Surveillance [PV Aline] (terminé)

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Message par Invité le Sam 6 Déc - 10:56

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Ce matin, Faust avait prit conscience de beaucoup de choses sur ce monde et sur la manière dont il allait devoir l'aborder. Son comportement actuel ne pouvait pas rester le même qu'à son époque. De plus, il devait encore apprendre certaines subtilités liées à cette époque. La ruse et la manipulation avait prit l'avantage par rapport à la force brute. C'était ce pourquoi surement les humains avaient prit place en tête de cette ville. Faust prit une douche rapide puis revint s’asseoir sur son lit pour méditer. Son esprit ne trouvait cependant pas le calme. Trop de choses lui passaient en tête. Il sentait aussi que quelque chose se tramait. Il entendait beaucoup d'activités et de discussions dans les couloirs.
Quelques temps après, un homme ouvrit la porte et expliqua à Faust qu'il avait reçu des ordres. Il devait garder un des futurs sujet de Jilan. Cette mission ne lui plaisait pas vraiment. Garder un être était plutôt ennuyeux et il avait d'autres choses à faire. Il rejoins les cachots en compagnie de l'homme qui lui indiqua la cellule. Faust n'en revenait pas. Il devait garder une gamine enfermée dans une cellule. Il entra à contre cœur puis referma la porte derrière lui. Il s'assied dans un coin en attendant qu'elle se réveille. La seule chose de laquelle il était conscient, c'était que sa mission était de récupérer des informations sur la personne présente et de l'empêcher de s'enfuir. C'était tellement ennuyeux. Il ne savait même pas comment la faire parler et n'avait mené que peu d'interrogatoires avant. Il se leva un moment puis s'approcha de la jeune femme. Elle était juste endormie et Faust posa la main sur soin visage. Cela aurait pu passer pour un geste d'affection s'il n'avait pas fait cela pour essayer de deviner sa nature. Sa peau était froide. Il s'agissait donc la très certainement d'une vampire. Au moins, il n'était pas enfermé avec un repas sur pattes. Son allure laissait cependant penser qu'elle était bien plus âgée que ce que son apparence laissait penser. L'homme repassa dans le couloir avec un chariot couvert de divers instruments. Apparemment, ils avaient carte blanche pour la manière des les interroger. Faust avait avec lui une vampire et malgré ce que l'on pourrait croire, il n'aimait pas vraiment la torture. C'était salissant et une solution de facilité. Il ne voulait pas non plus blesser une congénère qui pourrit s'avérer peut être utile par la suite. Faust rejoins le mur qu'il avait quitté et s'y adossa, fixant la jeune femme et attendant son réveil.
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Message par Invité le Sam 6 Déc - 16:27

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La Lune avait revêtue une teinte plus pâle que d'ordinaire , donnant à cette nuit de 1840 une apparence presque irréaliste. Dans la nuit froide et noire, Aline, telle une bête traquée, s'enfuyait le plus loin possible de l'endroit qui aurait pu être sa future demeure. Les cheveux en bataille et les mains agrippées à ses jupes, la jeune fille courait aussi vite que ses fines chaussures à bouts pointus le lui permettaient.
Brusquement, sans qu'elle s'y attende, son pied se prit dans une crevasse du sol et elle fût projeter à terre. Et lorsqu'elle se débattit pour se relever -saloperies de jupons qui obstruent les mouvements ! - elle vit, au milieu de ses doigts rougis par le sang qui les recouvrait, scintiller de la plus affreuse des façons, sa bague en argent. Celui qui le lui avait offert venait de rejoindre le royaume des morts.

Lentement Aline ouvrit les yeux, s'attendant à apercevoir l'épais feuillage de l'arbre sous lequel elle avait l'habitude de dormir. Mais son regard alangui ne rencontra que le plafond sale de sa cellule. Elle mit un peu de temps à se rendre compte que ce qu'elle venait de voir, n'était que le fruit de son imagination.
Les images étaient troubles comme si elle sortait d'un coma. L'esprit embrumé par le gaz soporifique qu'elle avait inhalé, elle essaya de se souvenir de ce qui s'était passé. Les souvenirs lui revinrent sous forme de flashs. L'arrivé à l'université, le dédale interminable de couloirs, la soi-disant conférence, son évanouissement et Aéris. Cette jeune fille qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau et qui l'énervait au plus haut point, mais à cet instant là Aline s’inquiéta pour une autre personne qu'elle-même. Elle se demanda où pouvait bien être Aéris et si elle allait bien.
Doucement son regard hagard chercha celui de son ennemie d'un jour. Ce fut que lorsque les images retrouvèrent leur netteté qu'Aline se rendit compte qu'elle était seule dans la pièce. Une pièce qu'elle ne connaissait pas. Et elle n'avait aucun souvenir de s'y être rendu. La vampirette était allongée à même le sol sale. D'ailleurs tout ce qui l'entourait était crasseux et humide. Une odeur de moisi flottait dans l'air et lui torturai les narines. Son regard fatigué traversa toute la pièce, s'attarda sur les barreaux qui faisait office de fenêtre et s'arrêta net devant le visage d'une personne qu'elle n'avait jamais vu de sa vie. Cette personne là, la fixait comme si elle était une bête de foire. Aline se demanda dans quel guet-apens elle était tombée, et si tout cela n'était qu'une ignoble plaisanterie. Mais non, cela avait l'air bien réel, malheureusement.
Soudain, son instinct de survie s’enclencha et la demoiselle réalisa qu'elle se trouvait en bien mauvaise posture. L’instant d'après, elle fût sur pieds. Elle tangua un peu, se raccrochant au mur d'à côté pour ne pas s'écrouler une nouvelle fois. Ça serait trop bête de s'évanouir encore une fois.
Puis sans qu'on s'y attende, Aline, folle de peur, s'élança vers la sortie à toute vitesse. Ce n'est qu'après, qu'elle réalisa que la porte était fermée. Affolée, elle chercha une autre sortie. Il n'y en avait pas. Piégée, elle était tout simplement piégée. Qu'allait-il advenir d'elle à présent? Qu'allait-elle subir? Allait-elle mourir? Vraiment cette fois? Non, elle ne pouvait pas mourir, comme ça. Dans une cellule miteuse qui puait à 300 kilomètres à la ronde. Pourtant, cette menace flottait au dessus de sa tête comme flotte un nuage d'orage.

Brusquement, elle fit volte-face de sorte à se retrouver face-à-face avec l'homme de la cellule. Elle colla son dos à la porte, comme pour s'éloigner le plus possible de lui. Chose totalement inutile, cela dit. Son visage n'exprimait plus de peur et incompréhension. Et comme tout animal sauvage emprisonné, elle choisit la tactique agressive pour se défendre. Elle regarda l'homme droit dans les yeux.

"- Un pas vers moi, et je vous arrache la tête, c'est clair ?! " cracha-t-elle.     
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Message par Invité le Dim 7 Déc - 22:42

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Faust regarda la jeune femme se réveiller et tanguer quelques instant. Elle se rua vers la porte, prête à s'enfuir. Faust lui ne bougea pas sachant que la porte était bel et bien fermée. Il s'amusait à regarder sa prisonnière calmement tout en arborant un léger sourire. Elle le fixa alors du regard, prête à se défendre et lui exprima une phrase dont les intentions étaient claires et nettes. Faust ne pu s'empêcher d'avoir un petit rictus lorsqu’il entendit les mots de la jeune femme. Il se redressa un peu et marqua profondément le mur de ses griffes sans aucune difficulté. Il voulait lui faire comprendre par la que ce n'était pas elle qui lui faisait peur et qu'il avait de quoi se défendre. Il avança d'un pas vers elle par provocation. Il savait que son physique plus âgé lui apportait un léger avantage en cas d'affrontement. Il s'arrêta puis lui dit sur un ton amusé.

