continuer sur sa lancée. Aline avait compris depuis bien longtemps que les mots avaient un fabuleux pouvoir destructeur pour ceux qui savaient les manier.

« Te traiter comme un gentil toutou ? » répéta-t-elle.

Et la jeune fille émit un petit rire haut perché. Elle suintait la moquerie de tous les pores. Si elle tenait un minimum à sa peau, elle aurait peut-être dû éviter de le provoquer. Mais Aline n’en avait que faire. Elle voulait lui dire tout ce qu’elle pensait, se défendre aussi. Se défendre de ses accusations. Aline ne tolérait pas qu’on ose se permettre de lui dire ce qu’on pensait d’elle, elle qui n’avait besoin de personne. Elle voulait évacuer toute la haine qu’elle accumulait depuis tant de temps. Elle voulait lui faire autant de mal qu’on le lui en avait fait. Elle voulait se défouler sur lui, quitte à le faire plier jusqu’à ce qu’il cède. Pourquoi lui ? Alors qu’il n’y était pas directement impliqué dans toutes ces péripéties qui avaient secoué la demoiselle ? Directement non, mais indirectement oui. Il représentait tout ce pourquoi la blondinette se battait maintenant. Il représentait à lui seul tout ce qui l’avait faite souffrir.

« Et que fais-tu, hormis te comporter comme une bête ? » asséna-t-elle, glaciale.  

Elle était bien placée dire ça, elle qui avait suivi ses instincts de sauvage depuis des décennies entières !

Néanmoins, elle ne cilla pas et élargit son sourire goguenard. Elle voulait qu’il craque le premier.  Pourquoi ? Pour se prouver qu’elle était capable de se dominer ? Ou pour lui prouver, à lui, qu’il agissait comme un animal ?

Cette fois, ce fût Aline qui vacilla. Un bref instant, elle perdit pied, son regard hésita et sa voix vrilla. Il avait vu juste, elle devait le connaître. Les idéaux du Cercle ne lui convenaient pas vraiment, il avait raison. Mais ceux des Rebelles non plus.

Elle fronça les sourcils, tout en le fixant intensément.

Si elle devait jouer les vampires modèles pour avoir la paix, elle le ferait. Apprendre à se soumettre pour être tranquille, c’était ça sa nouvelle philosophie. Mais seulement si cela servait ses intérêts personnels. Après tout, pourquoi refuser de travailler pour le Cercle alors que celui-ci lui offrait la possibilité d’être protégée ? Bien que paradoxalement, elle ne craigne plus la mort, appartenir à l’instance la plus puissante, pour le moment, était tout de même plus agréable.

Elle avait eu le choix, à défaut de la première fois où elle avait été enrôlée. Elle s’était jeté sur cette opportunité parce qu’elle l’avait tenté. Si elle tenait vraiment aux valeurs des Rebelles, elle aurait pu refuser et terminer sa vie en taule. Ou s’en échapper avec un peu de chance. Elle ne risquait pas sa vie, comme la dernière fois. Elle soupçonnait le fait qu’elle aurait été jugée, mais la peine de mort étant abolie depuis 1981, elle n’aurait que risquer la prison à perpétuité. Et encore, elle n’en était pas certaine. Elle n’avait tué personne durant l’assaut, et on ne pouvait prouver les meurtres qu’elle avait commis tout au long de sa vie. Au pire, elle serait devenue folle dans cette prison, mais elle aurait été en vie.

« Je préfère devoir me nourrir avec une pochette de sang et être libre que de devoir me cacher et vivre dans la peur et la haine ! » répliqua-t-elle, avec humeur.
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Message par Bran Marok le Mer 20 Avr - 19:50

