Sombres palabres [Pv Stan et Lidina] (CLOS)

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Bran Marok
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Message par Bran Marok le Lun 8 Déc - 3:16

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Et voilà que le plan diabolique de notre cher Jilan se mettait en place. Après avoir capturé nos pauvres cobayes à l'université, Stan les avait transporté dans son corbillard -idée que je trouvais assez ironique du fait que nos passagers clandestins n'étaient pas encore morts- et les avait emmené à notre refuge. De là, notre petite chimiste bizarre devait s'occuper d'eux et leur faire un tas d'expérience qui me semblaient pas mal intéressantes en somme. J'avais compris la plus part d'entre elles même si certaines m'échappaient encore. Et le fait qu'Adélaïde soit immunisée contre les produits chimiques fabriqués en laboratoire avait un côté incroyablement pratique. D'ailleurs, même lorsqu'elle n'était pas en train de préparer des concoctions machiavéliques, son odeur était entremêlée à celle, piquante, des produits chimiques. Comme intégrée. Le temps qu'elle s'occupe de nos petits cobayes, j'étais allé faire un petit tour en forêt pour me dégourdir les pattes, sans pour autant trop m'éloigner. Puis après avoir recouvert mon humanité, j'étais retourné dans notre antre, où visiblement le regroupement des rebelles avait déjà commencé pour la deuxième phase. Inspirant l'air profondément, je retrouvai l'odeur de plusieurs de mes comparses que j'identifiai aisément, mais celle que j'aimais le plus était celle d'une certaine louve à la chevelure mauve. Depuis notre enlèvement à l'université où elle avait été profondément bouleversée, et s'était éclipsée un moment, je n'avais pas eu le temps d'aller la voir et de lui parler. Mais peu importait. J'aurais le temps de le faire par la suite. La mission d'abord. D'ailleurs si je me souvenais bien, elle était en compagnie de notre chimiste attitrée justement.

Je connaissais ma partie du plan. Elle consistait à aller interroger un des petits jouets d'Adélaïde dont le destin depuis était devenu flou. Il m'avait été spécifié que Stan, le fossoyeur que j'avais rencontré lors d'une sinistre mésaventure dans son cimetière, était censé écouter et y participer. Il arriverait donc après moi. D'un pas décidé, je me dirigeai vers l'une des cellules -celle qu'il m'avait été indiquée- et j'y pénétrai. Cette cellule était un peu spéciale car elle parasitait les sens des êtres aux facultés sensorielles surdéveloppées, mais ne fonctionnait que de l'intérieur vers l'extérieur. Les odeurs et sons à l'intérieur de la pièce étaient nets et sans bavure. Mais une fois à l'intérieur, ceux qui s'y trouvaient pouvaient difficilement percevoir la présence de ceux à l'extérieur, alors que dans le cas inverse c'était tout à fait possible. Ce n'était donc pas totalement une insonorisation, mais quelque chose d'autre. Bref. Comme dit, je passai la porte de la cellule et fus tout de suite assailli par l'odeur de louve. Une louve que je n'avais jamais vu auparavant. Et elle semblait profondément endormie. Les drogues faisaient bien leur travaux, et j'aurais réellement savoir ce qui se passait dans leur tête alors qu'ils étaient sous le joug d'une organisation qui était prête à tuer pour mettre fin à certains individus et leur concepts idiots. Je m'adossai donc au mur, et attendis patiemment que la louve sorte des bras de Morphée. Je gardais en vue ses signes vitaux qui étaient stables, et fus presque tenté de retourner chez. Puis elle se réveilla. Je lui laissai quelques temps de pouvoir te focaliser sur ce tu sais.

-Bonsoir petite louve, bienvenue dans la sombre demeure, dis-je d'une voix mettre mais légèrement traînante.

Et voilà que tout a commencé...

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Stan Hollow
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Message par Stan Hollow le Mer 10 Déc - 18:29

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Un pas après l'autre, la base secrète des rebelles lui offrait ses secrets les moins bien gardés. On ne lui avait pas donné d'ordre après la livraison des colis, on lui avait simplement suggéré d'aller faire un tour du côté des salles de torture. La route s'était avérée plus ennuyante qu'il ne l'imaginait, les petits chemins n'offraient que très peu d'opportunité de divertissement lorsque on conduisait. Heureusement, cette base semblait offrir un peu mieux. Même Shawn parvenait à apprécier certaines subtilités, les douches communes tout particulièrement. Cherchant à pervertir sans réel difficulté l'esprit du possédé, c'est motivé qu'il lui suggéra quelques idées, conseillant aussi d'utiliser du gel douche et non du savon. Comprenant un peu trop bien les idées du démon, c'est souriant qu'il continua son exploration. Jamais il n'éprouverait le besoin de venir perdre son temps ici. Il voyait suffisamment de choses sordides dans son cimetière, pas besoin d'en rajouter en squattant un antre aussi mal décoré.

Des tâches de sangs recouvraient partiellement certains bouts de murs, souvent accompagnées par de longues traces desséchées. Ils semblaient être un peu plus actif qu'il ne l'imaginait, beaucoup plus violent aussi, les clichés et les descriptions médiatiques du comportement sauvage des rebelles n'étaient donc pas de la propagande ni de la diabolisation. Sans s'inquiéter, ni même en souffrir, Stan haussait les épaules en jouant avec une cigarette qu'il faisait tourner machinalement entre ses doigts.

Lorsque il aperçut une grande porte à battant, avec un écriteau usé il s'empressa de les ouvrir. Pénétrant dans ce qui semblait être une salle d’entraînement, des altères, des tapis, ainsi que des bâtons et d'autres ustensiles divers peuplaient la salle vide. L'odeur habituel de sueur ne maculait pas la salle, peut être avait-elle était abandonnée? Étaient-ils tous à ce point confiant en leurs capacités? Il traversa la salle, enjambant les outils en examinant chaque recoins de la salle, une main dans les cheveux l'autre amenant l'objet du vice à ses lèvres. C'est blasé qu'il subit de nouveau les commentaires de son démon:

"Ils doivent vraiment s'amuser comme des petits fous tes potes!

-Aides moi à trouver la salle de torture crétin.

-Tas vraiment envie de voir ça?

-La seule chose que je désir c'est finir cette soirée...

-Bon, si je me trompe pas on est passé devant il y a un peu plus d'un quart d'heure."

Soupirant un épais nuage de fumée, le fossoyeur tourna les talons, enjambant de nouveau le matériel puis s'en alla en refermant les portes derrière lui. Pestant à peine contre le démon, s'est sans se presser qu'il l'écouta ses indications. Se doutant que ce dernier jouait un peu avec lui, en rallongeant hasardeusement son parcours. C'est non sans surprise qu'il fut sidéré de trouver une infirmerie. Contemplant un bref instant la vieille porte, il hésita à y entrer. Shawn ne comprenait pas réellement l'intérêt d'une telle découverte, c'est pourquoi il fut frustré par l'absence d'explications de son hôte. Ce dernier ouvrit la porte qui l'accueillit dans un sinistre couinement. La salle portait en son sein plusieurs lits alignés contre un mur, une odeur dérangeante taquina ses narines, le sang et les produits dérivés empestaient. Traînant des pieds, il fut déçu de trouver un cadenas sur chaque boîte, chaque placard et chaque tiroir. Continuant de consumer son tube de tabac, il ouvrit la porte trônant au fond de la pièce, puis sentit l’ennui ronger son estomac plein de cookies. D'ailleurs, les effets de ces derniers commençaient à lui taper sur le système:

"Attends... tu ne cherchais quand même pas...du chichon?

-Bah quoi? C'est des rebelles ils pourraient se soigner avec.

-Tes vraiment un connard, dégénéré.

-Va chier, si tu m'avais conduit plus vite à la salle tout à l'heure je n’aurais même pas pensé pouvoir en trouver!

-N'empêche que tu me déçois! On est dans une base secrète surarmée et toi tu cherches une plante pour débile!

-En attendant cette plante pour débile nous a bien dépanné ces derniers mois.

-Tsss, tu devrais avoir honte.

-Venant d'un parasite dans ton genre ça me fais ni chaud ni froid, conduit moi à la salle maintenant.

-On est passé devant il y a quelques minutes..."
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Mer 10 Déc - 19:41

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Lorsque la demoiselle se réveilla, je vis une succession d'émotions traverser ses yeux. L'incompréhension de ne pas se trouver là où elle pensait se réveiller, puis la surprise, et enfin une élan de conscience. Le temps que son esprit rassemble toutes les pièces du puzzle égaré que constituait sa mémoire, de bonnes minutes s'écroulèrent. Puis son regard se posa sur moi, et elle comprit très vite que j'étais tout comme elle un loup. Une lueur d'espoir traversa ses prunelles marrons, et un instant je ressentis de l'amusement : elle pensait visiblement que nous étions tous les deux dans le même merdier et qu'elle pourrait trouver en moi un potentiel allié. Sauf que ce n'était pas le cas. Je ne comptais pas aider cette louve à sortir, pas plus que je ne comptais sympathiser avec elle. Tout du moins, ce n'était pas dans mes projets immédiats et ne risquaient pas de l'être si les choses restaient telles qu'elles étaient. Mes paroles lui firent alors prendre conscience qu'elle était seule, et qu'elle se trouvait dans sa cellule où je tenais le rôle de geôlier. Elle resta plusieurs instants sans ne rien dire. Comme si l'information avait du mal à monter au cerveau. Comme si elle espérait malgré tout que ce n'était pas vrai, rejetant l'évidence que mes paroles tentaient d'insinuer dans son cerveau. Et puis alors, elle eut un déclic, et ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle poussait un cris de surprise. Toujours adossé, je haussai un sourcil tout en la regardant. Qu'est-ce qui n'allait pas avec cette louve ? Elle s'était cognée la tête quelque part ou quoi ?