"Crois tu franchement qu'une jeune vampire comme toi à une chance contre moi ? Et tu compte m’arracher la tête ? De plus puissants y ont laissé leur vie tu sais. En plus, je n'ai pas envie de te tuer tu sais. Tu fais partie des miens. En revanche, on m'a dit d'en apprendre plus sur toi alors ce serait bien si on pouvait faire cela dans le calme. Dans le cas contraire, je pense que j'aurai quand même les infos mais que tu te sentira nettement moins bien."

Faust s'étira doucement, nullement inquiet de la situation. Ils n'étaient que deux dans cette petite cellule et il pensait sincèrement avoir un net avantage sur une jeune vampire. Il lui fallait ses informations s'il voulait monter dans les rangs des rebelles. Il était prêt à la torturer s'il le fallait  même si cette idée ne lui plaisait pas. Il en connaissait beaucoup, notamment sur des méthodes oubliées et inhumaines. Il avait affaire à une vampire et il connaissaient leurs points faibles. Il savait comment provoquer une douleur intense et non mortelle. Il regarda le jeune vampire , toujours avec ce petit sourire amusé et attendit une réponse de sa part.
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Message par Invité le Lun 8 Déc - 20:11

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Alors que l'homme qui se tenait à à peine quelques mètres d'elle, se redressa et s'avança vers elle, Aline se colla encore un peu plus à la porte. C'est avec frayeur qu'elle constata les marques profondément ancrées dans le mur. Le mur en question était constitué en grande partie de pierres et de béton. Il avait l'air sacrément solide par ailleurs. Aline n'osa même pas imaginé ce que les griffes de son interlocuteur pourraient bien faire si par malheur elles entamaient sa peau blanche. Jusqu'à maintenant, la jeune fille n'était toujours crue invulnérable. Elle avait toujours su se défendre, et était venue à bout de bien des épreuves. Depuis sa transformation, plus jamais elle n'était tombée malade. Elle n'avait plus été sujette aux évanouissements, aux malaises et aux virus. Mais cela dit, les événements de la soirée venait juste de prouver le contraire. Justement la soirée en question, n'était pas finie. Et c'était avec effarement qu'elle découvrait que non, elle n'était pas invincible. Et que non, visiblement elle n'était pas éternelle.
Pourtant elle était bien décidée de ne pas se laisser faire. Et si par un malheur, elle y laissait sa vie si précieuse à ses yeux, ne sera pas sans s'être battue. Elle était déterminée à se défendre bec et ongles, quoi que s'en lui en coûte. Elle se défendra jusqu'à son dernier souffle, s'il le faut. Et si jamais, elle y laissait sa peau et bien, tant pis.
D'ordinaire, la vampire fuyait les éléments qui pourrait entraver son existence miteuse. Mais aujourd'hui, elle était coincée. Inutile de songer à prendre la fuite, manifestement les issues de sortie étaient fermées à double tours. Forcée la porte était également impensable. Déjà parce que le lascar qui se trouvait avec elle, l'en empêcherai. Elle n'en doutait pas une seule seconde. De plus que ses ongles un peu plus longs que la normale, risquaient de pas lui faciliter sa tentative d'évasion. Ensuite, parce que la porte semblait plutôt solide. Logiquement, si la pièce dans laquelle se trouvait Aline était bien une cellule pour créatures surnaturelles, les personnes qui avaient eue la bonne idée de la construire auraient certainement penser à renforcer les portes. Ainsi donc, Aline doutait fortement de réussir à la défoncer.

Tandis que l'homme aux cheveux blancs s'approchait d'elle doucement, Aline essayait tant bien que mal de cacher le tremblement de ses mains pâles. En temps normal, elle les aurait instantanément planqué derrière son dos. Mais pas aujourd'hui. Elle voulait les garder à disposition, pour pouvoir se défendre comme il se doit. Bien qu'il serait fort impossible qu'elles aient un quelconque impact sur les griffes de son interlocuteur. Ce dernier, d'après les connaissances d'Aline, semblait être un vampire. Donc, évidement il avait des points faibles.

*Tout le monde a des points faibles, c'est évident.* pensa la vampire * il faut juste que j'arrive à les exploiter*

Et c'était pas gagné d'avance. La blondinette ne se souvenait pas avoir vu ou aperçut un bout de bois, et aucun rayon de soleil n'entrait dans la pièce étant donné qu'on était en pleine nuit.
Apparemment, son plan d'auto-défense allait être compromis. Mais elle ne comptait pas se laissa abattre, par des détails. Elle pouvait très bien trouver un autre moyen de sauver sa peau, il fallait juste que l'occasion se présente et alors elle y sauterai dessus.

Lorsque le vampire s'approcha de plusieurs pas, Aline fût prise d'une telle peur que ses mains se remirent à trembler de plus belle. Néanmoins, elle releva le menton et planta son regard glacial dans celui sûr de lui de son congénère.

"- Je ne répèterai pas mes avertissements deux fois." asséna-t-elle d'une voix blanche.

Pourtant, elle écouta toute la tirade du vampire sans broncher.
Jeune ? Non, jeune n'était le mot. Elle avait 192 ans. On ne pouvait pas dire que c'était jeune.
Une chance? On avait toujours une chance. Suffisait de se donner les moyens de l'atteindre.
Lui arracher la tête? Bon là, peut être pas. Mais il pourrait lui arriver des petits soucis, si jamais il s'en prenait à Aline. Car elle ne comptait pas se laissait faire, sans lui infliger quelques petites blessures du moins.
Il n'avait pas envie de la tuer. C'était pas l'impression qu'il donnait pour autant. La vampire ne comprenait pas bien pourquoi elle était enfermée de la sorte, si elle ne devait pas mourir.
Les miens? Aline ne connaissait pas le sens du mot fraternité. Elle s'en fichait comme de l'an 40 d'ailleurs.
En apprendre plus sur elle? Certainement pas.
Tu te sentira nettement moins bien? Aucun doute là dessus. Mais la blondinette se sentait suffisamment d'attaque pour riposter comme il se doit.

"- C'est ce qu'on va voir. Si vous croyez que je vais vous donner des détails sur ma personne, vous foncez droit dans le mur. répliqua-t-elle du tact au tact.

Puis elle ajouta d'une voix plus arrogante:

"- Et ôtez moi ce petit sourire de votre visage."
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Message par Invité le Mer 10 Déc - 4:34

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Faust écoutait la jeune vampire avec attention. Elle n'était pas décidée à parler alors malgré lui, il allait devoir pratiquer cet acte ennuyant mais nécessaire qu'était la torture. Il avait espéré au fond de lui qu'il pourrait y échapper tout en se doutant bien que ce ne serait pas le cas. La vampire lui réitéra sont avertissement de ne pas approcher mais cela Faust s'en moquait. il voyait bien qu'elle était déstabilisée et craintive. Ses mains la trahissait. Elle se tenait la comme une bête acculée, prête à bondir dans un geste de désespoir. Cependant ses mots étaient assez arrogant. Était ce pour cacher sa peur ? peut être mais c'était une bien faible illusion. Faust laissa retomber son sourire mais pas à cause de la demande, simplement à cause du fait qu'il allait devoir torturer l'une de ses congénère. Il fit un pas dans sa direction mais au lieu de s'arrêter, il se jeta sur elle très rapidement et de manière inattendue. Il la plaqua au mur en lui posant une main sur la gorge. Il lui planta ensuite les griffes de son autre main dans son avant bras. Il savait que les blessures qu'il allait lui infliger ne seraient pas mortelles mais handicapantes et douloureuses. Et cela ne faisait que commencer. Il resserra doucement ses doigts, bougeant les griffes dans le bras.

