Qui de la belle ou la bête dansera? (Pv Aline)

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Soleon
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Message par Soleon le Mar 20 Oct - 0:06

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Trois jours s'étaient écoulés depuis l’interrogatoire, il avait pour la première fois de sa carrière prit deux jours de repos. Son corps lui avait réclamé deux jours de sommeil. Il n’avait rêvé de rien, si ce n’est de liberté et de bonheur irréaliste. Il s’était réveillé calmement sans maux de têtes ou de ventre. Il avait faim, très faim même, il lui fallait un bon sandwich, même plus. Malheureusement, le frigo était aussi vide que ses placards, le boulot l’obligeait à se reporter bien trop souvent sur des chaînes de distributions. Kebab, fast food, restaurants chinois et autres commerces alimentaires composaient ses repas. Ses souvenirs étaient limpides, il se remémorait le rêve qu’il avait fait au contact de cette anomalie, ainsi que de l’avant et l’après séparation avec les êtres de lumières et les darkness. Il passa plusieurs coups de fils après être sorti de la douche, expliquant à sa secrétaire qu’il serait là d’ici moins d’une demi-heure, cette dernière lui annonça qu’ils avaient besoins de ses services à propos d’une jeune pensionnaire turbulente. Inconsolable, la créature identifiée en tant que vampire d’après leurs services spéciaux ne cessait de geindre depuis trois jours. Intrigué par ce simple cas d’insubordination, Soleon chercha à comprendre ce qu’ils avaient essayés de lui faire. Sa secrétaire lui expliqua qu’ils n’avaient pas osés ouvrir les porte de sa cellule, ni même essayé de l’anesthésier par manque de personnel compétent. Vampires et lycans avaient étés appelés à opérer sur d’autres missions de pacification de la région. Leur effectif était donc fortement réduit, ne restait plus que quelques humains, ainsi que deux ou trois hybrides incapable de faire front face à un vampire. Le patron aurait aimé pouvoir dire que ce n’était pas grave, mais lui et sa secrétaire commençaient à être désespérée par l’incompétence de leurs employés. Il n’essaya pas de la rassurer, puis se contenta de la remercier formellement, avant de raccrocher une fois installé face au volant de sa voiture.

Le temps était grisonnant, les arbres se laissaient bercer par le vent et la route n’était pas bouchonnée ni encombrées par quoi que ce soit. Les informations bâclaient soigneusement leur travaille, lui laissant un amer gout de sang au coin des lèvres. Soleon était affaiblit, il le sentait mais refusait de l’accepter. Il en avait trop vue, trop fait et trop dit pour se reposer maintenant. Si il baissait les bras maintenant, les fantômes de ses camarades reviendraient le hanter sans qu’il ne puisse les blâmer, ni les saluer avec fierté. Il devait rouler jusqu’à sa prison, passer le portail en souriant à l’agent de sécurité qui lui ouvrirait, puis descendre de sa voiture. Ensuite, il descendrait au deuxième sous-sol et s’entendrait avec cette dénommé Aline. Manteau sur les épaules, manches ballantes sur les côtés, ses mains étaient suspendues à sa ceinture grâce à ses pouces. Ni sourires, ni chansonnette, seul le bruit de ses semelles crissées en heurtant le sol lisse et métallique du couloir.. Les habitués ne se privèrent pas de le saluer poliment, il répondait par des signes de têtes, voire pas du tout, trop absorbé par son interrogatoire loupé, il ne savait plus quel était le numéro de la cellule où il désirait se rendre.

« Mon vieux, qu’est-ce qui t’arrive ? »


Il se pressa le front en s’appuyant contre l’un des murs, ressentant une vilaine nausée lui prendre la gorge et les sinus. Il n’avait pas le droit de faiblir face aux autres, il devait rester debout et avancer au moins jusqu’à la salle de repos. Elle était à deux portes sur sa droite, il pouvait l’atteindre s’il forçait un peu. Ses jambes peinaient à porter son corps, tremblant pas après pas le patron sentait quelques gouttes de sueurs perler le long de sa nuque. Il se soulagea de son manteau en le jetant sur la table pleine de gobelets et de paperasses, puis chercha la vampire. Il était minuit passé, et il pouvait désormais l’entendre geindre. Elle était dans le bloc C, enfermée seule avec pour unique compagnies quelques monstres excités aux nerfs à fleur de peaux. Dès que Soleon composa les codes d’accès au bloc, les portes coulissantes s’ouvrirent en libérant un fin nuage de fumée. L’odeur était toujours aussi déchirante, il détestait ce zeste de citron qu’utilisaient les employées pour nettoyer le sol et les cellules. Bref, elle était là, sur sa gauche en train de brailler quelque chose qu’il parvenait difficilement à comprendre. Il approcha de la porte blindée d’où provenait la voix scandalisée puis tapa frénétiquement à la porte. Une petite fenêtre rectangulaire suffisamment grand pour laisser passer un plateau de nourriture fut ouverte par ses soins. Il plongea son regard dans la cellule, puis chercha des yeuxla vampire en gardant une certaine distance avec la porte :

« Je suis le patron de cet établissement, que puis-je faire pour vous ? Je vous préviens, si vous me répondez que vous désirez uniquement être libérée je ramène les lampes à U.V »
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Message par Invité le Mar 20 Oct - 11:57

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Une drôle d’odeur vint doucement titiller les narines d’Aline, étendue dans un coin d’une cellule, ses cheveux blonds épars tel un halo doré au-dessus de son visage angélique.
La jeune fille était étendue sur quelque chose de dur, d’inconfortable, et qui sentait l’humidité. Elle ouvrit lentement, très lentement les yeux. Son regard bleuté ne rencontra pas le plafond blanc de sa chambre, mais celui gris et terne d’une tout autre pièce. Elle fit promener son regard tout autour d’elle, sans bouger néanmoins, mais suffisamment pour se rendre compte qu’elle se trouvait dans une drôle de pièce grise, sale et malodorante.

Rendors toi, ce n’est qu’un mauvais rêve

L’imagination faisait tout de même des merveilles. Aline était presque persuadée d’être dans une cellule.

Une cellule ?!

Brusquement, la vampire se releva, complètement affolée. Une vive douleur crânienne la submergea, et un sifflement retentit durement dans ses oreilles. Elle se relaissa choir violemment, s’attendant à ressentir la douceur de son matelas. Mais c’est le sol dur, froid et dallé que son dos heurta douloureusement. Sans vraiment comprendre où elle se trouvait, Aline referma les yeux. Une déferlante de sentiments tous plus contradictoires les uns que les autres la saisit. La haine, la peur, l’envie de tuer, de protéger, et la douleur d’avoir perdu quelqu’un. Quelqu’un de proche. De très proche. Qui avait-elle perdu ?

Incapable de se souvenir de quoique ce soit, la jeune fille se traina jusqu’au mur en face, pour y venir appuyer son dos et pouvoir se tenir assise quelques instants. Ainsi installée, elle observa un peu mieux l’endroit où elle se trouvait. Une prison, à en croire les lourds barreaux qui ornaient l’épaisse porte. Mais pour quelle raison se trouvait-elle en prison ? Étrangement, cela ne l’étonnait pas plus que cela. Elle avait du mal à se remémorer les faits passés, mais au fond d’elle-même elle se doutait qu’elle avait certainement commis quelques actes vils et condamnables comme elle en avait la sordide habitude.

La pièce sentait encore l’odeur fétide de ses précédents occupants. Comme si tous les prisonniers qui y étaient passé y avaient laissé un échantillon de leur odeur corporelle. Tant et si bien que l’odeur particulièrement écœurante était maintenant inidentifiable. Mais ce n’étaient certainement pas des humains qui étaient passés par là, surtout vu la lourde porte qui, à en croire les traces de griffures empreintes dessus, avait dû en subir quelques-unes. Venant s’ajouter aux odeurs nauséabondes qui laissaient un goût infect dans la bouche, des relents de moisissures et de pourritures alourdissaient l’air déjà irrespirable. L’humidité perçait à travers les murs, et laissait derrière elle des trainés noires et sales qui n’auraient inspiré personne. La propreté du sol laissait également à désirer, et un froid polaire régnait au fond de cette cellule. Un affreux bruit de goutte d’eau qui s’écrase venait ajouter à cette pièce respirant le malheur, une note encore plus désagréable. De cette cellule suintait la défaite, l’humiliation et la déception.