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Elle avait répété mes derniers mots, ponctués d'un sourire moqueur, dénotant un certain mépris. Encore une fois, elle préférait l'art de la provocation au silence qui aurait pu, dans d'autres circonstances, lui éviter bien des malheurs. Cependant je ne passai pas à l'attaque tout de suite à nouveau. Au contraire, je faisais tout ce qui était en mon possible pour retenir la bête qui entamait un peu plus chaque seconde le contrôle que j'exerçais sur elle. Mais alors que la vampirette envoya une nouvelle salve de remarque méprisante, mes tremblements de rage cessèrent, et pendant un instant je ressentis un calme si profond que cela m'effraya moi-même. Même Wolfy qui d'habitude grondait à ce genre de remarque s'était tût. Oh bien sur, la rage était toujours là, elle avait juste atteint un tel paroxysme que toute manifestation extérieure avait cessé. Le calme avant la tempête, c'est bien ainsi qu'on pouvait le qualifier. Une bête avait-elle dit. Une bête...Ne savait-elle donc rien ? Il était vrai que l'humanité était vue comme des modèles, et les miens généralement traité comme des monstres. Des "bêtes" justement. Si cela pouvait les réconforter de rejeter leur démon sur les autres, soit. Mais je ne laisserais en aucun cas penser cela.

-Oh, se comporter en bêtes dis-tu ? Toi, une vampire, qui se nourrit de sang frais ? En ce qui concerne les bêtes dont tu parles, on en retrouve même parmi les humains. Certains de leur crime, à ces humains, sont de loin bien pire que les nôtres. Quelle est leur excuse à eux ? fis-je à moitié en rigolant.

Dans la nature, jamais les animaux n'étaient cruels. Ils tuaient pour se nourrir ou se défendre, et prenaient soin des leurs. Autant dire que l'humanité avait quelques défaillances à ce niveau, et pourtant les gens s'obstinaient à clamer que nos comportements étaient "bestiaux" parce qu'on tuait. A mon sens, il aurait été plus juste de dire que nous étions ainsi parce que nous étions bien trop humains. Mais qui allait m'écouter ? Certainement pas ces imbéciles du Cercle. Mais Aline ? Au moins une partie de mes paroles ébranlèrent quelques instants sa voix, la faisant vaciller d'hésitation. Alors comme ça les convictions du Cercle n'étaient pas les siennes ? Je plissai les yeux en fronçant les sourcils. Cependant elle se reprit. Me fixant avec intensité. Alors c'était ça hein ?! La petite vampirette s'était laissé enrôler par le Cercle non pas par conviction, mais pour pouvoir être libre. "J'ai purgé ma peine" avait-elle dit. Quel doux mensonge. Je ne savais pas si cela suscitait en moi plus de la colère ou un humour noir, sarcastique et méprisant. Mais quelqu'aurait été le sentiment que j'aurais ressenti, la réponse aurait été exactement la même. Plein d'un mordant moqueur.

-Oh je vois, l'honneur ce n'est pas trop ton fort. Tu préfères y renoncer plutôt que de suivre tes propres convictions. Puis je repris une voix chargée d'une colère noire. Mais je suis un loup, pas une sangsue. Je ne courberai pas l'échine, ni ne mettrai ma queue entre les jambes pour eux. Ce n'est ni de la peur, ni de la haine, mais de l'honneur et de la détermination. Ce qui te fait visiblement défaut.

La colère qui avait entamé sans mon accord le début de ma transformation était revenue à la charge. Wolfy exigeait du sang, de la violence, de la chasse. Il avait faim. Et sa colère ne rendait en rien le contrôle que j'exerçais sur lui plus facile. Mes os recommencèrent à craquer, faisant mes membres s'allonger un peu plus pour prendre une apparence mi-loup mi-homme. Je n'allais pas rester longtemps ainsi encore. Mes sens commençaient à s'aiguiser un peu plus, et je sentais la puissance de la bête envahirent mes veines. La voix qui sorti n'était plus qu'un son rauque à peine compréhensible.

-Tu devrais partir.