"Et bien tu ne semble pas très coopérative. Tu vas m'obliger à te faire parler. D’abord, ton nom. "

La vampire allait surement réagir rapidement avant même de répondre mais Faust ne la lâcherait pas, du moins pas si elle l'attaquait à un endroit du corps non handicapant. Si elle visait les yeux, il devrait se reculer pour pouvoir continuer son interrogatoire. Il continua de bouger ses griffes dans son bras pour aggraver la douleur mais il cherchait aussi quelque chose. Il savait que si un nerf était touché, juste simplement touché, la douleur serait extrême. C'est ce qu'il cherchait. Si il y arrivait, il ferait hurler de douleur sa victime. Il avait toujours espoir au fond de lui qu'elle abandonne rapidement et que la séance de torture finirait vite par des aveux totaux sur elle. C'était un espoir assez vain mais cela lui permettait de ne pas se laisser aller totalement à un massacre sanglant.

"Tu sais que tu peux tout arrêter. Il te suffit de parler et tu ne souffrira plus. Je pourrais même essayer de voir pour que l'on te garde en vie. Tu vois je ne suis pas si méchant. Dis moi juste ce que je veux savoir."
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Message par Invité le Jeu 11 Déc - 18:02

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Alors que l'homme avec les cheveux blancs se jeta sur elle, Aline poussa un cri de surprise. Son dos s'abattit avec fracas contre le mur, et une détonation du tonnerre se fit entendre.
La main qui serrait sa gorge l'étouffait, et la demoiselle respirait avec peine.
Une douleur fulgurante se propagea rapidement dans son avant-bras droit, lui coupant le souffle. Elle mit un peu de temps à comprendre que les griffes qu'elle avait craint une seconde plus tôt venaient de s'enfoncer dans son bras.
Ses yeux clairs s’écarquillèrent et sa bouche s'étira en un cri muet.
La douleur était si vive que les larmes inondèrent son regard presque instantanément. Mais au prix d'un effort surhumain, elle les ravala et aucun son ne sortit de sa bouche. Elle ne voulait pas montrer qu'elle souffrait le martyr, ainsi ne chercha-t-elle pas à surmonter sa souffrance en hurlant à fendre l'âme.
Aline avait toujours été quelqu'un de très stoïque. Depuis sa plus tendre enfance, alors qu'elle rentrait chez elle avec des genoux écorchés et les joues éraflées, elle ne versait pas une larme. Pleurer était la solution des faibles, pensait-elle.
Ainsi pour elle, la douleur était encore supportable.

"- Va brûler en enfer ! " lui cracha-t-elle avec le plus possible d'animosité dans sa voix.

Après un instant d'hésitation, Aline osa jeter un coup d’œil à son bras. Des gouttes de sang écarlates dégoulinaient le long de son coude et tachaient la chemise de son geôlier.
La demoiselle ne comptait vraiment pas lui révéler son nom ou tout ce qu'il voulait savoir. Elle pensait qu'elle pourrait tenir très longtemps sans annoncer la moindre information sur sa personne. De plus, que son geôlier était un homme. Et Aline haïssait les hommes plus que tout. D'après elle, ils étaient tous les mêmes. Depuis que cet enfoiré de vampire qui l'avait transformé s'était tiré, la demoiselle avait alors déclaré que plus jamais elle n'aimerait quelqu'un et qu'elle avait leur faire payer la souffrance qui a suivit le départ de son amant. Et jusqu'à maintenant, elle n'avait jamais manqué à sa parole. Les hommes ont toujours été ses premières cibles, et c'était avec un malin plaisir qu'elle les envoyé vers l'au-delà.
Alors, non jamais elle ne révélerait quoi que se soit sur son identité à ce type.

Néanmoins, lorsqu'il se mit à bouger ses doigts dans la plaies sanguinolente et lorsqu'un nerf fut éraflé, les convictions de la vampire s'envolèrent comme de la fumée. Jusqu'à maintenant, elle aurait cru qu'elle pourrait tenir indéfiniment comme cela, mais à cet instant elle n'en était plus aussi sûre.
Et puis qu'est ce que ça pouvait bien lui faire de savoir son nom? Ça allait lui apporter quoi? Aline avait l'habitude de vivre dans l'anonymat le plus complet alors déclarer haut et fort des informations personnelles à un parfait inconnu allaient la forcer à bousculer ses habitudes.

Finalement, n'en pouvant plus, la jeune fille s'empressa de dire d'une voix rendue tremblante par la douleur:

"- Aaa ... Aline. C'est mon prénom. Aline Vigu. "

Vraiment peu fière d'elle, Aline se demanda comment se sortir de là. Brusquement, elle se rappela que son autre bras était libre. D'un geste rapide de la main, elle lui griffa le visage. Ses ongles entaillèrent très légèrement la peau de son gardien et finirent leur course dans son œil gauche.
Profitant de l'aveuglement temporaire de son geôlier, elle lui balança un violent coup de pied dans un endroit bien ciblé qui lui fera regretter d'appartenir à la gente masculine.
Pendant les quelques secondes qui suivirent, elle empoigna le bras de l'homme aux cheveux blancs, et essaya tant bien que mal de retirer les griffes qui étaient restées plantées dans sa chair, l'empêchant de se servir de son avant-bras.           
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Message par Invité le Dim 14 Déc - 6:30

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La jeune femme avait finalement décidé de parler. Faust savait que ses méthodes étaient en général efficaces, même s'il répugnait à s'en servir. Elle avait fini par dire son nom. C'était déjà une bonne chose. Avec ceci, il savait qu'il pourrait la faire parler à force de torture. Faust sentit alors sa réaction et comme il s'y était attendu, elle frappa au visage. Faust senti une vive douleur dans son œil. Il savait qu'elle l'avait abîmé. C'était un risque qu'il avait calculé. Il en avait toujours un autre et il savait aussi que la douleur serait supportable. Elle le frappa aussi à un endroit très particulier pour la gente masculine ce qui lui provoqua une autre violente douleur. Faust n'avait pas du tout pensé à ses jambes. Pendant quelques instants, Faust fut comme paralysé mentalement. Il avait du mal à se remettre les idées en place. Lorsqu'il se ressaisi, il sentait que la jeune vampire essayait de s'échapper de ses griffes. Faust résista un peu puis changea de stratégie. Cette position le rendait particulièrement vulnérable mais surtout, la douleur avait réveillé son coté brutal. Il voulait lui faire mal cette fois et elle parlerait. Il se retira rapidement de son bras et planta cette fois les griffes dans son ventre. Il recommença quelques fois rapidement puis la frappa au visage. En calmant un peu son instinct, il pensa à poser une question.

"Depuis quand es tu dans cette ville ?"

A vrai dire, il pensait plus à passer la colère provoquée par sa douleur plutôt que de conduire un vrai interrogatoire. Il la frappa d'un coup de pied rapide sur la hanche gauche puis enchaîna avec ses griffes sur le flanc droit. Il l'attrapa alors avec sa main droite au niveau du torse, juste sous le cou.