Mais qu’avait-elle perdu ? Et qui avait succombé ?

Et ce fut là d’une centaine d’images et de bruits virent lui claquer à la figure. Les montagnes d’abords, et leurs bruits inquiétants. Puis ces deux hommes. L’un grand et baraqué, l’autre avec des poings qui lançaient des étincelles. La lutte ensuite, et ses atterrissages forcés.
Et la mort d’Aéris. Sa terrible mort qui n’aurait pas dû être la sienne. C’était Aline qui aurait dû mourir, et pas le contraire.
Aline revoyait aussi les visages des médecins, et quelques bribes du temps qu’elle avait passé à l’hôpital. Mais elle ne savait pas combien de temps, et elle le saurait certainement jamais. Comme elle ne savait pas depuis combien de temps elle se trouvait là. Ni où elle était exactement. Et cela la rendait folle. Folle à lier même.

Son épaule meurtrie la faisait souffrir méchamment, et en inspectant ses bras et ses jambes elle se rendit compte que plusieurs hématomes qui auraient dû disparaitre se trouvaient encore là. Cela ne devait pas faire tant de temps alors ? Sinon, son corps se serait remis totalement de cet affrontement plutôt périlleux. Elle ne reconnaissait plus rien, était complètement déboussolée. Même ses vêtements ne ressemblaient pas aux siens. Logique, puisqu’ils ne l’étaient pas. La peur semblait prendre de plus en plus possession de ses nerfs et la jeune fille, enfermée et craintive, ne semblait plus vraiment apte à garder la tête relativement froide.

Pourquoi avait-elle cette sensation de manquer de quelque chose ? Quelque chose de précieux qui ne la quittait jamais…

« Ma bague ! J’ai perdu ma bague ! » souffla-t-elle, paniquée.

On pouvait la dépouiller de tout, sauf de ça. Aline, décidément sur les nerfs, se mit à fureter dans tous les recoins de la cellule à la recherche de son bien égaré. Le tour de la cellule fut vite fait, et pourtant elle n’avait toujours pas retrouvé son porte-bonheur. On lui avait pris c’était certain, mais ce qui l’était moins était de savoir si on le lui rendrait un jour. Tout ce à quoi elle tenait se rattachait à ce bijou, et le perdre eu un effet plutôt dévastateur sur la vampirette.

Recroquevillée dans un coin, ses bras enserrant ses genoux repliés, Aline pleurait comme pleure une enfant punie. Elle resta ainsi pendant des heures sans savoir exactement combien de temps s’écoulait. Elle avait perdu la notion du temps, mais elle s’en fichait éperdument.

N’as-tu pas honte de t’apitoyer sur la perte d’un objet alors que ta meilleure amie est passée de vie à trépas ?

Nouvelle avalanche de larmes, une véritable crise de nerfs cette fois-ci qui dura beaucoup longtemps que la précédente.
La douleur d’avoir perdu la seule personne à laquelle elle tenait, le seul objet qui eût de l’importance à ses yeux, la notion du temps et la guerre que les Rebelles avaient livré au Cercle avait eu raison de son calme. La jeune fille était maintenant dans un état second, à la limite de la démence. Elle pleurait des larmes brulantes, se balançant d’avant en arrière avec un air de choquée avant de se lever précipitamment, de se ruer sur la porte et d’y asséner des coups tous plus puissants les uns que les autres. Elle secouait les barreaux avec une force et une violence sans égale, franchement décidée à les faire céder tout en hurlant comme une diablesse. Mais les barreaux ne semblaient pas de cet avis, et la vampire s’acharnait dessus depuis plusieurs minutes sans cesser un seul instant de crier. Elle faisait un boucan phénoménal à elle tout seule, et ses voisins de cellule commençaient sérieusement à en avoir plus qu’assez. Mais ni leurs commentaires sarcastiques ou visant à l’apaiser, ni la fatigue, ni la honte de piquer une crise devant plusieurs personne ne parvinrent à la calmer. Elle voulait tous les trucider, tous autant qu’ils étaient, elle les détestait. Elle leur en voulait à mort de l’avoir enfermé, de lui avoir ôté tout ce à quoi elle se rattachait. Elle ne savait même pas où se trouvait le corps d’Aéris, qui pour elle était définitivement morte et cela la rendait malade. Personne ne semblait prêter attention à sa détresse, ni à sa claustrophobie maladive et plus le monde ignorait ses écarts de langage et sa mauvaise conduite plus elle s’acharnait à se faire remarquer. Il fallait qu’elle extériorise son angoisse, sa douleur et son désespoir. Et pour cela elle n’avait trouvé d’autre moyen que d’envoyer le strict mobilier, une couchette et un lavabo, s’écraser contre le mur.
La folie reprenait lentement et sournoisement le dessus, si bien que la jeune fille ne savait plus exactement ce qu’elle faisait. La peur, la colère et la douleur se fracassaient à tour de rôle contre les parois de son crâne. Elle revoyait des images d’une vie passée, et pas forcément les plus belles et n’était plus tellement capable de discerner le vrai du faux.

Elle se rejouait inlassablement la mort d’Aéris, elle revoyait le visage de son assassin, et avait une envie monstre de lui arracher les yeux. A défaut d’avoir quelqu’un à qui s’en prendre, et de mobilier à démonter, ce fut à elle qu’elle fit du mal. Agrippant ses cheveux à la racine et s’enfonçant les ongles dans la peau du crâne jusqu’au sang, Aline se remit à hurler de plus belle. Des poignées de cheveux blonds voltigèrent gracieusement avant de venir se poser doucement au sol. Des filets de sang dégoulinaient de ses doigts crispés, mais la jeune fille ne s’arrêta pas pour autant. Ce ne fut que lorsque sa voix se brisa pour se retransformer en un sanglot déchirant, que la vampire s’écroula au sol, le dos appuyé contre le mur sale. Et elle recommença à sangloter de plus belle, le visage enfoui au creux de ses bras repliés, recroquevillée sur elle-même, les yeux rouges et la voix brisée sans être capable de s’arrêter.

« Je suis le patron de cet établissement, que puis-je faire pour vous ? Je vous préviens, si vous me répondez que vous désirez uniquement être libérée je ramène les lampes à U.V »

Lentement, elle releva les yeux pour dévisager l’intrus. Enfin, on s’intéressait à elle. Elle lui lança un regard furieux et méprisant, visiblement pas tellement prête à se calmer.

« Ramenez-moi ma bague pour commencer. » dit-elle en employant un ton qui frisait de beaucoup trop prêt l’insolence.

Aussitôt, elle regretta ses paroles.
Elle n’était pas vraiment en mesure de donner des ordres, aussi bénins soient-ils. Ni même de s’autoriser à mal parler à un employé de cette prison, qui se disait de surcroît le directeur de la prison en question. Non, elle ferait mieux de se tenir à carreaux maintenant.
Soleon
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Message par Soleon le Mar 20 Oct - 22:53

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En effet, s'adresser ainsi à la plus grande instance carcérale relevait du pure masochisme. Les poings de Soleon se rangèrent dans ses poches, creusant rageusement sa paume du bout des ongles, il ne pouvait réduire la pression qu'il exerçait sur ses poings. Cette femme ne se rendait vraisemblablement pas compte de la puanteur que générait sa situation. Elle n'était blessée, affaiblit, déboussolée, isolée et surtout abandonnée par ses paires, alors pourquoi cherchait-elle à jouer au fière? Si il n'avait pas eu à interroger ces maudits démons quelques jours plutôt, il n'aurait sûrement pas perdu aussi rapidement son calme, ainsi que sa maîtrise de sois. Ses tiques faciaux trahissaient son agacement qu'il peinait à reffrainer, il lui fallut dix longues secondes de respiration mesurée pour réaliser qu'il s'adressait à une vampire. Une fois l'information remémorée, il put voir et encaisser la condescendance de sa détenue avec un peu plus d'aisance. Il n'appréciait pas l'idée de se rassurer à l'aide d'un cliché aussi grossier, mais il ne pouvait se permettre de céder aussi facilement à la colère. Ses yeux reflétaient parfaitement son humeur de matou agacé, ses lèvres contenaient une rangée de dents et de crocs s'entre choquant dans un amère grincement.