Et sans plus attendre, je levai les barrières que j'avais érigées pour restreindre Wolfy et je lui laissai prendre le contrôle. Le reste de la transformation se déroula en une seconde. A la place de l'homme, un énorme loup blanc vint prendre sa place. Je sentais la fureur et la soif de sang de mon loup envahir mon esprit. Tout ce qu'il restait étaient mes sens et l'odeur envahissante de la vampire. Wolfy ne me laisserait pas reprendre le contrôle avant qu'il ne se soit défoulé un peu. Mais je faisais confiance à mon loup, nous étions proches. Il ne tuerait pas la vampire. Non pas qu'il la laisserait indemne, loin de là, mais il ne tenterait pas de la tuer. Il voulait qu'elle se soumette, pour une raison qui m'échappait. Sans plus attendre, l'esprit donc rempli de rage, je fonçai sur Aline sans crier gare. Je tentai de refermer mes crocs sur son bras ou son épaule, et ainsi la clouer au sol.

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Message par Invité le Dim 24 Avr - 14:58

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Comment avait-elle pu penser qu’elle pourrait se mesurer à lui ? Aline s’apercevait désormais clairement de sa situation fort peu avantageuse. Qui était-elle pour se croire supérieure aux autres ? La jeune fille se rendait maintenant compte qu’elle était sans doute allée un peu trop loin. Cette fois, Aline se mit à trembler. Pas de peur, mais de rage. De rage envers elle-même et son impulsivité qui la mettait toujours dans l’embarras. La blondinette n’avait jamais su rester à sa place, se comporter selon son rang. Elle prenait tout le monde de haut, sans tenir compte de sa position à elle. Une adolescente peste et prétentieuse, voilà ce qu’elle était. Pour provoquer les gens, elle était forte, mais pour en assumer les conséquences, là bizarrement il n’y avait plus personne !

Bran avait raison. L’espèce humaine n’était clairement pas irréprochable. Les humains se pensaient toujours supérieurs aux autres espèces, alors qu’ils n’étaient ni plus ni moins que des animaux. Ils s’inventaient des règles, des morales, des convenances et des croyances qui ne servaient à rien. Hormis bien sûr, à se faire la guerre et s’entretuer. Les Hommes étaient cruels entre eux, et cela depuis la nuit des temps. Aline avait l’impression que le mal était présent en chaque personne qu’elle croisait. Il était présent absolument partout, dans les cours de récréation, les couloirs du lycée, les bureaux, les rues …

Non, en effet, l’honneur n’était pas la principale qualité de la vampirette. Mais à quoi sert-il ? Avoir un trop grand sens de l’honneur, nous empêche de profiter de ce que la vie a à nous offrir, sous prétexte qu’il fallait faire les choses bien. Encore une idée conçue par on-ne-sait-qui. Aline savait déjà qu’elle ne valait rien, alors pour quelle raison devait s’efforcer d’être une fille honorable ? L’honneur était une idée assez floue dans l’esprit de la jeune fille. Elle ne comprenait pas tellement ce qu’il signifiait et n’en voyait vraiment pas l’utilité. Pour elle, il s’apparentait à tout ce qui touchait à la fidélité, la loyauté. Avoir de l’honneur était le fait de ne pas trahir une parole. Mais la promesse n’engage que celui qui la croit. Etre honorable pouvait aussi signifier de ne pas aller courir de droite à gauche. Mais pourquoi prendre du bon temps était-il un péché ? L’honneur n’était-il pas une certaine nuance de l’orgueil ? Se dire qu’on était honorable revenait à se dire qu’on était quelqu’un de bien, qu’on valait quelque chose. Tous ses questionnements s’embrouillaient dans la caboche de la fillette, tant et si bien qu’elle était incapable de garder les idées claires.

Aline se remit à trembler comme une feuille devant le spectacle qui s’offrait à elle. Tu devrais partir. Aline aurait bien aimé, mais elle resta ancrée dans le sol durant une seconde. Elle lâcha un cri de terreur qui se mua rapidement en un hurlement de douleur lorsque la gueule du loup se saisit de son épaule droite. Elle n’avait pas été assez vive pour s’enfuir tant qu’il était encore temps. Mais pour le moment, elle ne pouvait penser à rien d’autre qu’à la souffrance qui s’était emparée de son épaule. D’instinct, elle tenta de repousser le loup à l’aide de son autre bras de libre. Sa main griffa à plusieurs reprises le loup, sans pour autant lui rendre vraiment la pareille. Dépêche-toi de te sortir de là, sinon tu vas finir avec un bras en moins ! De sa petite menotte, elle agrippa l’oreille de la bête et la tira de toutes ses forces tandis que ses jambes lui balançaient de violents coups de pieds dans l’abdomen.

