Don't tempt me too far, human. | Sulkan Zaslavski [Terminée]

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Sulkan Zaslavski
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Date d'inscription : 23/01/2016

Feuille de personnage
Particularité: Des cheveux verts
Emploi: Hacker
Rang: Crocs-mignon

Message par Sulkan Zaslavski le Sam 23 Jan - 14:29

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Identité




> crédit image : Flippy version humaine – Happy Tree Friends

Nom : Zaslavski

Prénom : Sulkan

Surnom : Sul’ car il aime la consonance avec “Soul”

Âge : 26 ans

Date et lieu de naissance : 12 Novembre 1990, dans une ville russe paumée quelque part en pleine campagne

Sexe : Homme

Créature : Lycan mordu

Rang social : Modeste, même s’il n’est pas dans le besoin

Travail :  Hackeur

Camps : Partisan rebelle





Les descriptions


Le Physique : Physiquement, le garçon n’a rien d’imposant. Il s’obstine à revendiquer le 1m70 alors qu’il n’en fait que 1m68 en réalité – sujet sensible du point de vue de l’intéressé – et on peut lui attribuer sans peine l’adjectif de « gringalet », ce qui résonne de manière encore moins flatteuse à ses oreilles. Sulkan n’a jamais été bon en sport et n’a jamais cherché à l’être outre mesure, si bien qu’il ne fréquente pas les salles de sport. Il en résulte de pauvres muscles, lesquels s’accordent bien à son apparence fine. Car s’il n’est pas bien épais, c’est avant tout grâce à son métabolisme, qui lui permet de manger tout et n’importe quoi, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, le garçon ne prend pas un kilo ! De ce fait, ce n’est franchement pas le genre de mec dont vous vous méfiez au premier abord. N’oubliez tout de même pas qu’il s’agit d’un lycan et qu’il est capable de vous arracher la tête si vous l’emmerdez trop. Avec un style vestimentaire sobre la plupart du temps, essentiellement constitué de sweats trop longs pour lui, de pantalons faits de couleurs sombres et des rangers en prime, Sulkan pourrait facilement passer inaperçu. Enfin, c’est sans compter sa coloration. En effet, depuis qu’il s’est installé à l’Avventura, le garçon s’est recoloré les cheveux, n’ayant plus aucune raison particulière pour rester discret aux yeux des forces de l’ordre. Et cela, même avec son travail illégal puisqu’il sourit toujours intérieurement en se sachant pourvu d’une longue d’avance sur ses victimes de cyberhacking. Et quand il ne porte pas de sweat, Sulkan préfère les tee-shirts moulants, noir généralement. Paradoxe qu’il assume volontiers. Gage de sa nationalité, le garçon a la peau pâle, laissant penser qu’il ne s’alimente pas assez. Ses interlocuteurs ignorent alors que des piles monstrueuses de pizzas et autres restes de fast-food, meublent les quatre coins de son petit studio. Sa coloration exacerbe un peu plus la pâleur de sa peau mais il s’en fiche. Les traits de son visage sont fins, sans aller jusqu’à paraître efféminé. Son menton est légèrement ovale et ses sourcils, pas bien épais non plus. En remontant un peu plus, dépassant le nez, on croisera deux iris couleur chocolat, qui vous toiseront avec dédain ou indifférence, au choix. Lorsque sa bête est proche de la surface, ces derniers arborent une jolie couleur dorée, quoique menaçante malgré tout. En parlant de celle-ci, sous sa forme lupine, Sulkan deviendra un jeune loup au pelage immaculé de blanc, conservant néanmoins son farouche regard doré. D’instinct, il a adopté la forme quadrupède. Quant à une possible transformation partielle, le garçon en est incapable. Il ne possède aucun contrôle sur sa bête, parvenant tout juste à anticiper – parfois non – les sorties de cette dernière et préfère éviter les endroits trop fréquentés.