Plusieurs voix émanèrent depuis les cellules des autres détenues du Bloc C. Les créatures hurlaient de rire en entendant la remarque de la vampire. Toutes et tous se tenaient les côtes en la chambrant sur sa stupidité. Elle ne s'en souciait peut être pas, mais Soleon peinait à se concentrer avec ce vacarme de voix rocailleuses et de râles tièdes. Ses lèvres se retroussèrent, laissant vibrer un grognement particulièrement puissant et intimidant. Tournant le dos à la créature aux allures de gamine blonde. Il plongea son regard dans celui de chaque détenus ayant osés se mêler de son affaire. Certains continuer de beugler leur mécontentement, ainsi que leur haine vis à vis de la fouteuse de troubles. Mais le patron était bien décidé à en finir rapidement.Une foisle blanc de chaque paire d'yeux examiné au vaiseau prêt, il prit une longue inspiration en plissant les yeux:

"-SILENCE BANDE DE MERDES!"

C'était la première fois qu'une section de prisonniers pouvaient se vanter d'entendre une injure projeter par la langue du Patron. Tous étaient pour le moins, choqués? Sous le regard de la blondinette, les captifs, bêtes comme vampires retournèrent dans le fond de leurs cellules, reprenant le cours normale de leur existence de misère. Le patron pivota en direction de la cellule d'Aline puis plongea son regard dans celui de la vampire:

"Voulez-vous me suivre calmement et répondre à plusieurs séries de questions? Si vous acceptez sagement, je vous remettrais vôtre anneau. Il doit être dans nos réserves et je m'engage à vous les remettre si vous acceptez mes conditions."

Invité

Message par Invité le Mer 21 Oct - 16:19

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Bizarrement, Aline ne sentait plus tellement en sécurité maintenant. Pas plus qu’elle n’avait envie de la ramener un peu trop fièrement comme elle avait l’habitude. En temps normal, elle ne se serait jamais calmé aussi vite et aurait continué à prendre les gens de haut, peu importe qui ils étaient, cela n’avait absolument aucune importance.
A l’exemple des autres détenus, la jeune fille se recroquevilla sur elle-même, peu désireuse de se faire remarquer à nouveau. Alors qu’elle voulait à tout prix s’échapper de sa cellule quelques minutes plus tôt, désormais elle aurait préféré se cacher au fond de celle-ci. Ainsi donc, elle n’avait plus tellement envie de faire la maligne désormais.
Elle écarquilla les yeux et pâlit légèrement un bref instant, se demandant soudainement si elle n’était pas allée un peu trop loin tout à l’heure.

« Voulez-vous me suivre calmement et répondre à plusieurs séries de questions? Si vous acceptez sagement, je vous remettrais vôtre anneau. Il doit être dans nos réserves et je m'engage à vous les remettre si vous acceptez mes conditions. »

Ça sentait l’entourloupe à plein nez. Il y avait un piège, c’était évident. Pourquoi, elle -alors qu’elle avait quand même bien fait chier le monde ces derniers jours- aurait-elle le droit à un traitement de faveur ? Parce que c’était comme ça qu’elle le voyait, comme un traitement de faveur. Normalement, on ne remet pas leurs effets personnels aux détenus avant leur libération. Elle se doutait parfaitement que ce n’était pas grâce à sa crise de nerf que les gens s’intéressaient à elle. Si elle n’avait vraiment aucune valeur, ils l’auraient laissé s’époumoner autant qu’elle le pouvait jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de voix et qu’elle se calme toute seule. Et ils n’auraient pas appelé le directeur de la prison à la rescousse.
Elle avait passé l’âge des caprices, et plus personne n’était censé y céder. Et encore moins en prison. Il y avait quelque chose qui clochait, mais la jeune fille, comme toujours, ne s’attarda pas plus que ça sur ses réflexions. Elle se fichait complètement de la nature des dites questions, et ne pensa même pas à inventer quelques mensonges qui pourraient par chance passer inaperçus. Elle se doutait certainement que cela devait probablement avoir un rapport avec son statut de rebelle. Statut qui, d’ailleurs, n’avait plus aucune importance à ses yeux. Maintenant qu’Aéris avait trépassé, pour quelle raison continuerait-elle de soutenir une cause perdue d’avance, qui de surcroît avait coûté la vie de sa meilleure amie ?
Non, elle dirait tout ce qu’elle savait, c’est-à-dire pas grand-chose, si cela pouvait intéresser quelqu’un. Elle se fichait des répercussions que cela pourrait engendrer. Elle n’avait tué personne après tout… Ah si, quelques pauvres humains. Mais ils ne comptaient pas ceux-là. Et puis, ils n’avaient rien à voir avec l’assaut. Et il fallait bien qu’elle se nourrisse, elle aussi. Les humains tuaient bien les êtres plus faibles qu’eux pour se nourrir, comme les poulets et les veaux et on ne leur disait rien. Alors pourquoi les vampires n’auraient-ils pas le droit de tuer une poignée d’humains, à l'exemple des humains qui tuaient des lapins ? De plus que des humains, il y en avait tellement... Alors un de plus ou un de moins, la différence ne se verrait même pas...

Aline souhaitait juste se tirer de ce trou au plus vite, avec sa bague de préférence et ne plus jamais y mettre les pieds pour n'importe quelles raisons que ce fut.

La blondinette se leva sans un mot, et suivit son interlocuteur. Elle avait finalement cessé de pleurnicher, au grand bonheur des oreilles des autres prisonniers qui la virent partir avec un soulagement non dissimulé. Lorsqu’elle arriva à leur hauteur, elle leur jeta un regard hautain et mauvais avec en prime un petit sourire narquois, d’autant plus heureuse de pouvoir sortir de cette cellule qui puait le renfermé et le moisi en sachant que les autres resteraient dans la leur pendant encore belle lurette. Et elle, elle se promit de trouver un moyen de sortir d’ici et de ne plus jamais y retourner.

« Pourvu que cet interrogatoire ne se déroule pas comme le précédent… »
se murmura-t-elle à elle-même.

Le souvenir de la dernière fois qu’elle s’était retrouvée dans une cellule et de l’interrogatoire qui avait suivi était encore cuisant dans sa mémoire. Elle passa sa main sur sa joue, là où son geôlier lui avait collé une gifle monumentale, comme si cette dernière était encore douloureuse, tout en espérant que cela se déroulerait mieux cette fois-ci.

Alors qu’elle suivait de près son interlocuteur dans un dédale de couloir qui semblait ne jamais en finir, la jeune fille posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis plusieurs minutes. Il allait surement la prendre pour une idiote, mais après tout elle s’en fichait royalement. Elle voulait juste s’assurer qu’elle ne se trompait pas.