"Ecoute moi bien, si tu bouge, je t'écrase la cage thoracique c'est compris ? Cette fois je n'ai plus envie de jouer. "

Faust se laissait guider par son instinct. La douleur le poussait à une violence bien plus que nécessaire. Il pensa même à la tuer mais son esprit lui permettait de rester encore conscient de ses actes. Si elle venait à continuer de se battre avec autant de violence, il passerait à un niveau supérieur de douleur. Il savait ce qu'il ferait et la, il ne pourrait garantir sa survie. Il pourrait lui provoquer une douleur horrible, bien connue de Faust. Il ne voulait plus que cette séance dure et il voulait juste des informations.
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Message par Invité le Dim 14 Déc - 21:23

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Alors qu'Aline pensait avoir marqué des points avec sa tentative d’auto-défense, elle n'avait fait qu'augmenter la fureur et la violence de son geôlier.
Lorsqu’il retira ses griffes de son bras, la demoiselle poussa un soupir de soulagement qui se transforma bientôt en un hurlement sur-aigu signalant à toutes les personnes présentes à quelques dizaines de mètres à la ronde, qu'elle venait d'éprouver un douleur phénoménale.
Les griffes qui s'enfoncèrent avec une violence inouïe dans son son abdomen la plièrent en deux. C'était exactement comme se prendre des coups de couteaux. On n'en ressortait jamais indemne.
Occupée à reprendre sa respiration coupée, Aline ne vit pas venir la gifle. Les griffes de l'homme entaillèrent une nouvelle fois sa peau, laissant sur leurs passages cinq balafres béantes d'où dégoulinèrent des perles de sang. Vivement, elle plaqua sa main contre sa joue avec un regain d'espoir d'atténuer la douleur et surtout de stopper l’hémorragie.
Elle ferma les yeux quelques instants, tentant de se ressaisir. Grossière erreur. Elle ne vit pas une nouvelle fois arriver le coup de pied que sa hanche encaissa. Un nouveau cri déchira le silence, la forçant à enfouir son autre main dans sa bouche et de se mordre jusqu'au sang pour s'empêcher de hurler à briser les vitres.
Une énième douleur lancina son flan droit, anéantissant au passage toutes les dernières convictions de la jeune fille. Un flot de sang jaillit de l'étendue de la plaie, arrosant avec lui le pantalon de son tortionnaire.
Le pantalon en toile dont Aline était si fière il y a à peine quelques heures, était désormais perdu, déchiré au niveau des hanches et taché de sang tout le long. De même pour son chemisier clair, abordant un énorme trou sur le ventre et collé par l'hémoglobine.

Pensant que c'était enfin fini, Aline ne put s'empêcher de se dire que le pire était passé. C'est alors que la poigne de son geôlier s’agrippa à la base de son cou, lui coupant encore une fois la respiration.  

*Cette fois c'est sûr. Je vais crever ...* pensa amèrement la vampirette.

Pourtant, c'était avec un faible espoir qu'elle se mit à attendre que la mort lui prenne la main. Elle en venait à se dire que finalement la mort ne pouvait n'être que plus douce comparée à ce qu'elle venait, et allait encore endurer si jamais la faucheuse en décidait autrement.
Brusquement, la demoiselle revint à la réalité. Et le moins qu'on puisse dire, c'était que si jamais elle continuait à faire la forte tête, elle allait passer un sale quart d'heure. Rien que le petit aperçu dont elle avait eue droit plus tôt, lui laissait deviner que ce qu'il se passerait par la suite serait deux fois plus pire. Ainsi, elle ne préféra pas prendre de nouveau risque, elle avait assez jouer à la tête de mule pour aujourd'hui.
Le meilleur moyen qui venait vers elle pour qu'elle puisse sans sortir en un seul morceau était de faire ce qu'on lui demander. En l’occurrence, répondre aux questions. Mais elle n'en avait pas envie.

Plus sa respiration se faisait saccadée, plus il devenait urgent de trouver une solution.

"C'est bon, j'ai compris. Je vous dirai tout ce que vous voulez savoir." débita-t-elle d'un trait.

Puis osant poser une main sur le poignet de l'homme, elle ajouta d'une voix presque suppliante :

"-Lâchez-moi maintenant."         
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Message par Invité le Mar 16 Déc - 10:18

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Faust était sous l'emprise de la colère, ne restant concentré pour ne pas la tuer que part une faible source de conscience. La jeune vampire semblait commencer à lâcher prise. Elle fini par se laisser aller et à abandonner en précisant à Faust qu'elle lui dirais tout ce qu'il voudrais savoir. Il n'avait pas l'envie de la lâcher, il voulait lui écraser la gorge contre ce mur, il voulait voir son sang projeté partout dans la pièce tandis qu'elle contemplerait sa lente mort. Le peu de conscience qu'il avait commença à reprendre le dessus lorsqu'elle abdiqua. Il restait figé, la main sur son cou mais n’exerçant plus aucune pression. Il était en train de lutter contre son envie de meurtre alimentée par la douleur. Il fini par retirer sa main, non sans la lâcher de son œil valide. Il y avait encore cette colère envers elle mais aussi autre chose. Il constatait avec pitié ce qu’était devenu sa noble race d'autrefois. Les vampires de son époques n'auraient jamais succombé à la douleur. Ils auraient préféré mourir lentement sous les rayons brûlant du soleil plutôt que de parler. Faust se recula alors lentement, regardant la vampire.

"Vous êtes devenus faibles, vous n'êtes plus que l'ombre des vampires que vous devriez être. Notre race était bien plus forte que cela. Depuis le temps que ces humains vous manipulent, vous affaiblissent. Et vous, vous suivez leurs règles comme des moutons. Comment en êtes vous arrivé la ..."

Faust ne lâchait pas la vampire du regard. La colère était passée quand il la voyait affaiblie et résignée de la sorte. Il ne ressentait plus que de la pitié pour sa race. Il ressentait aussi cette colère bien plus enfouie grandir, celle qu'il avait contre la race humaine. Il se rendait compte réellement cette fois de leur effet néfaste sur sa race. Ils les avait en partie détruit. Certes, ils existaient encore mais ils n'avait plus rien à voir avec leur vraie nature. Faust se calma un peu et reprit ses esprits. Après tout, il devait continuer de l'interroger malgré ce qu'il pensait sur le moment. Il se rapprocha alors d'elle et la saisi de nouveau par le bras cette fois et il la poussa pour qu'elle s'assoit sur le petit lit de la cellule.

"Maintenant que tu as l'air plus décidée a coopérer, Dis moi ce que je veux savoir. Ça t'évitera de souffrir encore. Depuis quand es tu dans cette ville et qu'y fais tu ?"
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Message par Invité le Mer 7 Jan - 15:40

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Enfin cette espèce de grosse bute sur pattes se décidait à la lâcher.

*C'est pas trop tôt! J'ai bien cru que j'allais y rester...*pensa rageusement Aline.

Elle aurait aimé continuer ses actes de résistance, mais une fois n'est pas coutume, le bon sens l'emportait sur son désir de vengeance. Elle aurait voulu se défendre mieux qu'elle ne l'a fait. Elle se détestait à la simple idée d'avoir capitulé aussi rapidement. Lâcher prise, c'était renoncer. Renoncer, c'était perdre. Et Aline n'était pas née pour perdre.
Mais là, c'était différent. Du moins, elle essayait de s'en convaincre. Si elle avait continuait la lutte, elle aurait pu très rapidement succomber à ses blessures. Elle ne se trouvait vraiment pas en état pour continuait le combat. Ainsi préféra-t-elle, à contrecœur, de baisser les armes.
Toujours est-il que la demoiselle poussa un soupir de soulagement et inspira bruyamment lorsque la main qui lui enserrait la gorge la lâcha et la laissa respirer par la même occasion.

Elle n'écouta même pas ce qu'il dit ensuite. Elle s'en contre-fichait éperdument de ses états d'âme et de ses opinions sur la soi-disant faiblesse des vampires de maintenant. On aurait cru entendre un vieux croulant qui reprochait à la jeunesse d'aujourd'hui quelques chose que lui seul arrivait à comprendre  et parlait d'un temps révolu depuis bien longtemps. Les leçons de moral avaient toujours profondément ennuyé Aline, et elle n'en voyait vraiment pas l’intérêt.
Une phrase néanmoins sortit Aline de sa torpeur Vous suivez leurs règles comme des moutons.
Des moutons? Suivre leurs règles? Pour qui il se prenait celui-là à la traiter ainsi de soumise? Elle n'était pas une soumise.
Elle était indépendante jusqu'aux bouts des ongles. Elle agissait toujours toute seule comme agissaient les vrais fauves. Elle ne servait que sa propre cause, et ne suivait que ses propres règles. Le reste n'avait pas grand sens pour elle. Elle se fichait de son prochain comme de l'an 40 et elle ne laissait personne lui dicter sa conduite. Elle se moquait comme d'une guigne du "qu'en dira-t-on". Une égoïste pure et dure, voilà ce qu'elle était. Une égoïste qui ne laissait quiconque dicter ses actes, pas même les mœurs ou la société. La fin justifie les moyens, voilà ce qu'était sa philosophie.