Plus elle s’agitait pour s’extirper de là, plus les crocs que son adversaire s’enfonçaient dans sa chair.

« Lâche-moi ! Bran, lâche-moi ! » implorait-elle, en vain, les larmes aux yeux.
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Message par Bran Marok le Dim 24 Avr - 17:58

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Je vis que les paroles que j'avais prononcé n'étaient pas tombées dans l'oreille d'une sourde. L'humanité était aussi, voir plus cruelle que nous même. D'ailleurs la plus part des êtres surnaturelles avaient d'abord été humains avant de devenir ce qu'ils étaient. Que le Cercle ose nous prendre de haut de la sorte, clamant que nous devions nous "mettre dans les rangs" afin de coexister avec eux me mettait hors de moi. Oh je n'avais rien contre le genre humain. Ma mère avait été humaine. Ma tante l'était tout autant. Mais elles au moins respectaient les règles de notre monde surnaturelle. Il était aussi vrai que je ne mangeais pas de chair humaine, contrairement à certains de mes congénères, bien qu'il m'était arrivé une fois d'en manger un. Mais ça ne s'était pas reproduit depuis. Je chassais, et tuais le plus souvent, pour me nourrir. Mais peu importait. Ce qui comptait maintenant c'était Aline et ses choix. Sa décision de rejoindre le Cercle.

Si j'avais bien compris la situation, même si elle n'adhérait pas plus aux idéaux du Cercle qu'à la radicalité des Rebelles, sa récente alliance lui avait permis de sortir de prison. Le concept de l'honneur semblait lui être tout aussi ridicule que la férocité des engagements des parties. Ne pouvant plus me retenir à présent, j'avais averti la blondinette avant de me transformer en loup. Cette dernière, en dépit de ma requête qu'elle s'en aille, était restée sur place et n'avait pas bougé d'un pouce. De nouveau, la peur filtra à travers ses pores pour venir taquiner mon museau. Sautant sur la vampirette, j'attrapai son épaule entre mes crocs et je sentis sur ma langue la goût du sang, ce qui ne fit qu'exciter un peu plus le loup. Elle tenta de me repousser, mais j'étais plus forte qu'elle. Je sentis sa main tirer mon oreille, ses pieds et ses griffes labourer les parties de mon corps, mais je ne lâchai pas prise pour autant. Bien au contraire, mes crocs fermement ancrés dans sa chair ne s'enfonçaient que plus face à ses tentatives désespérées. Elle tenta de me tirer en arrière en tirant sur mon oreille, mais avec ma patte la plus proche, je clouai son bras au sol. Elle finit par ne plus essayer de se défendre, et elle m'implora de la lâcher. Mon loup n'était pas encore satisfait, mais c'était ce qui se rapprochait le plus d'une soumission pour un être qui n'était pas lycanthrope.

Reprenant un peu le contrôle, je lâchai l'épaule de la vampire et la lui léchai là où il y avait les traces de morsure. Puis je me redressai au-dessus d'elle, mon corps immobilisant toujours le sien, et la regardai dans les yeux. Mon regard ambré était dur, mais j'avais recouvré une partie de mon calme. Après quelques courtes secondes, je retroussai les babines et poussai un grondement d'avertissement, puis je la lâchai et m'en allai. C'était pour elle un avertissement sérieux : je ne l'avais pas tué aujourd'hui, mais si elle se mettait en travers de mon chemin je n'aurais pas la même clémence. Sautant de pierre en pierre, je m'éloignai du lac et me dirigeai à nouveau vers les montagnes. Là, je pourrais satisfaire Wolfy et lui donner une chasse digne de ce nom. Toutefois, je vérifiais régulièrement que la vampirette ne m'avait pas suivi. Je pouvais encore flairer l'odeur de son sang...

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