« Mais on est où exactement ? Et on va où ? »
Soleon
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Message par Soleon le Ven 18 Déc - 21:27

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Elle lui posait déjà des questions avant qu'ils n'aient quitté les couloirs, irrité il dut soupirer un bref instant, avant de pivoter vers la vampire en amenant son index contre ses lèvres de félin. Espérant qu'elle comprenne qu'il ne désirait pas s'expliquer, ni même évoquer quoi que ce soit pouvant compromettre la sécurité de sa prison il reprit immédiatement son chemin. Guidant Aline à travers un dédale de couloirs aux portes blindées. Plusieurs matons tournaient en binômes, saluant leur patron au passage de ce dernier. Il leur rendait de vague geste de la main, en s'assurant que la vampire ne tente rien de stupide. Il se méfiait d'elle et son allure infantile. Ses traits étaient effacés, son visage étaient tellement peu marqué qu'il était impossible de lui donner un âge, ou bien même de ce faire une idée sur ses origines, voir son passé. Elle n'avait pas l'air d'être une combattante, pourtant son manque de solidité face à l'isolement le laissait sceptique vis à vis du grade qu'elle pouvait avoir. Peut être attendait-elle justement ce genre d'attention, calculant ses coups depuis le début, en attendant la moindre faille exploitable pour s'échapper. Les idées traversaient son esprit d'une manière fluide et ordonnée. Soleon avait volontairement compliqué l'itinéraire pour perdre et déstabiliser la détenue, espérant lui donner le moins d'avantage possible. Certes, elle n'était déjà pas aidée, mais le patron s'était refusé à prendre une escorte ou une arme. Il ne voulait plus assister à la moindre bavure avant au moins un an.

Les minutes glissèrent dans une cadence mesurée, Soleon n'avait pas tenté le moindre contacte physique avec la vampire, il s'était évertué à rester en revanche suffisament prêt d'elle pour anticiper ses gestes. Il se donnait autant d'handicap que d'avantage d'après ses estimations. Il ne la sous estimait pas, mais il n'imaginait pas a voir se jeter à sa gorge. Pas pour l'instant, elle avait besoin de sortir de sa cellule selon ses dires, donc elle devait continuer de profiter de son bref moment de liberté à tout prix. La moindre entourloupe risquait de briser ses dernière chances de s'en sortir. Elle allait peut être devoir y retourner encore quelques temps après leur entretien, mais ils pouvaient sûrement trouver un terrain d'entente pacifiquement.  Aline comme Soleon  devaient  patienter pour leurs intérêts individuels. La tension était moins saignante lorsqu'ils entrèrent dans son bureau, du moins Soleon se sentait un peu plus en sécurité. Une sorte de second foyer ou il appréciait travailler. Suffisamment vaste pour respirer un peu. Il invita la vampire à s'asseoir sur le premier siège venue. C'est à dire, le seule faisant face à son bureau. Ce dernier ne comportait que trois éléments distincts trônant paisiblement sur sa surface fraîchement ciré. Un dossier remplis à ras bord contenu dans une pochette plastifiée noire.  Un cendrier vide et une boîte à cigare était à portée de sa main droite. Après s'être dévêtue de son manteau il prit place dans son fauteuil en plongeant dans celui de la vampire:

"Nous sommes désormais dans mon bureau, je suis le gérant de cette prison et vôtre cas m'intéresse. Ne faites pas l'innocente et je m'assurerais qu'on trouve un terrain d'entente équitable."

Il la laisserait répondre, pendant ce temps lui prendrait son temps, il caressait le haut de sa boite à cigare, puis se décida à en sortir un. Il huma son parfum sans faire de manière, il manquait de distinction mais sa tenue n'était point grossière. Qu'elle parle, l'interroge, se livre à lui ou lui mente. Soleon écouterait même le silence si il le fallait. Il alluma l'objet du vice, puis crapota les premières bouffées en souriant. Son tour allait venir, quoi qu'elle ait pu faire, dire, penser, Soleon ne comptait pas la laisser dans le mystère longtemps. Il avait l'intention de comprendre qui elle était, comprendre ce qu'elle voulait et obtenir ce qu'il désirait:

"J'aimerais que vous me racontiez vôtre histoire, je ne peux pas juger correctement quelqu'un sans le connaître. J'ai besoin de savoir pourquoi et comment vous vous êtes retrouvée dans cette prison. Et allez cherchez aussi loin que possible, quitte à ce que vous me racontiez vôtre enfance. Nous avons tout nôtre temps."
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Message par Invité le Sam 19 Déc - 18:46

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Aline avait abandonné l’idée de mémoriser le chemin qu’il avait emprunté. Elle avait tout d’abord retenu le trajet. A droite, puis à gauche et encore à gauche et de nouveau à droite. Mais voyant que ça n’en finissait plus, la jeune fille avait baissé les bras. Dans une autre situation, elle n’aurait jamais abandonné. Mais, il semblerait que pour une fois elle avait compris qu’elle ne gagnerait pas. Inutile d’espérer pouvoir s’enfuir, cette prison était pire qu’un labyrinthe inca. On n’est jamais trop prudent paraît-il.

Ainsi, la jeune fille se contenta de suivre ce grand type qui l’intimidait un peu. Elle n’avait jamais été aussi docile. En temps normal, elle se serait méfié et aurait essayé de truander les mesures de sécurité. Elle n’aurait rien lâché jusqu’à ce qu’elle obtienne gain de cause. Et pourtant, cette fois-ci, elle avait parfaitement compris que cela ne servait à rien d’espérer. Elle ferait mieux de se tasser un peu et de faire ce qu’on lui disait, si elle ne voulait pas s’attirer quelques ennuis. Toute cette drôle de guerre l’avait plus épuisée qu’elle ne l’aurait cru. Autant physiquement que psychologiquement. Elle en avait plus que marre de se retrouver trempée dans les conflits. Et pour une fois, elle savait exactement ce qu’elle voulait : sortir d’ici et aller s’enterrer quelque part où plus personne ne viendrait l’emmerder.
Aline soupira d’un air las et continua son chemin.

Une fois assise dans ce fameux bureau face au gérant de cette prison, la jeune fille commençait vraiment à se demander ce qui allait lui arriver maintenant. C’était un peu comme se retrouver dans le bureau du proviseur, le visage livide et la boule au ventre. Aline ne s’était encore jamais fait prendre en flagrant délit et se retrouver ainsi en faute lui faisait tout de même un drôle d’effet.
Si elle avait su, elle ne serait jamais venue dans cette ville. Ça lui aurait évité pas mal d’ennuis.

J’aimerais bien savoir pourquoi ça tombe toujours sur moi quand même…

Bizarrement depuis qu’elle vivait ici, elle avait l’impression que c’était presque fait exprès. Rien ne se passait jamais comme prévu. Et ça finissait toujours mal. Très mal parfois.
Au moins, elle était parvenue à sortir de cette cellule qu’elle détestait. C’était déjà ça. Et il avait promis qu’il lui rendrait sa bague si elle répondait à ses questions. Mais la vampirette savait pertinemment que les promesses sont faites pour être trahies. Nombre de personnes qu’elle avait connues avaient trahis leur parole. Elle, la première. Mais ça ne lui coûtait rien d’essayer. Après tout, elle n’avait plus grand-chose à perdre. Ou à craindre. Puisqu’elle pensait avoir connu le pire.

Aline l’observa un long moment, réfléchissant à ce qu’elle pourrait bien répondre. Comment elle s’était retrouvée coincée ici… Elle-même avait parfois du mal à assembler les morceaux. Elle en venait parfois à se dire : Mais qu’est-ce que je fais ici ? Tout s’était déroulé si vite qu’elle n’avait rien vu venir. Ces derniers jours avaient défilé à une vitesse fulgurante et la jeune fille avait souvent du mal à comprendre ce qu’il lui arrivait.

Mais si elle devait raconter son histoire pour récupérer sa bague, elle n’y voyait pas d’inconvénients. Il avait demandé à ce qu’elle aille chercher aussi loin que possible, alors elle lui raconterait le plus de choses possibles. Elle voyait mal l’avantage qu’il en tirerait mais s’exécuta tout de même.

« Je suis née à Bordeaux en 1822, dans une famille qui possédait des terres, des vignobles, des esclaves aussi je crois. Enfin, on était riche. Très riche. J’étais l’aînée, et lorsque j’aurais été mariée, toute cette richesse aurait dû me revenir de droit. Mais ça c’est mal fini. Les gens de la région étaient si superstitieux qu’ils persécutaient les gens qu’ils pensaient être des sorcières. Ou des vampires. Comme au Moyen-Age vous savez. »

Elle marqua une pause pour laisser échapper un ricanement moqueur.