Elle le toisa avec toute la dignité qu'il lui restait, une moue arrogante inscrit sur son visage sale.

"- Pour ta gouverne Crin-Blanc, tu sauras que personne ne peut me dire comment je dois agir. Je suis libre comme l'air. Je ne dirai pas la même chose de toi. Si tu me tortures ici, alors que je ne t'ai absolument rien demandé, c'est que tu es sous les ordres de quelqu'un. Ainsi donc, le mouton n'est pas forcément celui qu'on croit." lui répondit-elle avec tout le mépris dont elle était capable.

Ce type avait le don de la mettre hors-d'elle. Néanmoins, elle se laissa guider jusqu'à la couchette sans drap de la cellule de mauvaise grâce. Il la força à s'assoir, et elle dégagea vivement son bras de son emprise.

"- Ôte tes sales pattes toutes griffues de là, espèce de grosse brute! Et ne me touche plus c'est compris!" lui cria-t-elle avec toute la haine qu'il lui inspirait.

Une fois de nouveau libre de ses mouvements, elle s'empressa d'aller s'installer dos contre le mur, le plus loin possible de lui. Elle ramena rapidement ses genoux repliés sous son menton de sorte à masquer tout ce que son chemiser déchiré laissait apercevoir. Ainsi assise, elle se sentait en position d'infériorité par rapport à son geôlier qui lui était debout et la regardait de son yeux valide. L'autre clignait d'une manière comique, déclarant qu'elle ne l'avait pas loupé.

*Bien fait pour lui! J'espère bien que je l'ai rendu borgne!* pensa-t-elle haineusement.

A cette simple pensée, sa bouche s'étira en un sourire de parfaite petite peste, extrêmement satisfaite de ce qu'elle avait fait.

"- Je suis ici depuis à peine quelques semaines et je n'y fais rien de spécial." répondit-elle.

Puis elle s'arrêta un instant et ajouta d'une voix teigneuse:

"- Et puis qu'est ce que ça peut te faire? Pourquoi, tu veux savoir tout ça? Et si je ne répond pas, tu vas encore me frapper? Visiblement, tu ne connais pas le sens du mot honneur. Lever la main sur une femme, c'est lamentable!"

A vrai dire, elle n'avait pas plus le sens de l'honneur de lui. Mais ça, il n'était pas sensé le savoir.    
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Message par Invité le Mer 7 Jan - 18:49

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Faust écouta la jeune femme qui se défendait encore finalement et il ne pu s'empêcher d'arborer un petit sourire lorsqu'il l'entendit. Elle ne réalisait même pas que les hommes les menait par le bout du nez depuis des siècles. Elle le provoqua ensuite mais il savait très bien ce qu'il faisait. Il n'était pas la pour obéir contre son bien être, c'était tout le contraire. Ses actes faisaient avancer ses plans. Suivre Jilan lui permettrait de retrouver sa gloire perdue. Elle continua de montrer des signes d'agressivité avant de se recroqueviller contre le mur. Elle fini par répondre à la question avec un air de défiance. Faust fut déstabilisé pendant un moment. Elle avait été prise presque par erreur. Elle ne pourrait rien leur apporter sur ce cercle finalement. Elle leur servirait juste de cobaye. Elle n'avait finalement que peu d’intérêt en ce qui concerne les informations. Faust se recula et s'adossa contre la porte de la cage. Il demanda à l'homme qui apportait les instruments de lui apporter du fil et des aiguilles. Il regarda de nouveau la jeune vampire, toujours aussi sur la défensive. Elle l'interrogea sur la suite des opérations en insistant sur l'honneur. Faust ne pu réprimer un petit rire lorsqu'elle parla d'honneur. Il avait mit de coté cette chose lorsqu'il se trouvait en présence d'être avec lesquels il aurait le moindre doute. L'honneur était important pour lui mais il avait connu la trahison. Cet honneur était devenu quelque chose de très fluctuant, surtout en présence d'une menace.

"Sache que l'honneur est une chose importante mais qu'il n'a aucune valeur dans certains cas. Lorsqu'un traître te frappe, l'honneur ne sert a rien. Pour ce qui est de l'interrogatoire, je pense qu'il n'y a plus grand chose à te demander. Je ne fais pas ça par plaisir. Je le fait car cela sert mes futurs projets. Je déteste m'abaisser à la torture."

L'homme revint et passa un plateau avec du fil et plusieurs aiguilles. Faust le saisi et s'approcha de la jeun vampire. il s'assied sur le bord du lit et observa attentivement les aiguilles une à une. Il en garda une dans sa main et passa le fil dans le chas de l'aiguille. il se tourna ensuite vers la jeune vampire, prostrée dans son coin.

"Tu ne connais rien de cette ville apparemment alors aucune raison d'insister et de te torturer. Affaiblie, cela n'arrangera personne. Je peux recoudre tes blessures pour éviter que tu t'écroules. C'est à toi de voir." Faust attendis quelques secondes puis reprit "Tu m'a dit ne pas être un mouton mais tu n'as pas idée de la manière dont ils vous contrôlent. Lorsque nous auront agis, enfin l'ordre des choses redeviendra normal et les vampires n'auront plus à subir leur fourbe dictature."
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Message par Invité le Lun 12 Jan - 20:31

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Aline regarda avec une crainte mal dissimulée l'homme commander à un autre homme des aiguilles et du fil. Avec terreur, elle se demanda ce qu'il allait bien pouvoir faire avec, sans se douter une seule seconde que c'était pour recoudre ses blessures.
Instinctivement, elle se mit sur ses gardes lorsqu'il s'installa au bord du lit. Maintenant il la terrorisait encore plus. Car elle savait qu'elle avait brûlé ses dernières cartouches avec sa tentative d'auto-défense ratée. Désormais, elle ne pouvait plus que se défendre avec des mots. Mais elle savait parfaitement, qu'elle ne faisait pas plus peur à son geôlier qu'une sorcière de Disney. Elle n'avait absolument aucune pression sur lui, il la tenait autant qu'il lui faisait peur.
Alors pourquoi maintenant, il semblait se calmer et venait s'assoir à côté d'elle comme un bon vieux copain de collège? Il disait qu'il détestait s'abaisser à la torture mais c'était tout de même ce qu'il avait fait. Il venait de la blesser comme jamais elle ne l'avait été. Il lui avait ouvert le côté de la cuisse d'où suintait un liquide rouge tellement foncé qu'il en était presque noir. Son abdomen présentait une série de plaies toutes plus profondes les unes que les autres. Sa joue gauche était sillonnée de larges griffures dont les lèvres béantes des plaies étaient noires de saletés. Mais le pire, c'était son avant-bras, totalement inerte. Il avait tellement souffert, qu'il en était anesthésié.

Elle aurait aimé repousser sa proposition avec tout le mépris dont elle était capable, elle aurait aimé lui envoyer une réplique cinglante et bien sentie dans les gencives, elle aurait aimé beaucoup de choses... Mais elle se ravisa, et lui tendit son bras ensanglanté, une expression neutre peinte sur le visage.
Il semblait vouloir la soigner, mais ce brusque changement de comportement n'inspirait guère confiance à la demoiselle. S'il se calmait aussi vite, c'était mauvais signe.