Mais lorsqu'elle commença à parler, une sourde colère s'empara de moi. Sa voix, tremblante et hésitante, ses paroles à propos de la seule gentille lycanne, les soi-disant préjugés que les gens avaient sur les loups. A peine eut-elle fini sa phrase que j'avais déjà retroussé les lèvres sur mes dents et qu'un grondement canin s'échappait de ma gorge. Était-ce vraiment une louve qui se tenait devant moi ? Où était donc passé la fierté de notre espèce, notre force de caractère et notre assurance ?! Surement pas dans cette jeune femme semblait-il. Tout dans sa posture, son air perdu et désolé, réveillait en moi une rage que j'avais du mal à contenir. Sans crier gare, je me ruai sur elle et la plaquai contre le mur le plus proche d'un bras fermement posé à la base de son cou. Pas assez pour réellement la priver de sa respiration, mais cependant suffisant à l'immobiliser et créer la sensation de gêne. Mon visage n'était qu'à quelques centimètres du sien, assez pour qu'elle ait dans son champ de vision les yeux dorés du loup qui la regardait avec un calme froid, animal, et impérial. Puis aussi soudainement, je la lâchai et m'éloignai d'elle en reculant en marche arrière. Après une rapide inspection, je ne flairai pas l'odeur de démon qui était caractéristique du fossoyeur et en conclus qu'il ne devait pas être encore arrivé. Peut-être s'était-il perdu. Ou peut-être n'était-il même pas censé assister à cette interrogation.

-Tu n'as pas l'étoffe d'une louve. Ou plutôt, serais-tu une de celles qui traînent à l'arrière de la meute et ne prennent que les derniers morceaux ?

Par cette métaphore, il était clair que je la traitais de soumise. Et cela était tout à fait justifié. Je voulais par ailleurs voir ce qu'elle avait dans le ventre. Certes, j'étais censé l'interroger, en apprendre plus sur elle, mais voir une autre de mes comparses dans un tel état de faiblesse me contrariait fortement. Je me retournai alors ostensiblement, lui donnant mon dos sans un regard alors que je m'éloignai d'elle à nouveau pour rejoindre le mur opposé. Pour un prédateur, c'était un affront. Et j'espérais qu'elle allait le prendre comme tel car je n'allais lui faire aucun cadeau. Mais je n'étais pas inconscient tout de même, et bien que mes yeux ne la regardaient pas, tous mes autres sens étaient braqués sur elle. Si elle esquissait le moindre mouvement, j'étais prêt. Croisant les bras alors que je lui tournais le dos, je pris la parole d'une voix légèrement moqueuse.

-Comment t'appelles-tu, mademoiselle je fais partie des gentils ?

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Stan Hollow
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Message par Stan Hollow le Jeu 11 Déc - 14:47

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"On est où là?

-Je ne sais pas....

-Comment on a fait?

-Tu as mis un pied devant l'autre.

-Mais encore? Tu me disais que tu savais où ce trouvait la salle.

-Je dis beaucoup de chose."


Ils étaient là, perdu l'un dans l'autre au fond de cette salle sans but, elle était étrangement angoissante. A quoi pouvait bien servir cette table? Une salle de réunion? Sûrement, bref, il n'était pas encore arrivé à destination. Sa cigarette arrivait à la fin de sa vie, signant le début d'un agacement certain. Plusieurs personnes avaient croisées son chemin, beaucoup d'échange de regard testostérone, trop peu de politesse. Il méprisait cette ambiance d'avant guerre, pour qui se prenaient-ils? Pourquoi agissaient-ils tous avec cet air de brute épaisse? Ne pouvaient-ils pas ce contenter de sourire en voyant d'autres recrues rejoindre leur rang? Non, bien sûr que non, plus de la moitié de ces barbares désiraient simplement assouvir leurs pulsions, atteindre des objectifs individuels en utilisant ce réseau à leur avantage. Ils allaient reformer une forme de Cercle en plus saignant, mettant clairement les positions de pouvoir et de force en premier plan. Pas besoin de l'entendre, leurs visages étaient classique, des mercenaires, des dégénérés, des simplets et des tueurs. Shawn en avait lui aussi marre d'errer dans ces tunnels sans dessus ni dessous. L'humidité, la température, et l'absence de divertissement ce pesait lourdement sur leurs épaules.

Après avoir franchit un carrefour mal éclairé, il entendit quelque chose se presser derrière lui, accélérant après chaque pas. Quoi que cela puisse être, il martelait le sol sans ménagement. Intrigué, le fossoyeur s'arrêta, pivotant vers la source de la nuisance pour l'observer. Un homme svelte et cagoulé courait en tenant une épaisse enveloppe entre ses doigts gantés. Arquant un sourcil, le possédé lui barra la route en tendant le bras. Ce dernier freina sa course, rangeant immédiatement la lettre entre son dos et l'élastique de son pantalon. Une dizaine de secondes s'écoulèrent, ils se regardèrent mutuellement avec dédain à tel point qu'on aurait pu penser qu'ils allaient en venir aux mains. Stan abaissa son bras, puis n'y alla pas par quatre chemins:

"La salle de torture, c'est par où s'il te plaît?

-J'ai autre chose à foutre, je ne suis pas guide touristique mec.

-Je ne sais pas à qui tu vas livrer ce courrier, mais si tu ne te décides pas à répondre tu risques d'être en retard.

-Ah ouais? je me demande bien comment.

-Mon pied dans ton cul par exemple? Mais ça serait nous faire perdre du temps, j'ai une mission tu en as une, entre aidons nous.

-Bordel tes chanceux, si je n’étais pas occupé tu serais en train de me lécher le clito. Suis moi c'est sur le chemin mais magnes toi!"

Le soldat reprit sa course bousculant Stan qui s'empressa de le pousser à son tour avant de s'élancer à ses trousses. Sans avoir besoin de faire les présentations, l'un et l'autre savaient qu'ils ne pourraient pas se piffer. Ce fut donc une petite promenade ponctuée uniquement de semelle claquant contre la pierre, répondant en concert à leur souffle qui s'accélérait. Soudainement, la menace de cet énergumène lui retourna l'esprit après plusieurs minutes de battement:

"Comment ça ton clito?"

Le coureur s'arrêta en râlant, désespéré par cette recrue qui semblait un peu trop lente à son goût. Elle s'empara de la main du possédé, puis la glissa sous son gilet, l'amenant caresser une poitrine généreuse. Pas besoin d'en dire plus, un homme avec ce genre d'attribut ne pouvait être que gros ou chirurgicalement modifié. Retirant sans se presser sa main, le fossoyeur laissa un sourire mauvais se dessiner sur son visage. La voix de cette femme avait réellement quelque chose de particulièrement ...enfin, il l'avait prit pour un homme quoi.
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Ven 12 Déc - 16:33

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Ma prisonnière semblait tout à fait ailleurs, perdue dans ses pensées, tremblante et incertaine. Et pourtant, même si j'étais censé l'interroger et rien de plus, je ne supportais de voir l'une des nôtres dans un pareil état. Oh certes j'avais déjà combattu et tuer des lycans auparavant, mais ce n'était pas de gaieté de coeur, mais uniquement pour me défendre ou défendre les gens que j'aimais. Je ne tuais pas ceux de ma race par bon plaisir. Autant dire qu'en général, je ne tuais pas par bon plaisir. Bien sur, comme tout loup, j'aimais la chasse et la mise à mort, et tuer ne me répugnait aucunement. Cependant, lorsqu'il s'agissait d'intérêts -notamment ceux des Rebelles, ou la protection des êtres chers-, ce n'était pas par pur plaisir mais par nécessité. Dans le cas ici présent, aucun de ces cas de figures ne se présentaient. Je n'avais aucune raison de la tuer, et jusqu'à ce qu'elle me prouve le contraire, elle n'était dangereuse ni pour mes proches, ni pour les Rebelles. A ce moment là, peut-être la donne changerait-elle. En attendant, afin de la secouer un peu, je la plaquai contre le mur en lui faisant clairement apercevoir la bête qui se tapissait au fond, ce que nous étions réellement, ce qu'elle se devait d'être. Surprise, je sentis sa peur teinter l'air, et le prédateur en moi sourit. Il n'était jamais bon d'avoir peur en présence d'un prédateur. Mais je me contrôlais bien assez pour ne pas lui sauter dessus pour cette simple raison. Tournant les talons, je m'éloignai d'elle alors d'abord à reculons puis en lui tournant le dos. Et comme je m'y attendais, lentement la colère remplaça la peur qui embaumait l'air. J'esquissai un petit sourire satisfait sans qu'elle ne le voie avant de reprendre mon sérieux et lui demander son identité.

Bien qu'elle n'avait pas réagit à mon allusion sur son apparente soumission, elle répondit tout de même à celle-ci. Honnêtement je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'elle y réponde, mais ce n'était pas plus mal. Et, une fois de plus satisfait, je remarquai que sa voix ne tremblait plus. Même si elle était toujours hésitante, c'était déjà mieux. Pourquoi m'embêtais-je à vouloir endurcir cette prisonnière ? Je n'en avais pas la moindre idée. Qui sait, peut-être était-ce inhérent à ma personne. Cependant je ne pris pas la peine de répondre à la sienne. Quelques secondes plus tard j'entendis un glissement et me retournai vers la demoiselle. Elle était de nouveau assise au sol, fixant le sol, faisant son possible pour occulter de son esprit ma présence. Comme si elle tentait, par ce geste, de se concentrer sur autre chose, se focaliser.

Se contrôler...Je souris. Alors c'était ça ?

-Tu as peur de la bête au fond de toi n'est-ce pas ?

C'était plus une affirmation qu'une question. Je le sentais. Elle avait peur de se livrer à la sauvagerie qui se tapissait en elle. Grave erreur. Si il y avait une chose que j'avais appris de mon père était que le contrôle était surfait. Me rapprochant de la dénommée Lidina à nouveau, je la regardai avec un air tout à fait sérieux et croisai mes bras sur ma poitrine. Je repris la parole, et bien que mon ton était toujours aussi calme, il était un brin moins froid.

-Tu refuses de perdre le contrôle. Et pourtant, il y a des situations où tu n'auras pas le choix, que feras-tu alors ?