« Et après, on dit que c’est les vampires qui s’en prennent systématiquement aux humains. J’ai rencontré un vampire quand j’avais environ seize ans. Je ne sais pas ce qu’il est devenu. Peut-être qu’il est mort. Peu après ma transformation, mes parents ont décidé de m’exclure de la famille. Ils m’ont foutu dehors, sans un sous. Et à l’époque, une jeune femme seule à la rue n’avait pas beaucoup de chances de survivre. De plus que je voulais m’intégrer dans la société. J’aimais les réceptions mondaines, les bals, les pique-niques… J’étais promise au plus beau parti de la région, et en plus de l’héritage dont j’aurais dû bénéficier on aurait été excessivement riches. Mais ils ont tout brisé. Tout ça à cause de leurs superstitions minables… Je me suis vengée finalement. Ils ne méritaient que ça de toute façon. »

La jeune fille reprit son souffle. Elle avait craché cette dernière phrase avec tout le mépris dont elle était capable.

« Je me suis débrouillée comme j’ai pu. D’abord je me suis cachée. Vers la fin du siècle, j’ai gagné le Nord pour travailler la nuit dans une mine de charbon. Durant les deux guerres, j’ai été infirmière de nuit. Il y avait des périodes où je préférais vivre dehors. Et d’autres où je m’étais installée quelque part. Parfois je travaillais. Enfin des boulots de nuit et pour lesquels il ne faut pas être vraiment qualifié. »

Cela faisait si longtemps que tout cela s’était déroulé qu’elle avait oublié beaucoup de choses.

« Quand je suis arrivée ici, je savais déjà qu’il y avait des tensions. Et un jour, l’envie m’a prise d’aller visiter l’université. J’ai rencontré une autre vampire, et j’ai pas très bien compris ce qui nous est arrivé. Ça s’est déroulé si vite. Je me souviens juste d’avoir suffoqué pendant quelques secondes. Ensuite, il y a eu cet autre vampire. En fait, ce qui s’est passé pour moi, c’est que je me suis réveillée dans une cellule. Un peu comme ici. Dans les cellules d’à côté on entendait des hurlements. Le vampire m’avait posé des questions auxquelles je n’ai pas voulu répondre. Mais j’ai bien fini par capituler. L’interrogatoire a été… violent. Soit j’acceptais de devenir une Rebelle, soit je finissais comme le type d’à côté à qui on avait injecté un truc bizarre… Aéris -la vampire qui était avec moi dans l’amphi- et moi, on a fait une seule mission avant l’affrontement. Durant l’affrontement, on n’a tué personne. On s’est faite rétamé même. C’est le Cercle qui nous a attaqué les premiers. Deux soldats. J’aurais dû mourir, mais le grand type qui faisait de l’électricité a préféré m’amener aux urgences. Et, je ne me souviens de rien. Sauf… Qu’Aéris est morte. »

Aline déglutit bruyamment et baissa les yeux. Elle n’avait pas réussi à maitriser le tremblement de sa voix lorsqu’elle avait prononcé le prénom d’Aéris.    
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Message par Soleon le Lun 21 Déc - 12:30

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Ses yeux restèrent de marbre, elle ne semblait pas mentir, impossible de l'affirmer mais ses airs et ses réflexions lui laissaient imaginer qu'elle était absorbée par ses souvenirs. Son histoire lui arracha plusieurs frissons, non pas qu'elle en devenait effrayante, mais il retenait surtout la manière cyclique dont le temps semblait s'acharner sur elle. La richesse et la gloire à portée de mains pour finalement se voir retomber dans les confins de la misère. Elle avait 300 années derrière elle, en trois cent années d'existence elle n'avait pas énormément bougée. Toujours sur le sol français, elle aurait même servie l'armée durant les deux guerres mondiale. Ses lèvres délaissèrent le cigare, permettant à sa mâchoire de retrouver une meilleur flexibilité. Le bruit de ses crocs entrechoquant ses dents était le genre de tique qu'il ne parvenait pas à contrôler. Surtout lorsque il s’apercevait à quel point ses interrogatoires s'enchaînaient sans résultats ni solutions. Elle non plus ne semblait pas avoir rejoint les rangs de la rebellions de manière consciencieuse. Interrogée, puis torturée elle ne semblait pourtant pas vouloir se faire plaindre. Au contraire, elle était en train de pleurer une camarade vraisemblablement morte. La guerre n'était pas le genre de conflit dans lequel on parvenait à accepter le départ des autres. Surtout lorsque cette dernière venait à nôtre rencontre.

Il délaissa l'amont de cendres pendouillant au bout du sommet incandescent au fond de son cendrier, puis analysa ce qu'elle débitait. Il ne pouvait rien tirer d'elle, comme les autres rebelles pas d'informations sur leur boss, seulement un vague témoignage de ce qu'il s'était passé lorsque le se trouvait à l'université. Ses doigts enlacèrent moins gentiment son cigare, alors que ses yeux prenaient une tinte ravivant ses instincts les plus sauvages. Il revoyait encore le corps inerte du professeur aux iris bicolores, ainsi que l'apparition des autres interrogés. Ce soir la n'avait pas fini de l'emmerder, sa gorge n'était pas assez raclée par la fumée pour tolérer cet échec cuisant. mais outre l'amer goût de défaite, c'est surtout au professeur qu'il repensait. Cette vampire ne faisait mention d'aucun nom, pas même une hiérarchie, si ce n'est que plusieurs vampires s'étaient mêlés au complot. Lorsque il se rappela ce qu'elle voulait dire par les cris d'a côté. Les kidnappés avaient en effet pour la plus part été retrouvé en morceaux. Mais enfin, quelque chose venait de lui bondir au visage. Ils cherchaient à recruter, ils n'étaient pas dès le départ en position de force, au contraire. Ils avaient peut être surestimé l'adversaire, résultat ils avaient nettoyé la surface du mal en omettant de s'intéresser à l'essentiel. Les racines étaient encore quelque part, bien au chaud dans un sol meuble où elles pourraient s'étendre de nouveau et parasiter cette ville.

C'était triste à dire, mais cette vampire n'allait pas lui être utile, la recruter s'avérait être un pari un peu trop risqué. En revanche, peut être pouvait-elle l'aider à enquêter. Si elle avait vue des rebelles ses derniers l'avaient probablement regardés aussi. L'envoyer se balader dans la nature pour attirer un à un les rescapés rebelles étaient une idée, mais il craignait que cette dernière ne lui échappe trop rapidement. Il devait la prendre par les sentiments, le matériel n'étant sûrement plus aussi important qu'avant du point de vue de cette défunte. Son cigare regagna ses lèvres, délivrant un épais filais noire et gris s'envolant au dessus de ses sourcils:

"Qu'est-ce qui vous fais dire qu'elle est morte? "

Il commença à caresser la surface du dossier noir sur lequel son coude gauche reposait. Ses yeux de félins se plissèrent un bref instant, scrutant la réaction de cette vampire. Ses poings craquèrent sous l'effet d'une contraction maîtrisée, avant de la laisser répondre il se permit de l'ouvrir une seconde fois:

"J'ai ici des papiers, des formulaires et un amas de paperasse qui pourrait devenir du jour au lendemain les vôtres. Carte d'identité, titre de transport, carte grise, factures... Vous n'aviez pas envie de rejoindre les rebelles? Je vous crois, en revanche vous devrez le prouver au reste de la ville. J'ai besoin d'agents compétents et suffisamment expérimentés pour démanteler leurs réseaux. Si vous acceptez d'essayer de retrouver vos collègues je vous soutiendrais et vous permettrais de vivre librement. Les injustices entre hommes et créatures ne cesseront jamais, je suis bien placé pour le savoir, alors réfléchissez bien avant de me répondre que vous ne voulez pas larbiner pour le compte des humains..."

