Une rencontre fortuite [PV Alastor]

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Alastor Iudas
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Message par Alastor Iudas le Mar 1 Sep - 0:09

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Après avoir chercher pendant plusieurs années dans ces bois, jamais il n’avait été en mesure de trouver ceux qui étaient autrefois ses ennemis. La guerre avait été déclaré plus tôt qu’il ne l’aurai cru, mais il s’était contenté de soupirer, avant de poursuivre son voyage ici ; Au beau milieu de nulle part.

Son regard s’était posé sur cette ampoule gigantesque la nuit, qui recommençait le même cycle depuis des millénaires. Il ne pu s’empêcher d’avoir un sourire aux coins des lèvres, se rappelant une vielle légende au sujet de ce qui aurait pu être son maître, dans des temps oubliés. Un conte plutôt tiré par les cheveux et qu’il avait renfermé profondément dans sa mémoire, cependant son manque d’actions lui jouait des tours.

Il entendait les craquements de branches mortes sous ses souliers, un vent paisible qui entremêlait ses cheveux, son ombre qui le suivait dans le dos, une autre qui se manifestait au loin. Il arqua un sourcil après avoir constaté la présence d’une autre personne dans les parages. Non pas que cela ne se pouvait pas, mais à vrai dire, peu de gens se rendait si près de la forêt, là où l’on savait que les rebelles se cachaient. Ses pensées s’étaient voilés et il avançait vers cette apparition sans laisser paraître le moindre signe de méfiance. Quand Atlas fut assez près de son objectif, il se mit à lui parler d’une voix sans émotion. Tout comme ses yeux, qui ne reflétait rien d’autre que l’image de la personne qui se trouvait devant lui : Une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux bleu sur sa monture.

« Je suis heureux de constater qu’il n’y a pas que des lunatiques comme moi, qui aime se promener quand les temps sont favorables. » Ses yeux sans vie se posèrent sur le cheval un moment, avant de reporter son attention à la cavalière. « Malgré cela, la solitude est un sentiment des plus lourds et j’aimerai bien vous demandez s’il m’était possible de me joindre à vous ? J’espère ne pas vous faire peur avec la manière dont je m’exprime, mais je suis ainsi et je comprendrai sinon. »

Le fait qu’elle soit une vampire lui serait totalement impossible, par contre son cerveau était un véritable casse-tête où certaines pièces du puzzle se trouvait sur les lèvres de ses interlocuteurs. Avec un peu de chances, il n’aurait pas à chercher loin pour savoir exactement qui elle était, mais ce n’était qu’une théorie. Il n’avait pas besoin de se faire une idée non plus de combien pouvait durer la promenade, car s’ils le voulaient vraiment, les deux voyageurs ne repasseraient pas sur la même route de toute la nuit dans ses bois. Le refus à sa requête ne serait pas la fin du monde, juste une déception de terminer la journée sans rien n’avoir fait qui se démarquait de son quotidien.
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Message par Alastor Iudas le Jeu 24 Sep - 23:48

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Telle un statue de marbre, le regard inchangé, il donnait l’impression que le message qu’on lui avait envoyé était encore en analyse. N’importe qui serait mal à l’aise de ce conduire de la sorte devant un inconnu, mais pas lui. Un silence des plus inquiétants les avait cerné à présent. La monture de Catherine commençait à s’agiter, alors qu’elle avait peur de quelque chose ; Un danger était tout près! La voix sans vie du darkness vint briser la mauvaise ambiance qui planait sur eux.

« Je suis très honoré pour que vous ayez accepté. Ne vous en faite pas pour moi, les jambes d’un cheval vous permet de voyager à des lieux sans vous fatiguer. Mes jambes ont voyagé par de-là le monde, ils finiront toujours par me montrer le bon chemin à prendre... Peu importe où je vais. On y va? »

Il avait déjà commencé à marcher devant, faisant dos à la cavalière, dont le cheval n’était toujours pas rassuré. Pourtant Atlas avançais lentement, sans tenter ou donner l’impression d’aller causer des ennuis. La menace venait en fait de l’intérieur de cet être. Ce n’était pas un pouvoir surnaturel, plutôt une instabilité dans la balance du monde ; Il donnait le sentiment de pouvoir tuer toutes émotions s’il le souhaitait. Même si un animal n’avait pas l’intelligence nécessaire pour décrire le phénomène, il pouvait comprendre par instinct qu’il était dangereux. Non pas parce qu’il sait ou non se battre, avec ou sans pouvoirs magiques. Sa présence à elle seule était en mesure de nuire.

« En effet, cet endroit à belle et bien quelque chose de particulier. L’automne est là, les feuilles tombent des arbres, qui vont s’endormirent l’hiver, pour se réveiller au printemps et s’embellir de nouveau en été. Mais tout comme nous, ils communiquent, d’une façon ou une autre. Ils ont vu des choses que nous ne savons pas et voilà d’où provient l’ambiance que vous aimez ici ; Le silence. Ils ont laissés les morts se terrer sous les racines. Ils ont écouté ce que les mourants avaient à dire et ont fait la promesse de garder secret ce qui ne doit pas être divulgué aux vivants. C’est si simple et à la fois complexe. »

Il faisait mention de la bataille contre les rebelles, du sang versé dans la nature, les arbres malades qui tombent au sol. Un autre fragment corrompu de la forêt aurait bien pu se produire, là où les étincelles avaient commencé. Il n’avait pas participé à la guerre, n’y même savait s’il devait participer à la prochaine. Sera t-il le prochain qui devra garder le silence pour sauver le secret d’un autre? Un long soupir s’était échappé avant qu’il se retourne vers celle qui l’accompagnait ou du moins au départ. Le vent soufflait dans leur direction, mais tout comme les dires du darkness, le vent non plus ne produisait plus aucune bruit. S’était comme si Catherine et lui étaient les seuls à pouvoir transmettre une information à autrui dans ces lieux, sans parler du cheval. Il posa la main sur son cœur et baissa la tête bien bas devant la vampire.