Et une nouvelle fois, sans crier gare, je me précipitai vers elle et l'attrapai afin de l'envoyer valser de l'autre côté de la pièce. Ce n'était pas ce dont j'avais envie de faire. La torture n'était pas quelque chose dont je raffolais. Surement parce que ma nature voulait que je protège ceux des miens que je considérais comme moins forts. Mais en l'occurrence si ça me permettait de faire sortir la bête à l'intérieur de la jeune fille, alors je le ferais. Je pariais que le déroulement pourrait-être intéressant alors. Affichant un sourire sinistre et arrogant, je marchai sans me presser vers la jeune fille. Ma démarche était souple, gracieuse, animale. Comme un prédateur se dirigeant implacablement vers sa proie, qu'il savait déjà sienne. Puis arrivant au niveau de la fille, je la saisis, la relevai, puis la soulevai par la gorge d'une main.

-Ou peut-être crois-tu pouvoir me blesser si tu perds contrôle ? Honnêtement j'en doute, continuai-je toujours avec ce sourire plein d'assurance. Même si tu le voulais, tu ne serais pas capable de poser un doigt sur moi.

Puis la lâchant, je la frappai du revers de la main. Cependant je pris juste assez de temps pour qu'elle se reprenne et qu'elle puisse esquiver ou bloquer ma main. Mon mouvement n'était pas lent, non loin de là. Mais c'était l'affaire d'une fraction de seconde, dont elle pourrait se servir afin de me montrer de quoi elle était capable. Et je n'allais lui faire aucune fleur en attendant.

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Stan Hollow
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Message par Stan Hollow le Lun 15 Déc - 20:22

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Soudainement elle s'arrêta, obliquant d'un côté puis de l'autre elle poussa un terrible râle. Exaspérée, elle se tourna finalement vers Stan qui trottait sur place, espérant pouvoir accomplir sa pseudo mission au plus tôt. Elle s'empara de son cols puis le secoua vigoureusement avant de lui mettre une terrible baffe. Surprit, le fossoyeur la dévisagea en passant délicatement sa langue sur sa lèvre inférieure. Ses yeux azurés figèrent la cagoulée qui soudainement sembla beaucoup moins énervée. Massant délicatement ses tempes, elle se lança dans un grand schelem du 100 pas inaltérable. Quelque chose l'a mettait hors d'elle, sans réellement comprendre pourquoi celà nécessitait une baffe, le fossoyeur s'évertua à la ramener à la réalité. Saisissant ses épaules avec autant de fermeté qu'un père convaincu que sa fille venait de coucher, il la secoua dans tout les sens:

-Ho! Qu'est-ce que tu me fais là?

-Je suis perdue! Je devais remettre ce message à...

-Quoi? Mais tu es nouvelle?

-Oui! Je faisais en sorte de pas le montrer mais...

-Bordel!

Stan la relâcha en se frappant le front contre l'une des  parois de la grotte, il s'était laissé mener en bateau. Par une sale gosse qui plus est, pourquoi fallait encore se taper une bleusaille? Attendez... depuis quand les nouvelles recrues transmettaient-ils des messages? De plus, elle était la seule à posséder une cagoule non? Ouvrant lentement les yeux en sentant son sourire revivre, le fossoyeur se retourna sur l’intrus paniquée. Laissant ses phalanges craquer, il approcha de la petite avec un air menaçant:

"Puis-je connaître ton nom? Et voir cette enveloppe de plus prêt?

-Euh... mon nom de code est Belzy... non! Pitié!

-Ghihi..."

Elle envoya sa jambe chercher ses bijoux de famille, mais hélas la semelle de sa rangers percuta son genou alors que sa main s'emparait de sa gorge. Plaquant la petite fumiste contre la paroi, il lui arracha sa cagoule, délivrant une liasse de cheveux mal attaché. Un visage pâle, rond, avec des yeux dégoulinant de mascara couinait péniblement. Elle s'était échappée, Dieu seul sait comment ou pourquoi mais elle avait réussit. Un exploit en soit, dommage mais il voyait en elle l'opportunité tant attendue. Elle devait sûrement provenir des cellules, donc non loin de la salle de tortures, donc elle devait être capable de la reconduire là bas. Conscient de son avantage dégueulasse, il rapprocha son corps du siens, suffisamment prêt pour qu'elle puisse entendre son coeur battre la chamade. Elle l'excitait, il aimait se savoir en position dominante. Les cafards, les vermines, la civilisation était un monticule d'insectes qu'il écraserait. Cette folle chanceuse n'était rien, si ce n'est une énième termite qu'il consumerait. Resserrant sa prise sur sa gorge, il alla chercher l'enveloppe en glissant une énième caresse là ou on aimerait que celà soit interdit. Tout ça pour découvrir:

"A bat les traitements expérimentaux sur les animaux? Comme c'est mignon... je doute que qui que ce soit en ait quelque chose à foutre ici. Tu sais ce que je pense? Non, tu ne veux pas l'imaginer..."

Ses lèvres allèrent caresser son lobe d'oreille, alors qu'elle continuait de sangloter en cherchant de l'air. Il prit son temps puis il lui murmura:

"Conduis moi là bas, je te protégerais et te ramènerais en ville. En revanche... à la moindre entourloupe, je te dénonce puis m'assurerais de ton traitement en personne."

Il relâcha lentement sa gorge, la laissant reprendre son souffle en toussant. Ses genoux heurtèrent lourdement le sol, alors qu'une giclée de larmes lui échappa. Il n'aimait pas les voir souffrir, ils n'y étaient pour rien on s'était moqués d'eux depuis le début. Cette violence, ce plaisir qu'il savourait n'étaient rien non plus. Une simple illusion, une maudite drogue que la vie s'assurait de lui transmettre. Toujours avec ce seul et unique même but, contrôler son inéluctable chute. Elle se redressa lentement, tendant honteusement les mains pour récupérer ses effets. Sans hésiter, Stan ce contenta de lui rendre l'enveloppe et la cagoule en se baissant. Une fois à son niveau, il essuya ses larmes, sentant la crainte intrinsèque qui paralysait ce joli bout de chaire:

"Allé, on y va je peux te prendre la main si tu veux?"
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Jeu 18 Déc - 22:34

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Alors comme ça j'avais tapé juste. J'avais eu raison en affirmant que ma prisonnière avait peur de la bête qui se tapissait à l'intérieur de son être. Sa surprise perceptible dans ses yeux me le confirma. Et quelque part, j'étais curieux de savoir pourquoi. J'avais connu peu de loups qui avaient autant peur de se livrer à leurs instincts animaux, et ces derniers avaient en général de bonnes raisons. En fait, à vrai dire, je n'en connaissais qu'une. Une louve qui avait été maudite et s'était vu orné d'une pierre sombre au milieu du torse, une pierre créée par la même espèce de créature qui possédait le fossoyeur et qui avait rendu l'animal de cette lycanne incontrôlable. De telle sorte qu'à chaque fois que ce dernier prenait le contrôle, il ne restait plus rien de l'humanité de la jeune femme. Amarra...Je me demandais bien ce qui était advenue d'elle d'ailleurs. Elle m'avait bien dit qu'elle quittait la ville pour un moment, mais cela faisait à présent plusieurs mois et je me demandais si elle allait bien. Peu importait, ce n'était pas le moment de penser à tout ça. Me recentrant sur ma conversation en cours, je constatai que la jeune louve semblait tout aussi perdue dans ses pensées que moi, et les siennes ne semblaient pas beaucoup plus agréable que les miennes. Ce qui me conforta dans l'idée qu'il s'était définitivement passée quelque chose. Mais au final, était-ce vraiment important ? Peut-être. Cela m'aiderait peut-être à briser sa petite carapace et voir ce qu'il y avait réellement en dessous. Ou peut-être que j'en aurais pas besoin.

Je m'approchai d'elle lentement, et vis la tension tendre les muscles de son corps alors qu'elle me regardait d'un air méfiant. Je n'aimais pas cela, je n'aimais pas la malmener. Mais si c'était cela qu'il fallait pour la réveiller un peu... Je vis sa bouche s'entre-ouvrir mais je ne lui laissai pas le temps de prendre la parole. Je l'agrippai et l'envoyai voler contre un mur de la pièce. Elle se heurta brutalement au mur et poussa un petit cri étouffé par le soudain manque d'air. Ne lui laissant pas le temps de reprendre ses esprits je la saisis par la gorge et la soulevai, pour lui asséner une claque du revers de la main par la suite. Cependant, je vis dans son regard quelque chose changer alors que ma main se dirigeait vers son visage, et d'un mouvement rapide elle saisit mon poignet. Et le tordit. Heureusement pour moi j'étais réactif, et au lieu de rester sur place et résister à la pression qu'elle exerçait sur mon poignet, je suivis le mouvement et réussis à éviter que mon os cède. Même si mon poignet me faisait sacrément mal alors que je me dégageais de sa prise et qu'elle se dégageait de la mienne. Suite à cela, à la surprise qui l'avait animé alors qu'elle me se rendait compte de ce qu'elle avait fait, un petit sourire flotta sur mes lèvres tandis qu'elle se cachait à nouveau derrière ses mains. Et pourtant je savais que les choses n'allaient plus être pareil. Elle semblait doucement perdre la bataille qui se jouait en son fort intérieur. Et alors que je patientais, la louve repris la parole, d'une voix détachée puis de plus en plus méprisante.

Mais ses paroles ne purent que me faire pousser un bref éclat de rire. Moi ? Le centre du monde ? Le lycan le plus puissant ? Ces mots ne signifiaient rien pour moi. Je n'avais aucun désir d'être le centre du monde, et tant mieux si je n'étais pas le lycan le plus puissant de cette terre car ainsi, il me restait des adversaires dignes de ce nom à combattre. Mais inutile de lui faire part de mes pensées les plus profondes, autant la laisser penser encore quelques instants que j'étais bien le loup arrogant, impétueux et méprisant pour qui je me faisais passer. La jeune fille fini par laisser tomber ses mains et à marcher lentement autour de moi. Un sourire flottait sur mes lèvres alors que moi aussi j'entamai cette petite danse, telle deux prédateurs se jaugeant, préférant attendre la suite de ce qu'elle avait visiblement à dire. Et cette suite n'était pas sans surprise. Avec un sourire cruel, elle cracha quelques paroles sur ce qui semblait être les chaînes dont elle pensait que je m'étais accommodé. Elle n'était pas certes enchaînée à un groupe, elle n'était pas pour autant libre. Par ailleurs cela signifiait clairement qu'elle était du côté du Cercle, même si je m'en doutais dès le départ. Mais son attitude changeait petit à petit, passant du mutisme apeuré et méfiant à la provocation à peine voilée. Et c'était déjà mieux ainsi. Un bref éclat de rire accueillit les paroles de la jeune fille alors que je m'arrêtai quelques secondes avant de la regarder avec un air sceptique et franchement amusé.