Il n'aimait pas faire ça, mais cette petite semblait plus aimable que la moyenne des gens ayant traversés ce bureau. Si il voulait monter sa propre section, il devait s'y prendre maintenant.
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Message par Invité le Mar 22 Déc - 21:45

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Qu’est-ce qui vous fait dire qu’elle est morte ? De quel droit remettait-il sa parole en doute ? Il est vrai qu’Aline avait passé toute sa jeunesse à mentir, et ça ne s’était pas arrêté avec l’âge. Elle avait appris très tôt à mentir de sang-froid pour arriver à ses fins plus facilement.  Elle parvenait si bien à  afficher une mine innocente que les gens ne pouvaient que fondre devant sa mignonne petite bouille.  Adorable petite menteuse, elle était parvenue à tromper tout son entourage, excepté sa nurse qui avait vu clair dans son jeu dès le début.  Mais comment pouvait-elle mentir sur le décès de sa meilleure amie ? On lui avait toujours dit que mentir sur des choses aussi graves portait malheur, et bien qu’elle en doutât profondément, elle ne pouvait pas renier la totalité de son éducation. Et étrangement, dans la situation où elle se trouvait, la vampire voyait mal à quoi pourrait bien lui servir de mentir sur son parcours. Certes le sien n’était ni extraordinaire ni bien glorieux, mais après tout à quoi bon l’enjoliver ? Elle n’avait plus envie de rien, ni même le courage de continuer à mener cette vie toute décousue et miséreuse.

Aline le fixa de ses yeux clairs et légèrement humides, se demandant s’il ne se fichait pas un peu d’elle. Quelques images furtives lui traversèrent l’esprit à une vitesse folle, si bien qu’il lui était impossible de tenter de les maitriser : le regard meurtrier de ce lycan fou furieux, cette fleur écarlate qui s’épanouissait sur le chemisier d’Aéris, et cette sensation d’horreur qu’elle avait éprouvé en assistant à la scène.  

Elle ouvrit la bouche pour riposter mais il ne lui en laissa pas le temps.

Aline, visiblement surprise par sa proposition, écarquilla ses grands yeux. Elle ne s’était pas attendue à ça. Mais d’un côté, elle avait été stupide. Qu’espérait-elle ? Qu’on l’acquitterait de sa peine juste parce qu’elle avait, encore, fait un caprice comme une fillette gâtée ? Non, cela aurait été trop facile.  

Bien que la jeune fille ait toujours eu une très haute opinion d’elle-même, elle avait du mal à s’imaginer en infiltrée. Elle craignait de ne pas être à la hauteur des exigences, n’ayant déjà pas été à la hauteur pour le camp adverse. Elle n’avait jamais rien trouvé de glorieux dans la cause du Cercle, et préférait presque celle des Rebelles. En fin de compte, elle ne trouvait plus rien de glorieux dans aucune cause que les hommes pouvaient épouser. Toutes semblaient vouées à l’échec de toute façon. Après la guerre, il en restait que des gens brisés, des villes détruites et des orphelins. Rien de plus.
Et si elle acceptait sa proposition, et qu’elle se faisait coincée ensuite ? Ou qu’elle se plantait dans une recherche ? Qu’elle commettait une grossière erreur ? Que lui arriverait-il ? Elle serait condamnée à vivre dans la crainte jusqu’à la fin de sa vie ? Et n’était-elle pas ce qu’on appelle une traitresse ? Les traites, on les avait lynchés après la guerre.
La jeune fille ne savait plus vraiment quel parti prendre.

« Et si je refuse ? » demanda-elle.

Elle voulait connaitre toutes les options qui s’offraient à elle, bien qu’elles fussent un peu limitées. La demoiselle se doutait que si elle disait non, elle resterait encore longtemps derrière les barreaux. Et, à la limite, elle préférait adopter les couleurs du Cercle plutôt que de croupir en taule. Elle ne pensait même pas à ses anciens camarades, à toutes les personnes qui s’étaient engagées comme elle. Non, égoïste jusqu’au bout des ongles, elle songeait d’abord à sa précieuse carcasse.

« Qu’est-ce qui me prouve que vous tiendrez parole ? Comment puis-je avoir confiance en vous ? »

Elle lui décocha un coup d’œil méfiant qui contrastait vivement avec sa figure d’enfant candide.

« Quant à savoir ce qui me fait dire qu’Aéris est morte… »

Une lueur de haine pure embrasa son regard bleuté tandis que ses joues, sous l’effet de la colère, s’empourprèrent.

« C’est un de vos agent qui l’a tué ! Un grand lycan brutal, visiblement surentrainé. Il s’est jeté sur moi, et Aéris s’est interposée. Elle a perdu connaissance dans mes bras, et elle était grièvement blessée. Ce type a été assez stupide pour trucider Aéris sans se rendre compte que ce n’était pas sa cible initiale ! Ou alors voulait-il seulement tuer pour tuer. En tout cas, j’en viens à douter de l’humanité de certains partisans du Cercle !»
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Message par Stan Hollow le Mer 23 Déc - 13:52

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Elle venait de clôturer sur un point suffisamment intéressant pour arracher un rictus fiévreux au lion noir. Bien sûr qu'ils n'avaient pas des rangs clairs, parsemés d'hommes aux intentions pieuses et dénuées de vices. Il enregistra la brève description du lycan donnée par Aline. Savoir à quoi se livrait qui était aussi une sale petite manière de se préparer au pire. Un lycan brutale et surentraîné? Ils en avaient des centaines. Il lui fallait plus de détails, malheureusement elle semblait beaucoup plus fragilisée par la perte de son amie que par le reste de son histoire. Il pouvait comprendre la douleur, mais ce n'était pas un motif suffisant pour la ménager. Elle n'était plus une enfant, après trois cent ans d'existence personne ne pouvait se permettre d'être manipulé par la masse. Les revendications de sa détenue   étaient sinueusement claire. Le patron n'avait pas pour habitude de laisser ce genre d'invitation sans réponse directe, n'étant pas un amateur de promesses pour le plaisir, il sortit de sa poche un petit téléphone noir. Il ouvrit sa chemise de travaille pour en sortir deux feuilles sur lesquelles étaient imprimées de multiples numéros et codes concernant Aline. Le silence qui venait de plonger Soleon et Aline dans une ambiance assez triste et macabre se voyait légèrement ignoré pendant deux brèves minutes. Il composa un seul numéro qui l'amena à devoir parler à deux de ses collègues. Ces derniers posaient eux aussi de plus en plus de questions sans fondements ni raisons. N'étant pas d'un tempérament agressif, Soleon s'évertuait d'y répondre vaguement. Jusqu'à ce que:

"Pouvez-vous simplement nous expliquer pourquoi vous ramenez les effets du détenu 211 vous aiderez dans vôtre interrogatoire patron?

-Par ce que le détenu 211 a le pouvoir de nous faire gagner un temps précieux dans nôtre guerre contre les rebelles.


-La guerre est finie monsieur. Leur camp a été entièrement bousillé!

-Je veux ses effets d'ici cinq minutes dans mon bureau, surtout sa bague.

-Oui Patron."

Lorsque Marcos s'était permit de dire que la guerre était terminée, il eut en retour un ton froid est étrangement autoritaire. Quelque chose qui n'avait rien à voir avec le pouvoir de Soleon. C'était une forme d'agacement insupportable que Soleon aurait désiré décharger sur son subalterne endormi par le travaille. Malheureusement, il lui fallait de tout pour faire un monde, même des rebelles à combattre et interroger. C'était sa seule utilité, il n'avait pas accomplit de fait d'armes, ni de prouesses depuis tellement longtemps. Des souvenirs aux goûts poussiéreux lui donnait envie de s'en aller chercher calmement un fusil à l'armurerie pour traquer les récalcitrants un peu trop téméraires lui même. Ses yeux recroisèrent le regard de la vampire et là aussi quelque chose avait changer. Sans vraiment pouvoir mettre le doigt dessus, Soleon aurait cru y voir de la haine. Il ralluma son cigare, prit une profonde inspiration puis expira en poussant un râle de plaisir en s'étirant:

"Bien, ils arrivent. N'ayez confiance en personne d'autre que vous et tout ce passera bien entre nous. C'est tout ce que je peux vous dire au sujet de la confiance. Parlez moi de ce lycan, décrivez le moi s'il vous plais. Je ne vous promets pas de l'arrêter, mais au moins essayer de savoir de qui il s'agit. Celà pourrait-il être avantageux pour vous?"