Signe(s) Particulier(s) ? : Plusieurs piercings à l’oreille droite

Objet(s) fétiche(s) ou de valeur : Son ordinateur

Image(s) : Aucune

Capacité : Aucune

Le Mental : Egoïste est un mot qui convient merveilleusement bien pour résumer la personnalité de l’intéressé. En dépit de son désir de rester humain un maximum, Sulkan n’hésitera pas à sauver sa peau ou ses intérêts avant ceux de ses interlocuteurs malchanceux. Il n’est pas le genre de personne à prendre des risques inconsidérés pour quiconque, à commencer par un parfait inconnu rencontré en pleine rue. De même, s’il peut tirer un bénéfice de la confiance – ou naïveté – des personnes qui croisent son chemin, il ne s’en gênera pas le moins du monde. Sa transformation en lycan n’aura pas modifié cet aspect de sa personnalité. De manière générale, le garçon est quelqu’un qui s’efforce de ne pas faire de vagues, pour ne pas attirer l’attention sur lui et éviter ainsi de prolonger une conversation qui irait à sens unique. Le fait qu’il ne contrôle pas les sorties de sa bête en est la raison principale. Il ne veut pas blesser, encore moins tuer, hormis peut-être, la personne qui lui a infligé ce destin. A contrario, son loup est un grand amateur de chasse et de baston. Ce n’est pas beau de se vanter mais il se révèle plutôt imposant et fort, avis aux amateurs. Si Sulkan est quelqu’un d’effacé – sauf quand on le fait sortir de ses gonds mais ça, c’est applicable à l’ensemble des individus sur Terre – son loup est hargneux, sauvage et violent. Une bestialité que le garçon encaisse avec peine. En un sens, ce changement de condition lui impose de faire davantage attention à ce qu’il entreprend, où et avec qui. Ce qui l’agace autant que ça l’angoisse. Néanmoins, il sait user d’un langage fleuri quand la situation se présente, se référant aussitôt au russe quand il manque d’un vocabulaire conséquent. Autre chose à savoir sur l’intéressé : il est farouchement opposé à la paix entre les races. Pour avoir été d’abord victime d’un lycan et transformé contre son gré – même si la mort était plutôt ce que lui avait destiné son bourreau de l’époque – puis témoin des tragiques événements qui se sont déroulés pendant les Jours Sombres, Sulkan ne peut concevoir une cohabitation entre humains et créatures. De son point de vue, les secondes sont instables et dangereuses, même si certaines tentent et s’intègrent relativement bien à la société humaine, notamment en respectant leurs mœurs. Sa haine va aux créatures, même s’il en est devenue une. Le garçon rejette constamment cette partie de lui-même, odieuse à ses yeux. Il voudrait se revendiquer humain mais se sait différent, et ce, pour toujours. En résumé, quelqu’un prêt à s’opposer au Cercle mais qui ne porte pas les créatures dans son cœur, toutes races confondues.

Ses goûts et passions : Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est se faire du fric sur le dos des autres. Le piratage informatique est une véritable passion. En revanche, il déteste être associé de près ou de loin aux autres lycans et créatures. Tout comme il a développé une phobie pour les lieux médicaux type hôpital ou laboratoire.