-Que ce soit ici ou au Cercle, le résultat est le même. Toujours enchaîné à une cause. Cependant, ici, je n'ai que mes idéaux pour contrainte, alors que toi tu sembles porter un bien plus lourd fardeau que le mien, n'est-ce pas ? Tu penses être libre, et pourtant tu te retiens constamment, te tapissant derrière cette façade de gentil louve pour cacher ce que tu es vraiment et ce dont tu as honte : une louve.

Petit à petit, mon humeur se faisait sombre, profonde, agacée et en colère.

-Au moins moi je lutte pour ce que je suis ! Non pas pour ce que le monde veut que je sois. Parce que pour ma part, je n'ai pas peur de regarder dans les yeux ce qui se tapisse à l'intérieur de moi. Je n'ai pas peur de perdre le contrôle de ce qu'il y a à l'intérieur... Et puis tu parles de puissance, mais que sais-tu de ce que je vaux hein ?

Puis sans crier gare une nouvelle fois, je fonçai sur elle de front, balançant deux ou trois coups vers son ventre et ses côtes, puis me reculant à nouveau pour me porter hors de portée d'une possible contre-attaque.

-Nous ne sommes pas des monstres, mais nous n'avons rien de petites bêtes dociles à qui on peut dicter la conduite. Je suis peut-être un membre des Rebelles, mais personne ne me dis ici ce que je dois faire ou ne pas faire, si je dois ou pas me comporter comme un vrai loup. Je suis seul maître de ce que je suis, et je ne cherche pas à cacher ma fierté d'en être un. Je n'ai pas peur de mon ombre, moi...

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Message par Stan Hollow le Ven 19 Déc - 20:52

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Ils marchaient lentement, elle devant, lui derrière, une clope au bec il savourait cet instant. Après s'être perdu à trois reprises, ses semelles effleurait finalement le long couloir de la salle à tortures. Des portes, des impactes, des lamentations. De quoi faire sourire les plus atroces sociopathes de nôtre génération. Stan, lui ne riait pas, il ne s'en dérangeait pas pour autant.Observant avec une attention particulière, le peu d'yeux avec encore assez d'espoir ou de haine osant s'égarer en dehors de leurs misère. Ils étaient à la fois laid et beau, ils légitimaient la guerre mais appelaient aussi à la paix. L'humain, l'Homme, la Femme, que de gentille choses. Il continua d'avancer, posant une main ferme sur l'épaule de l'otage. L'obligeant sans réellement s'en préoccuper, toutes les atrocités qu'on risquait de lui réserver si elle ne se tenait pas à carreau. Sans parler de la faible chance que cette pourriture aux cheveux loufoques ne tienne réellement sa parole. Certaines portes étaient pour le plus grand bonheur de la gamine cagoulée, fermées. Au vue de la réticence qu'elle avait à avancer une fois face à ces murs, il s'empressa de lui rappeler les termes de leur contrat oraux, sans avoir besoin d'insister d'avantage elle retrouva un pas confortable.

Shawn depuis les recoins du doute, observaient avec un certain amusement l’environnement dans lequel progressait Stan. Traçant habilement les lignes qui pourrait le conduire sur les voies les plus dangereuses, il s'avérait que cette base était simplement un regroupement de tordu en tout genre. Il suffisait de voir l'état de certains cadavre en conception pour comprendre le professionnalisme de ce réseau criminel. Il n'aimait pas ça, il devait à tout prix lui éviter ce contre temps, il se laissait emporter dans une chaîne qui pouvait se passer de lui. Hors s'était le moyen d'écourter sa vie. Même si admettons le, il prenait en ce moment même une assurance et un pouvoir qu'il désirait depuis des lustres. Comment lui en vouloir, un homme de son âge devait bien passer par là, il était en retard qui plus est. Mais là non plus, il ne pouvait être blâmé puis ce qu'une majeur partie de la faute de cet état, revenait au frein évolutif que lui imposait la marque les reliant. Stan n'allait pas pouvoir continuer à vivre bien longtemps avec lui à ses côtés, il devait se dépêcher de consumer son essence, s'emparer de sa vie, puis posséder entièrement son âme. Malheureusement, cette louve aux cheveux mauve semblait lui avoir permit d'atteindre ce qu'il recherchait, enfin elle avait réussit à le lui laisser croire. Ce qui n'était en soit, pas une si mince affaire.

La porte d'une caverne où deux loups se provoquaient mutuellement s'ouvrit dans un grincement éreintant. C'est alors qu'une douce odeur de dépassée invita deux humains à s'installer dans une salle humide aux renforts métalliques rouillés. Une longue vitre était fixée au mur, offrant un spectacle inattendu. Lorsque Stan referma la porte derrière lui, il fut content de savoir qu'il ne s'était pas trompé. C'était bien Bran qui était en train de démonter la gueule de Lidina. Géniale, sa vie était géniale:

"BOUAHAHAAHHAAHAHHAHA! Alors on fait quoi gamin? Tu te sens chaud pour abattre un lycan et te mesurer au groupe entier seul? Enfin, non pardon tu as cagoule girl qui va assurer tes arrières! Super la vie de rebelle hein?"

Les dents du possédé s'entrechoquèrent violemment, dans un grincement aussi désagréable qu'indiscret. Il intima silencieusement à l'otage de s'asseoir sur la banquette de fer, puis s'approcha. observant froidement le spectacle le plus morbide de son existence débuter.
Bran Marok
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Message par Bran Marok le Dim 21 Déc - 23:04

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Comme je le pensais quelque chose s'était irrémédiablement brisé chez la louve. Cela ne voulait pas forcément dire que c'était une mauvaise chose, non, juste différent. Tout, de sa posture à l'expression sur son visage, tout dans son langage corporel indiquait que quelque chose avait changé. Encore un peu et j'aurais dit que ce n'était pas la même personne qui se tenait à présent devant moi. Mais c'était très courant chez les loups qui retenaient leur bête avec trop de dureté, créant une brèche entre l'Homme et le Loup, conduisant à deux personnalités totalement différentes en fonction de celui qui était aux commandes. Cependant dans le cas de mon interlocutrice actuelle, cela ne semblait pas exactement être la même chose. Mais je ne m'attardai pas trop longtemps à essayer de déchiffrer la personnalité de cette louve, et me concentrai plutôt sur ce qui était en train de se passer à l'instant présent. Nous nous jaugions à distance. Elle, me crachant son venin, et moi la provoquant sur sa faiblesse et ce que je croyais être ses peurs. Mais au fil de mes paroles, un sourire vint pourfendre son visage alors même qu'elle évitait mes coups avec facilité. Ce qui me rassura et m'excita à la fois, me prouvant que j'avais bien à faire à une louve et non pas à un simulacre de notre espèce qui ne savait pas se battre. Après ma tirade, je m'interrompis donc et la laissai prendre la parole. Et il s'avérait que je m'étais trompé sur la raison qui la poussait à se contrôler. Elle n'avait semble-t-il pas peur du loup qui se tapissait au fond d'elle, mais redoutait ce qu'il pourrait faire si elle le laissait au contrôle. Comme "tuer une vingtaine de petit humain". Il était vrai que je ne connaissais pas son histoire et que nous n'étions pas vraiment là pour faire connaissance, mais qu'importe.

-Si tu n'as jamais reçu de coup, c'est que tu n'as jamais trouvé de combattants dignes de ce nom. Je serais donc ravi de te servir de première fois, terminai-je avec un sourire malicieux.

Mais quelque chose dans les paroles de la jeune fille attirèrent mon attention. Son fardeau était plus lourd que le mien avait-elle avoué, et qu'elle le portait depuis un moment. Rajouté à cela le fait qu'il était "apparu", je ne pouvais en venir qu'à deux scénarios possibles : Elle avait été transformée en lycan très jeune, avait connu quelques années paisibles et sans encombre, puis avais un jour sombré dans une folie meurtrière qui l'avait traumatisé. Ou bien, elle était née ainsi, et le reste de l'histoire ne différait pas tant que ça de la première version. Elle ne m'avait pas l'air très vieille -pas loin de mon âge- et résistait plutôt pas mal à mes provocations. Des loups fraîchement transformés -cela incluait quelques années- étaient en général beaucoup plus réceptifs à ce genre de provocation brutales et laissaient plus facilement le loup prendre le contrôle. Elle avait dit lentement, mais surement, se forger cette personnalité qui la protégeait des horreurs que sa bête pouvait engendrer. Mais cela m'amena à me poser une autre question, une qui était relative à son contrôle : si elle était louve depuis aussi longtemps que je le pensais, pourquoi n'arrivait toujours pas à contrôler son loup ? Une brève pensée pour Amarra fit surface à nouveau dans ma tête, mais je la rejetai immédiatement. Amarra, une puissante louve que j'avais rencontré et qui vérifiais les paroles de Lidina quant aux loups qui pouvaient m'être supérieurs, n'avait aucun contrôle sous sa forme animale. Mais uniquement à cause de darkness qui lui avaient jeté une malédiction, rendant sa louve plus puissante, véloce, mais aussi plus sauvage, féroce. Ce n'était pas le cas de Lidina, je ne flairais pas l'odeur de démon sur elle. Fronçant les sourcils, je m'adressai de nouveau à la louve.

-Tu n'es pas une jeune louve, je me trompe ? Alors pourquoi n'as-tu toujours pas un contrôle sur ta bête, si tu n'as pas peur d'elle ?