Il essayait de voir la réactivité de cette vampire, comprendre comment elle marchait. A la haine? Ca ne ce pouvait pas, enfin il n'y croyait pas. Peut être était-ce une erreur.
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Message par Invité le Dim 27 Déc - 16:26

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Aline écouta toute la conversation qu’eut son interlocuteur avec ses employés. Il ne lui vint même pas à l’esprit que cela pouvait la faire passer pour quelqu’un de mal-élevé. Elle s’était trop souvent comportée avec désinvolture et insolence qu’elle n’avait maintenant plus aucun scrupule. Alors que, si les rôles avaient été inversés et que quelqu’un écoutait sa conversation téléphonique, elle ne se serait pas gênée pour l’envoyer paître.

La jeune fille leva les yeux au ciel en entendant les mots de l’employé.

Qu’il est con celui-là ! L’affrontement est peut-être terminé mais ce n’est que le début. On ne clôture pas une guerre en une seule bataille !

Et puis qu’est-ce qu’il en savait lui, de la guerre. Peut-être même qu’il était resté bien au chaud chez lui pendant que les autres s’étaient entretués dehors. C’était bien souvent comme ça. C'est ceux qui n’ont pas fait la guerre qui savent comment fallait faire pour gagner. Ceux qui ne foutent rien de la journée qui sont le plus fatigués. Et ceux qui pensent tout savoir et donnent plein de leçons alors qu’ils sont cons comme des malles.

Au moins, il avait tenu parole et allait lui rendre sa bague. Il faisait certainement ça pour l’amadouer et l’allier à sa cause. Mais d’un côté, elle lui était redevable. Bien qu’elle eut préférée mourir plutôt que de l’admettre.
Il lui demanda aussi des renseignements sur ce lycan qu’elle détestait. Aline laissa échapper un petit sourire sardonique qu’elle ne put refréner. Elle aimait beaucoup trop la vengeance.

« J’aimerais bien, mais il portait une cagoule si bien qu’on ne voyait pas son visage. Enfin, ce dont je me souviens c’était un grand type, environ un mètre 80, relativement musclé. Ouais, voilà, musclé sans être vraiment très baraqué. Je me souviens surtout de ses yeux. Très bleus. Je ne peux pas donner plus de détails. Mais j’ai enregistré son odeur et je la reconnaitrai facilement. »

En y réfléchissant bien, cela ne lui servirait strictement à rien de se venger. La vengeance ne faisait pas revenir les morts. Mais peut-être qu’elle se sentirait mieux après. Non ?

« Je ne sais pas. Mais ce n’est pas totalement juste. Ce n’est pas juste qu’Aéris sont morte et que je me retrouve en taule tandis que lui il continue sa petite vie sans ennui ! Et je peux vous dire que si je pouvais lui faire la peau, je le ferais avec plaisir ! »


Forcément. Elle avait du mal à encaisser leur défaite. Peut-être ses paroles n’avaient été poussées plus par un sentiment d’orgueil blessé et d’humiliation que par une véritable envie de vengeance. Mais Aline n’en savait rien et n’avait pour ainsi dire aucune envie de se pencher sur ses questions insipides.

Elle s’arrêta de parler un instant en entendant des pas dans le couloir.

« Ils sont là. »

Quelques secondes après la porte s’ouvrit sur un homme qui portait les affaires d’Aline. Celle-ci se leva précipitamment pour lui arracher sa bague des mains sans même prendre le temps de dire bonjour. Pour quelle raison serait-elle polie avec des gens qui l’avaient enfermés ?

« Enfin ! C’est pas trop tôt ! Vous vous êtes perdu dans les couloirs ou quoi ? » dit-elle avec humeur.

Il était certain que si elle sortait de prison plus tôt, ça ne serait pas pour bonne conduite.

De sa manche, elle épousseta la pierre bleue jusqu’à que celle-ci retrouve tout son éclat avant de la passer à son annulaire gauche comme s’il s’agissait d’une alliance. Ils avaient mis leurs sales doigts sur l’argent et le Lapis-lazuli et la jeune fille avait comme l’impression qu’il en avait ternie l’éclat. Elle n’autorisait jamais personne à toucher à son bien d’ordinaire car elle attachait beaucoup trop d’importance à ce bijou. C’était étrange cette façon de ne pas vouloir se séparer d’un objet offert par quelqu’un qui l’avait trahis. Tout ce à quoi elle avait tourné le dos quelques siècles auparavant était représenté par cette bague. Peut-être voulait-elle simplement garder un souvenir de sa vie humaine, de sa jeunesse insouciante..?

Finalement, Aline se tourna vers le gérant de la prison et lui adressa un merci du bout des lèvres mais sincère.

« J’accepte de travailler pour vous alors. »
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Message par Soleon le Mar 29 Déc - 11:25

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Elle n'avait pas besoin d'en dire plus, le lion noir sentait qu'ils allaient pouvoir enfin faire affaire. Craquant inconsciemment ses phalanges en s'appuyant un peu plus sincèrement sur son bureau, les lèvres de l'hybride se muèrent sans sourire. Il devait revenir sur un point agaçant, bien que naturel et nécessaire. Préférant de loin les scrupules et les regrets aux sourires entendus et aux bassesses dévouées. Le patron préférait s'assurer que la mort ne soit pas un handicape trop lourd pour les épaules de cette vampire. Elle avait perdue sa famille, massacrée un banquet de gens et se retrouvait à pleurer sur le sort de son amie. Les choses étaient parfois injuste, certains n'auraient jamais réussis à retrouver ce plaisir. Soleon n'avait pas pleuré ni même pleins ses camarades depuis bien trop longtemps. Le simple fait d'y penser l'irritait, il se sentait pâlir alors que son estomac commençait à grogner.

Chercher les mots exactes, repasser les diverses méthodes pédagogiques, s'assurer qu'elle n'était pas en train de se faire la malle. Il n'aimait pas ça, mais il savait à quel point ses atouts s'étaient péniblement effrité en à peine un mois. Ses détenus le saluaient parfois mieux que ses employés. Les récentes évasions, ainsi que les derniers massacres avaient cruellement obligé Soleon à prendre des mesures plus strictes. Moins de convivialité, plus de distance et donc moins de contrôle sur le vaste complexe pénitencier. Sans compter les réductions de délais pour les cellules de détentes visant à lire, jouer aux cartes et fumer des cigarettes. Les sorties "récréative" leur permettant de s'entretenir elles aussi s'étaient vue divisées par deux, autant dans l'effectif ayant le droit de sortir sur une même durée, que dans durée elle même. Affectant cruellement l'aspect et l'intérêt de la plus part des activités d'équipes. Ses responsabilités ne lui laissaient plus le choix, c'est à peine si il avait réussit à faire sauver les conduits de canalisations. Heureusement que l'équipe de maintenance n'étai pas totalement dénuée de génie.

Retrouvant soudainement ses esprits , la présence d'Aline probablement incrédule, lui rappela à quel point son cerveau le lâchait lui aussi de plus en plus souvent. Ne pouvant s'empêcher de rire brièvement quelques secondes. Soleon manqua d'avaler son cigare; il lui fallut un petit temps de réadaptation. Ses nerfs étaient à vifs, trop de souvenirs, trop de morts, trop d'échecs et pas assez de soutien pour relever le niveau:

"Pardonnez mon égarement, mais comme vous avez pu l'entendre mes journées ne sont pas des plus stimulantes. Je suis comblé par vôtre accord, j'espère que nos affaires marcherons. Pensez-vous avoir besoin de vous reposez sur nous? Ou préférez-vous enquêter seule dans un premier temps? Vôtre première mission consiste simplement à retrouver vos anciens collègues. Situez les, récoltez des informations sur leurs mouvements. nous avons besoin d'en savoir le plus possible. Sélectionnée vos quartiers et vos zones de recherche. Ne nous les ramenez pas forcément si vous sentez que celà pourrait ternir vôtre couverture. En revanche, essayez de ne pas céder au meurtre non plus. Nous nous reverrons dans deux semaines si vous êtes toujours d'accords?"