Biographie


Lien sociaux : Son réseau de clients

Histoire : Une existence sans but et vide de sens, soumise aux pics d’hystérie causée par la drogue. Voilà ce à quoi il se destinait. Les études ? Très peu pour lui. D’autant qu’il frissonnait de dégoût à l’idée d’avoir à rentrer dans le moule forgé par les principes de l’éducation russe. A peine majeur donc, il mettait les voiles, loin du cocon familial. Dans sa vision des faits du moins. En réalité, ses parents l’avaient foutu dehors. En son for intérieur, le garçon s’en moquait pas mal. Il n’aurait pas supporté de rester une seconde de plus dans cette maison, où son besoin d’indépendance venait sans cesse se heurter à l’autorité paternelle. S’ensuivit une période d’errance au sein de Moscou elle-même, faite de rencontres louches et de moments de franche galère, tout comme il lui arrivait d’avoir de bonnes surprises ! C’est ainsi qu’il se découvrit un talent pour l’informatique, même avec les moyens du bord, du matériel récupéré ci et là aux abords des magasins. Traîner dans les bas quartiers de la capitale russe, afin d’y glaner des informations dans le but de les revendre à prix d’or – les mafieux en étaient friands mais il fallait toujours se méfier d’un coup de couteau dans le dos -, tout ceci avait fini par le lasser. Il aspirait à autre chose. La drogue faisait planer certes mais rien de tel que l’adrénaline de celui qui se sait dans l’illégalité la plus totale, risquant à tout moment de se faire prendre en train d’accéder à des données jugées confidentielles. Cependant, il était difficile de percer dans le milieu. Nul ne se risquait à faire confiance à un nouveau venu sur le marché du piratage informatique. Et le besoin de consommer de l’héroïne, lui, ne diminuait pas, martelant les parois de son crâne depuis l’intérieur. Sulkan se savait accroc. Sans doute n’aurait-il jamais dû commencer. A présent, la drogue engloutissait le fric qu’il se faisait sur le dos des autres. S’il n’éprouvait strictement aucune culpabilité à gagner sa vie de la sorte, il regrettait, en revanche, d’avoir à laisser filer sa tune aussi facilement et rapidement. Il lui fallait de l’argent et vite. C’est ainsi qu’il rencontra cet homme. Un sourire inquiétant, même aux yeux d’un junkie en manque. Mais il avait de l’argent, beaucoup d’argent. De quoi étouffer toute prudence. Après tout, ce n’était qu’un mauvais moment à passer. Ecarter les cuisses pour un pervers dégueulasse et la promesse de couler quelques jours tranquille en retour. Oui, ce n’était que pour une heure ou deux. Pas plus. Pas moins malheureusement. Impossible pour lui d’espérer écourter l’affaire. Son partenaire menait la danse. Ce ne fut pas agréable. Sulkan l’aurait parié. L’autre n’était pas particulièrement doux mais il tint bon. Jusqu’à ce que tout dérapa. Les événements de cette nuit demeurent flous dans son esprit, même encore aujourd’hui. Les râles qu’il entendait se muèrent en grognements rauques. Avant qu’il n’ait le temps de jeter un coup d’œil en direction de son partenaire, une vive douleur le cloua sur le lit bon marché du motel crasseux. Ce n’étaient plus des doigts pourvus d’ongles sur sa peau mais de véritables griffes ! Et quelque chose de doux et velu à la fois. En dépit de la douleur, le garçon parvint à jeter un coup d’œil par-dessus-son épaule meurtrie et en sang. Il ne put qu’apercevoir deux yeux dorés qui le fixaient. Cette vision, aussi brève que terrorisante pour la victime. Et ce n’était que le début de son calvaire… Ses hurlements résonnèrent dans tout le motel, tirant d’éventuels voisins de leur sommeil ou de toute autre activité. Sa terreur couplée à la douleur qu’on lui infligeait étaient glaçantes, toutes les deux. La bête lui arrachait la peau du dos, ignorant le supplice de sa proie. Et si celle-ci parvint à se retrouver sur le dos à un moment donné, ce ne fut que pour offrir une meilleure prise aux crocs luisant de bave et de sang réunis. Ceux-ci se refermèrent sur la gorge du malheureux, lacérant celle-ci, étouffant les hurlements dans un affreux gargouillis dû à la gerbe de sang qui franchissait les lèvres du garçon. Sa fin était proche. Il le savait. Il ne voulait plus souffrir davantage. Et il se surprit à prier pour que tout s’arrête au plus vite. Sans comprendre ce qui s’était produit, ni comment les choses avaient dérapées à ce point, Sulkan bascula dans l’inconscience. Un junkie de moins sur cette Terre, qui s’en soucierait ? Par la suite, il refit surface à quelques moments, découvrant des décors et des visages différents, dont la partie inférieure était le plus souvent cachée par un masque. Incapable de dresser un bilan de sa situation, le garçon mit plusieurs jours avant d’émerger complètement et de manière stable. L’hôpital. Il se trouvait entre des murs d’un blanc immaculé, trop à ses yeux. Depuis combien de temps ? Il n’eut pas le temps de réfléchir à la question qu’il fut assailli par des informations pour le moins surprenante. D’abord, l’odeur. La javel irritait son nez, au point de lui arracher une grimace de dégoût. En tournant la tête, il put deviner le parfum des draps, lequel provenait d’une lessive en particulier qu’il se souvenait d’avoir vu une fois à la TV étant plus jeune. Mais surtout, il fut stupéfait d’identifier avec précisions ce qui se trouvait dans l’armoire à quelques mètres de lui. Sans même voir les objets en question, il pouvait lister le contenu de celle-ci… Rien qu’à l’odeur ? Comment était-ce possible ? Ensuite, l’ouïe. Sulkan serra les dents. Son univers s’emplit d’une multitude de voix, toutes différentes les unes des autres. Il crut devenir fou et se redressa d’un coup en position assises pour attraper sa tête entre ses mains, dans une vaine tentative pour se boucher les oreilles. Le son ne désemplissait pas et il gémit de douleur. Pourtant, très vite, une conversation attira son attention.