"- Au fait, les humains ne peuvent pas me contrôler. C'est moi qui les commandent." répliqua-t-elle vivement.

Elle hésita un court instant à lui parler de son don, assez atypique. Elle possédait une étrange capacité dont elle n'avait soufflé mot à personne. Hypnotiser les gens était extrêmement subtil et présentait d'importants inconvénients. Aline n'avait pas souvent recours à l'hypnose. Elle parvenait assez souvent à ses fins grâce à sa force surnaturelle propre aux vampires. Elle menait actuellement une vie assez simple, une vraie vie de sauvage. Elle passe sa journée à se protéger du soleil, puis sa nuit à chasser quelques humains à se mettre sous la dent. Généralement, sa puissance et sa rapidité suffisaient. Mais depuis qu'elle avait été transformé en vampire sanguinaire, elle avait découvert chez elle une capacité assez hors du commun. Elle ne savait pas exactement pourquoi elle était capable de contrôler le cerveau des gens. Elle se doutait que cela venait de sa facilité à amadouer les gens dans son enfance humaine, mais après tout aucune hypothèse digne de ce nom n'avait été vérifiée. Découvrir cela chez elle, avait été très troublant pour la demoiselle. Elle avait déjà une maladie mentale qui lui pourrissait l’existence, sans qu'elle n'ai le courage de s'avouer qu'elle était folle.
Lorsqu'elle avait découvert cette capacité, elle avait commencé par s'en servir d'une manière très modérée et très prudente, de peur que ce don est un quelconque impact sur sa santé de fer. Et pour une fois, elle avait eue raison de se méfier. Car même si l'hypnose était bien pratique, elle épuisait Aline d'une manière extraordinaire. Elle ressentait après une furieuse envie de manger, et si elle n'était pas assez en forme l'hypnose échouera. Et puis, il y avait un autre détail très embêtant. Il fallait à tout prix que sa victime accepte de la regarder dans les yeux, car, chose étonnante, l'hypnose passe par le regard. Si cela fonctionne, les pupilles de la demoiselle entament alors une drôle de danse. Et la victime fait alors ce que la jeune vampirette lui demande. Mais sur un temps limité, bien sûr. Plus de dix minutes et l'hypnose de rompra. Et aussi, la victime peut elle aussi rompre l'hypnose par la seule force de son esprit.
En fait, ce don des plus étranges présentait plus d’inconvénients que d'avantages.

Peut être, qu'elle devait éviter de lui en parler. Mais après tout, peut-être que aussi ça lui ferait fermer son clapet.

"- Je sais hypnotiser les humains. Dès que je le décide, ils sont sous mon contrôle. J'en fais ce que je veux." déclara-t-elle.

Ce n'était pas vraiment un mensonge à proprement dit, elle avait juste hormis de parler des inconvénients que cela présentait.

"- Alors, va pas me dire que les humains m'ont mis dans leur poche!" ajouta-t-elle.

Visiblement, sa réponse avait fait son petit effet. Elle planta son regard froid dans celui de son interlocuteur et attendit patiemment sa réponse.      
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Message par Invité le Mar 13 Jan - 12:55

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Faust prit le bras de la jeune vampire et le posa sur ses jambes. Il releva la manche de la jeune femme et l'enroula en haut de son bras. Il saisi une autre aiguille d'une main et bloqua le bras de l'autre. Il planta l'aiguille vivement tout près de l'épaule de la jeune femme afin qu'elle perde toute sensation dans son bras. il était maintenant inerte et sans sensation. Faust commença par nettoyer la chair abîmée avec ses griffes. Il retirait la chair noircie et nécrosée avec une précision chirurgicale. Il commença ensuite à recoudre avec la même précision que précédemment. Tout en œuvrant, il écoutait les propos de la jeune vampire. Elle avait la capacité d'hypnotiser les humains. En entendant cela, Faust eu un petit sourire d'apaisement. Finalement, certains vampires avaient gardé des traces du passé et conservé certains de leur pouvoir. Cela n'avait rien à voir encore avec la puissance de son clan de l'âge passé mais c'était un petit espoir pour l'espèce. Peut être que certains vampires de cette époque avaient encore suffisamment de pouvoir pour faire régner l'ordre. En revanche, elle n'avait toujours pas comprit le vrai sens de ses propos, une chose peut étonnante étant donné qu'elle n'avait jamais connu l'époque ou les vampires étaient rois. Tout en continuant son travail, Faust prit la parole d'un ton très calme.

"L'hypnose est une chose très pratique mais tu ne peut contrôler que peu d'humains grâce à cela. Une concentration et une énergie très forte t'es demandée pour les garder sous ton contrôle. Je suis sur que tu as déjà du garder tes envies et tes pulsions cachées car tu était entourée par une groupe d'humains. C'est ce dont je te parle lorsque je dis qu'il nous contrôlent. Ils cherchent à restreindre notre espèce pour garder un pouvoir qui n'est pas le leur. C'est notre race qui doit être amenée à diriger cette ville et aux humains de servir d'esclaves."

Malgré le sujet qui devrait mettre Faust hors de lui, il conserva le contrôle de lui même pour ne pas rater son travail. Il savait que si une blessure était bien soignée, elle n'avait que très peu de chance de laisser une cicatrice. C'était peu être une chose parfaitement superficielle dans la situation présente mais Faust pourrait ainsi vérifier s'il n'avait rien perdu de ce coté. Il reposa alors le bras doucement sur sa jambe une fois son travail fini. Il le maintient pour l’empêcher de tomber et retira l'aiguille d'insensibilité de son bras. Une petite douleur allait surement revenir mais rien comparé à ce qu'elle avait subi avant. Il regarda ensuite les plaies sur son visage. Il ne pourrait pas les recoudre car la douleur serait insupportable mais s'il les nettoyait, elle ne devrait pas conserver de traces.

"Je ne pourrai rien faire pour ton visage à par nettoyer pour limiter. Je peux m'occuper de ta jambe normalement mais pour ton ventre, la douleur sera horrible. Tout régénérera avec le temps mais si je recoud, ça ira plus vite et il y a moins de chances que cela laisse des marques. A toi de voir. As tu d'autres dons que celui de l'hypnose ?"
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Message par Invité le Jeu 29 Jan - 21:30

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Aline observa d'un œil méfiant, l'homme  qui reparait les dégâts qu'il avait causé. Ce brusque changement d'humeur et de situation n'avait rien pour calmer la méfiance de la demoiselle. Bien que cette espèce de tortionnaire semblait avoir finalement décidé de ne plus la faire souffrir, il n'en restait pas moins un inconnu qui la seconde d'avant avait manqué de la faire mourir. Et Aline n'avait confiance en personne, et bien entendu encore moins en les inconnus. Accorder sa confiance trop vite à un sale type qui ne se souciait pas plus d'elle qu'elle ne souciait des malheurs d'autrui, lui avait valu ce qu'elle était aujourd'hui. Sans lui, Aline ne serait peut-être pas devenue une adorable petite folle sanguinaire. Peut-être que sans son apparition dans la vie de la jeune fille innocente qu'elle était jadis, le côté mauvais de la blondinette ne serait jamais ressortit autant. Elle aurait continuait à rendre la vie insupportable à son entourage, mais jamais elle aurait eue la force physique de trucider toute sa famille. Sans lui, elle aurait accepter avec joie d'épouser le jeune homme auquel elle était promise et aurait donné la vie à toute une nichée de marmots bâtis comme elle. Elle aurait perpétué la lignée des Vigu et aurait regardé avec fierté ses enfants devenir des adultes accomplis. Peut-être aussi que sa maladie mentale aurait été détectée à temps, et qu'elle aurait pu vivre confortablement dans une famille qu'elle aurait elle-même construite.
Mais tout cela ce n'était que des rêves éveillés, des illusions de petite fille qui jamais ne se réaliseront. Cela ne servait à rien de regretter les erreurs commises, il y a près de 200 ans.