Soleon poussa la chemise plastifié dans laquelle Aline retrouverait les principales pièces d'identités d'un citoyen français, ainsi que plusieurs documents et factures diverses, visant à lui faciliter ses transactions. Rien d'exceptionnel, pas de fortune colossale à la clef, mais un minimum vitale supplémentaire, sur lequel elle pourrait se reposer. En cas de besoin, si elle estimait en avoir besoin. Celà restait tout de même un avantage certain pour fausser son identité paisiblement en publique.
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Message par Invité le Jeu 14 Jan - 18:12

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Adjugé vendu. En l’espace de quelques minutes, Aline s’était retrouvée à travailler pour le Cercle alors qu’elle l’avait combattue quelques jours plus tôt. Elle venait de retourner sa veste de manière spectaculaire. Après tout, autant se tourner vers le côté des gagnants et des plus forts que de s’évertuer à défendre une cause perdue. Toute personne sensée aurait fait cela, non ? Même si l’opportunisme n’est pas considéré comme une qualité, c’était ce qu’il fallait faire. Du moins, essayait-elle de s’en persuader.

Mais, parviendrait-elle à supporter une autorité ? Elle n’avait jamais accepté que quelqu’un lui dicte sa conduite et encore moins avoir des comptes à rendre à une hiérarchie. Petite, elle avait refusé dès qu’elle sût parler une quelconque autorité. Les bonnes d’enfant avaient défilés dans la maison familiale sans qu’aucune ne puisse supporter plus d’une semaine le caractère de la petite Aline. Son père n’arrangeait pas vraiment les choses en lui accordant tout ce qu’elle désirait. Et cela ne faisait aucun doute : Aline était en passe de devenir infernale.

La jeune fille s’empara du dossier posé sur le bureau, et sans perdre une seconde, y jeta un coup d’œil. Des papiers, des papiers et toujours des papiers. Elle aura de quoi occuper ses journées avec tout ça. Cette liasse de papiers résumait la vie de plusieurs personnes, des personnes aux côtés des quelles elle avait combattu. Normalement, des scrupules devraient venir la tourmenter, et l’empêcher de vendre ses anciens camarades. Mais non. Rien de tout ça. Juste la simple satisfaction de pouvoir être libérée et d’avoir enfin un objectif. Il serait plus facile de se lever maintenant en sachant qu’elle avait des perspectives à atteindre et une besogne à accomplir. Peut-être que comme cela elle n’aura plus cette sale impression d’être complètement inutile. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait plus rien à faire, et l’ennui la déprimait.

En fin de compte, elle ne s’en sortait pas si mal après tout. Cela aurait pu être largement pire. Elle pouvait ainsi s’estimer heureuse et chanceuse de voir cette petite histoire se conclure de la sorte. Même si elle avait pris des coups, si elle ne pensait qu’à elle, elle ne s’était pas trop débrouillée. Changer de bord avait parfois du bon. Pour elle du moins.

« Je pense pouvoir me débrouiller sans aide pour l’instant. »

Fière comme un paon, Aline ne voulait en aucun cas admettre qu’elle était complètement perdue.
Elle feuilleta un long moment le dossier, dans lequel figuraient quelques noms qui le lui disaient vraiment rien. C’était bien parti.

« C’est lequel que je dois retrouver en premier ? »

Il y avait toujours une cible, une personne qui sortait du lot. Autant s’attaquer au plus coriace dès maintenant. Le reste viendrait après.

Chercher et dénicher, Aline était capable de le faire. Elle fourrait toujours son petit nez partout, et était d’une curiosité malsaine. Mais n’étant pas très maligne, parviendrait-elle à ne pas se faire pincer ? Ça, c’était une autre affaire.

« D’accord, je veillerais à faire de mon mieux alors. »

Cette fois-ci, elle était sincère. Si elle donnait la meilleure impression possible d’elle-même au Cercle, elle en tirerait peut-être quelques avantages. Il paraissait que le travail payait toujours.

« Donc, en attendant de vous revoir, je pourrais sortir alors ? »

Bien tenté Aline.
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Message par Soleon le Sam 13 Fév - 14:17

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Les yeux du lion lorgnaient minutieusement sur les moindres fais et gestes de la petite vampire. Il n'aimait pas ce principe de recrutement, mais personne n'irait lui chercher des poux grâce aux joies du système carcérale beaucoup plus de choses passaient par lui en temps de crise dans sa prison qu'en temps normaux. Elle serait une anonyme confondue avec le reste, personne ne se douterait de quoi que ce soit. Personne n devait se douter de quoi que ce soit, même si elle  ne le réalisait peut être pas encore, sa longue vie de vampire toucherait à sa fin à la moindre faute.

L'échec était acceptable, l'erreur pardonnable, en revanche il était hors de question de laisser passer la moindre petite forme de trahison, ni même la moindre petite absence. Elle allait devoir lui obéir au doigt et à l'oeil, au moindre appel si cette dernière ne lui donnait pas signe de vie dans la journée, la chasse serait ouverte. Il projetait énormément de cas de figure, sûrement autant qu'elle feuilletait de feuilles. Son barreau de chaise se consumait lourdement au rythme de ses angoisses. Cette Aline avait une capacité d'adaptation réduite, une volonté vacillante et un passé douteux. En revanche sa fraîcheur naturelle, ainsi que ça maîtrise de la langue et des coutumes et mœurs humaines lui plaisait. Sans chercher à la défendre, il préférait les créatures émotives, aux prédateurs tactiques et froid. L'un était capable du meilleur comme du pire, au contraire de l'autre qui se complaisait souvent dans le pire.

Ses phalanges craquèrent alors qu'il se redressait longuement en regardant de tout son haut les yeux fébriles de sa nouvelle main. Il appréciait ce visage énergique, mais redoutait cette haine palpable et lancinante. Il aurait aimé pouvoir lui donner l'ordre véridique, pour s'assurer qu'elle file droit, mais ça n'aurait jamais pu tenir suffisamment longtemps pour être utile. N'étant pas un grand fan des démonstrations de puissance inutile, il préférait conserver sa voix pour plus tard. Le patron répondit mollement à ses questions, elle était inconsciente, mais sympathique:

"Je veux la tête de tous ceux que vous retrouverez, photos, voix, tout ce que vous pourrez obtenir. Qu'importe qui, nous partons sur une base équivalent à 2 pour cent. Ne vous occupez pas de l'albinos. C'est tout ce que j'ai à déclarer. Vos vêtements vous attendent au casier 109. Pour le reste, tenez."

Il glissa dans sa main  gauche un portable, ainsi qu'une carte plastifiée lui donnant accès à quelques salles. Ce n'était pas suffisant pour lui permettre d'ouvrir des cellules, ou de pénétrer dans les bas niveaux de la prison. mais elle avait accès à plusieurs quartiers, ainsi qu'à la cours et au halle d'entrée. Ses vêtements contenaient une liste d'adresse que contenant plusieurs pistes. il y avait plusieurs lieux d'actions, où s'était déroulé des batailles et des assauts sanglants. Rien ne disait que les rebelles en étaient responsable, mais ces zones méritaient qu'on y jette un oeil. De son côté, l'hybride désirait aller se reposer, sa tête lui faisait mal, les jours passés à récupérer ne le réussissait pas. Il se sentait inutilement faible.

La porte s'ouvrit, sa main droite invitait Aline à sortir de son bureau et de passer immédiatement à l'action. Il n'y eu pas d'autres mots qui sortirent de la bouche du lion noir. Son regard seul suffisait à expliquer ce qu'il attendait d'elle. Et ce qui risquait de lui arriver,
fff:
si elle le décevait...

HRP: ALINE! N'hésites pas à me spammer si j'oublis ton Rp mince alors XD! Je suis sincèrement désolé, mais je suis distrait et occupé en ce moment IRl, alors n’hésites pas à me rappeler à l'ordre aussi! >< Sinon je crois qu'on peut en rester là qu'en penses-tu?
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