« Un miraculé… Ce garçon… Etonnant pouvoir de guérison… Incroyable… »

L’intéressé dut se faire violence pour se concentrer sur la suite.

« Arrivé ici… Presque mort… Déchiqueté vivant… Un animal… »

Un frisson le parcourut tout entier, glissant le long de sa colonne vertébrale, glacial comme la pointe acérée d’un couteau de combat. Contact qu’il n’avait jamais eu l’occasion d’éprouver auparavant, une chance pour lui.

« Pour la science… Devons l’étudier… Sédatifs… »

Avant qu’il n’en ait conscience lui-même, Sulkan se tenait debout, à côté du lit. Le brouhaha de voix humaines ne faiblissait pas, l’étourdissant à moitié. Mais il ne pouvait se permettre de rester ici plus longtemps. Même si le personnel de l’hôpital pourrait lui permettre de comprendre ce qui lui était arrivé, il était hors de question de finir comme cobaye ! Il était temps : la porte s’ouvrait sur deux personnes. Un médecin et son aide-soignante, aussi surpris que le garçon de le voir levé. Il vit la bouche de l’inconnu à lunettes remuer. Mais il n’en saisit pas le sens. Sulkan ne voulait pas entendre sa plaidoirie mielleuse. Il savait ce qu’ils avaient l’intention de faire. Lui-même grogna quelque chose. Il ne sut jamais quoi. Le garçon se souvint seulement de l’expression terrorisée de la jeune femme aux côtés du médecin. Lui, en revanche, paraissait trop calme. Le besoin de connaissances l’emportait sur la panique à l’idée d’avoir à affronter un monstre génétiquement modifié. En le voyant plonger lentement la main droite dans la poche de sa blouse, le garçon perçut deux odeurs : la première, celle de la peur mêlée de sueur. Cet homme n’était donc pas aussi calme qu’il voulait le laisser penser. Cela aurait pu lui arracher un sourire satisfait mais la seconde odeur l’empêcha de jubiler. Celle d’un poison. Un sédatif ? Un médicament ? Peu importe. Il vit rouge. Sous les yeux horrifiés de ses interlocuteurs, il se transforma. Ou plutôt, la bête jaillit de lui. Ils n’avaient aucune chance. Elle était là pour tuer. Ce fut un véritable carnage dans l’hôpital. Lui-même n’en avait aucun souvenir. Tout ce qu’il apprit de l’événement funeste que fut sa première fois, on le lui rapporta. Il apprit comment la police, dépêchée en urgence, parvint à l’endormir sous la pression du personnel, peu désireux de perdre un cobaye aussi important pour l’avancée de la science. De patient, il devint cobaye. Des murs impeccables, suintant de javel de sa chambre d’hôpital, il connut leurs cousins délabrés puant la pisse d’une cellule de laboratoire clandestin. Le lien entre ce dernier et l’hôpital où il avait repris connaissance ne fut jamais déterminé. Les visages qu’il croisait ne lui étaient pas familiers. Ou alors la drogue qu’on lui injectait régulièrement affectait sa mémoire ? Malheureusement pour lui, Sulkan ne pouvait plus espérer mourir rapidement. Cette chose tapie au fond de lui, lui offrait effectivement un pouvoir de guérison fabuleux, exploité en cela par ses bourreaux. Des scientifiques ayant soif de découvertes. Des gens biens dans le fond. Des enfoirés aux yeux du garçon. Par la suite, il lui arriva de se transformer de nouveau, toujours sous bonne garde néanmoins. Il ressentit alors la douleur des os qui craquent et s'allongent. Le prisonnier crut pouvoir s’y habituer mais ce fut en vain. Il s’effrayait de cette chose en lui. Un monstre dont il percevait les échos au fond de lui, trop loin pour être distincts, trop près pour être ignorés totalement. Il ne réalisa que des mois plus tard mais cette période de captivité l’empêcha de faire trop de victimes à l’extérieur. Elle ne lui permit pas de dompter sa partie lupine, loin de là. Seulement de vivre avec et d’anticiper ses fréquentes sorties. Son quotidien se constituait donc des visites régulières de ses geôliers, les repas qu’il savait drogués à différents niveaux et bien sûr, les transformations. Mais le souvenir d’un incident se rappelle parfois à lui : il eut ce jour où l’agitation gagna brusquement les rangs ennemis. Le sol trembla et l’odeur de poudre lui titilla les narines. Dans la cohue, il crut même discerner un chat noir mais avec le recul, le garçon finit par croire qu’il l’avait imaginé. Pourquoi un chat d’abord ? Cette question occupa son esprit quelques minutes tout au plus puis il retourna à son quotidien pour le moins monotone. Et puis les créatures se firent connaître aux yeux du reste du monde. On était alors en 2009 et du haut de ses 19 ans, Sulkan n’en perçut pas toute l’ampleur. Il faut dire qu’il n’avait pas réservé une cellule avec TV ou fenêtre… Il pouvait simplement sentir une étrange agitation gagner peu à peu ses geôliers. Sans qu’il ne puisse en déterminer la cause. Peut-être en serait-il devenu fou, sa bête ne supportant plus la tension qui régnait autour d’elle, si la raison de toute cette agitation ne s’était pas manifestée quelques semaines plus tard. L’un des gardes vint ouvrir la porte de sa cellule, accompagné en cela de l’une des rares blouses blanches qui lui rendaient visite dans le but de l’étudier.