Finalement, elle se reconcentra sur les faits et gestes du secouriste improvisé. Une fois qu'elle eut retrouvé l'usage de son bras, elle l'étira et le fléchit afin de savoir s'il lui serait encore possible de l'utiliser. Elle ne prit d'ailleurs même pas la peine de le remercier de l'avoir soigné.

"- Non je n'ai pas d'autre don. Et oui, je veux bien. Après tout, c'est tout, c'est toi qui m'a mise dans cet état là."

Elle se tut un instant, puis ajouta:

"- Au fait, je pense avoir le droit de te demander ton nom, même si je n'aurai pas recours à la même  méthode que toi."

Elle ponctua la fin de sa phrase d'un ton cinglant, pour bien lui faire comprendre qu'elle lui en voulait à mort. Une chose était sûre, ils ne seront pas amis. Aline était bien trop vengeresse et sauvage pour cela.
Brusquement, elle se promit de lui faire payer toute la souffrance qu'il lui avait fait endurer. Lorsque l'occasion se présentera, elle la saisira et lui fera mordre la poussière. Peu lui importait qu'il eut été dans l'obligation d'accomplir cette basse besogne sous l'ordre de sa hiérarchie. Peu lui importait qu'il soit plus vieux, plus puissant, plus entrainé ou une autre connerie qui s'y rattache. Elle venait de se jurer de lui faire regretter son acte, et elle tiendra parole, aussi démunie et affaiblie par rapport à lui fût-elle. Elle saura attendre le moment propice aussi longtemps qu'il le faudra. Aline pouvait être très patiente quand elle avait quelque chose en tête. Et puis après tout, n'avait-elle pas l'éternité devant elle?

L'expression de son visage enfantin changea peu à peu. Son air perdu et affaibli la quitta comme par magie, et elle redressa ses épaules voutées avec un air de défi. Le menton haut et un sourcil relevé d'une manière résignée, elle le toisa de son regard dur et froid qui n'avait plus rien à voir avec sa face de chien battu qu'il y a quelques minutes. La Aline qui avait l'air traumatisée par les gestes de violence de cette espèce de gardien de prison brutal, avait disparu en l'espace de quelques instants. Elle ressemblait désormais à une princesse offensée qui se drapait dans sa dignité juste le temps qu'il lui fallait pour ruminer sa vengeance.

"- Si j'ai la chance de sortir de ce trou à rat vivante, je te jure que je te ferai payer par n’importe quel moyen ce que tu m'as fait. Je me contre-fiche éperdument que tu ai agi pour servir une cause, un tyran ou je ne sais pas quoi. Je te le ferez payer et tu peux en être certain !"   lui  hurla-t-elle au visage.

Elle repoussa brutalement, et se retrouva debout en un instant. Ses blessures protestèrent douloureusement et elle fût sur le point de s'écrouler. Mais son désir de vengeance et sa haine étaient les plus forts. Ils lui donnèrent la force de s'élancer vers la sortie et de dire d'un ton qui ne laissait pas place à la réplique:

"- Et maintenant, laisse moi partir. J'en ai assez entendu pour aujourd'hui ! Et au passage, dis moi où se trouve Aéris. Tu en t'imagines tout de même pas que je vais la laisser croupir dans ce taudis !"

Puis brusquement elle s'arrêta, stupéfaite par ses propres paroles. Comment, elle monstre d'égoïsme, pouvait-elle penser à quelqu'un d'autre qu'à sa précieuse carcasse. Et en plus, elle pensait à cette petite peste qu'elle ne pouvait pas s'encadrer. Enfin, c'est ce qu'elle croyait. Car quelqu'un qu'elle ne pouvait vraiment pas se voir, elle le laisserait crever ici sans le moindre remord. Mais là, ne n'était pas pareil. Bizarrement, ne plus se soucier du destin de cette jeune fille serait manquer à son devoir pour Aline. Même si, jusqu'à maintenant, elle avait trop manqué à son devoir pour s'offusquer d'y manquer aujourd'hui.

      
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Message par Invité le Ven 30 Jan - 11:58

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Faust se retourna et tout en écouta Aline, commençait a préparer le matériel pour recoudre Aline. Elle lui demanda alors son nom. Elle avait de nouveau un ton empli de colère. Faust redoutait qu'elle tente un geste idiot de nouveau et cela ne manqua pas. Elle se mit à provoquer Faust en lui expliquant qu'elle comptait se venger. C'était une chose qu'il pouvait comprendre mais pourquoi lui dire ainsi et surtout en situation de désavantage. Elle comptait peut être le pousser à faire une erreur et en profiter pour s'échapper. L'idée fit sourire doucement Faust. Si elle tentait de s'échapper, elle signait son arrêt de mort. Elle ne sortirait jamais du repaire en vie. Elle se rua vers la porte. Faust aurait pu tenter de la stopper mais il savait que ce serait inutile. Il la laissa donc faire mais elle s'arrêta juste avant de sortir. Elle venait probablement de comprendre qu'il n'y aurait aucune sortie qui lui permettrait de survivre. Faust releva lentement la tête et la regarda avec un petit sourire amusé. Il le perdit rapidement lorsqu'elle reprit la parole. Elle voulait emmener quelqu'un du nom de Aéris. Faust posa alors lentement la main sur son menton faisant mine de réfléchir.

"Aéris ... hum ... aucune idée. Je ne sais même pas si elle a été emmenée. En revanche ce que je sais, c'est que si tu passes cette porte, tu mourras rapidement. Ce lieu est rempli de créatures de tout types et elle ne comptent pas laisser une personne s'échapper. Au moment ou tu passera cette porte, tu seras une vampire en sursis. Si tu compte vraiment retrouver cette .. Aéris, tu devrais revenir te rasseoir."

Un homme passa alors devant la porte et regarda la vampire ainsi que Faust. Il demanda à Faust si il en avait terminé avec elle car si c'était le cas, elle serait la prochaine. Faust s'approcha et lui répondis qu'il avait encore plusieurs questions importante. L'homme s'éloigna et s'approcha d'une autre cellule. Le vampire se rassieds et regarda Aline calmement. Il était persuadé qu'une vampire comme elle, qui l'avait affronté et qui avait encore cet esprit combatif pourrait être utile aux rebelles. De plus, elle semblait liée à une autre personne. S'il pouvait la persuader de rejoindre le groupe, elle amènerait surement aussi sa comparse. Faust lui fit alors signe de le rejoindre. Même si elle avait encore cette idée de vengeance envers lui, cela ne l'empêchait pas de lui proposer un marché. Cela plairait surement aussi à Jilan d'avoir au moins un membre aussi résistant. Faust esquissa alors un léger sourire en regardant la jeune vampire.