Les yeux de Lidina avaient viré au doré là où les miens s'étaient juste éclaircis. Se rapprochant plus de l'ambre que du noir profond qui les caractérisait habituellement. Mais alors que j'allais m'approcher de la louve une nouvelle fois, j'entendis des bruits de toque à la porte. M'arrêtant subitement, je tournai la tête en direction de la porte. Dans toute notre danse, et notre observation mutuelle, je m'étais retrouvé plus proche de la porte que ce que je croyais. Humant donc l'air, je décelai une très légère odeur. Si légère que je ne faillis la sentir, sans parler de la reconnaître. Cependant l'odeur de démon mélangée à l'humanité de celui qui avait toqué ne firent aucun doute dans mon esprit. Soupirant, je tournai les talons pour me diriger vers la porte, tout en gardant une partie de mon attention focalisée sur la louve, au cas où si elle tentait quelque chose -ce dont je doutais. Je sortis les clés d'une de mes poches arrières tout en marchant.

-Eh bien, dis-je avec une trace de sourire dans la voix, il semblerait qu'on ait enfin de la compagnie.

Puis déverrouillant la porte, je l'ouvris sur Stan, le fossoyeur que j'avais rencontré en d'étranges circonstances dans un cimetière qui m'apparaissait maintenant comme lugubre. Arquant légèrement un sourcil, je m'adressai à mon collègue rebelle.

-Eh bien tu en as mis du temps dites-donc, tu t'es perdue ?

Sur lui je sentais l'odeur d'une autre femme dont il m'était impossible de mettre un visage dessus malgré le fait que j'étais sur de l'avoir déjà flairé. Et des effluves de peur. Pas celle de Stan, non, celle de la femme. Visiblement pas une des nôtres dans ce cas. Puis je sortis devant l'espace de la porte afin de laisser entrer mon ancien compagnon d'infortune et, par la même occasion, laisser Lidina voir notre nouveau visiteur.

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Message par Stan Hollow le Lun 22 Déc - 19:17

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Un simple cours d'air parasitait l'espace sonore dans la pièce confinée où résidaient deux échantillons abjects d'humanité. L'une ressassant sans relâche le pour et le contre de sa situation, l'autre observant froidement l'être avec qui il s'était lié se transformer petit à petit en créature sauvage. La bonté, l'innocence, la nature de cette personne semblaient finalement aussi désillusoire que le reste. Personne, non le commun lui même, dans sa complaisance et sa réflexion ne pouvait comprendre. Ils avaient trop facilement accès, au sexe, à l'amour, au plaisir sans lendemain dans lequel ils se complaisaient avec arrogance. Comment aurait-il pu se tourner vers l'un d'eux? Lui demander conseil, voir main forte? On lui aurait rit au nez, prétendant qu'il était lui même responsable de sa peine.

En effet les liens étaient là pour ça, unir, étouffer, pour finalement être comme tout dompté et maîtrisé. Il n'envisageait pas un seul instant de renoncer à cette femme, la douceur de sa main, la chaleur émanant de son corps ainsi que l'écho de ses caresses ne pouvaient être simplement abandonnées. Ses yeux allaient d'un coup à l'autre, ils s'arrêtaient souvent aux expressions, leurs faciès étaient intéressant. L'intimidation semblait compter plus que ce que l'on ne l'imaginait chez ces bêtes. Les lycans préféraient intimider et gagner psychologiquement sur les adversaires du même calibre qu'eux. Prouvant d'une certaine manière, qu'ils ne pouvaient pas se permettre de ressortir blessé d'un duel. Estimant le pour et le contre, tout deux savaient qu'il ne ressortirait rien de bon d'un affrontement direct. Un sourire mauvais, car rien de bon ni d'illuminant ne pouvait ressortir de cette salle. Un rire sans force ni peur libéra sa gorge nouée par la douleur, ses yeux froids déposèrent leurs substance sur l’amas de chaire cagoulée.

Recroquevillée sur elle même, les mains contenant ses genoux, elle tremblait. Si lui avait dû mal à comprendre ce qu'il se déroulait de l'autre côté, elle semblait n’en avoir réellement rien à cirer. Comment lui en vouloir? Son instinct, son discernement, son corps lui disait qu'elle devait le fuir. Lui, son démon, cette caverne, elle voulait vivre. Elle ne voulait pas mettre un point final à son existence. Pas ici, pas avec eux ni pour qui que ce soit! Les rebelles n'étaient que des barbes manipulés par des organismes plus gros n'est-ce pas? Il devait bien y avoir quelques complots qui embrumaient son jugement, donnant lieu aux doux reproches qu'elle ne pouvait contenir entre ses dents serrées. Il lui enleva lentement sa cagoule, puis essuya ses larmes avec sans dire un mot, Stan semblait plus serein, moins opprimé par la douleur. La jeune femme ne chercha pas à se défendre, regardant sans réellement s'y plonger, les événements qui se déroulaient derrière cette épaisse fenêtre. Le possédé lui murmura quelques mots, lui promettant que bientôt tout serait fini. Qu'elle pourrait retrouver ses proches, ses semblables et oublier cette sinistre soirée soirée sans étoiles. Elle lui demanda de jurer, plusieurs fois, en le regardant toujours avec cette soif de vivre. Sa décision était prise, elle suivrait ce type, elle ferait ce qu'il lui demandait. Même si pour ça elle devait mettre de côté sa conscience elle désirait plus que tout sentir ce petit cœur battre le fond de sa poitrine. Elle voulait retrouver ses compagnons, ses amants, ses amours et même ses emmerdes. Soulagée, elle put enfin refréner le flot de larmes insensées qui détériorait la beauté d'un visage si simple et naturel.

Shawn, plus enclin à observer ce spectacle ne pouvait réellement décrire ni mettre de mot claire sur cette scène. Bran, jeune lycan athlétique remontait après chaque coups dans son estime. Lorsque que la louve semblait perdre le contrôle, là aussi il gagnait en points. Pourtant, cette douleur dont il était sans nouvelle depuis avait bel et bien traversée Stan. Frappant une zone qui depuis un certain temps, échappait au contrôle de l'entité. Cette femme avait à grand renfort de séduction, ainsi que de mystères, arrachées une partie de son emprise. Une garce, traînée parmi tant d'autres, il avait fallut que cette dernière parvienne à faire naître en Stan ce genre d'émotion parasite. L'envie de prendre le soudain contrôle de la situation pour s'assurer de l’exécution de Lidina le tentait, jusqu'à ce que Stan murmure une partie de son plan à l'oreille attentive de la gamine. A la fois surpris et mouché, le démon resta finalement à sa place. Commençant à entrevoir la fin d'une époque sous un angle bien moins opportun qu'il ne l'avait lui même envisagé.

-Eh bien tu en as mis du temps dites-donc, tu t'es perdue ?

-Je visitais, c'est agréable de voir qu'on boss pour la même boite au finale.

Son sourire fut aussi sincère que bref. Le fossoyeur porta son regard au loin, puis amena en la tenant par le poignée son petit cadeau. Entrant un peu plus dans la pièce, il fit signe à Bran de l'attendre un peu avant de refermer complètement la porte. L'instant fut désagréable, la louve qu'il désirait plus que tout au monde était contre un mur, l'observant entre la folie et la douceur. La sauver n'allait pas être simple, même si cela se résolvait à prendre un simple choix. Après s'être penchée sur la nuque de la rescapée, il y déposa un simple baiser, lançant un dernier regard à Lidina avant de s'en aller:

-Je vais vous laissez, vous n'avez pas grand chose à vous dire. Mais une seule chose à faire. Je repasserais d'ici dix minutes, ne me déçois pas.

Stan s'en retourna alors dans la salle de confinement, amenant paisiblement Bran avec lui. Ce dernier devait être envieux de réponses, d'explications et surtout de résultat. Un sourire complice et professionnel n'allait pas lui suffire. Lorsque la lourde porte de fer se referma derrière la jeune humaine sans cagoule, cette dernière se sentie abandonnée. Comme si tout perdait son sens, qu'entendait-il par "chose à faire"? Optant pour un coin de mur éloigné du sujet abîmé, la fugitive préféra ne pas bouger. Fuyant du regard celui de cette femme qui ne lui plaisait pas. Pendant ce temps, Stan proposait une cigarette à Bran, allumant la sienne sans réellement imaginer que les sens de son collègue allaient sûrement en pâtir:

- Avant de commencer, tu as le bonsoir de Shawn, l'autre moi. Il marqua un simple arrêt, voyant si oui ou non le loup comprenait de qui il parlait, puis reprit sans se formaliser de sa réponse. Plus sérieusement, si dans dix minutes elle ne l'a pas bouffée, je pense qu'on pourra s'en débarrasser. On lui offre une possibilité en or, si elle tue cette fugitive je pense qu'on pourra la faire chanter sans pour autant lui donner l'impression d'être une chienne tenue en laisse. Désolé d'interrompre ton petit jeu, mais je pense qu'elle est à point, puis j'ai pas envie de perdre cette femme. Pas maintenant du moins.

Bran Marok
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Message par Bran Marok le Mer 24 Déc - 4:22

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Au fur et à mesure que je parlais, je sentais que Loup se réveillait petit à petit, de plus en plus intéressé par la jeune femme qui se tenait devant nous. Je pouvais presque sentir le loup de Lidina se réveiller lui aussi. Presque. Cependant, alors même que j'étais sur que le loup était bien plus proche de la surface qu'au début de l'échange, je pus clairement sentir une vague de soulagement relâcher la tension des épaules de la jeune femme. Bien qu'elle laissait la bête s'exprimer un peu plus, ne cherchant pas à la cloisonner derrière des barrières mentales pré-érigées, elle semblait encore devoir garder un contrôle. Je sentis mon Loup à l'intérieur renifler. Ce qui me donna envie de sourire, mais je m'abstins afin de ne pas paraître stupide ou fou. Il ne comprenait pas pourquoi la relation des autres lycanthropes avec leur loup était si difficile. Pour notre part, nous avions confiance l'un en l'autre et nous étions plutôt comme une sorte de paire complémentaire plutôt que deux faces d'une même pièce. Les limites entre les désirs et les instincts de l'homme et la bête étaient floues, et cela ne dérangeait aucun de nous. Mes dernières paroles se perdirent dans le rire de ma prisonnière, riant d'une manière quelque peu sinistre. Et par dessus le rire de l'humaine, je parus percevoir l'amusement de la bête aussi. Comme je le pensais un peu plus tôt, elle était beaucoup plus proche de la surface que précédemment. Et je me demandais quand est-ce qu'elle allait se décider à sortir. Peut-être fallait-il que je la pousse encore un peu.