« Dehors. »

La nervosité émanait d’eux. Le garçon aurait pu passer sa langue sur ses lèvres en un signe d’appréciation évident si l’ordre ne l’avait pas laissé interdit quelques minutes.

« … C’est encore l’un de vos coups de pute ? »

Ni l’un, ni l’autre de ses interlocuteurs ne releva le langage fleuri dont il faisait preuve à leur égard. La blouse blanche s’éclaircit alors la gorge et daigna enfin s’expliquer, brièvement :

« Non. Tu es libre. »

Libre ? Libre comment ? Et comme ça ? Sans justificatif ? Sulkan les observa en silence, méfiant. Il ne pouvait pas croire à une telle générosité de leur part, un appel soudain de leur humanité, enfouie trop profond en eux pour qu’ils en aient témoigné à son encontre pendant ces longs mois de captivité. Pourtant, il n’y avait aucun piège de leur part. Le garçon le réalisa difficilement alors qu’il était reconduit – sous bonne garde néanmoins – jusqu’à la sortie du laboratoire. Puisqu’il n’avait aucun effet personnel, on se contenta de le mettre à la porte, avec nervosité et sans plus de cérémonie. Bien plus tard, il en comprit la raison : avec l’émergence du Cercle et de cette drôle de ville nommée Avventura, toute expérience pratiquée sur des cobayes non-consentants – comme consentants – étaient désormais interdites, et ce, un peu partout dans le monde. La France en avait été l’instigatrice mais les autres pays ne tardèrent pas à adopter la même philosophie. Ce qui faisait comprendre à chacun, jusqu’où s’étendait l’influence de ce fameux Cercle… Sulkan inspira un bon coup. Il ne réalisait toujours pas qu’il était de nouveau libre. Seulement, plus rien ne le retenait ici, en Russie. Il ne comprenait toujours pas ce qu’il était devenu. De gringalet aux allures de punk défraîchi avec ses cheveux verts, il était devenu un étranger à ses propres yeux, certes toujours gringalet mais pourvus de sens nouveaux. A sa grande satisfaction, il constata s’être un peu habitué à l’amélioration brutale de ses 5 sens. Il finit par se décider. Il irait dans cette ville, dont il ne connaissait que le nom et le pays d’origine. Trouver l’argent ne fut pas difficile en soi. L’étonnante force physique qu’il avait développée, lui permit d’obtenir ce qu’il voulait, en particulier de la part des pauvres habitants, morts de trouille devant cette brutale intrusion. Pour autant, le garçon ne tuait pas, même si ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Dès qu’il se sentait atteindre ses propres limites en percevant la peur de ses victimes dévalisées, il tournait les talons, mettant le plus de distance entre eux et lui. Parfois cela suffisait, d’autres fois non. Conscient que ses méfaits allaient attirer l’attention sur sa personne, Sulkan ne tarda pas à prendre un billet pour la France. Par prudence, il s’était déteint les cheveux avant le départ et procuré de faux papiers grâce à un faussaire qui lui avait payé le prix fort, parfaitement conscient du caractère urgent de la situation de son client. Le garçon le maudit de nombreuses fois, notamment en constant le peu de billets qui lui restaient lorsqu’il foula enfin le sol français de ses pieds. Il enchaîna les petits boulots minables, ne restant parfois que quelques jours avant de démissionner, dès qu’il avait suffisamment d’argent pour changer de ville, se