"A vrai dire je n'ai plus vraiment de questions. J'ai plutôt une autre idée. Tu pourrais même mettre cette Aéris à l'abri des créatures qui font partie de mon groupe. Il te suffirait de nous rejoindre ainsi que ton amie. Tu n'aurais que peu de choses à faire et tu pourrais même te venger des personnes dont tu le souhaite, y comprit de moi. Je pense que nous pourrions combattre à nouveau, sans limite et surtout sans contraintes. Il te suffit de choisir. Soit tu sert à leurs expériences, soit tu tente de t'enfuir et meurt, soit tu accepte cette offre et je vais parler au chef. Tu as juste a choisir. "
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Message par Invité le Lun 9 Fév - 14:34

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Aline se serait attendue à tout sauf à ça. Elle aurait pourtant crue que son geôlier se serait lancé à sa poursuite plutôt que de rester ainsi assis, impassible. Elle se serait attendue à se prendre encore une ou deux torgnoles pour son insolence et son agressivité. Mais il n'en fît rien. Il demeura simplement paisiblement assis, les quelques instruments médicaux encore tenus dans sa main blanchâtre de vampire. Aline avait tout fait pour éveiller en lui le tempérament impulsif et agressif propre aux vampires. Mais étrangement, il resta très calme. Mais ce ne fût pas tout. Il lui proposa même de s'allier à lui et à son drôle de groupe.
La demoiselle avait toujours désiré rejoindre un groupe malsain par excellence, cela la reflétait tellement. Pourtant, il lui faudra obéir à des ordres tout aussi saugrenus fût-ils, tant qu'ils étaient donné pas une hiérarchie. Et la blondinette détestait tout particulièrement être à la merci de quelqu'un. Elle avait tout fait pour gagner son indépendance, au prix de laborieux efforts.
Lorsqu'on était née à une époque où les femmes étaient sous dominance permanente des hommes, devoir se débrouiller seule du jour au lendemain était quelque peu dépaysant. Néanmoins, elle avait réussi à se tirer d'affaire sans l'aide de quiconque et avait également compris que l'on était toujours mieux servi uniquement par soi-même.
Alors bien évidement, devoir se ranger et se plier aux ordres d'un chef comme un bon petit soldat n'avait rien pour enchanter la vampirette. Cela dit, sa proposition méritait d'être réfléchie, et elle présentait quelques avantages.
Déjà le fait qu'Aline sortirait de là vivante. Et ce n'était pas rien. Puis, elle pourrait se venger de toutes les personnes qui l'emmerdent à longueur de journée. Et surtout, elle trainerait avec elle la petite Aéris qu'elle détestait tant mais dont elle ne pouvait se résoudre à laisser crever ici. Si cette jeune vampire avait également été amenée ici, elle avait surement dû subir la même chose qu'Aline, voir pire. Et qui sait si elle n'allait pas être conduite à l’abattoir d'ici peu.

Pourtant en y réfléchissant bien, la demoiselle n'avait pas tellement le choix. Entre mourir et survivre, le choix était vite fait pour une personne comme elle. De plus, qu'elle assurerait ainsi la survie de Aéris, si elle n'était pas déjà morte.
Peut-être que comme ça, elle se libèrerait du poids qu'elle avait sur la conscience à la seule idée d'abandonner Aéris à son sort, surement sordide, ici. Aline, elle-même, ne comprenait pas bien pourquoi elle s’obstinait de la sorte à porter secours à cette fille. Mais ce qu'elle savait surtout, c'était qu'elle s'en voudra le restant de sa vie si elle ne le faisait pas.

La vampirette resta donc un instant à réfléchir, fixant d'un œil mauvais son interlocuteur. Une décision, c'était toujours dur à prendre. Mais le temps pressait. L'autre abruti qui passait dans les couloirs, comme un vautour sur le malheur, n'allait surement pas tarder à revenir pour l’amener on ne sait où. Il avait dit qu'elle serait la prochaine sur la liste. La prochaine à quoi exactement? Aline n'osait même pas se l'imaginer, mais un mauvais pressentiment commençait à lui ronger l'estomac.

"- C'est entendu, j'accepte." dit-elle brusquement d'une voix glaciale de femme d'affaires.

Pourquoi, mais pourquoi elle avait dit cela? C'était trop tard pour faire marche arrière maintenant. Les mots étaient sortis tous seuls de sa bouche. Pourtant, elle aurait bien aimé pouvoir réfléchir d'avantage. Et puis, qu'est ce qui lui prouvait qu'elle pouvait avoir confiance en la parole de ce type inconnu? Et si, il se moquait d'elle? Et si, dans tous les cas elle allait mourir? C'était trop tard pour songer à ces questions-là, désormais. Le pacte était signé. On verra bien ce que l'avenir lui réservera à partir de maintenant.  

           
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Message par Invité le Mer 11 Fév - 3:03

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La jeune vampire n'avait pas vraiment eu le choix et Faust le savait. Elle pourrait être un sérieux atout pour eux grâce à ses capacités d'hypnose. il ne savait cependant rien de l'autre personne nommée Aéris mais des bras étaient toujours les bienvenus. Au pire, elle servirai de domestique dans la grotte, une chose à laquelle Jilan n'avait pas pensé. Ce lieu n'était vraiment pas des plus accueillant. Il voulait peut être conserver cela ainsi pour impressionner. Le fait était qu'Aline avait décidé de les rejoindre. Il était d'ailleurs temps car l'homme repassa devant la grille, visiblement agacé par l'attente d'une nouvelle victime. Sa patience avait atteint sa limite. il entra et s'approcha vers Aline en vociférant que l'interrogatoire avait assez duré et qu'il l'emmenait. Lorsqu’il tendit le bras pour la saisir, Faust le stoppa net, lui saisissant l'avant bras en le serrant avec une grande force. On pouvait distinguer quelques mimiques de douleurs sur le visage du geôlier. Faust le fit se retourner dos à lui d'un geste rapide et se colla juste contre lui. Il le maintenait ainsi, empêchant tout mouvement en tenant son bras et s'approcha de lui doucement. Son regard en disait long sur l'envie qu'il avait de déchirer la chair de cet homme et de boire son sang.

"Celle la a décidé de nous rejoindre et je ne crois pas que le chef apprécierait qu'elle soit blessée. Maintenant l'humain, tu sors de la et tu vas te trouver une autre victime. De plus, si une dénommée Aéris est parmi les cibles, elle ne servira pas de cobaye c'est comprit ? Et ce n'est pas une requête."

Faust relâcha le bras de l’homme après avoir hésité un instant. Il se retenait de ne pas le blesser sur place tant sa colère envers sa race était grande. L'homme une fois libre sortit de la pièce non sans jeter une regard noir envers Faust. Non seulement, il venait de le priver de deux victimes mais il venait aussi de l'humilier. Ce geste serait surement sujet à une vengeance plus tardive mais cela, Faust s'en moquait. Venant de la part d'un humain, il n'en avait pas peur. Cela lui ferait même une bonne excuse pour pouvoir l'éliminer et le dévorer à l'avenir. Faust se retourna ensuite vers Aline plus calmement. Il allait lui expliquer les principes de base de ce groupe. Certes il était encore novice mais il connaissait les règles principales.

"Tu es désormais à l'abri des expériences qu'ils font ici et celle dont tu as parlé aussi. Je toucherai un mot pour toi au chef  et ce sera lui qui décidera au final mais je pense qu'il ne refusera pas des bras supplémentaires ainsi qu'un don comme le tien. Dans ce groupe, nous sommes opposé à ce cercle injuste et nous sommes prêts à tout pour le faire tomber. Nous devons aussi garder une certaine cohésion pour éviter de nous entre déchirer. Tu devras rester ici encore quelques heures, le temps pour le chef de juger de ton sort et ensuite, s'il accepte, quelqu'un viendra t'indiquer ta chambre."

Faust sortit alors de la pièce et la verrouilla de nouveau. Certes, elle restait emprisonnée mais elle avait la certitude de ne pas servir de cobaye immédiatement. Faust s'approcha d'un garde dans le couloir et lui expliqua la situation en précisant le pouvoir d'Aline. L'homme parti sur le champ donner les informations au chef du groupe. Faust attendit un moment au bout du couloir, fixant la salle où était Aline. Il redoutait que l'humain qui se chargeait des sujet d'expérience ne désobéisse. Il le fixait avec un petit sourire à chaque fois qu'il passait dans le couloir. Le garde revint après une heure et indiqua à Faust que le recrutement était plutôt convainquant pour le moment. Faust sourit doucement puis rejoignit calmement sa chambre. Il venait de se débarrasser d'une tache ennuyeuse tout en marquant des points auprès de jilan. Son avenir s’annonçait plutôt bien parmi ce groupe.
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