Avec une fierté immanquable dans les yeux dorés de la louve, elle prit la parole. Comme je l'avais deviné, elle était louve depuis longtemps. Et en fait, elle était exactement comme moi : lycanne dès la naissance. Et c'était une "malédiction" qui pesait sur sa famille depuis un certain temps semblait-il. Malédiction...choix étrange pour décrire notre particularité génétique, mais si j'en croyais ce que j'entendais de la part de ma "soeur", c'était bien ce à quoi ressemblait la leur. Me rappelant étrangement le mythe du loup et de la lune, l'archétype de la perte totale de contrôle, perte totale de l'humanité au profit de la bête. Et la louve en Lidina aimait cela, cette perte totale de contrôle. Souriant à mon tour de toutes mes dents, les yeux dorés, je songeai avec amusement que cette femme était plus faîte pour appartenir aux Rebelles qu'au Cercle, et que ce n'était que parce qu'elle n'était pas de la première organisation et avait tout fait pour ne pas l'être qu'elle avait rejoint la seconde. Un peu comme si son appartenance au Cercle pouvait l'aider à combattre ses pulsions et garder sa carapace de "gentille louve" intacte. Mais notre échange avait brisé quelque chose, et je le savais. Mais avant que je n'ai pu répondre, quelqu'un frappa à la porte. Au même moment, l'humeur de Lidina changea à nouveau, mais je n'eus pas le loisir de m'interroger plus sur son cas. Je tournai les talons et respirai l'odeur de Stan que la louve ne pouvait pas encore flairer. J'ouvris la porte et accueillit le fossoyeur.

Mes sens m'indiquèrent qu'il mentait à moitié en disant qu'il visitait les lieux, et je déduisis donc qu'il s'était vraiment perdu, surement en visitant les lieux. La seconde partie de sa phrase était sincère. Je souris et hochai la tête pour marquer mon accord. Nous avions eu quelques mésaventures lors de notre première rencontre, dans son cimetière, et nous avions été forcés de combattre des démons et des zombies. Pendant ce temps, mes autres sens récupérèrent des informations de part et d'autre de la porte. La frayeur de la jeune femme qui accompagnait Stan était pratiquement liquide dans l'air, cependant je pouvais aussi percevoir la peur et la surprise de la louve, ainsi qu'un brin de tristesse lorsque la porte s'ouvrit sur mon camarade. Ce dernier quant à lui semblait retenir les siennes. Tout se passa ensuite très vite. Il fit entrer la fille qui l'accompagnait, cagoulée en premier lieu -que notre cher ami lui retira bien vite-, et m'attira au dehors. En se faisant, il s'adressa à la louve et je sus avec certitude que ces deux là se connaissaient. Lorsqu'il mentionna Shawn, j'eus un très léger moment de réflexion avant de très vite comprendre et de rire.

-Eh bien bonsoir à Shawn aussi.

Puis il continua et je l'écoutai attentivement. Il avait en effet raison et je cherchais justement une nouvelle manière de tester notre louve, une manière plus rapide pour savoir ce qu'on pourrait faire d'elle au final. Et cette occasion en était une en or. Allait-elle continuait à renier ses plus bas instincts pour préserver la vie de cette fugitive, ou allait-elle embrasser sa "malédiction". Mais cependant j'avais tout de même quelques questions à poser à Stan. Ce dernier ayant terminé de parler, je pris à mon tour la parole.

-En effet, je pense aussi qu'elle est prête pour ce petit test qui arrive à point nommé. Je commençais à être à court d'idées pour la pousser à se transformer et à libérer la bête, et cette occasion est juste parfaite. Cependant...j'ai quelques questions. D'abord, qui est cette fugitive et d'où s'est-elle échappée ? Et puis...continuai-je avec une légère hésitation. Prenant un air sérieux je poursuivis. Tu connais cette louve, et pas qu'un peu n'est-ce pas ?

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Stan Hollow
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Message par Stan Hollow le Ven 26 Déc - 15:17

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Bran allait avoir ses réponses, mais une réaction désespérante s'offrit à Stan. Ses dents grincèrent, fendant l'ongle du pouce qu'il rongeait. Ce fut l'une des rares fois qu'un rictus haineux déchira pleinement son visage. Elle choisissait la mort, cette femme venait de se suicider éperdument. N'avait-elle pas clairement comprit sa situation? Pourquoi? Devait-il balancer un écriteau écrit en gras? En cet instant, il sentit l revers de l'amour, une haine accablante lui déchira l'estomac. Son torse bouillait d'un feu aveuglant, un feu qu'il désirait répandre. Une flamme, belle, chaude, agressive qui ne rêvait de consumer l'existence des êtres évoluant autours d'elle. Pourquoi refusait-elle de sacrifier une si petite partie d'elle? Ne voulait-elle pas vivre avec lui? Ne pouvait-elle pas faire une si petite putain de concession? Les nerfs du possédé s'excitaient, ses yeux allaient de la louve à l'échappée, gagnant toujours plus en fureur. Bran n'avait sûrement pas besoin de ses sens pour sentir l'agacement du fossoyeur. Les mains de ce derniers commencèrent à se serrer, ses jambes tremblaient, son visage quant à lui s'ouvrait peu à peu. Les traits généralement plats soulignant sa pâleur, se plissaient douloureusement sous l'effet de la déception et de la haine. Plusieurs minutes passèrent, lorsque Lidina daigna cesser de se mutiler, le possédé cru qu'elle allait enfin prendre la vraie décision! Mais non, elle se contenta de lui murmurer quelque chose à l'oreille avant de retourner pleurnicher dans son coin:

-C'est une rescapée que j'ai croisé en route, une putain de connasse qui devrait être en train de se faire déchiqueter sous nos yeux...


Il ne put finir sa phrase, son poing alla trouver le miroir teinté avec énergie, suivit d'un magnifique coup de pied contre la pierre qui arracha un hurlement de rage au possédé. Il se lança d'un pas décidé vers la porte, puis se tourna vers Bran au dernier moment. Posant la main sur la poignée, il lui adressa un simple sourire. Soufflant un bon coup, il savait qu'il devait garder son calme, il devait rester tranquille. Perdre son sang froid n'était pas le genre de chose que l'on pouvait se permettre dans ce genre de situation. Son poing délivrait quelques perles écarlates, de multiples et fines plaies s'étaient ouvertes le long de ses phalanges:

-Je la connais. Je l'ai rencontré une fois aux sources, j'aimais bien son innocence...

Il ouvrit la porte puis fonça sans réfléchir vers la rescapée, avant que cette dernière ne puisse réaliser ce qui lui arrivait la main du possédé l’attrapa par les cheveux. Tirant cette dernière jusqu'à la louve, malgré ses plaintes et sa façon puéril de se débattre en couinant. Une fois face à Lidina, les yeux de Stan se plantèrent dans ceux de la louve, si cette dernière refusait le contacte visuel il passerait simplement plus vite à l'action. Jetant le sujet d’expérience contre le sol, il enfonça sa semelle dans le bas de sa nuque, l'obligeant à rester face contre terre. De brèves secondes s'écoulèrent, un instant pendant lequel Stan respira en réfléchissant. Il devait faire attention, ne pas perdre son calme et simplement expliquer l'évidence. Chose qu'il détestait faire parallèlement. Il se baissa au niveau de la louve, puis commença à parler, laissant chaque mot voler tranquillement depuis le bout de ses lèvres. Pesant chaque syllabe du bout de la langue, son ton était aussi sincère que colérique:

-Tu as deux choix. Mourir avec elle, ou vivre avec moi. Je ne peux pas faire plus, je ne peux pas te sauver sans sacrifices. Elle n'est rien merde! C'est quoi une vie? Si ce n'est une existence complexe voué au finale à finir de la manière la plus simple et mystérieuse du monde? Ne m'oblige pas à t'enterrer comme les autres... tue-la.

Il imprégna le visage de la victime sous sa semelle avec le sang coulant de sa main, étalant le liquide écarlate le long de ses joues. Puis se releva lentement en prenant la direction de la sortie, attendant de voir si Bran comptait retourner à son tour dans la cellule pas agacement et impatience, ou si il permettrait un second essai.


Bran Marok
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Message par Bran Marok le Ven 26 Déc - 17:57

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Alors que Stan était sur le point de me répondre, il fut interrompu par un bruit de chair qui se déchiquetait. La colère, la haine, et une multitude de sombres sentiments envahirent le possédé devant le spectacle que la louve nous offrait, et je n'eus aucun mal à entendre ses dents grincer. Alors que le fossoyeur avait livré à Lidina une humaine dont la peur suintait par chaque centimètre carré de peau, alléchant la louve qu'elle retenait fermement en cage, elle décida de se mutiler au lieu d'accepter la rédemption que Stan lui accordait. Cette humaine n'allait en aucun cas sortir d'ici vivante, et il aurait été plus avisée de la tuer plutôt que de se borner à garder des valeurs morales qui n'avaient aucun sens. On lui avait clairement laissé le choix entre la vie et la mort, et contre tout instinct de survie, elle avait préférée le second choix. Admirable me diriez vous ? Non. Stupide. Surtout lorsque le destin de la jeune demoiselle était déjà scellée. Je percevais par dessus la colère noire de mon camarade une certaine tristesse, sentiment qui m'indiquait que malgré tout le possédé tenait à cette louve et ne voulait pas la voir mourir. La louve arrêta enfin de se mutiler, et je la regardai se pencher vers l'humaine apeurée pour lui chuchoter des mots de réconfort dont je ne perdis pas une miette. Soupirant, je secouai brièvement la tête pour marquer mon désaccord avec les paroles de Lidina. Stan prit alors la parole et m'expliqua la raison de la présence de la jeune femme, ce qui ne fit que renforcer ma certitude que cette dernière allait mourir, quelque soit le choix de la gentille petite louve. Et celle-ci la rejoindrait dans la tombe.