rapprochant toujours plus de la destination qu’il s’était fixée. En arrivant à Avventura, il trouva la ville bien banale, en apparence du moins. Car lorsqu’il se mit à croiser des êtres étranges, capables de se transformer ou simplement qui portaient des attributs animaux sur eux, Sulkan ressentit l’amertume d’avoir trouvé le foyer qui lui correspondait le mieux : un repaire de monstres. Il reprit les petits boulots, avec cette fois, l’envie d’économiser assez pour s’offrir le luxe d’un ordinateur décent, même d’occasion. Car ses précédentes expériences professionnelles lui avaient au moins appris quelque chose : il n’était pas un manuel. L’informatique. Il se raccrochait à ce simple mot, évoquant avec nostalgie, ses années d’insouciance volées bien trop tôt. Personne ne vit arriver les sinistres événements qui secouèrent la ville. Les Jours Sombres prirent tout le monde de court, à commencer par le garçon lui-même. Pour la première fois depuis cette nuit qui l’avait vue frôler la mort pour devenir autre chose, il vit des créatures s’en prendre aux humains. Si sa bête se réjouit de cette vision, lui, en fut terrorisé. Même lorsqu’il tomba nez-à-nez avec l’un de ces monstres, étrangement, il s’en sortait indemne. Sans doute parce qu’ils retrouvaient en lui, l’un des leurs. Chose qu’il n’était pas et qu’il ne serait jamais ! Sa peur des créatures se mua en haine, rien qu’à voir des humains mourir sous leurs assauts. Il ne pouvait oublier cette nuit, qui venait sans cesse se rappeler à lui. Est-ce que cet homme était aussi comme eux ? Trompant son monde avec des sourires polis pour mieux assassiner dans l’ombre ? La vie finit néanmoins par reprendre son cours, amenant avec elle une paix toute relative, teintée de peines, de déceptions et surtout de tensions. Sans compter les questions qui se bousculaient dans son esprit. Sulkan savait cependant qu’il lui fallait d’abord apprendre à comprendre ce qu’il était devenu, avant d’espérer être en mesure de se venger de celui qui l’avait transformé en lycan.





Compléments d'information


Logement : Un studio en périphérie de la ville.

Animal de compagnie : Aucun

Arme(s) et objets de défense : Aucun

Thème musical, Armoiries : A venir mes bichons

Autres détails : Sulkan parle russe, baragouine en anglais mais parle très mal le français.






Et derrière l'écran


Un petit mot sur vous ? : Je suis pour le harcèlement sous toutes ses formes ~

Où avez-vous découvert le forum ? : JOKER.

Un conseil, un avis sur le forum à donner ? : Merde j’ai déjà épuisé mon joker…

Aurez-vous des difficultés à venir sur le forum : Les études mais ça se gère !

Signature de la charte et du règlement : Je signe et ne soyez pas (trop) méchants sur cette humble fiche D:

~~~~Signature~~~~

Leann Ridley
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Rang: Chienne érrante

Message par Leann Ridley le Sam 23 Jan - 23:50

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Bonsoir & bienvenue ~

Une fiche sympathique à lire et je dois avouer ne pas avoir trouver quelque chose à y redire (j'ai pourtant chercher ! ><) Ou alors vraiment p'tre une faute ou deux (mais c'est vraiment pour chercher la p'tite bête)
Donc je te valide de ce pas.
Amuses-toi parmi nous ~
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