« Milles excuses, je ne voulais pas gâcher l’ambiance dès le départ. Je ne m’exprime pas comme les autres. J’ai une vue d’ensemble différente des autres. Pour moi, aucun n’être vivant ne peut se contenter de vivre. Tous doivent faire leur part, pour le meilleur...Pour le pire tout aussi bien. Mais par dessus tout... »

De nouveau il l’a regardait sans que son visage ne soit en mesure de montrer autre chose que la neutralité dans son absolu. Pourtant même le fait qu’il puisse se montrer curieux pourrait paraître comme une surprise rendu à ce stade.

« ...J’aimerai en connaitre davantage sur vous. Il n’y a que la nature ici pour nous entendre et le secret est sacré pour elle. Avez-vous des questions que vous voudriez me posez? Des bonnes ou des mauvaises? Cela fait déjà un moment que j’avais quitté la ville et je dois m’admettre totalement dépaysé. J’espère ne pas trop en demander. »

Son manque d’émotions, lié à la signification de ses paroles, mettait en scène du jamais vu. À quoi pourrait bien lui servir de savoir qui se trouvait devant lui, alors qu’il venait tout juste de revenir en ville? Tout en fait. Chaque personne à qui il pouvait donner un nom est une personne qui peut soit l’influencer dans son périple ou l’inverse. Le nom était très important, symbolisant l’identité même de la personne qu’il voulait connaître, avoir dans ses plans futur ou sinon l’écarter de ses projets. Il n’avait pas mentit au sujet de la forêt et il savait que leur conversation allait être entendu et aurait des répercussions à long termes. Mais était-ce suffisant pour les deux êtres et divulguer ce que chacun savait?
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Message par Alastor Iudas le Ven 16 Oct - 21:36

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« Un sixième sens des plus précis, j’en conviens. » Alors qu’il continuait sa route sans jeter un regard en arrière de lui. « Mais ils ressentent la même chose que la plupart des êtres vivants, à savoir la peur. Utile lorsque l’on sait s’en servir, fatale pour celui qui est manipulé par une telle émotions. Votre animal a peur parce qu’il ne comprend pas et tente seulement de s’enfuir. Voilà pourquoi je ne lui prête plus la moindre attention. »

Plus ils s’enfonçaient dans les bois et plus l’ambiance ne cessait de s’assombrir. Les sons se turent, l’un après l’autre. Même le craquement des branches ou bien des feuilles mortes sous ses pieds ne parvinrent jamais à leurs oreilles. Pourtant Atlas ne semblait pas s’en incommoder et continuait sa marche dans ce lieu maudit. Son attention était toute portée vers les paroles de son interlocutrice et en comprendre tout le sens. Cependant après avoir expliqué son point de vue sur ce qui s’était passé en ces lieux, il avait arrêter sa marche sans prévenir. Ce qui avait causer un effet de panique sur la monture, qui ne pensait pas autant se rapprocher de cet individu. La cavalière serait en mesure de le calmer encore une fois, du moins c’était son avis. Il reposa ses yeux sur Catherine, toujours aussi inexpressif. À travers se regard neutre, une image de la demoiselle sur son cheval, entourée de branches des arbres morts aux alentours, qui tentaient d’attraper la dame pour la soulever et la privé du sol à jamais. Ce n’était rien d’autre qu’un effet optique et l’impression que cela lui donnait. Le darkness avait prit le temps de battre des paupière deux ou trois fois avant de poser une question à ce qu’il avait entendu.

« La fin? Quelle fin? » Encore un moment de silence de sa part avant de poursuivre. « Parlez-vous du moment où le cœur cesse de battre? Que votre corps deviens poussière ou bien cesse d’exister? Un corps perdu signifie t-il la fin que vous mentionnez ? C’est faux. Une enveloppe charnelle est une prison. Une limite imposée à vos possibilités, vos bagages et vos voyages. Jamais un corps ne sera plus fort, rapide, plus vif d’esprit que votre âme elle-même. Votre fin est pour moi le commencement d’un rêve, votre commencement est pour moi celui d’un cauchemar. Je sais et je me souviens. Je n’ai pas peur, mais vous ne pouvez pas vous en rappelez...Vous ne pourrez jamais. C’est peut-être le plus beau cadeau empoisonné qu’ils peuvent vous offrir. »

Malgré son récit qui semblait provenir du cœur, rien sur son visage ne faisait croire qu’il allait agir autrement qu’à leur départ. Le corps toujours aussi détendu, les yeux grand ouvert sans rien y montrer, il se remit en route comme s’il ne s’était jamais arrêter. Malgré tout, il n’était nullement rester sourd aux dires de celle qui l’accompagnait. Il continuait son analyse sans dire un mot pendant plus d’une minute. Quoi répondre vraiment pour expliquer sa manière de s’exprimer?

« La souffrance que peut encaisser un individu va, dans des cas particuliers, bien au-delà de ce que les mots sauraient décrire. Pour ne pas mettre un terme à mon existence, j’ai préféré me défaire de ce qui faisait de moi un être humain. Il y a de cela trop longtemps. » Il regardait dorénavant le ciel étoilé sans vraiment penser à quoi que ce soit. « Nous devons tout de même s’être détourné de votre chemin habituel, car rares sont ceux qui se rendent ici sans ressentir un malaise grandissant. Ce qui dorénavant ne peut plus être mon cas. Pour calmer vos émotions, ne serait-il pas plus sage d’emprunter un chantier moins...lugubre? » Dit-il sans interrompre sa marche.
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