Le poing de Stan percuta la vitre, son pied suivant de près, avec un bruit rageur. L'odeur de son sang se diffusa dans l'air lorsque ses phalanges s'ouvrirent sous l'impact. Mes paupières s'abaissèrent légèrement devant ce spectacle cependant je ne fis pas de commentaires. Je ne comprenais que trop bien le sentiment de Stan, et j'aurais été aussi en colère que lui si l'un de mes proches décidaient de se laisser mourir au lieu de sauver sa peau et de rester avec moi. C'était du suicide. Puis avec une détermination presque meurtrière, il se dirigea vers la porte. J'allais l'arrêter, l'empêcher de pénétrer dans la salle avec un tel degré d'énervement, mais il se stoppa net, une main sur la poignée, et je fis de même. Il m'offrit un sourire qui n'était pas tout à fait sincère, puis pris une grande inspiration afin de se calmer. L'odeur de sa colère teinta se fit un peu moins omniprésente. Un peu, seulement. Il confirma le fait qu'il connaissait en effet la louve, l'ayant rencontré aux sources. Sa dernière phrase fit tomber un très léger voile de tristesse sur mon visage alors que j'entendais l'intonation de mon interlocuteur, compatissant avec le fossoyeur, mais je me repris très vite. Le fossoyeur s'engouffra dans la salle d'interrogatoire et une expression neutre apparût sur mon visage, ne laissant rien paraître de la compassion que je ressentais pour le fossoyeur. Cette compassion était un des effets secondaires sur moi de nos sens surhumains. Alors que la peur, le sang et la douleur était autant d'aphrodisiaque pour loup, la tristesse elle était une toute autre paire de manche, surtout chez ceux dont je ne comptais pas goûter la chair.

Il traîna la rescapée jusqu'à la louve, l'immobilisa sous sa semelle puis se baissa au niveau de la louve pour lui parler. Il était évident que la louve avait totalement repris le contrôle de sa partie animale et que celle-ci en était retournée à son stade de faiblarde qui m'avait considérablement énervé au début de notre conversation. Elle avait même réduit l'excitation que la peur de l'humaine provoquait naturellement chez nous. Mais j'espérais que le sang de Stan, sa colère, et la frayeur constamment grandissante de la jeune femme finirait par séduire la louve pour qu'elle se laisse aller. De mon côté je me contentai de m'appuyer à la porte pour regarder le spectacle, accordant à Stan et Lidina une dernière chance avant d'y aller moi-même et forcer la louve à sortir les griffes ou à mourir sous les miennes. Alors que Stan finissait de parler, je continuai à l'intention de la louve. C'était un faible murmure, assez bas pour qu'aucun des deux humains ne l'entendent, mais qui aurait été parfaitement clair aux oreilles de la lycanne.

-Elle est condamnée à mourir de toute manière..Fais le bon choix.

Stan se retourna alors dans ma direction après s'être levé et je lui fis un signe de tête alors qu'il revenait vers moi. Ses paroles étaient dures, avec un soupçon de désespoir, mais précises et nettes. Lorsqu'il revint à la porte et que nous nous éloignâmes de celle-ci, je chuchotai cette fois-ci à l'intention du fossoyeur.

-Et c'est cette même innocence que tu as aimé qui risque de la faire tuer...

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Message par Stan Hollow le Mer 31 Déc - 2:24

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La phrase du lycan fit naître un sourire creux au sein de son visage apaisé. Certaines lueurs et intensités ne trahissaient pas. On était capable ou non de réveiller proprement les autres. Un talent ironique si l'on en croyait son métier. Il se plaça derrière la fenêtre, un calme démoniaque venait de s'emparer de lui. Le démon lui même se demandait comment il faisait pour passer aussi facilement d'une émotion à une autre. La scène était presque irréelle. Le possédé avait pourtant retrouvé son méprit habituel de l'existence. La louve n'allait pas tarder à surgir, quelque chose de mauvais était en train de germer en elle. Graine qui aux yeux du fossoyeur n'aurait jamais dût être plantée. Dommage, le destin se moquait encore de lui. Au lieu d'avoir une adorable amante il allait devoir retrouver une tarée carnivore. Ne vous méprenez pas, pour rien au monde il ne s'en serait plein. Quel intérêt, elle resterait sûrement docile, charmante et... Ses yeux fusillèrent un instant Bran, le brûlant d'un feux nourrit envers les rebelles, le destin et ce mec qui lui avait sûrement inconsciemment sauver la vie en ce trouvant là la nuit de l'apparition d'une des plus emmerdantes apparition démoniaque de son existence. Très vite, la haine fit place à l'amour, lorsque la lycan commença à se déshabiller:

"C'est nous qui venons de tuer cette innocence pour laquelle j'aurais survécut. M'enfin, restons en là et profitions d'une naissance tardive."

"Mais vas-y.

-Ta gueule."


Scellant d'une manière peu traditionnelle le démon en lui, Stan chercha du regard le regard de la victime apeurée. L'énorme bête qui se trouvait être celle qui faisait battre son coeur n'avait pas réellement le même charme. Il ne lui avouerait sûrement jamais.

"Mec, tu l'as juste croisé une fois aux sources détends toi.

-C'est pas son avis qui m'intéresse mais la façon dont elle t'effraie et t'ébranle à chaque fois qu'on la croise. Regardes toi tu es incapable de prendre possession de mon corps, tu faiblis mon pote.


Le possédé commença à ricaner dans son coin, sous le regard sûrement sceptique d'un lycan largué au milieu d'une histoire qui devait le soûler. Le spectacle en lui même n'était pas si divertissant, le meurtre en lui même n'était pas quelque chose qu'il désirait. L'apprécier n'avait de toute manière aucune utilité, savoir qu'il était nécessaire pour avancer réellement en revanche s'avérait généralement plus rentable.


Bran Marok
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Message par Bran Marok le Ven 2 Jan - 2:47

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Un sourire qui me semblait dépourvu de réelle joie se peignit sur le visage tranquille de mon interlocuteur. Puis se tournant vers la salle d'interrogatoire où se faisaient face la lycanne et l'humaine, le calme envahit le démon tandis que nous observions la scène en silence. De plus en plus visiblement, tous les bas instincts que Lidina avait tenté de museler jusqu'à présent étaient à présent libres de s'exprimer. Sa démarche lente et mesurée en direction de la rescapée était tout aussi effrayante, voir plus, qu'une attaque frontale directe. Tel un réel prédateur se rapprochant inexorablement de sa proie et refermant sur elle les griffes de son piège. Mais se faisant, je sentis un concentré de mauvais sentiments émanant de notre cher fossoyeur. Sentant son regard brûlant d'un sentiment profondément sombre sur moi, je tournai la tête vers lui pour croiser son regard l'espace d'un instant. Mais alors que je fronçai les sourcils, il détourna son regard sur une Lidina se déshabillant et tout sentiments obscures s'évanouirent. Ça ne m'empêcha cependant pas de me demander ce qui s'était passé dans sa tête à cet instant et je devrais lui poser la question. Mais à mon tour je posai mon regard désintéressé sur la louve qui achevait de retirer ses vêtements et observai la suite. La nudité était quelque chose de commun chez les loups, et de ce fait nous n'y accordions pas une grande importance. Par contre, la peur qui émanait de l'humaine à présent était si forte que j'avais presque l'impression qu'elle imprégnerait l'air de la salle d'interrogatoire pendant un certain temps.

Je ne répondis pas à ses brèves paroles, mais elles expliquaient en partie la colère que j'avais senti plus tôt. Un "ta gueule" fusa et, n'ayant pas ouvert la bouche, je supposai qu'il s'adressait à Shawn, l'entité qui créchait à l'intérieur de lui. Ce qui me fit sourire quelque peu, car cela me rappelait un peu le duel interne entre notre loup et notre partie humaine. En parlant de loup, la lycanne s'était à présent transformée et avançait vers la rescapée. C'était une simple mise à mort, et bien que j'aurais surement apprécié l'instant si j'avais été dans la peau de la louve, simplement regarder ne me procurait aucun plaisir. Même si l'excitation était bien là. La louve réduisit en morceau l'humaine, éclaboussant sa fourrure, le sol et les murs, avant de la dévorer? De son côté, Stan avait commencé à parler de nouveau seul, ou tout du moins avec cet interlocuteur qu'il était seul à pouvoir entendre. La louve quand à elle reprenait à présent forme humaine et se rhabillait alors que ses yeux conservaient leur couleur or. Puis elle s'adressa à nous, avec du sang recouvrant ses joues et sa gorge ainsi qu'une partie de sa bouche. Me dirigeant vers la porte, je l'ouvris et la laissai entre-ouverte tout en m'écartant de l'embrasure pour laisser passer Stan si il le désirait. Je ne comptais pas refermer la porte même si je n'étais pas prêt à laisser la demoiselle sortir maintenant. La porte ouverte était juste un moyen de diminuer cette sensation d'enfermement qui rendait chaque loup nerveux.

-Au fait je m'appelle Bran, pour répondre à ta question. Mais avant de pouvoir te laisser partir, j'ai quelques questions à te poser Lidina. Inutile de me mentir, je le saurai dans le cas contraire.

J'avais décidé de lui donner mon prénom finalement car de toute manière, elle ne quitterait pas l'enceinte de la grotte en vie si elle faisait les mauvais choix. Lorsque j'avais ouvert la porte, les odeurs de sang, de morts et de l'excitation de la louve m'avaient violemment assailli même si je n'avais rien laissé paraître. Mais si jamais elle faisait l'erreur de mentir, mes sens le remarqueraient aussitôt et je ne serais pas tendre avec elle, Stan ou pas Stan. Je ne savais d'ailleurs pas si le fossoyeur risquait d'intervenir, mais soit. La louve semblait avoir accepter les deux parts de son âme et semblait plus..."détendue" qu'au début de notre petite discussion. Et son dernier acte semblait confirmer le fait qu'elle était passée de notre côté. Par amour ? Ou parce qu'au fond c'est ce qu'elle voulait vraiment ? Elle se débrouillerait avec ses raisons. Mais il y avait quelques points à clarifier.

-Tu faisais bien partie du Cercle je me trompe ?


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Message par Stan Hollow le Jeu 8 Jan - 9:29

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Il observait la scène avec une certaine distance, il ne pouvait plus regretter, ni même s'excuser au prêt de qui que ce soit. Ils l'avaient transformés, la douce petite qu'il avait rencontrée était belle et bien morte.Sans pouvoir le définir, il ressentait le changement, l'aura qu'elle arborait n'avait plus rien de doux ni d'innocent. Comme une vierge violée, elle semblait soudainement avoir traversée milles et unes étapes toutes aussi laides et dénuées de bontés les unes que les autres. Son regard, son déhanché, cette manière de respirer. Plus rien ne semblait être comme ce jeune temps aux bains. Là où parfums, brume et caresses avaient envoûtés le fossoyeur, ne résidait plus qu'un gout ferreux d’hémoglobine.

Le regard de Stan était redevenu aussi livide qu'a l'accoutumé, il n'y avait plus rien à faire. Se le répéter n'était ni douloureux ni distrayant. Il en éprouvait simplement le besoin, il visualisait chaque instant, aussi bref fut-il passé au contacte de la louve puis l'effaçait aussi simplement que ses cils battaient. Une cigarette trouva instinctivement ses lèvres. Malgré tout, pourquoi restait-elle aussi distrayante? Son charme n'avait pas disparu, il venait simplement de muter. Elle n'était plus cette relique de bonté qu'il espérait pouvoir transformer en espoir. En cette petite cellule dénuée de chaleur, ils venaient de forger le miroir le plus réel qui soit. Elle reflétait toute la sauvagerie et l'illogisme de cet univers, elle devenait l'une des clefs nécessaire à la chute du monde illusoire qu'il s'était juré d'abattre entre deux joints. Beaucoup de mots pour peu de choses lui direz-vous, mais comme d'habitude il ne s'en soucierait pas. peut être était-ce sa seule manière d'aimer? Peut être n'avait-il pas besoin de réfléchir à tout ça? Le temps coulerait, entraînant avec lui le reste.

Un soupir fumeux s'évapora sous ses yeux, la minute de répit était terminée lorsque Bran s'en alla interroger Lidina le possédé se contenta d'hausser les épaules. A quoi bon chercher l'évidence, là où il irait elle le suivrait de toute manière. Elle semblait le chercher, lui aussi désirait aller à sa rencontre. Les choses allaient de toute manière aller dans leur sens, il n'y avait pas d'autres solutions. Il s'assit las et fatigué par cette soirée mouvementée. Il en avait vue des pires certes. Pourtant, ce banc en fer fut réellement apprécié lorsque il put s'y vautrer. Continuant de fumer, il gardait un oeil distrait sur le déroulement de l'opération. Entendant clairement la conversation grâce à l’ouverture laissée par son pair. Il sentait Shawn s'agiter, lui non plus ne le ménageait pas. Continuant d'éprouver sa volonté sans relâche, il attisait les travers du possédé alimentant ainsi son emprise sur l'âme du fossoyeur. Bien qu'il se soit moqué de lui précédemment, sous estimer son démon aurait été une erreur aux conséquences désastreuses. loin d'imaginer pouvoir faire face à deux lycans en forces brutes, sa fourberie lui aurait sans doute permit d'obtenir ce qu'il désirait.

Bran Marok
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Message par Bran Marok le Dim 11 Jan - 3:38

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Lentement, je sentais le tourbillon d'émotions de Stan peu à peu remplacé par une froideur détachée. Devais-je me méfier de ce changement brutal ? J'en doutais. Si je ne me trompais pas, il était à l'intention de la louve. J'ignorais la nature exacte de leur relation mais je me doutais bien qu'elle avait quelque chose de plus qu'amical. Les regards que lançaient la louve au possédé étaient presque aussi éloquents que des mots. Mais c'était quelque chose qui ne me regardait pas...entièrement. Du moins pas pour l'instant. Cela poserait peut-être problème plus tard, mais seul le destin nous le dira. En attendant, j'ouvris la porte pour faire face à la louve. Elle ne sembla plus enchantée que ça que j'ai quelques questions à lui poser, mais j'étudiai avec contentement la réponse de la lycanthrope. Ses yeux étaient pratiquement revenus à leur couleur naturelle et sa tête penchée sur le côté me faisait sans conteste penser à un loup. Tous ces signes montraient bien mieux que de mots la nouvelle relation qu'elle entretenait avec sa bête. Mais par dessus tout cela, non seulement elle venait clairement de dire qu'elle rejoignait les Rebelles mais qui plus est se proposait pour une mission d'espionnage au sein du Cercle. Un double agent. Vraiment intéressant.

Mais voyant clairement qu'elle était plus intéressée par autre chose que par des questions à ce moment précis, je décidai d'arrêter mon interrogatoire. De toute manière, elle n'allait pas aller bien loin et j'aurais tout le temps de lui poser des questions après. Moi ou quelqu'un d'autre d'ailleurs. En attendant, je comptais bien me retirer de cet endroit et de cesser de faire obstruction à la réunion des deux...tourtereaux ? Un peu spéciaux ces tourtereaux. Je considérai encore quelques instants la louve avant de me retourner vers la sortie. Sans regarder aucun de mes deux interlocuteurs je prie la parole d'une voix presque pensive, lasse.

-Bien. C'est une proposition intéressante. Puis tournant le visage vers Stan brièvement avant de regarder à nouveau devant moi. Une dernière chose ; aucune trahison de quelque type que ce soit ne sera toléré. Tu es maintenant chez les Rebelles, Lidina, et si tu veux rester en vie, je te conseille de garder cela en tête.

Ces dernières phrases étaient, en fait, autant adressées au possédé qu'à la louve. Comme un avertissement. Mon temps était maintenant fini. Il était l'heure pour moi de plier bagage. Je jetai un dernier regard à Stan, me demandant ce qu'il allait advenir de ces deux jeunes gens...plus vieux que moi. Mais je ne m'attardai pas longtemps sur la chose. J'avais une envie de chasse...

Spoiler:
Hors rp

Je pense donc que ceci marque mon dernier post dans ce tropic. Je vous laisse en amoureux :p Si jamais y a une réclamation faites m'en part en mp ^^ A plus les loulous, ce fut un plaisir Twisted Evil

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Message par Stan Hollow le Ven 16 Jan - 15:17

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Le bref regard que lui accorda Bran lui décocha un sourire, ce genre d'avertissement n'était pas celui d'un ennemi. Ce gros malabar en avait dans la caboche, c'était presque respectable. Le possédé serait bien allé lui taper l'épaule, mais l'heure était à l'hésitation. Allait-il pouvoir la laisser venir, où allait-il devoir marcher? Devait-il l'abandonner à ses songes, prendre un peu de distance? Avant qu'il ne puisse avoir le temps d'y réfléchir il entendit des pas, tournant la tête vers la vitre, il n'eut aucun mal à suivre  la louve. Ses lèvres prirent une forme plus tendre, son visage abordait une teinte douce et soulagé. Elle était vivante, à quoi bon penser au reste, son corps réagissait toujours de la même façon. Son coeur chauffait en battant lourdement. Faisant vibrer son torse, c'est bien son âme qui réclamait celle de Lidina. L'aura de Shawn se faisait encore une fois moins puissante, il ne pouvait coexister avec cette sensation. Il ne pourrait survivre éternellement à elle. Quel que soit sa race, sa haine ou sa maladie, elle resterait l'épée qu'il abattrait sur l'adversité. Lorsque sa main glissa sur la sienne, il se réveilla. Les cris de lamentations, ainsi que les insultes prononcées par les geôliers sabotèrent le silence, le moment où ils purent se regarder fut ponctué par quelques sanglots et délires. Evidemment qu'il prit sa main, il adorait ça, une sensation dont il ne se lasserait jamais.

Lorsque elle commença à s'excuser, le possédé eu envie de rire, fallait pas abuser il l'avait laissé ce faire torturé quand même. De plus, n'était-ce pas lui qui l'avait mis dans cette situation? L'écoutant jusqu'au bout c'est sans surprise qu'il la retrouva paniquée et troublée. Pourquoi? Elle vient de sortir d'un interrogatoire supervisé par un lycan et son petit ami! Comment vouliez-vous qu'elle fasse face à tout en une fois. Le côté animale de cette jeune femme n'enlevait finalement rien à cette douceur qu'il appréciait. Un bon point. Lorsque elle eu finalement finit, le corps de Stan se retrouva parcourut par de multiples frissons. C'était quoi ce sentiment? De la responsabilité? Baaah! Shawn devait bien se marrer quand même. La sale bête n'allait pas vivre ses dernières heures sur une teinte tragique. Il aurait bien aimé rire, mais le moment n'était vraiment pas très approprié. Toutes les cellules n'étaient pas comme la leur? Les salops, ils aimaient ça en plus! Écrasant sa cigarette contre le mur avant de le jeter dans un coin de la parois, il tira la louve contre lui puis la prit par les épaules. Frottant celle sur laquelle sa main reposait il commença à parler:

-On va pas se prendre la tête pour tout ça. J'ai ma part de responsabilité. Faut voir le positif, maintenant on a quelque chose en commun! Nous sommes des rebelles! Amoureux qui plus est...

Clôturant sa phrase en prenant le bout de son joli menton  il le secoua délicatement pour enlever l'air déprimé du visage de Lidina. Etant même prêt à y consacrer un baiser si il le fallait, il désirait simplement la voir sourire. Gardant toujours sa main sur son épaule, il se leva doucement quoi qu'il ait fallut faire pour la voir heureuse. Il était désormais décidé à s'en aller. N'en avaient-ils pas assez faits? A quoi bon rester ici, si ce n'est enfoncer le couteau dans la plaie. Laissant sa main glisser jusqu'à la sienne, il s'en empara tel un voleur de compte puis invita Lidina à le suivre jusqu'à son corbillard:

-Va falloir être patiente car je ne me souviens plus vraiment du chemin...Héhé...
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